‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 296 sur 633 · V. Ordres. — Ordre de I'Unton de Hollande. — Cet · texte numérisé non relu

V. Ordres. — Ordre de I'Unton de Hollande. — Cet

ordre avait été créé en 1807 par le roi Louis de Hollande, frère de Napoléon P^', et comprenait trois classes : grandscroix, commandeurs et chevaliers. Devise : Fais bien et ne regarde pas après. Ruban bleu ciel. Il fut remplacé en 1811 par l'ordre de la Réunion.

BiBL. : Histoire religieuse. — Heriing, Geschichle der kirchlichen Unionsversuche^ 1836-38,2 vol. — Nitzsch, Urkundenbuch der evangelischen Union, 1854. ~ Julius MuLLER, Die ev. Union, 1854.— Nagel, Der Kampfder ev. lutherischen Kirche in Preussen seit Einfûhrung der Union, 1869.— Brandes, Geschichte der kirchlichen Politik des Hauses Brandenburg, 1872-73, 2 vol.

Ligue protestante de l'Union évangélique. Moritz Rit- TER, Geschichte der deutschen Union, von der Vorbereitung des Bunder, bis zum Tod Kaiser Rudolfs IL 2 r. ; Schaff, 1868-73. — Du même, Sachsen und der Jûlische Erbfolgstreit; Munich, 1893. — Nagel, Der Kampf der ev. lutherischen Kirche, etc., etc.

UNION (La). Localité d'Espagne, prov. et à 45 kil. S.-S.-E. de Murcie, chef-lieu de distr. dans la banUeue de Carthagène ; 23.400 hab. La Union n'est pas une ville, mais la réunion de quelques agglomérations d'usines et de mines, dont les principales sont celles de la Herreria et de Garbanzal. C'est la région d'Espagne qui produit le plus de fer après Rilbao (environ 1 million de tonnes).

UNION (L'). Com. du dép. de la Haute-Garonne, arr. et cant. (centre) de Toulouse; 454 hab.

UNIONISWIE (Hist. relig.) (V. Union, § Histoire religieuse).

UNIPERSONNEL (Gramm.) (V. Verbe).

UNiSEXUÉ (Bot.)(V. Fleur).

^ UNISSON (Mus.). Union de deux sons placés sur le même degré de la gamme et absolument semblables entre eux pour la hauteur, tout en pouvant diflërer, bien entendu, par le timbre et Tintensité. On ne peut appeler véritablement l'unisson un intervalle que par une sorte d'abus de langage, puisqu'il n'y a proprement aucm intervalle entre les deux sons qui le composent. On le fait cependant couramment dans la pratique de Tharmoiiie ou du contrepoint, parce que l'unisson se produit de temps en temps par la marche des parties et qu'il est nécessaiie d'en régler l'emploi. Il suit bien entendu les règles qui régissent les consonances parfaites, en ce sens qu'il est interdit d'en faire plusieurs de suite. Cela dans la musique scolastique : car, dans le style hbre, tant à l'orchestre qu'aux voix, le compositeur fait souvent marcher à l'unisson diverses parties : tantôt pour renforcer le volume de tel passage qu'il s'agit de mettre en relief; tantôt pour produire un timbre spécial résultant de la fusion de ceux de plusieurs instruments ou de toute une famille ; tantôt enfin pour supprimer momentanément toute harmonie, soit dans le chœur seul ou dans l'orchestre, ou dans l'un et l'autre ensemble. De grands eifets peuvent résulter, à l'occasion, de l'emploi judicieux et modéré de ce procédé. H. Q.

UNITAIRES, UNITAIRANISME. Au mot Trinité, on trouvera Findication des articles de notre Encyclopédie où est exposée l'histoire des spéculations théologiques, des débats et des décisions synodales qui ont opéré l'élaboration des éléments dont on a formé le dogme de la Trinité. Ils font une part égale aux adversaires comme aux préparateurs et aux fauteurs de ce dogme. En y ajoutant l'article Adoptiânisme, on pourra connaître le nom et la doctrine des principaux antitrinitaires jusqu'à la fin du moyen âge. A l'époque de la Réformation, le plus célèbre fut Michel Servet, martyr de son opinion. Après lui, il convient de mentionner un groupe d'antitrinitaires allemands et néerlandais qui se rattachaient plus ou moins directement à l'anabaptisme ; puis, des protestants italiens, réfugiés en Suisse, et dont plusieurs séjournèrent en Pologne. L'œuvre de ces derniers aboutit au socinianisme (V. ce mot, t. XXX, p. 354), qui attaqua le dogme ecclésiastique, au nom de la raison, de la conscience et de l'Ecriture. Plusieurs des arguments sociniens furent acceptés par quelques arminiens, qui osèrent le dire, et vraisemblablement par d'autres théologiens, qui dissimu-

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