‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 387 sur 633 · VAUVENARGUES — VAUX · texte numérisé non relu

VAUVENARGUES — VAUX

àme pure, discrète et JDassioiinée ; ce sont des exhortations familières, de belles consultations morales, dans lesquelles il généralisa ses impressions intimes : le livre dont il est le plus voisin, c'est les Pensées de Marc-Aurcle. Vauvenargues, qui connaissait peu l'antiquité, ne subit en réalité que trois influences littéraires qui l'ont formé ; il a dit lui-même : « On voudrait penser comme Pascal, écrire comme Bossuet, parler comme Fénelon. » Aucun autre écrivain n'a exercé sur lui d'action notable. L'un des principaux mérites de son manuel de la vie morale, c'est le style, dont la charmante imagination, la sensibilité et l'harmonie (il abonde en vers non rimes, mais d'un rythme régulier) annoncent déjà Rousseau, dont Vauvenargues présente comme une première épreuve, une ébauche heureuse et rapide. La vie sérieuse et désintéressée de Vauvenargues, dans une époque égoïste et vaine, sa noblesse de cœur dans un temps si dissolu, achèvent de donner un grand prix à cette figure délicate et un peu pâle.

La famille de Vauvenargues s'est éteinte au commencement du xix^ siècle, et son nom n'est plus porté : ses deux frères puînés, Antoine et Nicolas-François-Xavier de Clapiers, sont morts, l'un en 4741, l'autre en 1801 sans laisser d'enfants.

Vauvenargues fit paraître en 1747 une seconde édition des Maximes, remaniée légèrement ; en 1797, le marquis de Fortia d'Urban publia une édition en 2 vol. qui contenait quelques morceaux inédits. En 1806, une 4® édition parut, précédée d'une étude de Suard sur la Vie et les Ecrits de Vauvenargues, augmentée de pages posthumes et des notes de Voltaire et Morellet. La première édition critique est celle de Gilbert (2 vol., 1857), et la plus récente celle de 1874, en 3 vol. Ph. Berïhelot.

BiBL. : M. Paléologue, Vsmveimrgues^ I8l>0.

VAU VERT. Ch.-l.decant. du dép. du Gard, arr.de Nîmes, sur un monticule formé de galets du Petit Rhône (qui est aujourd'hui àlOkil.); 4.375 hab. (3.324 aggl.). Stat. de chem. de fer. Consistoire protestant. Vignobles réputés, pépinières.

VAU VILLE. Com. du dép. du Calvados, arr. et cant. de Pont-l'Evêque ; 177 hab.

VAUVILLE. Com. du dép. de la Manche, arr. de Cherbourg, cant. de Beaumont; 378 hab.

VAUVILLERS. Ch.-l. de cant. du dép. de la Haute- Saône, arr. deLure ; 1.064 hab. (1.033 aggl.). Fabr. de broderies et de dentelles. Carrières de grès bigarré des Vosges.

VAUVILLERS. Com. du dép. de la Somme, arr. dePéronne, cant. de Chaulnes ; 334 hab.

VAU VI SE. Rivière du dép. du Cher (V. ce mot).

VAUX. Com. du dép. de l'Ain, arr. deBelley, cant. de Lagnieu; 847 hab. Stat. du chem. de fer P.-L.-M. Fabr. de lames et filés or.

VAUX. Com. du dép. de l'Aisne, arr, de Saint-Quentin, cant. de Verraand ; 190 hab.

VAUX. Com. du dép. de l'Allier, arr. et cant. (0.) de Montluçon; 765 hab.

VAUX. Com. du dép. de la Charente-Inférieure, arr. de Marennes, cant. de Royan ; 531 hab.

VAUX. Com. du dép. du Doubs, arr. de Besamjon, cant. d'Audeux ; 121 hab.

VAUX. Com. du dép. de la Haute-Garonne, arr. de Villefrancbe, cant. de Revel ; 397 hab.

VAUX. Com. du dép. du Rhône, arr. et cant. de Villefranche; 1.158 hab.

VAUX. Com. du dép. de Seine- et-Oise, arr. de Versailles, cant. de Meulan ; 1.127 hab. Stat. de chem. de fer. Ei^lise du xiii® siècle.

