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VEGA — VEILLE

le Romancero espiritual, et il donnait une nouvelle édition augmentée des Soliloquios amorosos de un aima a Bios [i^^Q), qu'il disait traduits d'originaux latins d'un Père Gabriel Padecopeo dont le nom est l'anagramme de Lope de Bega Carpio. En 46^7, c'est un poème historique : Corona trdgica, vida y muerte de la Serenissima Beyna de Escocia, Maria Estuardo, puis en 1630 son célèbre Laurel de Apolo où il a fait le dénombrement et l'éloge des poètes espagnols et portugais. En 1632, il fit imprimer S2i Dorotea, histoire de ses premières amours, que suivit l'année d'après le récit de sa dernière passion : Amarilis. Ce furent avec une élégie et des /lma5, attribuées par lui à un personnage fictif, le licencié Tomas de Burguillos, ses dernières publications. Toujours infatigable producteur dans le genre dramatique, il avait écrit, en 1631 , sa quinze centième pièce, La moza de cdntaro. Comme on avait donné au public, de 1630 à 1633, des éditions non autorisées des 22^, 24^ et 25® parties de ses Comedias, il s'était mis à préparer une édition des 21® et 22® parties lorsque la mort l'arrêta, le 27 août 1635, après quatre jours de maladie. Son gendre. Luis de Usâtegui, acheva la publication des 21® et 22® parties, et imprima la 23® en 1638. Les parties 24 et 25 ne furent éditées qu'en 1641 et 1 647 . Il faat mentionner encore un recueil lyrico dramatique posthume, La vega del Parnaso, et un livre écrit en son honneur par les poètes espagnols à la demande de Juan Ferez de Montalvân : Fama pôstuma d la vida y muerte del Doctor Frey Lope Félix de Vega Carpio y elogios panegiricos d lainmortalidad de su nombre... (1636). Cervantes qualifiait Lope de Vega de monstruo de natu- Tale7M, monstre de la nature. Le fait est que personne ne l'a égalé en fécondité et en imagination créatrice. Nous avons signalé au passage ses principaux poèmes. Plus célèbre encore comme auteur dramatique, il avait composé plus de 1 .800 pièces, dont une centaine furent écrites en vingt-quatre heures, et 400 autos, loas et entremeses. De cette œuvre si nombreuse, il subsiste environ 800 drames ou comédies, dont 500 ont été publiés et une quarantaine d'autos.

C'est Lope de Vega qui a créé le type achevé de la comédie de cape et d'épée et établi la coutume de la division en trois actes ou jornadas. Parmi ses comédies, drames et pièces religieuses, on peut citer : La hermosa fea ; Biner os son calidad ; Las bizarrias de Belisa ; La esclava de su galan ; El perro del hortelano ; El acero de Madrid; La noche de San Juan ; La nina boba; El premio de bien hablar; La dama melindrosa ; El anzuelo de Feniza; Elruysenor deSevilla; Por la puente Juana; El mejor alcalde el ]\ey; El castigo sin uenganza; La eslrella de Sevilla; El principe perfecto ; Los caballeros comendadores de Côrdoba; Roma abrasada; El Nuevo Mundo de Cristobal Colon; El ultimo Godo; Las mocedades de Bernardo ; El casamiento en la muerte ; El bastardo Mudarra ; El sabio en su casa; La doncella Teodora; Los cautivosen Argel; El nacimiento de Cfiristo; La creacion del mundo; San Isidro de Madrid. Une centaine de pièces de Lope de Vega ont été publiées par llartzenbusch dans la Biblioteca Rivadeneyra, et depuis 1890 l'Académie espagnole a entrepris une grande édition de ses œuvres (11 vol. parus) sous la direction de Menéndez y Pelayo. H. Léonard on.

BiBL. : C.-A. DE LaJBarrera, Niieva biografia, formant le t. I de l'édition des Obras de Lope de Vegfa, publ. par l'Académie espagnole ; Madrid, 1890, petit in-fol. — Cf. Morel-Fatio et Rouanet, le Théâtre espagnol, dans Biblioth. des bibliographies critiques ; Paris, 1900, in-8.

