V. Chimie (V. Récipient
VI. Ordres. — Ordres du vase de la Vierge, de la Jarâ ou de Notre-Dame-du-Lys. ™ Cet ordre fut créé en 4440 par l'infant don Ferdinand, plus tard roi d'Aragon et de Sicile, pour perpétuer le souvenir d'une victoire sur les Maures et de la prise de la ville d'Ant'equera. Il était à la fois religieux et militaire et destiné à combattre les infidèles. Il n'eut plus d'objet et cessa d'exister après que les Maures eurent été chassés d'Espagne.
BiBL. : Vases antiques. -- Brongniart, Traité des arts céramiques, 1854. — Ch. Lenormant et de Witte, Elite des monuments céram.ographiques, 1861. — Conze, Melische Thonge fasse. 1862. — De Witte, Etude sur les vases peints, 1865. — Benndorf. Griechische und sicilische \' asenhitder ^ 1869. — Birch, History of. ancient pottery, 1873, 2« éd. — Collignon, Catalogue des vases peints du musée de la Société archéologique d'Athènes^ 1878. — DuMONT, Peintures céramiques delà Grèce propre, 1874. — DuMO.NT et Chaplain, les Céramiques de (a Grèce propre, 1881. — Pottier, Etudes sur les lécythes blancs attiques, 1884. — Rayet et Collignon, Histoire de la céram.ique grecque, 1888. ■— Pottier, Catalogue des vases antiques de terre cuite du musée du Louvre, 1896 et suiv. — Collignon et Couve, Catalogue des vases peints du musée d'x\thènes, 1101. — De Ridder, Catalogue des vases de la Bibliothèque nationale, 1902.
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VASE (Géol. et trav. publ.). La vase ou limon est une matière impalpable qui se dépose au fond de la mer, des rivières, des étangs, des fossés, et qui y forme une boue de couleur, de densité et de viscosité variables.
La composition et la distribution des vases de mer (sédiments terrigènes de J. Murray et A. Renard) nous ont été révélées par les explorations sous-marines du Cliallenger. Elles occupent, au delà des sables et graviers, une zone de 400 à 550 kil. de largeur, qui comprend, notamment, la totalité des mers intérieures (mer du Nord, Méditerranée, mer Rouge, mers de Chine, du Japon, etc.), et elîes se divisent en vases bleuâtres, vases vertes, vases grises, vases rougeâtres (V. Mer et Océan). La vase bleuâtre est le dépôt le plus étendu. Sa couleur ardoise est due à l'action exercée sur les sels de fer par des matières organiques en décomposition ; le plus souvent la couche supérieure en estrougeâtre. Les fragments minéraux, d'un diamètre moyen de 2 à 5 centièmes de millimètre, y for-
ment parfois 80 ^/o de la masse. D'aulres fois, le calcaire, lequel provient de forarainifères pélagiques, de mollusques, de polypiers, de serpules, d'alcyonaires, s'y élève à 50 7o. La vase verdâtre domine généralement au voisinage immédiat des côtes. Très analogue par sa composition à la vague bleuâtre, elle doit son caractère essentiel à la présence d'une grande quantité de glauconie (hydrosilicate de fer avec potasse). La vase grise (ou noirâtre) se rencontre autour des îles volcaniques. Les morceaux de ponce et de scories qui s'y trouvent associés l'empêchent de prendre la texture argileuse. La vase rougeâtre est spéciale à l'Amérique du Sud (du cap Saint-Roch à Rahia). Murray attribue sa coloration aux matières ocreuses que les grands fleuves américains versent dans l'Océan.
La vase des rivières est constituée, comme la vase de mer, de débris organiques et de débris minéraux. Les premiers proviennent surtout de la décomposition des animaux qui vivent et des plantes qui croissent au sein des eaux. Les seconds sont produits par la pulvérisation lente des sables que roule le courant. En suspension dans l'eau tant que celle-ci est en mouvement, les uns et les autres se déposent dès qu'elle devient stagnante. « Lorsqu'on laisse une eau limoneuse en repos, dit Belgrand, il se forme d'abord, au moment même où le mouvement cesse, un premier dépôt, qui renferme toutes les matières grossières entraînées, notamment le gravier et le sable. Si le repos est suffisamment prolongé, les vases en suspension s'abaissent en nuage et forment une seconde couche au-dessus de la première. Certaines eaux restent louches, toutefois, pendant des mois entiers de repos : telle, celle de la Loire. Celle de la Seine, lorsqu'elle est trouble, ne s'éclaircit qu'après soixante-douze heures de repos absolu. L'eau distillée conserve indéfiniment le limon en suspension >>. Le minimum de limon correspond naturellement aux rivières tranquilles et alimentées par des sources. La Seine est dans ce cas. Les rivières torrentielles, comme le Var et la Durance, en entraînent le plus. Le dépôt se fait soit à l'embouchure dans la mer, alors que le courant s'annule, soit, en cas de crue et de débordement, sur les rives inondées (V, Alluvion et Rivière).
La vase n'offre pas seulement un intérêt géologique. Elle est pour la navigation, par F envasement des ports et des passes, une source de difficultés. Parmi les ports, ceux situés à l'embouchure de grands cours d'eau souffrent plus particulièrement du fléau. Le limon que charrie le fleuve s'ajoute, en effet, à celui qu'amène le flot et qui provient de la destruction lente de la côte et des îles voisines pour rendre rapidement les bassins à flot impraticables. On y remédie par le déuasement, qui se pratique de diverses manières. Le procédé le plus simple en apparence est le dragage (V. Drague). Mais, outre qu'il est coûteux, il oblige d'attendre que la vase soit à consistance convenable pour être enlevée par les godets, ce qui est, le plus souvent, incompatible avec les liesoins de la navigation. Aussi doit-on lui préférer le système Leferme, expérimenté pour la première fois à Saint-Nazaire en 4861 et appliqué depuis dans beaucoup d'autres ports. Il consiste essentiellement à « pomper » la vase au moyen de pompes aspirantes installées sur un bateau, pourvu, comme les dragues ordinaires, de compartiments à double fond avec soupapes de décharge. Le courant vif qui se produit à l'orifice du conduit articulé reposant au fond enlraîne la boue limoneuse ; le limon se dépose au fond des compartiments et l'eau, entraînée en même temps en grande quantité, repasse par-dessus bord. Le prix de revient moyen n'atteint pas, amortissement du matériel compris, 0 fr. 50 par mètre cube de dévasement. Le même procédé peut, d'ailleurs, être employé même lorsque la vase est compacte en pratiquant préalablement des injections d'eau. Le liquide est, à cet effet, comprimé dans des tuyaux percés de petits orifices qui le distribuent en jets affouillant les bancs. La vase est ainsi délayée et peut être aspirée par les pompes. Le procédé Calmels est ana-