‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 374 sur 633 · VATICAN — VAUBAN · texte numérisé non relu

VATICAN — VAUBAN

7 vo.. av. grav. ■— \isconti et Guattani, Mus. Chiara.moriti, 1808-37. ~ Museo Gregoriano Etrusco, 1842, 2 voL — HELBïg, trad. Contani, Guide dans les musées d^archéolo- (jie classique de Rome; Leipzig, 1893, 2 vol.

Concile du Vatican. — Acta et décréta Sacrosancti et ŒcumeiiicL concilii Vaticani; Fribourg, 1871. — Fried- BERG, Sâmmlung der Actensfûcke zurn ersten Vaticanischen Concil ; Tubiogue, 1872 — Cegconi, Storia del concilio Vaticano s. documenti originali ; Rome, 1872; traduction française, Paris, 1886. — Hornsïein, les Doctrines catholiques ou Exposition des vérités enseignées dans l'Eglise, depuis Nicée jusqu'à la IV^ session du concile du Vatican ; Paris, 1872. — Quirinus, Kômisc/ie Briefevom Concil; Oldenbourg, 1870. — Friedrich, Tagebuch wâlirend des Vaticanisclien Concil gefûrht ; Nordlingen, 1871. — Ce qui se passe au concile, la dernière heure du concile; Paris, 1870, ouvrage censuré en la quatrième session du concile. — E. de Pressensé, le Concile du Vatican ; Paris, 1870. -- Pomponio Leto, Otto niesi a Roma durante il concilio; Florence, 1873.

VATIERVILLE. Gom. du dép. de la Seinc-Mérieure, arr. et cant. de Neufchâtel ; 234 hab.

VATILIEU. Com. du dép. de Fïsère, arr. de Saint- Marcellin, cant. de ïuUins ; 405 hab.

VATIMESNIL (Antoine-François-Henri Lefebvre de), magistrat et homme politique français, né à Rouen en 1789, mort en 4860. Fils d'un conseiller au Parlement de Normandie, il vint à Paris, fut nommé en 1812 conseiller-auditeur à la Cour d'appel, puis substitut près du tribunal de la Seine (1815). Il adhéra à la Restauration et se fit connaître par ses sévères réquisitoires en matière politique ; en 1822, il fut récompensé de son zèle réactionnaire et clérical par le titre de secrétaire général du ministère de la justice ; en 1824, il devint avocat général à la cour de cassation et conseiller d'Etat. Ministre de l'instruction publique en 1828 (cabinet Martignac), il montra des idées libérales. Elu député en 1830, il se rallia à Louis-Philippe après la révolution de Juillet. Non réélu en 1834, il se remit à plaider et devint le défenseur en titre du clergé et des congrégations religieuses ; en 1845, il publia m Mémoire su?' l'état légal en France des associations religieuses non autorisées. Après la révolution de 1848, il se fit élire à la Chambre et se signala par son réactionnarisme. Il protesta contre le coup d'Etat du 2 déc. 1851, fut incarcéré, remis en liberté, puis rentra dans la vie privée. Il a traduit le traité de Sénèque sur la Clémence.

VATNA-JoKULL. Montagne à' Islande (V. ce mot).

V ATOUT (Jean), écrivain français, né à Villefranche le 26 mai 1792, mort à Claremont en 1848. Nommé en 1819 sous-préfet de Semur, destitué en 1820, sur la demande du duc d'Angoulêtne, il entra, en 1822, dans la maison du duc d'Orléans avec le titre de bibliothécaire. Elu député à Semur après la révolution de Juillet, ce fut lui qui, en 1837, rédigea le rapport sur l'organisation du Conseil d'Etat, et il fut nommé conseiller d'Etat en service extraordinaire. Depuis 1832, il était premier bibhothécairc de Louis-Philippe, et la faveur du roi lui valut d'être nommé, en 1837, président du conseil des bâtiments civils et, en 1839, directeur des monuments publics et historiques. Le 6 janv. 1848, il fut élu à l'Académie française à la place de Ballanche, mais, après la révolution de 1848, il suivit la famille royale en exil et il mourut à Claremont avant le jour de sa réception Les lettres et l'histoire avaient été d'abord pour Vatout une distraction; plus vieux, il s'y consacra plus assidûment. On peut citer parmi ses ouvrages : les Aventures de la fille d'un roi racontée par elle-même (1820), histoire satirique de la charte octroyée par Louis XVIII; I)e V Assemblée constituante (1822); Histoire liihographiée du Palais-Royal (1833); les Polissons (1827); Histoire du Palais-Boi/al (1830); l'Idée fixe (1830) ; la Conspiration de Cellamare (1832), etc.

BiBL. : Disc, de réception de M. de Saint-Priest à l'A cadémie française (17 janv. 1850).

VATRY. Com. du dép. de la Marne, arr. de Châlonssur-Marne, cant. d'Ecury-sur-Coole ; 102 hab. VATRY (Bourdon de) (V. Bourdon).

