‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 291 sur 633 · ULBACH - ULCÈRE · texte numérisé non relu

ULBACH - ULCÈRE

lettres satiriques qui le firent plus connaître du grand public que ses autres écrits. Il fonda ensuite la Cloche (1868) qui, pour avoir combattu trop vivement l'Empire, fut supprimée en 1869, non sans qu'Ulbach n'eût été condamné à six mois de prison. La Cloche, redevenue à la fin de 1869 un journal radical, encourut aussi les persécutions de la Commune, et, ce qui peut paraître singulier, celles aussi du gouvernement. Menacé d'arrestation par l'une, il put s'échapper de Paris, mais fut condamné à la prison par le conseil de guerre « pour outrage à la justice militaire » (1871-71). Ulbach connut la fin de ses traverses en 1878, date à laquelle il devint (23 déc.) bibliothécaire de la bibliothèque de l'Arsenal. Il continua à collaborer à un grand nombre de journaux et de revues, et dirigea, entre autres, avec Jules Simon, la Revue de famille. Les œuvres d'Ulbach se composent de critiques littéraires, de romans, clairement écrits et intéressants, et de quelques pièces de théâtre. Citons : Causeries du dimanche (1863, in-12); Ecrivains et Hommes de lettres (1857, in-12); Lettres à Jacques Souffrant{iS^\, in-8); Voyage autour de mon clocher (1864, ia-lâ); Françoise (1862, in-12); Histoire d'une mère et de ses enfants (1861, in-12); le Mari d Antoinette (1862, in-12); Pauline Foucault (1859,in-12) ; Suzanne Buchemin (1855, in-12) ; le Doyen de Saint-Patrick, drame en collab. avec L. de Wailly; Monsieur et Madame Fernel, comédie en 4 actes, avec Crisafulli; les Cinq Doigts de Birouk (1875, in-12); le Jardin du chanoine (1866, in-12) ; Lettres de Ferragus (1868, in-12); Lettres d'une Nouvelle Femme (1873, in-12); Nos Contemporains (1869-71, in-8); Almanach de Victor Hugo (1885, in-16) ; Auguste Vacquerie (1883, in-12) ; Aventures de trois grandes dames de la cour de Vienne (1876, 3 vol. in-12); le Crime de Martial (1880, in-12) ; les Inutiles du mariage (1885, in-16) ; Madame Josselin (^1877, in-12); Mémoires d'un assassin (187.Y, 2 vol. in-12\; Misères et Grandeurs littéraires (1885, in-12) ; Paul Meurice (1883, in-12) ; le Tapis vert et le Mariage de Pouchkine, imités de Jokai (1880-81, 2 vol. in-12) ; Amants et Maris (1886, in-8); le Roman moderne (1886, in-12); les Csardas (1888, in-12); Espagne et Portugal (1886, in-12); la Maîtresse du général (1887, in-12); la Vie de Victor Hugo (m^, in-4). R. S.

ULCÉRATION. La désignation d'ulcération a, en pathologie, une signification assez vague. Elle sert à caractériser une perte de substance généralement de petite dimension, souvent d'origine spontanée. C'est ainsi que Ton décrit : des ulcérations gastriques, des ulcérations buccales, des ulcérations de la cornée, etc. — L'on trouvera la description de chacune de ces affections aux mots : Estomac, Bouche, Cornée, etc.

ULCÈRE (Pathol.). On donne le nom d'ulcère à une perte de substance, soit traumatique, soit spontanée, qui ne manifeste aucune tendance vers la cicatrisation. Les ulcères peuvent être divisés en ulcères dus à une cause locale et en ulcères consécutifs à une maladie générale, telle que le cancer ou la syphilis, mais il faut bien avouer qu-e la distinction n'est pas toujours facile. Les ulcères purement locaux sont en effet assez rares, et il y a lieu souvent de faire intervenir dans leur production une influence diathésique. Nous étudierons surtout les ulcères simples ; les autres variétés d'ulcères qu'il y a lieu de rappeler ayant été étudiées avec la maladie causale. Certains ulcères, tels que ceux de l'estomac et du duodénum, ont une symptomalogie et une pathogénie spéciale qui commandent d'en renvoyer l'étude à la description des maladies de l'organe où ils siègent. L'ulcère simple a pour siège habituel le membre inférieur, plus spécialement la jambe ; ces ulcères sont si habituellement précédés de varices, qu'on les dénomme souvent ulcères variqueux. Ils sont fréquents surtout chez les hommes adonnés aux travaux pénibles, exigeant la station debout, tels que cuisiniers,

