‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 345 sur 633 · VALENCIENNES — VALENTIN · texte numérisé non relu

VALENCIENNES — VALENTIN

naturelle des Mollusques, des Annélides et des Zoophijtes (Paris, 1833, in-S). D^' L. ÏIn.

VALENGIN. Com. du dép. de Flscre, arr. de Vienne, cant. d'Heyrieux; 652 hab.

VALENCOGNE. Gom. du dép. de risère, arr. delà Tour-du-Pin, cant. de Virieu; 638 hab.

VALENGIN (V. Valângin) ou VALENGINIEN (Géol.) (V. Néocomien).

VALENNES. Com. du dép. delaSarthe, arr. de Saint- Calais, cant. de Vibraye ; 94Q hab.

VALENS (blavius), empereur romain (364-378), né à Cibalis en Pannonie en 328, tué à Andrinople le 9 août 378. Il fut appelé à l'Empire le 28 mars 364 par son frère aine, Valentinien I®*',qui le chargea de gouverner l'Orient. C'était un bon administrateur, mais sans les qualités militaires de son frère., Son règne fut troublé par des guerres civiles, des dissensions religieuses, des luttes incessantes contre les Barbares. Valens prit parti pour les Ariens, et persécuta les orthodoxes qui l'ont dépeint sous les traits les plus noirs. L'usurpateur Procope se fit proclamer empereur à Constantinople (365), mais fut pris et décapité l'année suivante. Valens alla combattre les Visigoths qui avaient soutenu Procope, franchit le Danube (367) et força leur roi Athanaric à demander la paix (369). Il eut ensuite à lutter en Asie contre le roi des Perses Sapor, qui envahissait l'Arménie (369) ; Valens passa plusieurs années à Antioche, évita une grande guerre et finit par conclure un arrangement (377). 11 fut alors rappelé en Europe. Refoulés par l'invasion des Lluns, les Visigoths passèrent le Danube et se répandirent dans la province romaine de Mésie où Valens leur assigna des terres (376). Maltraités par les officiers impériaux, les Barbares se révoltèrent sous Fritigern, défirent les lieutenants de l'empereur. Celui-ci revint de Syrie, et sans attendre l'armée auxiliaire de son neveu Gratien, empereur en Occident, livra bataille sous les murs d'Andrinople A la vue des hordes barbares, les soldats de Valens furent pris de panique. Valens périt dans le combat, La légende catholique raconte que, s'étant caché dans une cabane de paysan, il y fut brûlé par les Visigoths vainqueurs.

VALENSOLE. Gh.-l. de cant. du dép. des Basses-Alpes, arr. de Digne; 2.624 hab.

VA LENT! A. Ile ^Irlande (V. ce mot).

VALENTIGNEY. Com. du dép. du Doubs, arr. deMontbéliard, cant. d'Audincourt ; 3.493 hab. (2.823 aggl.). Fabr. de grosse quincaillerie, bicyclettes, automobiles, etc.

VALENTIN. En Angleterre, le jour de la Saint -Valentin (14 févr.) est en quelque sorte la fête des jeunes gens des deux sexes. La veille au soir, on tire au sort les noms de ceux qui seront valentins ou valentines ; ou bien un jeune homme prendra pour valentine la première jeune fille qu'il aura rencontrée le 14 févr. Le valentin a pour obligation de faire un présent à sa valentine, et de demeurer son cavalier servant pendant toute Tannée. Ce sont des sortes de fiançailles. Cet usage se complique de l'envoi par les jeunes gens de toutes sortes de cadeaux burlesques et de lettres anonymes à toutes les jeunes filles qu'ils connaissent, même très vaguement. Les vieilles demoiselles sont surtout l'objet de ces plaisanteries, dont elles se montrent d'ailleurs fort honorées. Car c'est une amère déconvenue pour une fille de n'avoir pas de valentin, ou de ne recevoir aucune lettre, aucune petite image sentimentale, le jour de la Saint -Valentin.

VALENTIN. Com. du dép. du Doubs, arr. de Besançon, cant. deMarchaux ; 51 hab.

