VI. Liturgie (V. Seiwice divin, t. XXIX, p
USCLADES. Corn, dudép. de l'Ardèche, arr. de Largentière, cant. de Montpezat; 534 hab.
USCLAS — USTARITS — 618
use LAS. Corn, du dép. de l'Hérault, arr. et cant. de Lodève; 419 hab.
USCLAS-d'Héraulï. Corn, du dép. de l'Hérault, arr. de Béziers, cant. de Montagnac ; 193 hab.
USCOQUES. Ce mot, qui signifie réfugié, en serbe, fut appliqué aux Serbes et Bosniaques qui, fuyant devant les Turcs, vinrent au xvi® siècle s'établir en territoire hongrois et vénitien oti on les employa à combattre les infidèles; ils formèrent une partie de la population des Confins militaires, et leur nom s'est conservé près de Karlstadt (Croatie). Sur l'Adriatique, ils formèrent une flottiHe de corsaires qui fut brûlée en 1615. A. -M. B.
USEDOIVl, Ile de Poméranie, à l'embouchure de i'Oder (V. ces mots); avec l'île de Wollin, elle isole la petite mer intérieure du Stettiner Haff de la Baltique. Elle a 55 kil. de long, du S.-E. au N.-O., une largeur très variable, une surface de 408 kil. q. ; 33.000 hab. Elle renferme les villes de Swinemunde et Usedom; bains de mer, etc. A. -M. B.
USEDOM (Karl-Georg-Ludwig-Guido, comte d'), diplomate prussien, né à Hechingen le 17 juil. 1805, mart à San Remo le ^2 janv. 1884. Envoyé extraordinaire à Rome (1848-49 et 1851-54), à Londres (1855), il succéda à Bismarck près de la diète de Francfort (1858), fut créé comte (1862), nommé ambassadeur en Italie (1863- 1869), où il négocia l'alliance de 1866. H publia en 1849 Politische Briefe.
USINE. D'abord employé pour désigner un établissemeqt industriel marchant à l'aide de l'eau, ce mot s'apr plique aujourd'hui à tout établissement important où s'exécutent sur une grande échelle des ouvrages d'art et d'industrie, à toute fabrique où l'on emploie un plus ou moins grand nombre de machines ayant pour moteurs l'eau, la vapeur, le feu, tels que les forges, les fonderies, les verreries, etc. (Y. Industrie, Travail, Cours d'eau et Etablissement).
USINENS, Com. du dép. de la Haute-Savoie, arr. de Saint- Julien-en-Genevois, cant. de Seyssel ; 551 hab.
USK. Rivière de la Grande-Bretagne (V. ce mot).
USKOQUES (Ethnogr.) (V. UscoqÙes).
USN ÉA (Bot.). Lichen Gymnocarpe Discomyeète, à thalle hétéromère, fruticuleux, à apothécies souvent ciliées, à spores ellipsoïdes petites, simples, incolores. Espèce principale : [/. florida, croissant en tous pays, sur les rochers, troncs et rameaux d'arbres. Les Usnéa se rencontrent sous le pôle comme dans la zone torride. Quelques espèces fossiles dans le succin. H. Fournier.
USPALLATA (Portillo de) (V. Cumbre [Col de].
USSAC. Com. du dép. de la Corrèze, arr, et cant. de Brive ; 1.862 hab. Stat. de chem. de fer.
USSAT-les-tBains. Com. du dép. de l'Ariège, arr. de Fûix, cant. de Tarascon, sur la r. dr.de l'Ariège ; 165 hab. Stat. de chem. de fer. Eaux thermales (-h 40^) bicarbonatées calciques ; établissements thermaux. Célèbre grotte des Echelles ou de Lombrives où ont été retrouvés beaucoup de vestiges humains.
BiBL. : Garrigou, la. Grotte de Lombrives ; Toulouse, 1862, in-8.
USSEAU. Com. du dép. des Deux- Sèvres, arr. de Niort, cant. de Mauzé ; 983 hab.
USSEAU. Com. du dép. de la Vienne, arr. de Châtellerault, cant. de Leigné-sur-Usseau ; 520 hab.
USSEL. Com. du dép. de l'Allier, arr. de Gannat, cant. de Chantelle ; 573 hab. Restes d'un ancien château.
USSEL. Com. du dép. du Cantal, arr. et cant. (S.) de Saint-Flour; 454 hab.