forgerons, imprimeurs, etc. L'influence du feu est loin d'être négligeable. Une haute stature en favorise l'apparition. Les troubles circulatoires consécutifs aux varices se trouvent encore augmentés lorsqu'il y a dégénérescence athéromatique des artères, d'où l'influence nuisible de l'alcoolisme. Les altérations des nerfs, consécutives à la présence des varicosités dans les gros troncs nerveux, viennent encore diminuer la vitalité des tissus superficiels. Que sur une jambe variqueuse, à circulation ralentie, une perte de substance, si légère qu'elle soit, se produise, l'ulcère va se constituer. Clette perte de substance peut être provoquée par le plus léger traumatisme ou être consécutive à une éruption boutonneuse ou eczémateuse suivie de démangeaisons et de grattages. A la période d'état, l'ulcère apparaît comme une plaie fongueuse, saignant facilement, de couleur livide et grisâtre, suintant une sorte de pus séreux, d'odeur nauséabonde, quelquefois aussi sèche ; les lèvres de la plaie sont boursouflées, taillées à pic ; elles forment une sorte de bourrelet. L'ulcère est presque indolore. Le caractère principal est l'état de torpeur des bourgeons qui n'ont aucune tendance à former un tissu de cicatrice. L'ulcère peut persister indéfiniment sans changement ou s'accroître lentement en surface, sans avoir habituellement de tendances réellement envahissantes. Un certain nombre de complications peuvent cependant modifier cette marche : l'ulcère peut s'enflammer, et alors ses bords deviennent rouges, douloureux, le fond donne naissance à du pus véritable, le tout s'accompagne d'un mouvement fébrile. En réalité, il y a eu rupture de la barrière opposée par les bourgeons charnus et les phagocytes à l'invasion microbienne, et il s'est produit une infection locale. Lorsque les phénomènes aigus se sont calmés, l'on constate presque toujours que l'ulcère s'est agrandi. La surface ulcéreuse peut être aussi le point de départ d'un phlegmon diffus ou d'un érysipèle. D'autre part, pour peu que l'ulcère soit un peu profond, il est accompagné d'altérations du côté des os, qui peuvent être le siège de véritables exostoses et même de périostites. La peau qui entoure l'ulcération est généralement pigmentée sur une certaine étendue, et il y a production exagérée de poils.

Le traitement des ulcères simples est habituellement très difficile et très aléatoire. Avant tout, il faut, s'il est possible, soustraire le malade aux causes qui ont provoqué l'apparition de l'ulcère. En principe, on peut dire que l'ulcère est incurable si le malade ne se résigne pas à garder durant quelque temps la position couchée. Il convient en outre de vérifier d'emblée s'il n'est point albuminurique, diabétique ou syphilitique et, dans ce cas, d'appliquer un traitement approprié. (îuant au traitement local, il consistera, en premier lieu, à calmer l'inflammation par des enveloppements mouillés à l'aide d'un liquide antiseptique et, mieux encore, à l'aide de pulvérisations chaudes et répétées. Cela fait, l'on peut recourir aux différents topiques. Le pansement classique de Baynton, à l'aide de bandelettes de diachylon superposées, donne de bons résultats, surtout si l'on a soin d'y joindre la compression méthodique à l'aide d'une bande souple. Dans d'autres cas, il est bon de recourir à des pansements à l'aide de poudres légèrement excitantes (la poudre de quinquina et d'aristol par exemple) ou à l'aide de solutions également irritantes, telles que la solution de tartrate ferrico-potassique. Vis-à-vis d'ulcères rebelles à bord caleux, les cautérisations ignées ou l'ablation des bords peuvent rendre des services. L'on a eu recours également aux greffes épidermiques. Notons que "certains ulcères ont pu prendre un développement suftisant et amener de telles complications qu'il y a heu de recourir à l'amputation.

Le phagédénisme est un caractère qui appartient à certains ulcères. On désigne ainsi la tendance que ces ulcères ont à s'étendre indéfiniment et rapidement. Ce caractère est rare dans les ulcères de jambe, mais il appa-

ULCÈRE — ULIÉTÉA

raît fréquemment dans une autre variété d'ulcères dont nous devons dire un mot. Le chancre simple, qui n'est habituellement qu'une ulcération à caractères spéciaux, prend assez souvent le caractère phagédéniqne et s'étend alors rapidement, décollant la peau, puis en amenant la gangrène moléculaire. Le caractère phagédénique peut aussi appartenir au bubon qui est consécutif au chancre mou. Il se manifeste encore, bien que plus rarement, à la suite du chancre induré et des ulcérations syphilitiques.

ULCOT. Corn, du dép. des Deux-Sèvres, arr. de Bressuire, cant. d'Argenton-Château ; 110 hab.

ULDON. Rivière de France (V. Don).

ULEABORG (ûnmis 0 'iilu) . Ville de Finlande, située dans la prov. d'Ostrobothnie, à l'embouchure de FUle elf, dans le golfe de Bothnie ; i±d66 hab. en 1890. L'exportation comprend surtout des produits forestiers, du saumon, des produits industriels ; l'importation, des céréales. Tout près de la ville, VUle elf forme les rapides de Merikoski. — Fondée au début du xvii® siècle, Uleâborg fut, de 1570 à 1687, alternativement avec Vasa, la résidence du gouverneur de l'Ostrobothnie. Depuis 1776, elle est le chef- lieu du laen d'Uleâborg. Ce laen occupe toute la moitié N. de la Finlande et se compose de l'Ostrobothnie septentrionale et des parties finlandaises de la Laponie et de la Vestrobothnie. Superficie : 166.000 kil. q. ; pop. : 246.993 hab. en 1890. Cinq villes : Kajana, Torneâ, Kemi, Uleâborg et Brahestad.