VAUX. Com. du dép. de la Vienne, arr. de Châtellerault, cant. de Leigné-sur-Usseau ; 395 hab.

VAUX. Com. du dép. de la Vienne, arr. de Civray, cant. de Couhé ; 1.260 hab.

VAUX. Com. du dép. de l'Yonne, arr. et cant. (0.) d'Auxerre ; 355 hab.

VAUX-AmuGNY. Com. du dép. de l'Aisne, arr. de Vervins, cant. de Wassigny; 1.642 hab. Sucrerie.

VAUX-Châmpâgne. Com. du dép. des Ardennes, arr. de Vouziers, cant. d'Attigny ; 238 hab.

VAUX-de-Cernay (Les). Hameau de la com. de Cernay- 1 a "Vil le, dép. de Seine-et-Oise, arr. de Rambouillet, cant. de Chevreuse. Ancienne abbaye d'hommes, de l'ordre de

Ruines de réglise abbatiale des Vaux-de-Ceniay.

Citeaux, fondée en 1128 par Simon, connétable, seigneur de Neauphle-le-Château. Ce monastère était situé exactement à la limite des diocèses de Paris et de Chartres, la ligne de démarcation passant au travers de ses bâtiments. R a compté au nombre de ses religieux Pierre des Vaux de Cernay, l'historien de la croisade des Albigeois, et saint Thibaud de Marly, qui en fut abbé et mourut en 1247. Supprimée en 1790, l'abbaye fut abandonnée, et ses bâtiments tombèrent en ruines. Le domaine appartient depuis de longues années à la famille de Rothschild, qui y a fait faire d'heureuses restaurations, en respectant une partie des ruines qui donnent au site un décor fort agréable. L'ensemble de la vallée est lui-même fort pittoresque ; un ruisseau y court, formant çà et là des cascades, dont une voûte de verdure augmente le charme. Aussi est-ce un but d'excursion cher aux Parisiens, notamment aux artistes, malgré le peu de commodité que fournissent les moyens de locomotion. F. B.

BiBL. : Lebeuf, Hist. du diocèse de Paris, t. III, pp. 423-5, de l'éd.jde 1883. — Merlet et Mon'iié, Cartulaire de l'abbaye des V aux-de- Cernay , 3 vol. in-4. Publ. de la Société archéo!ogi(jue de Rambouillet.

VAUX-devant-Damloup. Com. du dép. de la Meuse, arr. de Verdun-sur-Meuse, cant. de Charny ; 226 hab.

VAUX-en-Amiénois. Com. du dép. de la Somme, arr. d'Amiens, cant. de Villers-Bocage ; 554 hab.

VAUX-EN-DiEULKT. Com. du dép. des Ardennes, arr.de Vouziers, cant. de Buzancy ; 275 hab.

VAUX-EN-PfiÉ. Com. du dép. de Saône-et-Loire, arr. de Chalon-sur-Saône, cant. de Mont-Saint- Vincent ; 273 hab.

VAUX-ET-CnANTEGRUE. Com. du dép. du Doubs, arr. de Pontarlier, cant. de Moulhe ; 381 hab.

VAUX-LA- Douce. Com. du dép. delà Haute-Marne, arr. de Langres, cant. de LaFerté-sur-Amance; 145 hab.

VAUX-la-Grande. Com. du dép. de la Meuse, arr. de Commercy, cant. de Void ; 108 hab.

VAUX-la-Petite. Com. du dép. de la Meuse, arr. de Commercy, cant. de Void; 122 hab.

VAUX-LA- Valette. Com. du dép. de la Charente, arr. d'Angoulême, cant. de Villebois-la-Valette ; 215 hab.

VAUX-le-Moncelot. Com. du dép, de la Haute-Saône, arr. de Gray, cant. de Gy ; 159 hab.

VAUX-le-Pénil. Com. du dép. de Seine-et-Marne, arr. et cant. (N.)deMelun; 857 hab.

VAUX lès-Mouron. Com. du dép. des Ardennes, arr. de Vouziers, cant. de Monthois; 159 hab. Stat. de chem. de fer.

VAUX — VAYRAC

VAUX-LÈs-MouzoN. Com. du dép. des Ardennes, arr. de Sedan, cant. de Mouzon ; 238 hab.