USSEL {Ussalia, Ussellum). Ch.-l. d'arr. du dép. de la Corrèze, sur la Diège, affl. de dr. de la haute Dordogne, et sur le chem. de fer de Limoges à Clermont; 4.843 hab. (3.420 aggl.). — Eglise à trois nefs du xii^ siècle, avec additions du xv«, façade et cloches du xix®. Chapelle de N.-D. de la Chabane, but de pèlerinage. Maisons du moyen âge. Aigle romaine en pierre du ij® ou iii^ siècle, sur
une colonne. La situation d'Ussel, dans une sorte de presqu'île formée par la Diège et la Sarsonne, a conduit quelques archéologues à identifier cette localité avec l' Uxellodunum de César ; cette opinion est aujourd'hui abandonnée. Ussel a possédé au VIII® siècle un atelier monétaire, de nombreuses confréries et con^munautés religieuses. — Ussel eut, dès le prefnier quart du xiii^ siècle, des franchises et un consulat reconnus par les seigneurs de Ventadour et confirmés au xiv^ siècle. A la fin du xvi®, il devint la capitale du duché de Ventadour et, en 1599, siège d'une sénéchaussée ducale dite de Ventadour, avec cent cinquante juridictions subordonnées. Lieu de grand passage entre le Limousin, la Marche et l'Auvergne, prouvé par le très grand nombre d'hôtelleries qu'on y relève dans le passé, Ussel fut assiégé par Du Guesclin en 1371, et visité vers 1708 par un imposteur qui se disait « prince grec ». H y avait autrefois de nombreuses tanneries et on y pratiquait la taille des diamants faux. Aujourd'hui on n'y rencontre que des scieries de bois et un entrepôt de pierre ouvragée de Vol vie. A. Leroux,
BiBL. : P. HuoT, les Archives municip. dUssel: Etudes historiques et juridiques, 1856. — Lacombe et Vayssière, Invent: des Arch. dép. de la Corrèze, 1869 et 1889, série B, sénéchaussée de Ventadour- Ussel, 275 + 21 art. — A. Hugues, Invent, des Arch. comm. d'Ussel, 1891, — Cham- PEVAL, le Bas-Limousin s,eigneurial et religieux, 1897, fasc. II. — Bull, de la Soc. des lettres de Tulle, 1891, 1892, 1894, 1898.
USSEL. Com. du dép. du Lot, arr. de Gourdon, cant. de Saint-Germain ; 313 hab.
USSESi (Torrent des) (V. Savoie [Haute-]).
USSI (Stefapo), peintre italien, né à Florence le 3 sept, 1822. Elève de Pollastrini. Parmi ses tableaux, on cite: r Expulsion de Florence du duc d'Athènes, au musée de Florence ; la Marche de la grande caravane du Caire à la Mecque; le Cardinal de Médicis tente d'empoisonner Bianca Capello-
USSIEUX (Louis d'), littérateur français, né à Angoulème le 30 m^rs 1744, mort près de Chartres le 21 août 1805. Un des fondateurs du Journal de Paris (1777), dont le succès prodigieux lui permit l'acquisition du château de Vaux, près de Chartres, il s'occupa avec passion d'agriculture et, malgré des expériences fantaisistes, fut un des membres les plus actifs de \d^ Société d'agriculture de Paris. D'une fécondité déplorable, d'Ussieux écrivit des romans historiques innombrables, fit des traductions de l'allemand, de l anglais et de Titalien, celles entre autres de Boccace et de FArioste^ écrivit des drames, dont Fun échoua sur la scène du Théâtre-Français : les Héros français ou le Siège de Saint- Jean-de-Losne (1773, in-8, représenté en 1780), etc. On ^e peut guère citer de lui que V Histoire abrégée de la découverte et de la conquête des Indes par les Portugais (Paris, 1770, in-12) et ses publications de la Collection universelle des Mémoires particuliers relatifs à l'Histoire de France (1785-90, 67 vol. in-8) et de la Bibliothèque universelle des Dames (1785, 154 vol, in-18), celle-là en collaboration avec Duchesnay. K. S. >
USSON. Com. du dép. de la Loire, arr. de Montbrison, cant. de Saint-Bonnet-le-Château; 3.166 hab. Restes d'un ancien château et de vieux murs d'enceinte.
USSON. Com. du dép. du Puy-de-Dôme, arr. d'Issolre, cant. de SauxillaQ^es ; 506 liëib, Eglise romane. Le château fort fut rase eiî 1634-
UÇSQN^pu-PoiTou. Qopa. du dép, (Je la Ymm> arr. deÇivray, cant. de Qençay ; 2.64P h%hr
USSY. Com. du dép. du C^ly^dos, grr. et cant. (N.) de Falaise I 743 hab.
USSY-SUR.MARNE. Com. e|n dép, de Seine-et-Marne, arr.de Meaux, cant. de La Ferté-sous-Jpuarre ^ S89 hab.