ULÉMA. Ce mot, qui est le pluriel arabe de dlim « savant », s'emploie en turc pour désigner l'ensemble des emplois de judicature, silki-ilmiyé, qui forme, avec les emplois civils et l'armée, l'un des trois grands corps de l'Etat dans l'Empire ottoman. A la tête de ce corps est le chéikhul-islam, grand mufti de l'Empire, qui a le titre d'altesse et le rang de grand vizir ; il a, de par ses fonctions, le pouvoir de délivrer le fetva qui proclame la déchéance du souverain régnant; bien des révolutions de palais ont abouti par cette voie. Après lui vient la hiérarchie des divers muftis, d'abord les deux cazi-askier de Roumélie et d'Anatolie, anciens juges de l'armée qui n'ont plus aujourd'hui que la qualité de membres du conseil supérieur de Y uléma, puis les cadis des grandes villes, et ainsi de suite jusqu'aux naïbs ou lieutenants de juge des cazas. Les professeurs et les desservants des mosquées sont aussi rattachés au corps de l'uléma. L'importance de ce dernier a beaucoup diminué depuis la création des tribunaux de la réforme ; la compétence des cadis, en Turquie, est aujourd'hui réduite aux questions de statut personnel des musulmans et au partage des héritages. Les membres de Vuléma sont les seuls fonctionnaires qui aient conservé le vieux costume ottoman, le turban blanc et le large manteau. CI. Huart.

ULESPIEGLE (Till), bouffon allemand (V. Eulenspiegel).

ULEX (Bot.) (V. Ajonc).

ULEXITE (Miner.) (V. Hayésine).

ULFELO (Corfîtz), comte, homme d'Etatdanois, né en 1606, mort le 20 févr. 1664. D'une vieille famille noble du Danemark, fils du grand chancelier Jacob Ulfeld (1567-1630), il fut nommé, en 1630, gentilhomme de la chambre auprès du roi Christian IV et fiancé avec la fille de ce prince, Eléonore-Christine, alors âgée de neuf ans. Il l'épousa en 1636, fut nommé sénateur, gouverneur de Copenhague (1637), puis chargé de plusieurs missions diplomatiques: auprès de la Diète de Ratisbonne (1641), où il fut fait comte de l'Empire, aux négociations de la paix de Brœmsebro (1645), puis aux Pays-Bas pour y conclure une alliance (1646-47), projet qui demeura sans résultat. Elevé en 1 643 à la dignité de grand maître de la cour, il resta à la tête du gouvernement durant les deux mois d'interrègne qui suivirent la mort de Christian IV (1648). Mais une enquête ayant été ouverte sur la gestion des finances sous le règne du feu roi, Ulfeld qui avait prévariqué et qui se voyait en outre accusé,

d'ailleurs faussement, de complot contre la vie du nouveau monarque, Frédéric III, quitta le pays, emportant avec lui l'immense fortune qu'il devait à ses dilapidations (1651). Accueilli en Suède par la reine Christine, puis par son successeur Charles X Gustave, dont il devint conseiller privé, il poussa ces souverains à faire la guerre au Danemark. Choisi pour négociateur suédois à la paix de Roskilde (1658), puis pour gouverneur général de la Poméranie (1659), il n'en fut pas moins soupçonné de participation au complot formé à Malmœ à l'effet de replacer la Scanie sous la domination danoise et gardé à vue, en cette ville, dans sa propre maison, mais il réussit à s'enfuir, et, dans sa hâte, gagna Copenhague au lieu de Lubeck : arrêté, il fut emprisonné avec sa femme à Hammerâhus, dans l'Ile de Bornholm. Relâché au bout d'un an et demi, il ne cessa dès lors de conspirer. Condamné en Danemark par contumace à perdre la vie, l'honneur et les biens pour crime de haute trahison (1663), il mena une vie errante et mourut en bateau sur le Rhin (1664). — Sa femme, lâchement livrée au gouvernement danois par le roi d'Angleterre Charles II (1663), fut emprisonnée à la Tour Bleue, à Copenhague, où elle resta jusqu'en 1685, et vécut ensuite au couvent de Maribo où elle mourut en 1698. Elle a laissé des mémoires. Souvenirs de misère, ouvrage de grande valeur. G. Lévy-Ullmann.

ULFILA8 ou WULFILA, apôtre des Goths, né en 310 ou 311 de parents cappadociens chez les Goths du N. du Danube, mort à Constantinople en 381 ou 383. Jl devint, en 341 , le premier évèque des Visigoths, de la secte arienne ; en 348, il emmena ses fidèles en Mésie, vers Nicopolis,où il continua de les administrer ; il cherchait une transaction entre Tarianisme et l'orthodoxie. Il écrivit en grec, latin et gothique; de ses œuvres citées par son élève, l'évêque Auxentius de Dorostorum, la plus importante est la traduction de la Bible en langue gothique : elle comprend l'Ancien Testament, moins le livre des Rois, d'après la version des Septante, et le Nouveau d'après des manuscrits grecs disparus. Ces traductions ne nous sont pas parvenues en entier, nous n'avons : de l'Ancien Testament, que des fragments de la Genèse et de Néhémie ; du Nouveau, une grande partie des Evangiles et des Epîtres; des nuances très marquées dans la langue indiquent la collaboration de plusieurs traducteurs, probablement des élèves d'Ulfilas. Le principal manuscrit, qui est aussi le plus remarquable monumen-t de la langue gothique, est le Codex argenleus d'Upsala, en lettres d'argent, sur parchemin pourpre ; des palimpsestes de Milan, provenant de Bobbio, et un manuscrit de W^olfenbuttel ont fourni des fragments complémentaires. Les éditions les plus appréciées sont celles : de Gabelentz etLœbe, Ulfilas Veteris et Novi Tesiamsnti versionis gothicœ p^agmenta (Leii^zig, 1843-46, 3 vol.); d'André Uppstrœm, Codex argenteus (Upsala, 1854-57) ; Fragmenta gothica selecta (1861), et Codices goihici Ambrosiani (1868) ; de Heyne, Gothische Sprachdenkmceler (avec glossaire et grammaire, 9® éd., Paderborn, 1896).

