‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 385 sur 633 · VAUQUELIN — VAUTOUR · texte numérisé non relu

VAUQUELIN — VAUTOUR

sur la coquille des œufs, sur la laite des poissons. Outre deux cent cinquante mémoires, qu'il a rédigés, soit seul, soit avec Fourcroy, et qui ont paru dans le Journal des mines, dans les Annales de chimie, dans le Journal de V Ecole polytechnique, dans les Recueils de l'Académie des sciences, dans les Annales du Muséum, dans les Annales des mines, il a publié : Instruction sur la combustion des végétaux (Tours, 1794-1803, in-4) ; Expériences sur les sèves des végétaux (Paris, 1798, in-8) ; Analyse de la matière cérébrale (Paris, 1811, in-4) ; Manuel de V essayeur (Paris, 1812, in-8 ; 2« éd., 1835, in-18); Dictionnaire de chimie (Paris, 1826, in-8). L. S.

BiBL. : CuviER, Eioge de Vauquelin, dans Mém. Acad. se, t. XII. — Pour la liste des mémoires de Vauquelin, consulter la France littérêiire de Quérard et le Biograpli.- Iiterci7\ Handwôrterbuch de Poggendori'f.

VAUQUELIN DES Yveteaux (Nicolas), poète français, né au château de La Fresnaye, près Falaise, vers 4570, mort à Brianval en 1649. Précepteur du duc de Vendôme, fils de Gabrielle d'Estrées, il composa pour son élève un poème, rinstitution du Prince, sa seule œuvre sérieuse. Il fut ensuite précepteur du Dauphin (plus tard Louis Xill), mais son goût du plaisir le fit congédier. Vêtu avec une extravagance que Tallemant a signalée, des Yveteaux présenta à la cour son compatriote Malherbe. Il vivait en épicurien dans sa belle résidence du faubourg Saint- Germain, dont il avait fait un centre de vie élégante ; tombé dans la pastorale, on le vit errer dans ses jardins, la houlette à la main, poussant des bergers enrubannés au milieu de bergères fardées ; il épousa une joueuse de harpe des carrefours, et se fit jouer par elle une sarabande à son heure dernière, pour passer plus doucement. Pendant trente-cinq ans, il mena cette vie voluptueuse et ridicule dont il a laissé la philosophie dans un sonnet paru dans les Délices de la poésie française (1670).

VAUQUOIS. Corn, du dép. de la Meuse, arr. de Verdun-sur-Meuse, cant. de Varennes-en-Argonne ; 236 hab. VAURÉAL. Com. du dép. de Seine-et-Oise, arr. et cant. de Pontoise ; 397 hab.

VAUREILLES. Com. du dép. de TAveyron, arr. de Villefranche, cant. de Montbazens; 1.407 hab.

VAUREZIS. Com. du dép. de l'Aisne, arr. et cant. de Soissons ; 273 hab.

VAUROMIÈRE, poète français (V. Ortigue [Pierre d']) . VAUROUX (Le). Com. du dép. de l'Oise, arr. deBeauvais, cant. du Coudray-Saint-Germer ; 313 hab. Stat. du chem. de fer du Nord.

VAUSSEROUX. Com. du dép. des Deux-Sèvres, arr. de Parthenay, cant. de Ménigoute; 602 hab.

VAUTEBIS. Com. du dép. des Deux-Sèvres, arr. de Parthenay, cant. de Ménigoute ; 995 hab.

VAUTHIERWONT. Com. du territ. de Belfort, cant. de Fontaine ; 301 hab.

VAUTIER (Benjamin), peintre de genre suisse, né à Morges (lac de Genève) le 27 avr. 1829. Elève de W. de Schadow et de R.Jordan, il alla à Paris en 1856 et vint professer à Dusseldorf. Il emprunte principalement le sujet de ses tableaux à la Suisse, à la Forét-Noire et à l'Alsace et traita surtout des scènes de la vie de famille des paysans et des petits bourgeois. Ses meilleures œuvres sont: les Chantres d'église (18d8); la Surprise à Vauberge (1862, musée de Leipzig); Paysan (1865, à Bâle) ; Banquet de funérailles dans lOberland bernois (1865, à Cologne) ; Première Leçon de danse (1868, Nationalgalerie à Berlin); Au chevet du malade {iSl 3, id.); Un fils perdu (1885); Abandonné (1892, à Breslau), etc.