VAUX-lès-Palameix.Coiïi. du dép. de laMeuse, arr. de Commercy,cant. deVigneuUes-les-Hattonchâtel; 312 hab.

VAUX-LÈs-RuBiGNY. Com. du dép. des Ardennes, arr. de Rethel, cant. de Chaumont-Porcien ; d20 hab.

VAUX-lès-Saint-Claude. Com. du dép. du Jura, arr. et cant. de Saint- Claude ; 382 hab.

VAUX-LE -Vicomte. Château situé sur le territoire de la com. de Maincy, arr. et cant. de Melun, dép. de Seineet-Marne. Ce magnifique monument fut construit par Le Vau pour le célèbre surintendant des finances Fouquet,

Cliâteau de Vaux-le-Viconite.

peu après que celui-ci eut acquis la vicomte de Melun, d'où le surnom donné à l'édifice. Les artistes les plus en renom, Mignard, Lebrun, le décorèrent de peintures remarquables, et c'est Le Nôtre qui dessina le parc. Le 17 août 1661, Fouquet y convia Louis XIV et lui offrit une fête absolument royale. Ce faste fut la cause de sa disgrâce; moins d'un mois après, Fouquet était incarcéré, et les Nymphes de Faw^, chantées par La Fontaine, pleurèrent. Après Fouquet, le château appartint à son fils, qui fit ériger la terre en comté, puis au maréchal de Villars et au duc de Praslin, et le domaine porta alors le noîii de Vaux-Praslin. 11 a été acquis en 1875 par M. Sommier qui l'a fait restaurer somptueusement et qui le possède encore aujourd'hui. F. B.

VAUX-Marquenneyille. Com. du dép. de la Somme, arr. d'Abbeville, cant. d'iïallencourt; 144 hab.

VAUX-MoxNtreuil. Com. du dép. des Ardennes, arr.de Rethel, cant. de Novion-Porcien ; 267 hab. Stat. du chem. de fer de l'Est.

VAUX-Renard. Com. du dép. du Rhône, arr. de Villefranche, cant. de Beau jeu ; 834 hab.

VAUX-RouiLLAc. Com. du dép. de la Charente, arr. d'Angoulème, cant. de Rouiliac; 527 hab.

VAUX-Saules. Com. du dép. de la Côte-d'Or, arr. de Dijon, cant. de Saint-Seine-l'Abbaye ; 360 hab.

VAUX-sous-AuRiCNY. Com. du dép. delà Haute-Marne, arr. de Langres, cant. de Prauthoy; 456 hab. Stat. du chem. de fer de l'Est.

VAUX-sous-Ctièyremont. Localité de Belgique, prov. et arr. de Liège, à 5 kiLS.-E. de cette ville, sur la Vesdre, sous-affl. delà Meuse; 5.000 hab. Stat. du chem. de fer de Liège à Verviers par Hervé. Carrières, industries métallurgique et armurière. Chapelle consacrée à la Vierge et qui depuis plusieurs siècles attire chaque année des mil- Hers de pèlerins.

VAUX-sous-CouLOMBs. Com. du dép. de Seine-et-Marne, arr. de Meaux, cant. de Lizy-sur-Ourcq ; 135 hab.

VAUX-suR-AuRE. Com. du dép. du Calvados, arr. de Bayeux, cant. de Ryes ; 308 hab. Château d'Argoiiges (Benaissancc'.

VAUX-sur-Blaise. Conci. du dép. de la Haute-Marne, arr. et cant. de Wassy ; 656 hab. Hauts-fourneaux.

VAUX-suR-EuRE.Com. du dép. de l'Eure, arr. d'Evreux, cant. de Pacy-sur-Eure ; 130 hab.

VAUX-suR-Lui\AiN. Com. du dép. de Seine-et-Marne, arr. de Fontainebleau, cant. de Lorrez-le-Bocage ; 189 hab.

VAUX-suR-PoLiGNY. Com. du dép. du Jura, arr. et cant. de Poligny, dans un vallon dit Culée de Vaux où la Glantine tombe en cascades ; 410 m. d'alt. ; 337 hab. Ancien prieuré cluniste où est établi un petit séminaire qui forme la population du village en grande partie.

VAUX-suR-RiSLE. Com. du dép. de l'Eure, arr. d'Evreux, cant. de Rugles ; 102 hab.