BiBL. : Bessell, Ueher das Leben des Ulfilas; Gœttingue, 1860.

ULFT (Jacob van der), peintre hollandais, né à Gorinchem en 1627, mort à Gorinchem après 1668. Il fut probablement un élève deBoth. Ses tableaux représentent des vues de Rome et des environs, avec des figures bien groupées. Œuvres à La Haye, Amsterdam, Haarlem, Rotterdam, Paris, Darmstadt, Dresde, Hambourg, Saint- Pétersbourg.

ULIBICHEF (Alexandre), critique musical russe, né à Dresde en 1795, mort à Nijni-Novgorod le 24 janv. 1858. Il écrivit deux ouvrages critiques importants : Nouvelle [biographie de Mozart (Moscou, 1844, 3 vol., en français), très apologétique, et Beethoven, ses critiques et ses glossateurs (Leipzig, 1857), critique très vive des dernières œuvres de ce maître. H. Q.

ULIÉTÉA. Ile d'Océanie (V. Raiatea).

ULIN — ULMANN

Le Libérateur du territoire^ par Ulmann.

ULIN (Pierre d'), peintre français (V. Dulin). ULLMANN (Viggo), homme politique norvégien, né en 1848. Directeur d'école primaire supérieure, il a siégé au Storthing depuis 1886, a été président de l'Odelsthing pendant plusieurs années, puis élu président du Storthing en 1897-98. Membre de l'extrême gauche et l'un des représentants les plus ardents de ce groupe.

ULLOA Y Garcia de La Torre (Don Antonio de), officier de marine et savant espagnol, né à Séville le 12 janv. 1716, mort dans l'île de Léon, près de Cadix, le 5 juiL 4795.Enl733,ilfutadjoint, avec Jorge Juan, à l'expédition scientifique de Bouguer, La Condamine et Godin pour la mesure d'un arc de méridien au Pérou. Il revint d'Amérique en 1744, parcourut l'Europe, et, de retour en Espagne, s'efforça d'y propager et d'y appliquer les connaissances scientifiques qu'il avait acquises : il dirigea une manufacture de lainages, conduisit les travaux des ports du Ferrol et de Carthagène, perfectionna l'exploitation des fameuses mines de mercure d'Almaden, fonda à Madrid le premier cabinet d'histoire naturelle et le premier laboratoire de métallurgie qu'on ait \us en Espagne. Il retourna en Amérique en 1 755, devint, en 1766, gouverneur de la Louisiane et, en 1767, capitaine général directeur de la flotte. On a de lui : Relacion histérica del viaje d la America méridional... (Madrid, il^S); Noticias americanas. Entretenimiento fisico histôrîco sobre la Americameridional^ la septentrional y la oriental : Comparacion gênerai de los territorios. . . De los Indios... De las antigûedades... Discursos sobre la lengua (Madrid, 1772) ; la Marina y las fuerças navales de la Eiiropa y del Africa. Il avait adressé à Ferdinand IV, de concert'avec Jorge Juan, un mémoire sur l'Etat des Indes espagnoles qui a été imprimé à Londres en 1825 sous le titre de : Noticias sécrétas de America. ULLY-Saint-Georges. Com. dudép. de l'Oise, arr. de Senlis, cant. de Neiiilly-en-Thelle ; 871 hab. Stat. du chem. de fer du Nord. Fabr. de brosses et de boutons de nacre. ULWI. Ville du Wurttemberg, sur la rive g. du Danube, en face du confluent de l'Iller ; 39.304 hab. en 1895. Place forte considérable. Au N. de la vieille ville, aux rues étroites, se développe une ville neuve. Sur la rive droite du fleuve est ISeu-Ulm compris dans la place forte qu'entourent des forts détachés. La cathédrale protestante, commencée en 1377, continuée jusqu'en 1492, restaurée de 1844 à 1890, est la plus vaste église gothique d'Allemagne après celle de Cologne et l'une des plus belles. Elle se divise en cinq nefs, ayant 123"^, 50 de long sur 48™, 75 de large, couvrant 7.040 m. q. dont 5.105 d'espace libre, pouvant contenir 30.000 personnes; la nef centrale a 41 m. de haut. Au milieu de la façade 0. s'élève une tour de 161 m. construite par Ensinger (1392-99), ses descendants et ses élèves, reprise à 70 m. et portée à sa hauteur actuelle par A. Beyer, de 1882 à 1890, en s'inspirant des plans deMatthaeus Bœblinger( 1477-92) ; deux autres tours de 86 m. ont été érigées au-dessus du chœur par Scheu, prédécesseur de Beyer. A l'intérieur, on admire : les vitraux du chœur (cinq fenêtres du xv^ siècle) ; les stalles en bois (1469-74), œuvre de Jœrg Syrlin aîné, les plus oelles du moyen âge allemand; la chaire sculptée par Engelberger (1500) et Syrlin le Jeune (15IOj; le tabernacle haut de 26 m., dont le « maître du Vignoble » a