VAUTORTE. Com. du dép. de la Mayenne, arr. de Mayenne, cant. d'Ernée ; 1.219 hab.

VAUTOUR (Ornith.). Genre de Rapaces diurnes, type de la famille des Vulturidés, qui comprend des Oiseaux caractérisés par un bec long, vigoureux, com-

primé, recourbé seulement à l'extrémité ; la cire, dans laquelle sont percées les narines, recouvre la moitié ou les deux tiers du bec ; les ailes sont allongées, la queue courte ou moyenne ; les ongles faibles, émoussés, peu crochus. La tête et le cou sont nus et portent quelquefois des caroncules. Tous se nourrissent presque exclusivement de cadavres, ce qui leur donne une odeur infecte. La famille est propre aux régions chaudes des deux continents, à l'exclusion de l'Austrahe, de la Polynésie et de Madagascar ; elle se subdivise naturellement en deux sous-familles : les Vulturinés ou Vautours de l'ancien continent, qui ont les narines arrondies ou allongées perpendiculairement au bec, et les Cathartinés ou Vautours américains, dont les narines sont allongées parallèlement au bord mandibulaire, ou ovales (V. Câïiiârte et Condor). Tous ces Rapaces doivent être considérés, comme utiles, en raison de l'instinct qui les pousse à dévorer les ca'davres et à débarrasser ainsi la surface du sol des charognes en putréfaction, office qu'ils remplissent jusque dans les rues des villes dans la région intertropicale. Les Vulturinés, qui seuls doivent nous occuper ici, comprennent les genres Vultur, Otogyps et Gyps, auxquels on peut ajouter les genres Percnoptère (Neophron) et Gypohierax (V. ce mot), considérés souvent comme types de deux sous-familles distinctes.

Le Vautour moine ou Arrian ( Vultur monachus), type du genre Vultur^ est d'un brun plus on moins foncé avec la tête et le cou nus et bleuâtres, une collerette de plumes blanches, étroites, entourant la base du cou. Il atteint 1^^,20 de long.

Il se montre dans le S. de l'Europe où il vit dans les Pyrénées, l'Espagne, le Tirol, l'Italie, la Grèce, s'étendant jusque dans le N.

de l'Inde et. dans l'Afrique septentrionale. Il niche dans les montagnes rocheuses.

Son eire, formée de branches, est plate et a plus de 1 m. de diamètre ; la femelle y pond deux œufs d'un blanc bleuâtre. Une espèce voisine, type du sous-genre Lophogyps (V. chincou), le remplace en Abyssinie et dans le S . de l'Afrique. L'Oricou, type dn genre Otogyps (0. auricularis) , est caractérisé par les plis que forme autour des oreilles la peau nue de la tête et du cou, qui est nuancée de bleu, de violet et de blanc ; sa collerette remonte jusqu'à l'occiput, et il est plus grand que le précédent. 11 habite l'Afrique, remplacé en Asie par une espèce voisine (0. calvus). — Le Vautour fauve {Gyps fulvus) est fauve, avec la tête et le cou recouverts d'un court duvet blanc au-dessus de la collerette. Il habite l'Inde et se montre aussi en Europe. Cette espèce est utilisée, en Asie, pour la sépulture des cadavres humains, spécialement par la secte des Parsis, qui exposent les morts dans de grandes tours en forme de cirques, ou même entretiennent dans les pagodes des vautours captifs chargés de dépecer les cadavres dont les os sont ensuite jetés dans des puits. D'autres espèces du genre Gyps habitent rindo -Chine et l'Afrique. — Le Percnoptère {JSeophron percnopterus) ou Alimocïie est une petite espèce à bec grêle qui se rapproche des Cathartes par la forme des narines : il est blanc avec les rémiges noires, la face nue et rouge. Il habite l'Egypte et se montre dans le S.

Percnoptère (Neophron percnopterus Gray).

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