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URUGUAY — USAGE

Les principaux ports de la Hépablique Orientale sont : sur le rio de La Plata, Montevideo, Maldonado, Sauce et Colonia; sur le rio Uruguay, Paysandu, Independancia, Nuevo Berlin, Fray Bentos, Mercedes, Salto, etc. Le mouvement de la navigation dans tous ces ports, au cours des quatre dernières années, a été le suivant :

Bâtiments Tonnes

4899 30.0ii. 45.330.055

En ce qui concerne le port de Montevideo, 9.448 navires jaugeant ensemble 8.450.935 tonnes y ont eu acc5s en 4899. La charge effective de marchandises prises par ces bâtiments, dans le même port, a été de 823.858 tonnes, et celle de marchandises débarquées a été de 770.444, soit un total de 4.394.299 tonnes. Depuis 4880, ce chiffre n'a pas très sensiblement varié ; il n'a jamais été inférieur à 1.0l5.359t. (en4883) et n'a pas dépassé 1.4 14. 068 1. (en 4888).

Les principales nations qui ont contribué à ce mouvement général de navigation sont :

NOMBRE NOMBRÏ TOTAUX

PAYS d9 de - -- '-^^.^ >.

vapeurs voiliers Nombre Tonnage

Angleterre 4.634 98 4.732 3.458.000

Allemagne 568 5 573 4.269.700

France... 433 5 438 899.000

Italie.... 351 462 543 879.800

Uruguay. 4.0ryl 2.487 3.538 742.800

Argentine 732 592 4.324 536.400

BrésiL... 430 3 133 403.000

La France, qui avait figuré jusque-là au second rang, tant par le nombre de bâtiments que par le tonnage, ne figure plus qu'au troisième rang après F Allemagne.

Une société française a commencé le 4^'' août 4904 les travaux du port de Montevideo. 400 millions de fr. doivent être employés dans cette entreprise qui fera de l'ancienne rade un des plus beaux ports de l'Amérique du Sud. Les plans ont été faits par un ingénieur français, Guérard.

Une des causes de la lenteur avec laquelle l'Uruguay se relève des conséquences de la crise 4 889-90 qui se fit sentir si durement dans toutes les républiques sud-américaines et en particulier dans les républiques de La Plata, est l'état difficile de ses finances et l'accroissement ininterrompu de ses obligations. Le service de la dette absorbe la moitié environ des ressources budgétaires, alors que les services publics ne figurent que pour 7 millions de piastres. Les dépenses s'élèvent à 16 millions de piastres et les recettes les équilibrent généralement. Les droits de douane fournissent à eux seuls près de 44 millions de piastres.

En 4860 le pays devait 2.800.000 piastres ; son budget était alors de 7 millions et sa population de 229.480 hab. Depuis cette époque, il a emprunté environ 333 millions de piastres et, par suite, d'amortissement successifs, il restait débiteur, au 4®^ juil. 4900, de426.203.033 piastres, soit, au change de 5 fr. 40, 684.496.380 fr. 57 ainsi répartis :

Piastres

Dette intérieure 22 . 675 . 598 30

Dette extérieure 99 . 749 . 980 »»

Dette internationale 3.777.455 44

ToTAi 426.203.033 44

Mais, dans ce chiffre, ne sont pas comprises les garanties aux chemins de fer, diverses créances particulières payables par annuité et la dette flottante qu'on évalue à une dizaine de millions de piastres (54 millions de fr.).

La dette envers la France, créée par une loi du 20 nov. 4877, s'élevait, àladatesus-indiquée,à4. 934. 725 piastres. Les amortissements et les annuités ont toujours été payés régulièrement. La piastre or est l'unité monétaire; elle

vaut 5 fr. 35; ses subdivisions sont : la demi-piastre ou 50 cent, ou 5 re'ait.r, et le réal ou 40 cent. La monnaie de billon doit être incessamment remplacée par la monnaie de nickel. Bien que l'or soit l'étalon monétaire unique, l'Uruguay n'a pas de pièces d'or frappées à son effigie; les principales monnaies d'or étrangères ont cours dans le pays.

Le système de poids et mesures est le système métrique; son usage est obligatoire depuis 4897; il était seulement facultatif depuis 4862. Ch. Laroussie.

URUGUAYANA. Ville du Brésil, située dans l'Etat de Bio Grande do Sul, sur la rive g. de l'Uruguay, en face de la ville argentine de Restauracion ; 46.000 hab.; centre d'un important commerce d'élevage de gros bétail et de viandes salées ; port qui approvisionné, par le rio de La Plata, tout le S.-O. de l'Etat de Rio Grande do Sul, dépourvu de voies ferrées dans cette région, et tous les salederos du Cuareim. C'est une ville basse, aux constructions irrégulières, mal pavée. Son climat est chaud ; ses environs sont riches et fertiles. Ch. Laroussie.