USTARITS. Ch.4. de cant. du dép. des Basses- Pyrénées, arr. de Bayonne ; 2.507 hab. Stat. du chem. de fer du Midi. Chocolateries. Ustarits fut, avant le xvni® ^ièele, le siège dps Etats de laboura (V. ce mot),
USTERI — USUCAPION
USTERI (Johanm-Martin), caricaturiste et poète suisse, né ^ Zurich en 4763, mort à Rapperschwyl le 29 juil. 4828. Il était d'une famille aisée et amie des arts qui lui fit faire de bonnes études et une tournée d'Europe d'une année. La Révolution française le jeta dans de graves embarras financiers, mais il ne perdit pas la confiance de ses concitoyens qui l'envoyèrent siéger au gouvernement zuricois. Cela ne l'empêcha pas de donner satisfaction à ses goûts artistiques. On lui doit des milliers de dessins à la plume, des caricatures et des œuvres recueillies en 4834. La dernière édition, parue en trois volumes à Leipzig, date de 4877. Elle comprend des idylles épiques en dialecte, De HèrrHeiriei De Vicari, des nouvelles historiques en prose qui ont indiqué la voie à Gottfried Keller et des poésies fugitives en allemand et en dialecte, dont quelques-unes sont populaires dans tous les pays germaniques i E. K.
USTERI (Paul), naturaliste et homme politique suisse, né à Zurich le 44 févr. 4768, mort à Zurich le 9 avr, 1834. Fils d'un professeur distingué, filleul de Gessner, il dirigea ses études du côté des sciences naturelles, de la botanique en particulier. Il devint docteur en médecine, en 4788, en Allemagne, etrevint en Suisse, parvienne. On lui doit plusieurs ouvrages de médecine et de botanique. Il se raUia de bonne heure aux principes de la Révolution française qu'il abandonna lors des excès. Il fut un membre influent du Sénat helvétique et delà Consulte. Plus tard, il siégea au gouvernement zuricois. Parmi ses ouvrages pohtiques, on signale son Manuel du droit public de la Suisse (en ail. et en franc.; Aarau, 4824, 3 vol.).
USTILAGINÉES (Rot.). Ordre de Champignons parasites de plantes et en particuher des Graminées, à mycélium fugace, à spores simples ou cloisonnées, formant à leur maturité une masse pulvérulente, de couleur foncée, qui se désagrège en une poussière foncée ou noirâtre. Les spores germent en longs filaments articulés, simples ou divisés en ^plusieurs branches irrégulières, indépendantes ou anastomosées, ou bien elles produisent des spores secondaires ou sporidies qui se détachent et germent elles-mêmes en filament. C'est d'après la forme des spores qu'on peut différencier les espèces du genre UstUago. Elles sont lisses dans U. carbo (blé, avoine, orge), granuleuses dans U. urceolorum (carex), pointues dans U. maïdis (maïs), réticulées dans U. destruens (millet) ou U. antherarum (Caryophy liées). En outre, dans ce genre, les filaments du thalle sont abondamment ramifiés, tortillés ; ils se pelotonnent et gélifient leurs membranes. Chacune de leurs cellules se renfle en une spore noirâtre qui se jnourrit de la substance gélatineuse provenant de la gélification des membranes filamenteuses, et leur agglomération forme des masses qui, chez les U. maïdis, peuvent atteindre le volume du poing. Ces masses réduites en poussière se répandent partout, formant la maladie connue sous le nom de charbon des céréales. Elles attaquent le végétal tout entier. A un degré de moins, on a la carie des céréales produite par les Ustilaginées du genre Tilletia qui envahissent l'ovule et se substituent à lui sans altérer l'ovaire (Tilletia canis). Les Eiityloma détruisent les feuilles sur lesquelles ils produisent de petites pustules (renoncule, souci). Chez les Urocysti qui attaquent l'oignon, la violette, le colchique, quelques cellules seulement deviennent des spores fertiles dont la sourde destruction correspond au point de leur naissance. Les spores des Ustilaginées conservent pendant deux à trois ans leur propriété germinative. Celle-ci est détruite par une immersion de quelques heures dans une solution de sulfate de cuivre à 4/2%. Cette donnée est utilisée dans le traitement qu'on fait subir aux semences suspectes. On connaît plus de 300 espèces de plantes attaquées par les Ustilaginées, toutes Angiospermes, à l'exception du genévrier parmi les Gymnospermes. Les Graminées, les Cypéracées, les Liliacées parmi les Monocotylédones, les Coryophy liées. Composées, Renonculacées, Polygonées parmi les Dicotylédones sont les plus souvent atteintes. H. Fournier.