VAUX-sur-Saint-Urbain. Com. du dép. de la Haute- Marne, arr. de Wassy, cant. de Doulaincourt ; 235 hab.

VAUX-sur-Seulles. Com. du dép. du Calvados, arr. de Caen, cant. de Creully; 328 hab.

VAUX-suR-SoMME. Com. du dép. de la Somme, arr. d'Amiens, cant. de Corbie; 285 hab.

VAUX-ViLLAiNE. Com. du dép. des Ardennes, arr. de Rocroi, cant. de Rumigny ; 246 hab.

VAUXAILLON. Com. du dép. de l'Aisne, arr. de Laon, cant. d'AnizY-le-Cbâteau ; 518 hab. Stat. de chem. de fer.

VAUXBONS. Com. du dép. de la Haute-Marne, arr. et cant. de Langres ; 118 hab.

VAUXBUIN. Com. du dép. de l'Aisne, arr. et cant. de Soissons ; 450 hab.

VAUXCELLES (Bourlet de) (V. Bourlet).

VAUXCÉRt. Com. du dép. de l'Aisne, arr. de Soissons, cant. de Braisne ; 173 hab.

VAUXHALL. Partie du quartier deLambeth à Londres ; jadis village près de Londres, avec un parc de plaisance qui conserva sa réputation du milieu du xviii^' siècle jusque vers 1830 ; on a donné le nom de Vauxhall par analogie à un certain nombre de Ueux de plaisance dans d'autres villes.

VAUXTIN. Com. du dép. de l'Aisne, arr. de Soissons, cant. de Braisne ; 86 hab.

VAUZELLE (Biaise), écrivain mystique (V. Honoré de Sainte- Marie) .

VAVIN COURT. Ch.-l. de cant. du dép. de la Meuse, arr. de Bar-le-Duc ; 543 hab. (514 aggl.).

VAVOU ou VAVAO (Ile) (V. Tonga).

VAVRAY-le-Grand. Com. du dép. de la Marne, arr. de Vitry-le-François, cant. d'Heiltz-le-Maurupt ; 293 hab.

VAVRAY-le-Petit. Com. du dép. de la Marne, arr. de Vitry-le-François, cant. d'Heiltz-le-Maurupt; 122 hab.

VAXAINVILLE. Com. du dép. de Meurthe-et-Moselle, arr. de Lunéville, cant. de Baccarat; 144 hab.

VAXONCOURT. Com. du dép. des Vosges, arr. d'Epinal, cant. de Châtel ; 440 hab.

VAY. Com. du dép. de la Loire-Inférieure, arr. de Châteaubriant, cant. de Nozay; 3.298 hab. Stat. du cliem. de fer de l'Ouest.

VA-YAN-Fou. Ville de la Mongolie méridionale, cap. de la principauté d'Ala-chan , sur une rivière venant du mont Bougoutouï, dans une oasis du désert de sable de Syrkhe ; 1.490 m. d'aft. Un mur de terre battue environne la ville où ré.^ide le prince de l'Ala-chan ; on y trouve des lamaseries et boutiques chinoises. L'insurrection doungane de 1873 a détruit un certain nombre de fermes qui se reconstruisent, car Va-yan-fou est un des centres de l'achat du poil de chameau pour les Anglais.

VAYCHIS. Com. du dép. de l'Ariège, arr. de Foix, cant. d'Ax-les-Thermes ; 212 hab.

VAYLATS. Com. du dép. du Lot, arr. deCahors, cant. de Lalbenque ; 808 hab.

VAYRAC. Ch.-l. de cant. du dép. du Lot, arr. de Gourdon, sur la Sourdoire; 1.760 hab. (877 aggl.). Stat. de chem. de fer. Grand commerce de fromages ; plâtrerie. Eglise fortifiée des xii^et xv® siècles. A 2kil. E., le Puy d'issolu, étroit plateau fermé par des escarpements à pic où subsistent des vestiges de remparts gaulois : c'est le reste de l'oppidum cadurque Uxeliodunum, dernier boulevard de l'indépendance de la Gaule; César y bloqua les chefs gaulois Luctérius et Drappès en 51 av. J.-C.