URUS (Zool.) (V. Boeuf).

URUS ou PUQUINA (Anthr.) (V. Pérou).

URVAL. Com. du dép. de la Dordogne, arr. de Bergerac, cant. de Cadouin ; 334 hab.

URVILLE. Com. du dép. de l'Aube, arr. et cant. de Bar-sur-Aube ; 422 hab.

URVILLE. Co ri. du dép. du Calvados, arr. de Falaise, cant. de Bretteville-sur-Laize ; 304 hab.

URVILLE. Com. du dép. de la Manche, arr. de Valognes, cant. de Montebourg ; 269 hab.

URVILLE. Com. du dép. des Vosges, arr. de Neufchâteau, cant. de Bulgnéville ; 465 hab.

URVILLE-Hague. Com. du dép. de la Manche, arr. de Cherbourg, cant. de Beaumont ; 296 hab.

URVILLE (Du5f0NT d') (V. Dumont-d'Urville).

U RVILLERS. Com. du dép. de l'Aisne, arr. de Saint- Quentin, cant. de Moy; 644 hab.

URY. Com. du dép. de Seine-et-Marne, arr. de Fontainebleau, cant. de La-Chapelle-la-Reine ; 546 hab.

URZY. Com. du dép. de la Nièvre, arr. deNevers, cant. de Pougues-les-Eaux ; 1.490 hab. Stat. de chem. de fer.

US. Com. du dép. de Seine- et-Oise, arr. de Pontoise, cant. de Marines ; 630 hab. Stat. de chem. de fer.

USAGE. L Droit ROMAIN. — L'usage, usus^ne comportait, à la différence de Vusufruit (V. ce mot), que le jus iitendi, c.-à-d. le droit d'user de la chose. Encore fallait-il que l'usager s'arrangeât de façon à ne pas entraver l'exploitation soit du propriétaire, soit de ceux qui exploitaient en son lieu et place, et il n'avait droit à aucun produit, pas même aux fruits. On apporta des tempéraments à cette dernière règle, qui réduisait, le plus souvent, l'usage à presque rien et, par une interprétation bienveillante des dispositions testamentaires, on admit que celui à qui était fait un legs d'usage pourrait percevoir la part de fruits nécessaire à ses besoins et à ceux de sa famille. Mais il devait les percevoir lui-même et, s'il s'agissait d'une maison, l'habiter lui-même, quitte, à la rigueur, à louer l'autre partie. H ne pouvait, en effet, céder l'exercice de son droit. L'usage se constituait et prenait fin comme l'usufruit.

IL Ancien droit. — L'usage, tel que l'entendaient les Romains et tel que nous l'entendons encore, était peu fréquent dans notre ancien droit. On y pratiquait beaucoup, au contraire, un droit d'usage tout différent, qui appartenait aux communes ou aux habitants des villages et qui portait sur les bois avoisinants. L'ordonnance de 4669 en avait, à défaut de titres particuliers, tracé les règles. La coutume de Paris n'en parlait pas : les droits d'usage sur les forêts y étaient, en effet, incessibles de la part des usagers. La plupart des autres coutumes, au contraire, renfermaient sur ce point des dispositions presque identiques : ainsi les halîitants voisins des bois taillis pouvaient y mener paître leurs bestiaux en vaine pâture tant qu'ils n'étaient pas en défense, c.-à-d. trois, quatre et

cinq ans après la coupe, suivant les lieux (V. ci-après le § Droit forestier). Un autre droit d'usage également très répandu consistait à permettre aux habitants de mener paître leurs bestiaux, à l'exception des porcs (le droit de glandée appartenant partout aux maîtres), dans les prés d'autrui, qui étaient en prairie, c.-à-d. dont on venait de faucher et d'enlever les foins, regains ou re vivres. Une différence notable séparait toutefois ces deux droits : le propriétaire pouvait s'affranchir du dernier par la clôture du pré; il ne pouvait, au contraire, abattre sa forêt sans indemniser les usagers.

m. Droit civil. — L'usage est un droit réel de même nature que l'usufruit. Il confère, en effet, le droit d'user de la chose et d'en percevoir les fruits. L'usager jouira de la chose, comme l'usufruitier, c.-à-d. en bon père de famille (art. 627) ; mais, en ce qui concerne les fruits, il « ne peut en exiger qu'autant qu'il lui en faut pour ses besoins et ceux de sa famille » (art. 630), et par famille on est d'accord pour entendre le conjoint de l'usager, ses enfants et domestiques. Une autre différence distingue l'usage de l'usufruit : il ne peut pas être établi par la loi et ne peut être loué ni cédé. Sous tous les autres rapports, modes d'établissement, d'extinction, droits, charges, etc., l'usage est régi par les règles de l'usufruit (art. 625 à 631 ).

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