TUBERCULOSE ~ TUCUMAN
phéniquée au vingtième ou simplement de l'eau, reste inoffensif. Projeté sur le sol, au contraire, il se dessèche et les bacilles se mêlent peu à peu aux poussières de Fair. Il faut donc ne jamais laisser un tuberculeux cracher sur le plancher des appartements, d'une voiture, d'un wagon ou sur la voie publique : « Fuyez surtout, dit l'instruction allemande, les cabarets oti le consommateur crache par terre. Le balayage à sec des planchers sera toujours remplacé par un nettoyage humide, au besoin dans les chambres de malade par un nettoyage à chaud à la soude et au savon vert. Evitez tout ce qui soulève des poussières dans la maison, les ateliers et même dans la rue ; les villes doivent réduire les poussières au minimum par l'arrosage. » Le contenu des crachoirs peut être simplement vidé dans des fosses d'aisance ; le bacille tuberculeux y meurt rapidement sous l'action de l'hydrogène sulfuré et des bactéries de la putréfaction. Mieux vaut encore porter ce contenu à rébuUition.
Quelques autres précautions bien vulgaires mais bien utiles sont indiquées dans le livre allemand : « Le tuberculeux devra tenir la main devant la bouche en toussant ; il ne parlera pas dans le visage de son interlocuteur. Les habits, literies et linges des tuberculeux ne peuvent être utilisés par d'autres personnes qu'après la désinfection la plus complète et la plus minutieuse. Une propreté extrême est nécessaire pour protéger les aliments contre les poussières, surtout s'ils sont consommés crus. Le lait doit être bouilli et la viande parfaitement cuite. On doit entretenir soigneusement par des lavages la bouche et les dents, se défier des souillures des mains et surtout des ongles. On évitera de mettre les doigts dans le nez ou dans la bouche. Toute plaie, même de peu d'importance, doit être protégée contre les impuretés du dehors. » Enfin le rôle protecteur d'une alimentation et d'une aération suffisantes, de la propreté corporelle, de l'exercice en plein air, d'une existence sans excès, surtout sans excès alcooliques, est incontestable. De même l'utilité de respirer par le nez en fermant la bouche, les fosses nasales étant le filtre naturel qui arrête les germes morbides. De même le choix d'une profession au grand air et sans poussières chez les sujets prédisposés ou guéris après une première atteinte. Mais tous ces détails de prophylaxie individuelle rentrent dans l'hygiène générale. D^ A. -F. Plicque.
BiDL. : Outre les traités de médecine classiques, V. surtout Grancher, Leçons sur les msiladies de l'appareil rescpiratoire. — Debove, Leçon sur la tuberculose. — Hérard Cornil-Hanot, la Phtisie pulmonaire. — Straus, la Tuberculose et son bacille. — Knopf, les Sanatoria. — Beau- LAvoN, le Traitement de la tuberculose dans les sanatoria.
TUBÉREUSE. 1. Botanique. — La Tubéreuse {Polianthes tuberosa L.) est une plante de la famille des Amaryllidées, tribu des Agavées; elle végète à l'aide d'un court rhizome tubéreux d'où naît une hampe florale de plus d'un mètre de hauteur; cette hampe florale est entourée à sa base de longues feuilles linéaires et porte, plus haut, de petites feuilles embrassantes fort éloignées les unes des autres. Les fleurs blanches, très odorantes, sont disposées par paires en épi lâche. Le périanthe en forme d'entonnoir a son tube allongé, cylindrique, légèrement courbé dans sa partie inférieure ; le limbe présente 6 divisions à peu près égales. Les étamines, incluses, sont unies par leur filet au tube du périanthe. L'ovaire, en partie infère, est surmonté d'un style à 3 stigmates bilobés. Le fruit est une capsule trigone. La Tubéreuse est originaire de l'Amérique centrale. W. R.
IL Horticulture. — En Provence, où la culture de la Tubéreuse se fait en grand, on plante les bulbes à 15 ou 20 centim. les uns des autres, en lignes espacées de 30 centim. La plantation a lieu en avril, en sol bien préparé. Pendant leur végétation, on donne aux bulbes les binages, sarclages et arrosages nécessaires. On récolte les fleurs à mesure qu'elles s'épanouissent, de juillet en septembre. Elles sont traitées industriellement
pour l'extraction de leur parfum suave et pénétrant. Tous les deux ans, lorsque la Tubéreuse est entrée dans sa période de repos, on en relève les bulbes dont on sépare les caïeux. Ceux-ci fourniront les bulbes de remplacement ; ils portent fleurs la troisième ou la quatrième année. Sous les cHmats moins doux que celui de la basse Provence, la Tubéreuse ne mûrit pas complètement ses bulbes ; il devient, par suite, inutile de les relever après la floraison, et l'on plante ceux que produisent les cultures des bords de la Méditerranée. La plantation se fait en mars, en pots que l'on tient sur couche, sous châssis ou sous cloche. On donne de l'air aux plantes pendant les heures chaudes du jour et, quand elles sont en boutons et que le beau temps doux est assuré, on retire les pots de la couche et on les installe à une exposition chaude, à mi-soleil. La Tubéreuse se plaît en terre franche, légère et substantielle. Elle demande de fréquents arrosages lorsqu'elle est en pleine végétation pendant la saison chaude. G. Boyer.
TUBERSENT. Com. du dép. du Pas-de-Calais, arr. de Montreuil, cant. d'Etaples; 400 hab.
TUBIÈRES-Grimoard de Pestels de Levis (V. Cay-