‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 315 sur 633 · FRANCE · texte numérisé non relu

FRANCE

Piastres

La production des vins ordinaires du pays augmente chaque année; les 4.000 hect. plantés en vignes produisent environ 3.500.000 lit. Il n'a d'ailleurs pas fallu plus de quinze ans à l'Uruguay pour créer ce vignoble ; de nouvelles plantations se font actuellement, et l'on peut prévoir le jour où la France, l'Espagne et l'Italie réunies n'importeront pas plus de 100.000 lit., à l'usage d'un groupe restreint d'étrangers, population flottante qui ne reste pas assez longtemps dans le pays pour en prendre les habitudes et s'accoutumer à une boisson encore très inférieure à nos vins ordinaires. Les eaux minérales françaises sont toutes contrefaites ; tandis qu'il entre en douane environ 200 caisses par mois, on en vend 2.000 dans le commerce. Le principal falsificateur est cependant connu ; mais les propriétaires français n'ont pas encore voulu nommer un représentant, unique importateur. — 2** Les conserves alimentaires recherchées pour leur finesse et le soin de leur préparation. Toutefois, nos affaires en huiles sont peu importantes ; l'Italie et l'Espagne fournissent à la plus grande partie des consommateurs des huiles très ordinaires, à odeurs fortes, préférées dans ce pays.

Nos fabricants ne développeront leurs affaires qu'à partir du jour où ils seront résolus à préparer une marchandise spéciale, analogue à celle de leurs concurrents : huiles moins fines, plus grasses et ayant un goût très prononcé de fruit. La forme cylindrique des estagnons d'origine française devrait être remplacée par la forme de parallélipipède à base rectangulaire et sommets arrondis, d'un poids brut de 10^^,5 ou 2 kilogr. et demi, au lieu de 1 1 kilogr. et demi, 5 kilogr. et demi et 2 kilogr. 3/4 . On introduit d'ailleurs, depuis quelque temps, des Etats-Unis, beaucoup d'huiles de coton, de navets et de pavots, avec lesquelles on fait des contrefaçons d'huiles d'olive. — 3^ Les tissus fins, de soie et de laine pure. Notre draperie est la plus appréciée; quant aux cotonnades, les Anglais et les Belges détiennent le marché ; ils ont cependant à lutter contre la concurrence très active des Allemands et des Italiens. — 4'^ Enfin les vêtements et la lingerie confectionnés, articles fins . — Le commerce des machines et outils pour l'industrie et l'agriculture est entre les mains des Allemands, des Anglais, des Belges et quelque peu des Nord-Américains ; les instruments de musique viennent surtout d'Allemagne. Les voies de communication terrestre sont : 1"^ les routes ; elles n'existent guère en Uruguay qu'à l'état de tracés ; 2° les chemins de fer ; ils ont une longueur totale de 1.624^"^573 et sont répartis en six grandes lignes qui jouissent presque toutes d'une garantie d'intérêts variant de 3 1/2 à 6 % sur un prix moyen de 24.327 piastres le kil. ; 3° les tramways établis dans les principales villes ; ils mesurent 173 kil. ; 4^ les postes, télégraphes et téléphones; en 1899, le mouvement général de la correspondance dans les 638 bureaux de poste de la République a été de 30.824.478 pièces; les recettes de l'administration ont atteint près de 2 millions de piastres, soit 10 millions 800.000 fr. La longueur totale des lignes télégraphiques est de 7.072 kil., dont 5.471 kil. appartenant à l'Etat ou à diverses compagnies, et 1.601 aux chemins de fer. Les compagnies téléphoniques sont au nombre de deux; elles appartiennent à des sociétés particulières; la longueur des fils est de 11.440 kil. (capital 1.207.000 piastres). La grande voie de communication fluviale est le rio Uruguay qui, avec le Parana, forme le rio de La Plata; des compagnies de navigation font le service régu lier des principaux ports établis sur ces deux rivières ; les vapeurs remontent le rio Uruguay jusqu'à Salto, en passant par Colonia, Independencia, Fray Bentos, Concepcion, Concordia et Salto. Le service entre Montevideo et Buenos Aires est assuré par des départs quotidiens de l'une et l'autre rive du rio de La Plata. Quant aux cours d'eau de l'intérieur, affluents de gauche de La Plata ou de l'Uruguay, on ne doit citer que la Santa Lucia et le rio Negro. Ce dernier est navigable sur 305 kil. ; mais le trafic qui se fait par cette voie est peu important.

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