fouillé la pierre ; un autel de la sacristie attribué à Schœn ; des tableaux de Vécole d'Ulm, etc. — L'église de la Trinité, bâtie de 1617 à 1621 par Martin Buchmuller, renferme un beau chœur en style Renaissance (1620) ; l'hôtel de ville, moitié gothique moitié Renaissance, a de vieilles fresques; en face est le Fischkasten, fontaine gothique, dont Syrlin l'aîné a sculpté les pierres (1482). — Le musée d'Ulm renferme une belle collection archéologique et de figurines costumées à la mode des xviii^ et xix® siècles. — Cette ville, dont on vante les pipes, les

biscuits, les épinards, fabrique des objets de cuivre, des machines agricoles, de la lingerie, de la bière, etc. C'est un grand marché de bois et planches, de toiles, de cuirs, point de départ de la navigation du Danube, expédiant ses barques jusqu'à Vienne.

— Les fortifications, construites à partir de 1842, avec tête de pont à Neu-Ulm, s'étendent sur la rive gauche en fronts rectilignes jusqu'au Mischelsberg, à 4kiLl/2 du Danube; là s'érige le fort Guillaume qui sert de citadelle, Neu-Ulm a six forts détachés. De forteresse fédérale, en 18 41, U fin est devenue en 1871 forteresse impériale, et ses ouvrages ont été agrandis depuis 1873.

Ulm apparaît dans l'histoire en 854, devint ville libre impériale au xii« siècle, ch.-l. de la Ligue souabe; son territoire s'étendit sur 640 kil. q. Elle adopta la Réforme (1530), fut annexée à la Bavière (1803), puis au Wurttemberg (1810). En 1805, le général autrichien Mack y fut enveloppé par Napoléon après la bataille d'Elchingen et capitula avec 26.000 hommes le 17 oct. A-M. B.

BiBL. : R. PF1.EIDERER, Das Munster in Ulm, 1890. — NiJBLiNG, Ulms Handel und Gewerbe im MUtelalter, 1892. — Pressel, Ulmisches Urhundenbuch, 1873, t. I. — Fischer, Gesch. der Stadt Ulm, 1863.

ULMACEES(f//ma^^^Mirb.)(Bot.).LesUlmacéessont des arbres ou des arbustes à feuilles simples, alternes, munies de stipules caduques. Les fleurs hermaphrodites ou unisexuées par avortement forment des cymes ou des grappes axillaires. Le caHce, persistant ou caduc, gamosépale, présente 5 divisions. L'androcée comprend 5 étamines à filets droits et à anthères souvent extrorses. Le pistil se compose de 2 carpelles concrescents en un ovaire libre biloculaire ou uniloculaire ; chaque loge contient un ovule; le style est partagé en 2 branches. Le fruit, tantôt membraneux [Ulmus], tantôt drupacé (Celtis), ne renferme qu'une^graine. La graine, ex-albuminée, possède un testa membraneux. Bâillon donne à la famille des Ulmacées une très grande extension, car il y place les Urticées, les Cannabinées, les Morées et les Artocarpées. Bentham et Hooker, au contraire, la considèrent comme une simple tribu des Urticacées. Engler etPrantl, à l'avis desquels nous nous rangeons, en font une petite famille autonome. Cette famille, divisée en 2 tribus, Ulmoidées et Cellidoidées, comprendl3 genres, dont les principaux sont Ulmus, Planera et Celtis, W Russell

ULIVIAIRE(Bot.) (V. Spirée).

ULMANN (Benjamin), peintre français, né à Blotzheim (Alsace) le 24 mai 1829, mort à Paris le 24 févr. 1884. Elève de Drolling et de Picot et prix de Rome en 1859. Parmi ses œuvres, qui valent surtout par la composition et le charme du coloris, nous citerons : Patrocle chez Amphidamas, une Défaite, VOra del Pianto, les Sonneurs de Nuremberg, les Gitanos de Grenade, le Libé-

ULMANN — ULRiCI -^ 574 —

rateur du territoire; il a exécuté aussi de nombreux portraits et des travaux décoratifs importants pour la cour de cassation, la cour d'assises de Paris et le conseil d'Etat. J. Mazé.

ULMES (Les). Corn, du dép. de Maine-et-Loire, arr. de Saumur, cant. de Doué; 509 hab.

uLMiQUE (Acide). Fom. j£;;;; e'K*^.

