VAGIN — VAGUEMESTRE
mation d'ulcérations et de cicatrices amenant la diminution du calibre du vagin. C'est généralement à Tépoque de la puberté ou du mariage que le rétrécissement du vagin est constaté. 11 faut intervenir et procéder à une dilatation graduelle. Il existe un rétrécissement spasmodique qu'on désigne sous le nom de vaginisme. Cette affection consiste en une sensibilité exagérée de l'ouverture du vagin, accompagnée d'un degré plus ou moins prononcé de contracture du constricteur du vagin, situé autour de l'ouverture. Les anesthésiques et les antispasmodiques, employés sous toutes les formes, ne peuvent triompher, dans quelques cas, de cette maladie aiissi bizarre que douloureuse. Il faut quelquefois intervenir chirurgicalement, mais quelque soit le traitement employé, la maladie dure un certain temps. Les causes du vaginisme sont très variables. On l'observe surtout chez les femmes de vingtcinq à trente ans, mais on l'a vu quelquefois chez des femmes âgées. Les femmes délicates, lymphatiques ou anémiques y sont plus exposées.
Relâchement. — Les parois du vagin, se trouvent parfois affaiblies, relâchées, distendues, au point que ces parois font issue à la vulve, formant ce qu'on appelle le prolapsus du vagin. Ce prolapsus peut être produit par la paroi vaginale totale ou par la muqueuse seule. Parfois, la paroi antérieure fait hernie, entraînant avec elle la vessie (cystocèle). Pans d'autres circonstances, c'est le rectum qui accompagne le prolapsus de la paroi postérieure (rectocèle). Enfin, on peut constater la présence de l'intestin dans le vagin hernie (entérocèle).
Lésions infiammatoires. '— Le vagin peut être le siège de plaies, d'ulcérations ou de simple inflammation. Parmi les plaies, on peut observer des déchirures et autres lésions traumatiques, parfois très graves. Ainsi, on a vu des plaies du vagin produites par des coups de corne d'animaux, ou par une chute sur un corps dur. Les ulcérations du vagin sont, pour la plupart, syphilitiques. On peut y observer le chancre mou et le chancre dur (V. Syphilis). L'inflammation du vagin, désignée sous le nom de vaginUe, peut être aiguë ou chronique. La vaginite aiguë est produite par les causes les plus diverses : fièvres éruptives, évolution dentaire, nourriture insuffisante, blessure du vagiUj injections irritantes, corps étrangers, grossesse, etc. La cause la plus fréquente est le contact du pus blennorragique, dont tout le monde connaît la virulence. La vaginite cbronique est généralement la conséquence de la forme aiguë. Quels en sont les symptômes ? Toute vaginite s'accompagne, dans les premiers temps, de cuisson et de brûlure à la vulve, avec douleur irradiée dans les régions environnantes et exaspérée par laniarche et le§ attouchements. L'entrée du vagin est rouge, gonflée et douloureuse au toucher. Quelques jours après le début, il s'écoule un mucus blanchâtre, abondant, épais, qui devient bientôt purulent. L'inflammation peut être assez violente pour donner lieu à de la fièvre. Il n'est pas pare de voir la vaginite se compliquer de métrite, d'urétrite et de cystite. S'il s'agit de la vaginite aiguë blennorragique il peut arriver, dans les cas graves^ que Finflainmation se propage à l'utérus et même à la trompe de Fallope, où elle peut être l'origine d'une salpingite.
Selon l'aspect de la muqueuse et la cause de la vaginite, ainsi que l'intensité de l'inflammation, on a décrit plusieurs espèces d'inflammations du vagiu. Dans la vaginite catharrale,, on observe un écoulement abondant qui, devenant chronique, prend le nom de leucorrhée. Dans la forme granuleuse, on voit sur la muqueuse vaginale de petites granulations rouges, parsemant la muqueuse, et larges de 4 à 3 millim. Ce sont des groupes de papilles du vagin soulevées par l'inflammation et gorgées de sang. L'épithélium s'amincit d'abord puis disparaît à la surface des granulations, tandis qu'il s'épaissit dans leurs interstices.
