VAGABONDAGE ™ VAGIN
faits se commettant sur la voie publique, elle est (lemeurée ^ inefficace, et ce Yagabondage» particulier qu'on a appelé vagabondage spécial reste hors de l'atteinte. La prostitution continue à s' exercer « e^i chambre», sous les yeux de l'administration impuissante à la faire disparaître ; les associations criminelles entre les prostitués, hommes ou femmes, et leurs souteneurs deviennent chaque iour plus nombreuses,
Enfin le vagabondage est dit qualifié lorsqu'il est accompagné de circonstances suspectes. La peine s'élève lorsque les vagabonds sont travestis, lorsqu'ils sont trouvés porteurs d'armes, de limes, crochets ou autres instruments propres, soit à commettre des vols, soit à procurer les moyens de pénétrer dans le^ maisons, lorsqu'il^ tentent d'exercer ou exercent des violences envers les personnes, ou bien lorsqu'ils sont trouvés porteurs d'un ou de plusieurs effets supérieurs à 400 fr. et qu'ils ne jus^ tifient pas de leur provenance. Telle est la législation actuelle dont on attendait beaucoup, mais qui a donné peu de résultats. Fernand CnâNTE4Uf
BiBL. : Sociologie. — Bulletin de la Société générale des prisons (Revue pénitentiaire); Bulletin de VUniqn des sociétés de patronage. — Th. Bomberg, De la Ilépression du vagabondage; Paris, 1880. — Prins, Crimifialité et Répression; Bruxelles, 1899. — A. Guillot, Paris qui souffre. Les Prisons de Paris; Paris, 1896. — L. Paulian, Parts qui mendie, les Vrais et les Faux pauvres ; Paris, 1893.— L. Rivière, Rapports présentés au congrès de 1895 ; Paris, 1895. — E. Florian et G. Gavaglieri, I Vagahondi; Turiq, 1897. — RiBxoNrTuRNER, A Hi^tory of vagrants and Vagrancy, and Beggars andBegging; Londres, 1887. -— H. JoLY, ta France criminelle; Paris, 1889. — Drioux, Etude sur la répression du vagabondage et de la Tfnendicité en Belgique; Paris, 1894. -^ Pasteur Rqbjn, De la Création des maisons de travail; Paris, 1889. — Du Puy, Vagabondage et Mendicité; Paris, 1899.— P. Chanteau, les Plaies sociMes, Vagabondage et Mendicité ; Paris, 1899. -r- M. Gorki, les Vagabonds (trad. du russe par J. Strannik); Paris, 1901.
Droit criminel. — Dalloz, Répertoire de jurisprudence et de législation. — Garraud, I^eçons de droit pénal; Paris, 1900. — Chauveau et Faustiji IiÉ;.iE, Théories du Code pénal.
VAGI N. I. Anatiomie Qt Physiologi©.--r Le mot vagin,
vagina, signifie gaine, fourreau. Cet organe, dont les, parois sont extrêmement élastiques, mesure de 9 à H centjm. de longueur. Comme il décrit une cQurhe à concavité antérieure, on comprend que la courbe de la paroi antérieure, inscrite dans celle d^ la paroi postérieure, doit être plus courte que l'autre. I^'extrémité postérieure du vagin se f^e autour du col de l'utérus et limite, autour du col, une gouttière circulaire, L'extrémité antérieure est l'ouverture située dans la vulve. C§tte extrémité est surmontée par le méat urinaire.^
L'orifice du vagin est la portion la plusétroitQ. Au^^dessous de la muqueuse, on constate la présence du constricteur du vagin. On y trouve aussi les bulbes du yagin, organes érectiles de la grosseur d'une amande, situés sur les côtés de l'ouverture vaginale et confondus au-dessous du clitoris par leur extrémité supérie are t L'ensemble de ces parties contractiles et érectiles forme une sorte d'anneau {anneau viilvaire), La surface intérieure du vagin, formée par la muqueuse, présente m avant une saillie antéro-postérieure (colonne antérieure du vagin), prenant naissance insensiblement en arrière et se termi-^ nant en avant sur le tubercule du méat urinaire (V. Yiti^ve), Une colonne postérieure, analogue à l'antérieure, existe sur la paroi postérieure. De chaque colonne partent de petits plis transversaux, replia de la muqueuse recouverts de papilles très sensibles, Ces replis s'effaeent avec l'âge.