VAYRES — VEAU

VAYRES. Corn, du dép. de la Gironde, arr. et cant. de Libourne ; 2.024 hab. Stat. de chem. de fer. Château des xin®-xviii° siècles, construit sur l'emplacement de l'oppidum gaulois de Varatudum.

VAYRES. Corn, du dép. de la Haute-Vienne, arr. et cant. de Rochechouart ; 2.252 hab.

VAYRES. Corn, du dép. deSeine-et-Oise, arr. d'Etampes, cant. de La Ferté-Alais ; 298 hab.

VAZA (Ornith.) (V. Perroquet).

VAZEILLES-LiMANDRE. Corn, du dép. de la Haute- Loire, arr. du Puy, cant. de Loudes ; 534 hab.

VAZEILLES-près-Saugues. Corn, du dép. de la Haute- Loire, arr. du Puy, cant. de Saugues ; 255 hab.

VAZERAC. Corn, du dép. de Tarn-et-Garonne, arr. de Montauban, cant. de Molières ; 4.281 hab.

VAZIIVIBA. Peuplade de Madagascar (V. ce mot).

VAZIRABAD. Ville du Pendjab (N.-O. de l'Inde), prov. de Goudjranvâla, au N. de la berge qui borde le val du Tchinab, à 4.600 m. au-dessus du lit du fleuve; 46.460 hab. Stat. du chem. de fer de Peshavar à Calcutta. Chantier de batellerie. Le Tchinab est traversé par le pont Alexandra (4874-75), un des plus beaux ouvrages d'art moderne de l'Inde.

VAZIRL Tribu de l'Afghanistan, de la famille des Berdouranis, dans les monts Soleiman, sur la frontière du Pendjab. Divisée en deux familles, les Mahçoud-Vaziri et les Darvêch, elle comprend 250.000 hab. (V. Afghanistan et Inde).

VEADAR (V. Calendrier, t. Vlil, p. 902).

VEAU. \. Zoologie (V. Boeuf).

II. Economie rurale. — Nom donné au petit de la vache pendant la première période de son existence ; jusqu'au sevrage le veau porte aussi le nom de veau de lait. Le même nom s'applique aux deux sexes, la jeune femelle est cependant quelquefois appelée vêle; au commencement de la deuxième année, les mâles deviennent des taurillons ou des ^oi{i;i//o??5, selon qu'ils conservent ou non leurs organes génitaux ; les femelles sont alors désignées sous le nom de génisses. Le veau arrive a terme après une période de gestation de deux cent soixante à trois cents jours ou très peu plus, soit de neuf mois et dix jours en moyenne, d'ailleurs variable avec les races et surtout avec les individus. La parturition, part ou mise-bas s'accomplit sans difficultés le plus souvent ; elle est annoncée par des signes faciles à observer : la bête est lourde ei cassée; les lèvres de la vulve sont gonflées, relâchées, molles et pendantes ; la muqueuse vulvovaginale est congestionnée ; des mucosités gluantes et filantes s'écoulent par la commissure inférieure ; les mamelles sont gonflées et dures et présentent, surtout chez les bonnes laitières, un oedème considérable qui s'étend sous l'abdomen ; les tétines sont rigides et laissent écouler des gouttes de colostnim. Le part survient vingt-quatre ou quarante-huit heures après ; les efforts commencent bientôt, et la poche des eaux, puis, dans les conditions normales, les pieds, par leur face antérieure, et le mufle du veau apparaissent. Si les efïbrts sont sans résultat, un accoucheînent difficile est à craindre et il faut faire appel à un praticien ; en même temps on tonifie la parturiente par l'administration, répétée au besoin, de boissons stimulantes (vin, cidre, bière, etc.) administrées chaudes. Si le cordon ombiHcal ne s'est pas rompu pendant le travail du part, on le coupe après l'avoir lié, au préalable, à 4 ou 2 centim. de l'ombiHc. Le délivre suit ordinairement le fœtus, entre douze et vingt-quatre heures après la mise-bas ; s'il reste attaché, il faut encore faire intervenir le vétérinaire. La mère doit être soumise, pendant deux ou trois jours, à une diète sévère, sans autre nourriture que des boissons blanches et tièdes. Aussitô* né, le jeune secoue la tête, s'ébroue et mugit quelquefois; on le fait lécher alors par sa mère en le saupoudrant même avec du sel ou du son pour exciter cette dernière à l'opération. Au bout d'une demi-heure en général, il

cherche à se mettre debout et on le conduit vers la mamelle, s'il doit téter ; dans le cas contraire, on lui fait boire du lait tiré à sa mère. L'insufflation directe d'air dans la bouche ou la traction rythmée de la langue (procédé Laborde) sont à conseiller, dans certains cas, lorsque le veau a souffert par suite d'une mise-bas longue et pénible.

