VAGUEMESTRE - VAILLANT
En temps de guerre, dans chaque quartier général de corps d'armée, un officier de gendarmerie qui porte le titre de vaguemestre est chargé de réunir et de former le train régimentaire, d'après les ordres du chef d'étatmajor, et d'en assurer la police et la direction. Dans chaque régiment, le sous -officier vaguemestre seconde l'officier d'approvisionnement dans l'organisation du train régimentaire. Les vaguemestre des corps ont, en outre, le même service postal qu'en temps de paix près des agents du service du trésor et des postes aux armées.
VAGUET (Albert), artiste lyrique, né à Elbeuf le 46 juin 1865. Depuis 1891, il fait partie de l'Académie nationale de musique, où il a su vite se faire apprécier et goûter du public. Il ^i créé : Stratonice, Deidamie, Othello, la Cloche du Rhin, les Maîtres Chanteurs, les Barbares, etc. — Sa femme, M."^^ Chrétien- Vagiiet(M\)di), artiste lyrique, née à Paris le 8 mars 187^, débuta à dix-neuf ans au théâtre de la Monnaie de Bruxelles, dans Robert le Diable, et fut appelée à Paris, en 1893, par la direction de l'Académie nationale de musique. Douée d'une voix de soprano dramatique puissante et étendue, elle excelle dans les principaux rôles du répertoire classique. Diverses créations (Déidamie, Brfséis, Vendée, etc.) ont mis en relief son tempérament de tragédienne lyrique, et dans Tristan et Iseitlt, Siegfried, le Crépuscule des Dieux, elle s'est révélée une de nos meilleures interprètes de Richard Wagner.
VAHL (Martin), botaniste norvégien, né à Bergen le 10 oct. 1749, mort à Copenhague le 24 déc. 1824. Nommé lecteur de botanique à l'Université de Copenhague en 1779, il fit un voyage scientifique en Europe et sur les côtes barbaresques, devint en 1784 premier lecteur, en 1801 professeur de botanique. Ouvrages principaux : Symbolœ botanicœ (Copenhague, 1790-94, in-fol., pi.); Eclogœ Americanœ seu descriptiones plantarum... (Copenhague, 1796-1807, 3 vol. in-fol. et 1 vol. de pL, 1798, in-fol.); Enumeratio plantarum.., (Copenhague, 1805-6, 2 vol. in-8; Gœttingue, 1827, in-8). Il collabora à la F/ora Danica et à la Zoologia Danica. D^ L. Hn.
VAHL EN (Johannes), philologue allemand, né à Bonn le 27 sept. 1830, professeur à l'Université de Vienne (1858), puis de Berlin (1874). Il est l'auteur de nombreuses éditions d'auteurs latins, de travaux sur Aristote (Beitrœge zur Ar. Poetik, 1865-67 ; Aristotelische Aufsœtze, 1872-74), sur Laurent Valla, etc.
VAHYAZDATA, usurpateur perse (V. Bardiya).
VAIÇ ALI. Ancienne cité royale qui figure dans l'histoire de Çakya-Mouni, aujourd'hui Bassar, une des cités archéologiques les plus intéressantes du N. de l'Inde.
VAIÇESHIKA (Philos, hind.). Nom d'un des systèmes de philosophie hindoue. C'est celui qui fait de l'étude des « différences » (viçesha) son principal objet. Il se caractérise lui-même (Aphorismes de Kanâda, I, 1, 4), comme étant « le moyen d'arriver au souverain bien par la connaissance de la réalité, connaissance qui survient grâce à des mérites particuliers, et qui est obtenue au moyen de la mise en rapport et en opposition des catégories qui sont : l'objet, la qualité, l'action, la ressemblance, la différence, l'inhérence ». C'est donc essentiellement un système logique, une théorie des catégories. Aussi le considère-t-on dans l'Inde et en Europe comme une sorte d'annexé de la philosophie logique hindoue, le Nyâya (V. ce mot), ou théorie du raisonnement, avec laquelle il soutient en effet des rapports étroits. Le principal ouvrage de la philosophie Vaiçeshika sont les aphorismes (soûtras) de Kanâda. On ne peut dire si cet auteur a existé, ni même assigner une date précise au texte. En tout cas, il est certain que les éléments les plus importants du système étaient fixés avant le ii® siècle de notre ère. Quelques sources tibétaines, peut-être dignes de foi, parlent de moines bouddhistes qui en auraient été instruits au i^^ siècle de notre ère.