La surface e^^térieure du vagin est en contact avec des organes divers. En avant, ce conduit est en rapport avec la vessie et l'urètre, L'adhérence entre le vagin et la ves^m est solide, et il est difficile de séparer ces deux or^ ganes. Leur union forme la cloison vésico-^vaginale, épaisse de 6 à 7 millim., à travers laquelle peuvent &e produire de§ fistules, dites vé^ico-vaginales. Entre la paroi antérieure to vagin et la vessie, prèg de l'utérusi, m uretères
s'insinuent pour s.' ouvrir dans la vessie, aux angles postérieurs du trigone vésical. L'urètre et la paroi antérieure du vagin sont confondus ; leur union est si intime que l'urètre paraît creusé dans toute sa longueur dans la paroi vaginale, En arrière, le vagin est en rapport, de haut en bas, avec le péritoine, le rectum et le périnée. Le péritoine recouvre le vagin dans une étendue qui peut varier de 1 à 3 centim. Au spmmet du cul-de-sac qe Douglas, le vagin est en rapport avec le rectum, L^s parois réunies du vagin et (Ju rectum constituent la qloison recto-vaginale, cloisîon de 4 à ^ millim. d'épaisseur et de 3 à 4 centim. de longueur. Le conduit vaginal offre une paroi antérieure et une postérieure. Cet organe a deux bords, droit et gauche. Les bords sont en rapport, en haut, avec la partie supérieure des ligament^ larges, plus bas, avec lesi muscles releveurs de l'anus, et plus bas encore, avec les bujbes du yagin.
Structure du vagin. — Les parois 4n vagin sont for- Piées, principalement, par une épaisse couche de fibres niusculaires lisses, revêtue d'une muqueuse à l'intérieur et d'une couche fibreuse à l'extérieur.
Couche musculeu$e.. Cette couche est remarquable par sa couleur rouge. Elle est formée de fibres lisses entrecroisées dans tous les sens, mais on peut distinguer un plan de fibres longitudinales superficielles, pes, fibres circulaires forment un plan entre le précédent et la muqueuse. Elles sont un peu plus épaisses vers l'ouverture du vagin et forment là une sorte de sphincter vaginal.
Couche muqueuse. Elle a 1 millim. d'épaisseur. Elastique et résistante, elle est formée de tissu conjonctif contenant beaucoup de fibres élastiques. Un épithélium pavimenteux stratifié, analogue à Tépiderme, forme la couche superficielle de la muqueuse. Le vagin n'a pas de glandes, si ce n'est dans quelques conditions anormales. L'artère vaginale de l'hypogastrique se distribue au vagin, qui reçoit, en outre, des rameaux de l'utérine, de la vésicale inférieure, de l'hémorroïdale moyenne et de la honteuse interne. Elles se répandent dans la couche muscu^ leuse et se terminent dans le derme de la muqueuse par un riche réseau capillaire. Les veines forment le plexus vaginal sur les côtés du vagin. Ce plexus établit une communication entre le plexus utérin et les veines du l)ulbe du vagin. Les lymphatiques du tiers supérieur du vagin se rendent aux ganglions hypogastriques, comme les lymphatiques utérins. Leg nerfs viennent du nerf honteux interne et du plexus hypogastrique. Ils s'anastomosent autour du vagin et forment un ple}^us neryeuî^ vaginal contenant de petits amas de cellules ganghonnaires. De ce plexus, partent des filets sensitifs pour la muqueuse, des filets uîoteurs pour les fibres musculaires et des filets vasculaires pour les parois des vaisseaux, On peut suivre les filets sensitifs jusque dans l'épaisseur de l'épithélium. On a décrit des corpuscules de Krause et des corpuscules du tact dans la muqueuse du vagin.
II. Pathologie. — Les maladies qui peuvent affecter le vagin sont assez nombreuses. On y constate des corps étrangers et des vices de conformation, le rétrécissement et le relâchement des parois, des lésions inflammatoires, des tumeurs.
Corps étrangers. — Les corps étrangers du vagin y ont été souvent introduits par le chirurgien, dans un but thérapeutique, ou par la malade elle-même.
ViGïis DE CONFORMATION, r^ Ou pout obsôrver l'absence du vagin, son imperforation, son rétrécissement et son cloisonnement. Généralement, l'absence de vagin s'accom^ pagne de l'absence de l'utérus. Il s'agit là d'un arrêt de développement embryonnaire. L'imperforation du vagin est due à la persistance de la membrane hymen, dont on s'aperçoit généralement à la première apparition des menstrues. Le cloisonnement consiste ordinairement en une cloison longitudinale, de sorte que le vagin est double. Le rétrécissement du vagin est le plus souvent consécutif k àm lésions des paroii^ vaginales qui déterniinent lafor=-