VALENTIN, fondateur d'une secte gnostique en la première partie du ii^ siècle. Les mentions qu'on trouve sur lui, chez les anciens écrivains catholiques, sont confuses et contradictoires. Ce qu'on peut en déduire de plus vraisemblable, c'est qu'il naquit en Egypte, peut-être de famille juive, et qu'il étudia à Alexandrie. Vers la fin du

règne d'Adrien (130 ?), il enseigna en Egypte et dans l'île de Chypre. Sous le règne d'Antonin le Pieux, il s'établit à Rome et commença par se rattacher à l'Eglise catholique ; il y fut excommunié trois fois, à cause de ses opinions. Il laissa de nombreux disciples, qui ont développé et remanié sa doctrine, sans l'altérer sensiblement. Ils formèrent deux écoles : Vécole anatolienne ou orientale et ï école italienne. — Les fragments qui nous sont parvenus des écrits personnels de Valentin ont été recueillis par Hilgenfeld (Ketzergeschichte, pp. 93, 207), ainsi que des restes, beaucoup plus abondants, des œuvres de ses sectateurs (pp. 472-98).

Le Valentinianisnje présente le développement le plus complet et le plus ingénieux des imaginations et des spéculations gnostiques (V. Gnosticisme), qu'il revêt parfois d'une haute et touchante poésie. Il nous a été impossible de le résumer dans notre courte notice, sans le mutiler et le déflorer. — La vie universelle provient d'une essence éternelle, qui est un abîme insondable, Buthos. Elle s'est manifestée d'abord en des couples, Sij%igies, qui se sont complétés par une sorte de génération transcendante : d'abord V Esprit et la Vérité, de qui procèdent le Verbe et la Vie, lesquels ont engendré V Homme et V Eglise. Ces trois couples constituent le P/^>0W(?, la plus haute sphère de la vie idéale. Le Plérome est en dehors de l'Absolu, car, dès que l'être sort de l'indétermination, il s'affaiblit. Les Syzigies ont multiplié leurs produits, soit par émanation, soit par génération, soit par création, en formant d'autres Eons, d'autant moins parfaits que leur eftluence de Dieu est plus médiate, par conséquent plus lointaine. Le dernier des Eons femelles est Sophia, la Sagesse ; elle fut chassée du Plérome, parce qu'elle s'était unie au Buthos ; mais elle y fut ramenée par un premier Christ, produit par la pitié des Eons supérieurs pour leur malheureuse sœur. Pendant son exil, la douleur de Sophia s'était incarnée en son fils Achamot, qui continua à porter la souffrance de sa mère, lorsqu'elle fut rentrée dans le Plérome. Achamot fut délivré par un second sauveur, Jésus ; mais il ne put se dégager de sa douleur, qu'en la rejetant dans un monde misérable, qui en est formé et tissu. C'est dans cette basse région des ténèbres et des passions, que se débattent les fils de la Lumière, les hommes de l'Esprit, c.-à-d. les pneumatiques, auxquels Achamot a communiqué une étincelle divine. Ils sont sauvés par un troisième Christ, qui les affranchit de la puissance du Démiurge. Ce dominateur est plutôt aveugle que méchant, car il se prend sincèrement pour le Dieu suprême. Il sera aussi délivré par le Christ, mais il ne s'élèvera pas aussi haut que les pneumatiques, qui sont les gnostiques, c.-à-d. ceux à qui le Christ a révélé la science du Plérome. Le Messie, qui agit ainsi en dehors du Plérome, a reçu un corps formé d'un air pur, qui a passé par Marie, comme par un canal. Il donna d'abord l'exemple de la vertu ascétique; mais au baptême, le Sauveur, Soter, s'est uni à lui et Fa doué d'une vertu supérieure. Cette union, reproduite dans les hommes, constitue F essence de la régénération. E.-Il. Vollet.

BiBL. : Lipsius, Der Gnesticism, Wesen^ Ursprung uncl Entwicklung ; Leipzig, 1869.

VALENTIN, 103«pape; élu le 1«^ sepL 827, mort le 10 oct. suivant. Il était né à Bome, de la famille Léonzi ; lorsqu'il fut élu, il était archidiacre de l'Eglise romaine.

VALENTIN (Simon-François, dit le), peintre français, né à Tours en 1606, mort à Paris en 1671. Il apprit son art en copiant des œuvres de maîtres et fut assez heureux pour se faire remarquer dès ses débuts par le duc de Béthune, qui, nommé ambassadeur à Rome, lui fit accorder un subside par le roi et Femmena en Italie, où il se lia avec le Guide, dont les conseils ne lui furent pas inutiles ; rentré à Paris en 1638, il obtint un franc succès avec le portrait du jeune dauphin, puis il s'adonna à la peinture religieuse. Il avait exécuté un certain nombre de

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