‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 313 sur 633 · II. Physiologie (V. Urine · texte numérisé non relu

II. Physiologie (V. Urine

URK. Ile du Zuyderzée, prov. de Hollande septentrionale, à 21 kil. E.'d'Enkhuizen; 80 hect. ; 2.574 hab.

URLICHS (Ludwig von), érudit allemand, né à Osnabriick le 9 nov.1813, mort à Wurzbourg le 3 nov. 1889. Il professa aux universités de Bonn (1844), Greifswald (1847), Wurzbourg (1855), publia Vindiciœ Plinianœ

(1853-66) ; Charlotte von Schiller und ihre Freunde (Stuttgart, 1860-65, 3 vol.) ; Codex urbis Romœ topographicus (1871), etc.

URMIATHERIUM (Paléont.) (V. Girafe).

URNE. I. Archéologie et Beaux-Arts. — L'urne est proprement le vase destiné à renfermer les cendres d'un mort (V. Crémation, Funérailles). Elle pouvait être enterrée ou placée dans une niche de columbarium; elle peut être en terre ou en marbre ; certaines ont la forme d'une caisse cubique ou allongée ou même d'un petit tombeau : on trouve en Etrurie des urnes en forme de cassettes de terre cuite surmontées d'une figurine funéraire couchée, mais la forme la plus fréquente est celle d'un vase ovoïde monté sur un pied, muni d'un couvercle, généralement conique avec bouton terminal, et le plus souvent pourvu d'anses. Le christianisme n'a pas supprimé radicalement et immédiatement Tusage^des urnes : on fit encore, au xii*^ siècle, une urne de marbre pour renfermer le cœur de saint Hugues (t 1109) à l'abbaye de Cluny ; l'urne, conservée au musée de cette ville, est d'une forme analogue à celles de l'antiquité, avec un peu plus de lourdeur ; la panse est ornée d'une croix. Aux époques qui suivirent, jusqu'à la Renaissance, l'urne tomba tout à fait en désuétude, mais la Renaissance en fit un de ses motifs de décoration préférés, soit sur les tombeaux comme un emblème funéraire renouvelé de l'antiquité, ou comme réceptacle d'un cœur, telle que l'urne admirable du cœur de François P^' à Saint- Denis, soit partout ailleurs, sans signification et sans fonction utile dans l'architecture, mais pour produire une silhouette : l'urne ou plutôt la fausse urne de pierre prend alors la place des clochetons et fleurons gothiques sur les culées de contreforts (Saint-Pierre de Caen) entre les travées de balustrades (château de Saint-Germain) aux frontons des lucarnes (château d'Ecouen, hôtel d'Ecoville à Caen). Au xvii® et au XVIII® siècle, ce motif d'amortissement devint de plus en plus en faveur et on en fit un véritable abus : on a été jusqu'à sculpter d'énormes urnes sur la voûte de Saint-Sulpice. En général, les urnes de ces époques ne sont pas surmontées d'un couvercle, mais d'un bouquet de flammes ou d'un panache de fumée que le sculpteur imite tant bien que mal : elles simulent des brûleparfums. Dans les dernières années du xviii® et le premier quart du xix^ siècle, l'urne funéraire antique a été reproduite à satiété sur les tombeaux, et de nombreuses œuvres d'art populaire inspirées par la mort tragique de Louis XVI ont pris pour thème ce motif. Il est de ceux qui déplurent à Ruskinet que condamnent les architectes qui, de nos jours, ont fait une réaction contre le classicisme. G. Enlart.

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