On appelle ulmine et acide ulmique des corps de couleur noirâtre que l'on extrait du terreau, de la tourbe et en général de toutes les substances qui proviennent de la décomposition des matières organiques en présence de l'air. L'étude de ces corps est très difficile et leur connaissance très imparfaite, à cause de leur équivalent élevé et surtout de leur état physique mal défini : leurs propriétés et leur composition même varient suivant le procédé d'extraction employé. Mais on a pu les reproduire artificiellement par Faction des acides sur les hydrates de carbone. L'action sur les sucres a été particulièrement étudiée. Soumis à l'influence des acides chlorhydrique ou sulfurique, les sucres noircissent en donnant d*abord de Facide glucique, puis, à l'ébullition; deFacide apoglucique. Si on prolonge l'ébullition pendant longtemps et si Facide employé est un acide étendu, Facide apoglucique formé noircit de plus en plus en donnant divers corps, parmi lesquels se trouvent Fulmine et Facide ulmique. L'ulmine Q96JJ28Q28 ggj. ngutrc aux réactifs colorés et insoluble dans l'eau et tous les autres dissolvants. L'acide ulmique Q96JJ24Q34 préscute uuc réactlon acide ; il est un peu soluble dans l'eau ; il est insoluble dans les solutions acides ou neutres, mais il se dissout dans les alcalis en donnant des sels. L'ulmate de potasse existe dans la nature ; il se trouve dans les ulcères noirs dont se couvrent parfois les ormes sous l'influence d'une maladie spéciale qui leur fait sécréter du carbonate de potasse. En précipitant un ulmate alcalin par du sulfate de cuivre, on a obtenu l'ulmate de cuivre, de couleur brune. L'ulmate d'argent est un corps rouge marron. Traités par la potasse fondue, l'ulmine et Facide ulmique donnent de Facide oxalique. L'acide iodhydrique à 280° agit sur ces corps comme sur les autres principes organiques (Berthelot) ; il les hydrogène et les transforme en carbures saturés, particulièrem^ent en carbure C24H20.

ULMUS (Bot. et Sylvie.) (V. Orme).

ULODENDRON (Ulodendron. Lindl. et Hutt.) (Paléont.). Genre fossiledeLycopodinées-Lépidodendrées, « établi pour dés tiges ou de gros rameaux à écorce divisée, par des

Fragment de tige àHJlodendron inmus.

sillons obliques entre-croisés, en compartiments rhomboïdaux... correspondant aux bases mêmes d'insertion de feuilles imbriquées » (Zeiller). Les rameaux présentent en général deux séries longitudinales , opposées, de dépressions ombiliquées, répondant aux insertions de grands cônes sessiles. Feuilles linéaires, uninerviées, rappelant les Sigillariées. Le genre type, U. minus Lindl. et Hutt., a été rencontré dans le culm et le westphalien. D^ L. Hn.

ULOTRlCHÉES(Bot.). Tribu d'Algues, de la famille des Confervacées, isogames, à thalle filamenteux, simple, à croissance intercalaire.

ULPHILAS, apôtre des Goths (V. Ulfilas).

ULPIEN (Domitius Ulpianus), jurisconsulte romain, ne à Tyr, en Phénicie, en 470, mort à Rome en 228. Il fut, ainsi que Paul (V. 'ce nom), son rival en talent et en célébrité, assesseur du préfet du prétoire Papiîiien (203-12), puis devint, sous Caracalla selon toute vraisemblance, magister libellorum, et, après quelques années de^disgrâce sous Elagabal, parvint, sous Alexandre Sévère, 'Je 34 mars 222, à la préfecture de Fannone et, le 4^^ déc. suivant, à la préfecture du prétoire. Il occupait encore cette dernière fonction en 228, lorsqu'il fut assazsiné par les prétoriens. Il a eu, malgré ses fonctions administratives, une production juridique très abondante, qui paraît avoir embrassé Fensemble du droit et qui comprend environ 287 livres, parmi lesquels 83 livres Ad edictum prœtoris, 54 livres Ad Sabinum, de nombreux traités sur les fonctions des divers magistrats, des Responsa, des Disputationes, 2 Inresà'InstitutiQms,

I Hvres de Regulœ et le Liber singulàris regutarum.

II ne nous en reste que quelques fragments incomplets des Institutiones, découverts par Endlicher [à Vienne ea 4835, et le Liber singularius Regularum dont il ne manque que le commencement et la fin. Ce dernier ouvrage, écrit sous Caracalla, présente avec les Institutes de Gains de grandes analogies. Il nous est connu surtout parmi manuscrit de la Lex romana Visigothorum, écrit en Gaule au x^ siècle ou à la fin du tx® siècle et édité par Dutillet en 4549, puis retrouvé de notre temps par Savigny au Vatican. Il s'en trouve aussi des extraits au Digeste, qui a fait de nombreux emprunts à Ulpien, et dans la Ùollatio. Ulpien n'a pas été, du reste, comme quelques auteurs se le sont imaginé, un jurisconsulte original, mais bien plutôt un "compilateur écrivant dans un style clair et très pur, qui lui a valu d'exercer, pendant les siècles qui ont suivi, une influence aussi grande que celles de Paul et de Papinien. L. S,

BiBL. : Heimbagh, Uôber Ulpians Fragments ; Leipzig, 1834. — A. Pbrnice, Ulplan slIs Schriftsteller, dans les Sitzungsbericlite de Berlin, 1885, I, pp. 434-84. — F. Girard, Textes de droit romain, pp. 372 et 402 : Paris

ULRICH, duc de Wurttemberg (V, ce mot).