Quel que soit le mode d'exploitation, on ne saurait apporter trop de soins pendant la période d'élevage du jeune veau. L'allaitement naturel par tétée est le plus recommandable au début ; cependant, si le lait est peu abondant, on peut y suppléer partiellement par des buvées de lait au baquet, ou mieux, au biberon ; le poids doit augmenter journellement de 800 à 4.000 gr. Le régime lacté doit suivre jusqu'à la vente pour les veaux destinés à la boucherie, tout autre aliment tendant à rendre la viande rouge, et, par suite, à faire diminuer notablement sa valeur commerciale.

L'allaitement artificiel est seulement tolérable pour les veaux destinés à l'élevage jusqu'à l'âge adulte ; il ne doit commencer que deux ou trois semaines après la mise-bas, le jeune recevant toujours exclusivement du lait pendant cette période. La relation nutritive doit se rapprocher ensuite, autant que possible de celle du lait, c.-à-d. de 4 : 2. Les aliments (lait écrémé additionné de matières grasses, eau de riz, infusion de foin, etc.) doivent être donnés tièdes, à la température de 28 à 30° C, et la substitution ne doit se faire que lentement et progressivement. La castration est exécutée pendant cette période, de préférence vers l'âge de huit à quinze jours : l'opération est alors sans danger.

Le sevrage commence généralement trop tôt ; il devrait débuter seulement avec l'apparition de la première molaire, permanente entre le cinquième et le huitième mois, époque à laquelle le jeune sujet peut consommer utilement d'autres aliments que le lait ; il est facile à conduire pour des veaux élevés au biberon ou au baquet; on substitue graduellement au lait du son, des grains, des farineux et des tourteaux délayés dans l'eau, de l'herbe fraîche, du regain, des racines et des tubercules, d'abord cuits, puis crus et coupés en morceaux ; l'opération doit durer quatre ou cinq semaines ; elle demande beaucoup plus de soins lorsque le veau a été élevé à la mamelle ; dans ce cas, les tétées sont remplacées l'une après l'autre, de semaine en semaine, par une distribution de lait tiède additionné d'eau tiède blanchie ; les buvées deviennent de plus en plus épaisses, et, au bout de quatre semaines environ, on leur ajoute quelques aliments plus ligneux ou plus solides. Le sevrage des veaux qui suivent leur mère au pâturage s'effectue seul le plus souvent. Le régime le plus convenable est ensuite le pâturage libre ; à l'arrière-saison, les jeunes animaux sont rentrés à l'étable où ils doivent recevoir une alimentation riche et abondante, distribuée avec une grande régularité; ils retournent au pâturage après le premier hiver et ne demandent plus de soins spéciaux. La séparation des animaux des deux sexes, dans les établissements où on se livre particulièrement à la reproduction, doit suivre immédiatement et même précéder le sevrage. L'éducation des animaux destinés au travail commence vers l'âge de deux ou trois ans, suivant que le développement est plus ou moins hâtif (V. Boeuf).

III. Art culinaire. — Le veau doit être âgé d'au moins six semaines pour que sa chair, qui est de facile digestion, ait les qualités qui la font rechercher; elle est fine et devient blanche par la cuisson. Le veau à chair foncée est moins recherché. Les morceaux les plus estimés sont la longe, le quasi, la noix, le rognon, le carré, les ris et la tête (V. Boucherie, t. VII, p. 550) ; la langue, la cervelle et le foie sont aussi souvent employés, et l'on peut dire, que, comme le porc, toutes les parties du veau sont utilisables et sont servies sous les formes les plus diverses. Il n'entre pas dans notre plan d'en faire la longue énumération, on trouvera beaucoup de ces prépa-

VEAU — VEDANTA

rations dans les lÎYres qui traitent de Fart alimentaire.

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