Traitement. On dirigera contre les diverses vaginites le traitement des inflauimatiops des muqueuses m géné-^
rai : bains tièdes, lotions et injections émoUientes, lavements émollients. Lorsque l'inflammation est intense, l'emploi du spéculum est l'uipossible, mais dès que cet instrument peut être introduit, on a recours à des tampons d'ouate imprégnée de substances narcotiques et adoucissantes : décoction de tête de pavot, décoction de racine de guimauve, pommade belladonée. Plus tard, lorsque l'inflammation aiguë est passée, on aura recours aux solutions d'acétate de plomb, de sulfate de zinc et même de nitrate d'argent. D^ J.-A. Fort.
VAGINALE (Tunique) (Anat.) (V. Testicule).
VAGINALITE (Pathoî.) (V. Testiqule).
VAGINISME (PathoL (V. Vwn).
VAGINITE (Pathol.)(V. Vkm)r
VAGNAS, Com. du dép, de l'Ardèche, arr. de Largentière, cant. de Vallon; 686 hab.
VA6NEY. Com. du dép. des Vosges, arr. de RemiremQnt,*cant. de Saulxures-sur-Moselotte ; 2.866 hab. Stat. du chem. de fer de l'Est. Filature et tissage de coton. Fabr. de linge damassé.
VAGON Qp WAGON (V.Cueminde fer, t. X, p. 1041).
VAGUE (Nerf) (Anat.) (V, Pneumogastrique).
VAGUEMESTRE (Admin.milit.). Le vaguemestre, dans l'ancienne organisation de l'armée, était un officier chargé de la conduite des voitures. L'ordonnance du 5 mai 4692 prévoyait dans une armée un vaguemestre général ayant sous ses ordres plusieurs autres vaguemestres qui prenaient les ordres du maréchal général des logis de l'armée. L'ordonnance du 47 févr. 4753 disposa que les vaguemestres de brigades et de régiments étaient pris parmi les sergents. C'^st la loi du 27 vendémiaire an V qui, pour la première fois, indique des fonctions postales aux vaguemestres, Mais alors et pendant toute la durée des guerres de l'Empire, les fonctions de vaguemestre étaient surtout la conduite et la surveillance des équipages et des convois militaires. Ce n'est vraiment qu'à dater de l'ordonn. du 43 mai 4848 que le vaguemestre devint l'intermédiaire entre les militaires et l'administration de la poste. Le décret du % nov. 4833 sur le service intérieur des corps d^ troupe fixa nettement les fonctions des vaguemestres des régiments en temps de paix, comme le règlement du 40 mai 4832 sur le service en campagne les fixait apx armées. Ce sont ces prescriptions qui ont servi de bases aux dispositions qui règlent actuellement la question, tant dans le décret du 30 oct.4892 sur le service intérieur des corps de troupes que dans le décret du 28 mai 4895 sur le service en campagne.
Jl faut actuellement distinguer le service des vaguemestres en temps de paix et en campagne. Le vaguemestre est du grade d'adjudant dans l'infanterie et la cavalerie, du grade de maréchal des logis dans l'artillerie. Il retire de la poste les lettres, les paquets, l'argent et les objets adressés au conseil d'administration du corps dont il est le mandataire, ainsi qu'aux sous-o|ficiers, caporaux et soldats. Il retire également ceux que les odiciers du corps ne se sont pas fait adresser à leur domicile particulier. Il en est responsable ; il les distribue immédiatement et sans aucune rétribution. Il doit rester étranger à toute opération des militaires du régiment avec la caisse d'épargne postale. Le vaguemestre fient un registre divisé en deux parties; la première ^ert à enregistrer le retrait de la poste des lettres chargées, reconnaissances et mandats, et à justifier de la remise qui en est faite ; la seconde sert à inscrire les lettres chargées ou envois de fonds qu'il fait de la part des militaires du régiment, Le registre est coté et parafé par le major, vérifté par lui tous les lundis et par le sous-intendant militaire tous les mois. En outre du service postal, le vaguemestre veille à l'entretien des équipages régimentaires sous la direction de l'officier d'appronsionnement. Il est dans l'infanterie et la cavalerie l'adjudant de la section ou de peloton hors rang ; dans l'artillerie, les vaguemestres n'ont d'autres fonctions que le service ppstal.'