USTOU. Com. du dép. de l'Ariège, arr. de Saint- Giron, cant. d'Oust; 2.284 hab.
USUARD ou HUSWARD {Usuardus, Husardus), bénédictin français du ix® siècle, mort le 43 janv. 876 ou 877. Vers 840, il était moine à l'abbaye de Saint-Germaindes-Prés à Paris. Il fut envoyé, par l'abbé Hilduin, en mission en Espagne pour en rapporter des reliques de martyrs (858-v. 863). Il est l'auteur de plusieurs ouvrages hagiographiques, notamment son célèbre Martyrologe (V. ce mot), composé en 875 sur l'ordre de l'empereur Charles le Chauve : ce recueil est une compilation revue et augmentée des ouvrages analogues qui l'avaient précédé et qui, au xvi^ siècle, servit de base au martyrologe romain. Le manuscrit autographe d'Usuard fut conservé dans la bibliothèque de l'abbaye de Saint-Germain-des- Prés (aujourd'hui manusc. lat. 43.745 de la Ribliot. nation.). On en compte près de 200 réimpressions différentes, depuis les premiers temps de l'imprimerie jusqu'au XVII® siècle, notamment en 4475 (Lubeck, in-fol., à la suite d'un Rudimentum ou abrégé d'histoire générale), en 4486 (Florence, p. p. G.-A. Vespuce), en 4487 et 4490 (Paris), etc. Molanus (Vermeulen) inaugura les éditions critiques (Louvain, 4568 et 1573), dont les meilleures furent celle de J.-B. Du Sollier (Sollerius) dans les Acta Sanctorum des BoUandistes (t. VI et VII de juin ; Anvers, 4714, in-fol.) et celle de J. Bouillart (Paris, 4748, in-4), réimprimées dans la Patrologie latine de ligne, t. CXXIII et CXXIV (4852). Usuard composa probablement aussi Vobituaire (V. ce mot) de son abbaye et une histoire de la translation des saints martyrs Georges, Aurélius et Nathalie, qu'il avait rapportés de Cordoue après son voyage en Espagne. E.-D. Grand.
BiBL. : Dom A. Rivet, Histoire littéraire de la France^ 1740, t. V, pp. 436-45. — A. Longnon, dq^^s Notices et Documents publiés psir la Société de VHistoire de France ; Paris, 1884, pp. 19-55, in-S (obituaire de Saint-Germairides-Prés). — Wattenbach, Deutschlands Geschichtsquellen im Mittelalter; Berlin, 1?93, 6« éd., 1. 1, p. 60, in-8.
USUCAPION. Dès la loi des XII Tables, on admet que la possession d'une chose, si elle a duré un temps suffisant, un an pour les meubles, deux ans pour les immeubles, confère au possesseur le dominium ex jure Quiritium, la propriété romaine, pleine et entière. Cette transformation du fait en droit donne au possesseur un titre indépendant du titre de celui de qui il tient la chose. Pour se faire garantir le maintien de sa possession, le possesseur n'a point à recourir contre son prédécesseur pour lui demander de fournir son awcj^ontos. Il n'a d'autre auctoritask invoquer que la prolongation de sa possession, Yusus, Aussi est-ce avec raison que ce mode d'acquisition était appelé par la loi : usus auctoritas (Cicéron, TopiCy 4). Plus tard ce nom fut changé en une appellation non moins expressive. La conversion de la possession en propriété fut appelée acquisition, capio, par l'usage, usu. De là le nom d'usucapio qui lui est resté jusqu'à la fin. De bonne heure et encore aux temps classiques, l'usucapion fonctionne dans deux cas assez voisins l'un de l'autre. Elle consoHde et complète une acquisition restée imparfaite, soit parce que le mode de transfert employé n'était pas celui qu'exigeait le droit civil, soit parce que Taliénateur n'était pas propriétaire. La première de ces applications n'a pas persisté dans le dernier état du droit. Elle devait disparaître dès qu'on cessa de distinguer les modes de transfert de la propriété en deux classes, ceux du droit civil et ceux du droit prétorien. L'autre fonction, la conversion en propriété de la possession reçue a non domino, a subsisté sous Justinien. C'est encore aujourd'hui la seule appUcation de l'usucapion. Et pourtant, il ne s'agit plus, comme dans le premier cas, de transformer seulement une situation de fait en situation de droit. Ici, le possesseur n'a pas même un rudiment de titre, et, au bout du temps légal, il aura dépouillé le vrai propriétaire. Mais un tel événement ne saurait se produire sans qu'il y ait de la faute de ce dernier, Il aurait dû surveiller