Les caractéristiques de cette école philosophique sont :
la classification des catégories ; puis la classification, dans chaque catégorie, des diverses choses. Le point où elle s'oppose le plus aux autres systèmes hindous, c'est la théorie des substances. Il y aurait neuf substances dont l'ordre serait le suivant : la terre, l'eau, la lumière, le vent, l'espace (atmosphère subtile, substance du son), le temps, les régions, YAtman et le Manas. Ces deux derniers termes sont soigneusement distingués; l'un désigne l'âme comme « organe interne », l'autre l'âme comme principe spirituel de la personne et du monde. De ces neuf substances, les quatre premières sont « non éternelles ». Elles sont des corps matériels qui sont en réalité des agrégats instables d'atomes invisibles et d'ordres divers. Cette notion de l'atome (anu) est très spéciale, dans sa précision, à notre système, mais elle a des équivalents, moins précis dans quelques autres. philosophies hindoues.
Quoique réaliste, cette école est, en fin de compte, orthodoxe, c.-à-d. idéaliste et panthéiste {Kanâda, IX, 2, II et suiv.). La connaissance des sages mène au souverain bien, et « elle ne provient que d'un mérite particulier, lequel se fonde sur l'autorité du dieu personnel, du seigneur», disent les commentateurs. Elle consiste essentiellement dans la méditation, dans la connaissance mystique de l'ascète, dans la concentration de la conscience, réduite à l'aperception du brahman, principe universel. M. Mauss.
VAIGAI. Rivière de Vlnde (V. ce mot).
VAI6ATCH. Ile russe de l'océan Glacial du Nord, dépendant du gouvernement d'Arkhangelsk, cercle de Mézen ; 3.700 kil. q. Le détroit de lougor l'isole du continent, le détroit de Kara de la Nouvelle-Zemble. Son arête prolonge les monts Pakhoï. En été, les Samoyèdes et les Russes y viennent pêcher et chasser.
VAIGE. Rivière des dép. delà Mayenne et de la Sarthe (V. ces motsj.
VAIGES. Com. du dép. de la Mayenne, arr. de Laval, cant. de Sainte-vSuzanne ; 1.417 hab.
VA! G H ECU. Groupe d'Iles de l'archipel Papou, au N -0. de la Nouvelle-Guinée (Indes Néerlandaises) ; elles dépendent du sultanat de Tidore. La plus grande île s'appelle Vaïgheou, longue de 122 kil., large de 30 ; superficie : 3.300 kil. q. ; 6.000 hab. Au S. de 111e, grande baie de Chabral (80 kil. de long et 35 de large), qui a l'air d'un lac et ne communique avec la mer que par le détroit de Kabiai. L'ile est couverte de montagnes : le Buffelspiek a 2.400 m. Climat humide et chaud. La principale ville est Vaïgheou, dans la baie de Chabral.
VAIGRAGE (Mar.) (V. Arc, t. III, p. 602).
VAILHAN. Com. du dép. de l'Hérault, arr. de Béziers, cant. de Roujan ; 205 hab.
VAILHAUQUÈS. Com. du dép. de l'Hérault, arr. de Montpellier, cant. des Matelles ; 205 hab.
VAILHOURLES. Com. du dép. de l'Aveyron, arr. et cant. de Villefranche ; 1.296 hab.
VA! L LAC. Com. du dép. du Lot, arr. de Gourdon,cant. de Labastide-Murat ; 419 hab. Château des xiv® et xvi® siècles, flanqué de six tours.
VAILLANT. Com. du dép. de la Haute-Marne, arr. de Langres, cant. de Prauthoy; 150hab.Stat.de chem.de fer.
VAILLANT (Jean), dit aussi Foy-Vaillant, numismate français, né à Beauvais le 24 mai 1632, mort à Paris le 23 oct. 1706. Après avoir commencé des études de droit, il les abandonna pour se livrer à celles de la médecine ; un de ses parents, appelé Foy de Saint-Hilaire, lui ayant légué sa collection de médailles, il prit le nom de Foy- Vaillant et s'adonna dès lors à l'étude de la numismatique avec une passion qui ne se démentit jamais, et fit l'admiration de ses contemporains. Le P. Seguin le présenta à Colbert, et Louis XIV le nomma son antiquaire, le chargeant de missions en Italie, en Grèce et en Orient pour y rechercher les médailles antiques et compléter les suites du cabinet du roi. Il alla jusqu'en Perse, visita une douzaine de fois l'Italie et plusieurs fois l'Egypte, la Grèce et les autres pays d'Europe. En 1674, il fut pris par des