ULRICH DE LiCHTENSTEiN, uu dos domiers Minnesinger allemands, issu d'une ancienne famille de Styrie, né vers 4200, mort en 4276. Tout imprégné de la poésie chevaleresque, il eut l'ambition de la faire revivre en un temps où elle était irrémédiablement vouée à la décadence et, entreprise plus singulière, de la vivre effectivement. Il se consacra au service d'une noble dame et se livra pour elle à toutes sortes d'excentricités; il joua au naturel Tristan et le roi Arthur, et, n'ayant pas réussi à faire agréer ses hommages, il les adressa à une autre dame qui se montra moins cruelle. Il nous confie les joies et les misères de sa vie amoureuse dans Vrouwendienest (Frauendienst) (4255), oti l'on trouve parfois comme un écho du lyrisme de Walther von der Vogelweide. Il a publié également Der vrouwen Buoch (Frauenbuch) (4257), série de dialogues galants entre un chevalier et une noble dame. H. Laudenbach.

BiBL. : Z. Laghmann, Ulrich von Lichtenstein ; Berlin, 1841. — Knorr, Ucber Ulrich von Lichtenstein; Strasbourg, 1875.

ULRICI (Hermann), philosophe allemand, né à Pfôrten (prov. de Niederlausitz) le 23 mars 4806, mort à Halle le 44 janv. 4884. Il fit son droit et entra dans l'administration. C'est seulement en 4833 qu'il prit, à Berlin, son doctorat en philosophie, qui lui valut, en 4834, un poste de professeur extraordinaire de philosophie à l'Université de Halle. Il ne quitta plus cette Université où il devint, plus tard, professeur titulaire. Parmi ses nombreux ouvrages, citons : Ueb. Prinzip u. Méthode der hegelsch. Phil. (Halle, 4844); Bas Grundprinzip der

ULRICI - ULYSSE

Philos, (Leipzig, 1845-46); Spst. der Logik (ibid., 4852); Glauben u. Wissen {ibid., 4858); Gott u. die Natur (tW., 4864; 2^ éd., 4866) ;Go^^ u. der Mensck {ibid., 4866-68, 2 vol.); Abhandlungen zur Kunstgesch. als angewandte JEsthetik (fMa.,4877); Veber d. Spiritismus, eine wissenschaftl. Frage(E3i\h, 4879). Uirici collabora en outre, avec Herm. Fichte, à la direction de la Zeitschrift fur Philos, u. philos. Kritik, qu'il dirigea même seul, après la mort de Fichte, de 4879 à 4882. Adversaire déterminé de Hegel, Uirici s'efforce de fonder sur les données de la science une conception idéaliste de l'univers. Le principe de toute réalité comme de toute pensée est le principe àeàiiïérmcmtïon{unterscheidende Kraft), qui se manifeste par les deux principes rationnels d'identité et de causalité, et par les catégories de l'entendement. Mais ce principe logique ne suffit pas, comme chez Hegel, à engendrer la réalité {Thatsâchlichkeit), qui existe hors de l'esprit, et fournit à la pensée son objet. La différenciation qui existe dans le réel, sous forme d'atomes, suppose l'action créatrice d'un être absolu et simple qui opère des divisions dans le réel tout en en maintenant l'unité. Créé par Dieu, le monde ne lui est d'ailleurs pas absolument extérieur. Uirici cherche ainsi à concilier le panthéisme et le déisme. Th. Ruyssen.

BiBL. : E. Melzer, Erkennstnisstheoret. Erôrterungen ûb. d. Système v.. Uirici u Gûnther; Neisse, 1886.— E. Grû- NEiSEN, Zur Erinner. an. H. Uirici, dans la Zeitschr. fur Philos, u. philos. Krit, 1894, t. CIIL

U L R I QU E-Eléonore, reine de Suède, fille du roi Charles XI et d'Ulrique-Eléonore de Danemark (4656-93), née au châteaudeStockholmle23janv. 4688,morteàStockholm le 24 nov. 4744. Elevée par le comte S. Barck etfpar M^^® E. von Diiben qui demeurèrent toujours à ses côtés dans les luttes des partis, elle prit en mains le gouvernement en 4 74 3-4 4, pendant le séjour de son frère Cliarles XH en Turquie ; avec l'assentiment du roi, elle signa désormais tous les actes du conseil. Fiancée, le 23 janv. 4744, avec le prince héritier Frédéric de Hesse, elle l'épousa le 24 mars 4745. A la mort de Charles XII, elle se fit proclamer reine par droit d'hérédité (5 déc. 4748), mais l'autorité militaire ne la reconnut qu'en exigeant d'elle la renonciation au pouvoir absolu et la convocation du riksdag. Après avoir solennellement fait abandon de ses droits à la couronne, elle fut élue reineparla diète (23 janv. i 749), sous condition de ratifier la constitution que les Etats se proposaient d'établir. Couronnée à Upsal le 47 mars 4749, elle reçut le serment de fidélité à Stockholm le 44 avr. suivant. Mais inférieure, malgré ses incontestables qualités, à une tâche difficile, affaiblie encore par ses désaccords avec le président de la chancellerie Arvid Horn, puis avec son successeur, elle se démit du pouvoir, le 29 févr. 4720, en faveur de son mari Frédéric F*' (V. ce nom). G. Lévy-Ullmann.

ULSTER. Pays d'Irlande (V. ce mot).

ULTou OUST. Rivière de France (V. Côtes-du-Nord, Ille-et-Vilaine et Morbihan [Dép.]).