GRANDE KNCYCLOPÉDIB. — XXXI.

VATTËRVILLE. Com. du dép. de la Seine-Inférieure, arr. d'Yvetot, cant. de Caudebec-en Caux ; 855 hab.

VATTETOT-sous-Beaumont. Com. du dép. delà Seine- Inférieure, arr. du Havre, cant. de Goderville ; 438 hab.

VATTETOT-sur-Mer. Com. du dép. de la Seine-Inférieure, arr. du Havre, cant. deFécamp ; 517 hab.

VATTEVILLE. Com. du dép. de l'Eure, arr. de Louviers, cant. de Pont-de-l'Arche ; 128 hab.

VATTEVILLE ou WATTEVILLE (Jean de), né à Besançon vers 1613, mort à l'abbaye de Baume-les-Moines (Jura) le 4 janv* 1702, issu des Vatteville, l'une des six familles nobles de Berne, dont une branche, celle des barons de Châteauvillain, s'établit en Franche-Comté à l'époque de la Réforme. A la suite d'un duel, à Fâge de dix-sept ans, il se fit capucin, puis entra à la chartreuse de Bonlieu. Il s'en évada bientôt en tuant le prieur. Arrivé en Espagne sous le nom de chevalier d'Hautecourt, il tua le fils d'un grand, se réfugia dans un couvent dont Tabbesse était sa parente, séduisit une des religieuses et l'emmena à Smyrne où elle mourut. Devenu musulman et pacha en Morée, il négocia avec les Vénitiens pour obtenir son absolution du pape et trahit le sultan. Nommé abbé de Baume (auj. Baume-les-Messieurs) en 1659, puis, par le pape, haut-doyen de l'église de Besançon (1664), il devint (1665) premier maître des requêtes au Parlement de Dole. En 1668, il se vendit à Louis XIV pour 2.000 louis ; il faciUta la conquête de la Comté et livra Gray aux Français. Après la paix, les Espagnols ouvrirent contre lui une procédure de trahison, mais il s'enfuit à Paris et publia une Apologie. Louis XIV le fit comte-abbé de Saint- Josse en Picardie (1670). Après 1674, il rentra en Franche-Comté ; il se démit en 1680 de toutes ses dignités, sauf de son abbaye de Baume, où il vécut en grand seigneur, chassant, jouant, entretenant chez lui une sorte de' harem à la turque, exerçant sur ses domaines une tyrannie féodale; les intendants avaient ordre de fermer les yeux sur les actes de l'aventurier qui avait aidé le roi à conquérir la Comté. H. Hauser.

BiBL. : Pellisson, Ziist. de la conquête de la Franche- Condé. — Saint-Simon, Mémoires (édit. de Boislislc, t. XL). — Abbé de Saint-Pierre, Ouvrages politiques, t. XIII (reproduit dans le Radoteur. 1777, t. II). — J. Chiflet, Mémoires^ t. V. — Duglos, Mémoires. — D. Mon- NiER, Annuaire du Jura, 1815. — Abry d'Arcier, clans Mém. Soc. d émulât, du Jura.

VAUBADON. Com. du dép. duCalvados, arr. deBayeux, cant. de Balleroy; 512 hab.

VAU BAN. Com. du dép. de Saône-et-Loire, arr. de Cha» rolles, cant. de La Clayette ; 922 hab.

VAUBAN (Sébastien Le Prestre de), ingénieur militaire et maréchal de France, né à Saint-Léger-de-Fougeret (Nièvre) le 1®^ mai 1633, mort à Paris le 30 mars 1707. Fils d'un cadet de famille fort besogneux, ce qui faisait de lui, disait-il, « le plus pauvre gentilhomme de France », il devint orphelin à dix ans, fut recueilli par le curé de son village, qui lui apprit quelques notions de géométrie, et, à dix-sept ans, s'enrôla dans le régiment de Condé, qui faisait alors cause commune avec les Espagnols contre la France. Montrant, dès cette époque, de rares dispositions pour l'art des fortifications, il fut occupé en 1652 aux travaux de défense de Clermont-en- Argonnc, en 1653 à ceux du siège de Sainte-Menehould, et, pris, sous les murs de cette ville, par un parti de royalistes, fut conduit à Mazarin, qui le plaça, avec le grade de lieutenant, sous les ordres du chevalier de Clerville, l'officier du génie le plus renommé de ce temps. En 1655, il obtint lui-même le brevet d'ingénieur. Sa réputation grandit dès lors rapidement. Pendant les quatre années qui suivirent, il contribua, sous les ordres deïurenne, aux sièges de Stenay, deClermont, deLandrecies, de Condé, de Saint-Guilairi, de Valenciennes, de Monlmédy, sans que de graves blessures ralentissent, un seul instant, son activité, puis fut jugé digne, en 1658, de diriger seul les attaques de Mardyk, de Gravclincs, d'Où-

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