VÉGECÉ (Flavius-Vegetius-Renatus), auteur latin de la fin du IV® et du commencement du v® siècle, assez haut personnage chrétien. Il composa, entre 383 et 450, un T^^aité de l'art militaire en cinq livres {Epitoma rei militaris), dédié à un empereur, vraisemblablement Théodose IL Végèce, qui vit à une époque où les institutions militaires romaines sont en décadence, veut leur rendre

leur ancienne force : pour cela, il puise des préceptes dans les ordonnances des empereurs et chez des écrivains antérieurs d'époque très différente (Caton, Celse, Frontus, Paternus), sans distinguer suffisamment entre les témoignages, ce que les modernes sont obligés de faire pour tirer parti de l'ouvrage dont le sommaire est le suivant : Livre L La levée des recrues; V instruction des jeunes soldats. Livre II. L'organisation de la légion dans les anciennes armées romaines. Livre III. Eléments de stratégie et de tactique. Livre IV. Vat~ taque et la défense des places. Livre V. La tactique navale. De ce même Végèce est sans doute un traité d'art vétérinaire (Mulomedicina) composé à la même époque et que les manuscrits mettent sous son nom : l'ouvrage, en six Kvres, exact dans le détail, mais de style insuffisamment soigné, a, comme sources, entre autres, Caton, Columelle et Pelagonios. Les meilleures éditions sont respectivement celles de Lang (1885) et de Schneider, dans ses Seripiores rei rusticae (t. IV). H. B.

VEGENNES. Com.dudép. delaCorrèze, arr. deBrive, cant. de Beaulieu ; 541 hab.

VÉGÉTAL (V. Botanique).

VÉGÉTARIEN (V. Alimentation, t. Il, p. 236).

VÉGÉTATION I. Botanique (V. Botanique).

II. Pathologie. — Production verruqueuse des muqueuses se développant autour des orifices naturels et sur les régions génitales, principalement chez les personnes peu soigneuses au point de vue de la propreté, ou sous l'influence d'une maladie vénérienne (blennorragie, syphilis) ou au cours de la grossesse. Elles sont généralement de petit volume, mais elles peuvent atteindre, tout en affectant toutes les formes possibles (choux-fleurs, crêtes de coq), une grosseur considérable qui en nécessite l'enlèvement avec l'instrument tranchant avec ou sans cautérisation consécutive avec le thermocautère. Les caustiques chimiques purs agissent lentement, mais l'acide phénique peut donner de bons résultats, et il est relativement peu douloureux. On peut aussi employer la résorcine pure ou en coUodion. Henri Fournier.

VEGLIA. Ile de la côte de l'Istrie, district austro-hongrois de Lussin, une des plus grandes îles du golfe de Quarnero et la plus voisine du continent dont elle n'est séparée que par l'étroit Canal délia Morlacca ; le Canal di Mezzo la sépare de l'île Cherso. Elle s'étend sur 3.9 kil. du N.-N.-O. au S.-S.-E. ; elle a 24 kil. de largeur ; 19.875 hab. (Serbes et Croates en majorité). Couverte en partie de forêts peu élevées, elle a plusieurs ports accessibles aux petits bateaux. — La villede Veglia,capit. deFlle, est située sur une baie de la côte 0. ; station du Lloyd; !2.037 hab. Intéressante cathédrale. Commerce de céréales, vin, huile, soie et marbre. — Piépublique indépendante jusqu'au XII® siècle, elle dut accepter la protection de Venise en 1260 pour se défendre contre les incursions des pirates; les comtes de Frangipani reçurent l'île en fief. A la chute de Venise, Vegha passa à l'Autriche.

BiBL. : CuBRCH, Notizie naturali e storiche sulU Isola dlVegUa;TnestG,lSn.

VÈGRE. Rivière du dép. de la Sarthe (V. ce mot).

VÉHO. Corn, du dép. de Meurthe-et-Moselle, arr. de Lunéville,^cant. de Blâmont; 264 hab.

VEIGNÉ. Com. du dép. d'Indre-et-Loire, arr. de Tours, cant. de Montbazon ; 1.346 hab.

VEIGY-Foncenex. Com. du dép. de la Haute-Savoie, arr. de Thonon-les-Bains, cant. de Douvaine ; 801 hab.

VEILHES. Com. du dép. du Tarn, arr. et cant. de Lavaur ; 189 hab.

VEILLANE. Ville du Piémont (V. Avigliana).

VEILLE (PhysioL). L'état de veille est caractérisé par ce fait que les impressions, venues, soit du dehors, soit du dedans, sont perçues et contrôlées par les sens et par la pensée et qu'il est possible au sujet d'agir volontairement (Littré). On oppose généralement l'état de veille à celui de sommeiL le second étant le résultat du repoâ

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