ULTIMATUM (Dr. internat.). Lorsqu'un différend a éclaté entre deux nations et que des négociations ont été ouvertes pour chercher à l'aplanir, l'ultimatum, ainsi que l'indique déjà l'étymologie du mot, est la proposition dernière formulée par l'une des parties en cause et dont le rejet doit entraîner la rupture définitive, c.-à-d. la guerre. Il consiste ordinairement en une note présentée au ministre des affaires étrangères, énonçant nettement la proposition dernière et demandant réponse dans un délai très bref, en ajoutant qu'une réponse évasive, ou conditionnelle, ou négative, ou tardive, ou l'absence de réponse sera interprétée comme indiquant que l'Etat auquel elle est adressée entend recourir aux armes. C'est une sorte de déclaration de guerre conditionnelle. L'ultimatum n'a pas ce caractère particulièrement grave lorsqu'il n'indique point de délai pour la réponse ou que l'Etat qui l'envoie ,' 0 borne à déclarer qu'en cas de réponse négative, il prendra les mesures qu'il jugera opportunes. Dans ce cas spé-

cial, il devrait être suivi d'un autre acte pour déterminer l'état de guerre entre les puissances en désaccord (V. Belligérants, t. VI, p. 76). Ernest Leur.

ULTOR. Surnom du Dieu Mars (V. ce nom).

ULTRA-ELLIPTIQUES. On appelle intégrales, ultraelliptiques ou hyperelliptiques, celles qui sont de la forme

/ H {x, v^X) dx H désjgnant une fonction rationnelle de x et d'un radical yX, où X est un polynôme entier en x quelconque. Ce sont des intégrales abéliennes (V. ce mot).

ULTRAMONTANISME. Primitivement le mot Ulïra- MONTAiN n'avait qu'une signification géographique, même en l'histoire de l'Eglise. Le clergé italien appelait ultramontainsles clercs, les théologiens et les'canonistes demeurant au delà des monts qui ceignent le N. de l'Italie ; pour une raison inverse, ceux-ci donnaient le même nom aux Italiens. Mais, tout naturellement, la plupart des Italiens étaient associés, comme proches voisins, comme agents ou comme parties prenantes, aux entreprises delà cour de Rome sur les Eglises nationales, sur l'autorité des évêques et sur les droits de l'Etat en matière ecclésiastique. De là, le nom d'uLTRAMONiANiSME donné aux doctrines et aux actes destinés à favoriser ces entreprises. On le trouve usité plus ou moins généralement et plus ou moins fréquemment, suivant les temps et les lieux, dans la mesure des résistances opposées à la domination de la papauté : très généralement et très fréquemment en France, oh il représentait la défection aux coutumes du royaume, aux libertés de l'Eglise gallicane, à l'autorité du roi, et aux droits de l'Etat. Ordinairement, on le réservait spécialement au cas des Français accusés de cette défection. Au XVIII® siècle, des canonistes éminents définissaient ainsi les ultramont ains: « Des Français qui, tout en demeurant en^ deçà des Alpes, citra montes, pensent, écrivent ou agissent conime ceux qui vivent au delà, ultra montes». — Pour notions complémentaires, V. Gallicanisme,

ULULA (Ornith.) (V. Chouette).

ULVACÉES (Bot.). Famille d'Algues vertes, à thalle cloisonné en deux directions, aplati en frondes composées de deux couches de cellules polygonales très serrées, pouvant (sauf celles qui forment la base de la fronde) se transformer en sporanges. Zoospores à quatre ou deux cils, les premiers germant si rapidement qu'on peut assister à la ponte, en quelque sorte, du tissu protoplasmique, soit au laboratoire, soit dans des flaques d'eau de mer peu profondes où l'eau se concentre par l'évaporation. Espèces principales : U.lactuca, luiza, latissima ; habitent nos côtes (^Normandie, Bretagne). H. Fournïer.

ULVERSTON. Ville d'Angletere, comté de Lancastre, sur la baie Morecambe; 9.948 hab. Mines de fer, filature de laine, tissage de coton, etc.

ULYSSE ('OBuaaeuç), héros célèbre de la légende hellénique, le plus célèbre de tous, sans excepter Achille ou Thésée, qui fut redevable de cette popularité à la place importante qu'il tient dans la poésie homérique. Antérieur dans les imaginations à V Iliade et à V Odyssée, sans qu'il soit possible de définir scientifiquement ses plus lointaines origines, Ulysse est, avec Achille, Agamemnon, Ajax, Nestor et Dioméde, au i)remier plan de Vîliade; il remplit V Odyssée tout entière; les poètes cycliques d'abord, la tragédie ensuite, s'emparent de sa personnalité pour varier et dramatiser ses aventures ; il devient un héros de drame satyrique et de comédie parodique ; il prend même place dans les spéculations de la philosophie morale, presque au même titre qu'Héraclès; il y devient le type idéal de l'homme qui a beaucoup souffert et beaucoup appris.

L'Ulysse d'Homère est le fils unique de Laërte et d'Anticlée ; il a pour patrie la petite île d'Ithaque. Plus tard, par des généalogies qui témoignent en faveur de son prestige, il est rattaché à Zeus. De même que son origine, son nom est obscur ; pour Homère, il signifie le Grondeur

Page 1