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VEILLEUSE — VEINE

cage et que surmonte une petite bouilloire. Le tout est en porcelaine ou, plus rarement, en métal, et se place sur la table de nuit, à portée de la main. Signalons encore la veilleuse-pendule imaginée en 4819 par Gabry de Liancourt. Le principe en repose sur cette remarque que la combustion de la mèche en fait baisser Thuile ; celle-ci en s'abaissant fait elle-même descendre un système de flotteurs et de contrepoids qui, à leur tour, font mouvoir des aiguilles sur un petit cadran.

IL Botanique (V. Colchique).

VEILLY. Com. du dép. de la Côte-d'Or, arr. de Beaune, cant. de Bligny-sur-Ouche ; 419hab.

VEINE. I. Anâtomie et Physiologie. — Les veines sont des canaux vasculaires qui ramènent au cœur le sang distribué dans toutes les parties du corps par les ar lèves (V. ce mot et Circulation). Elles constituent deux systèmes : le système veineux général, le système veineux abdominal ou veine porte.

Le système veineux général comprend les oreillettes du cœur, le système de la veine cave supérieure et le système de la veine cave inférieure. L'oreillette droite du cœur reçoit les veines caves et la veine coronaire ou cardiaque ; l'oreillette gauche, les veines pulmonaires. La veine cave supérieure constitue un tronc qui résulte de la réunion des veines innominées ou brachio-céphaliques. Celles-ci se divisent en veine sous-clavière ou veine du membre antérieur, et en veines jugulaires ou veines de la tête et de la face. Les siims veineux de la dure-mère, situés dans le crâne, reçoivent le sang veineux de l'encéphale et le versent dans les jugulaires.

La veine cave inférieure naît de la réunion des deux veines iliaques primitives, au niveau de la quatrième vertèbre lombaire, remonte le long de la face droite du rachis, passe derrière le foie et traverse l'orifice fibreux du diaphragme et le sac fibreux du péricarde pour se jeter dans le cœur. Durant son trajet, elle reçoit la sacrée moyenne, les lombaires, la spermatique droite, les rénales, les sus-hépatiques et les diaphragmatiques inférieures.

La veine porte abdominale résuUe de la réunion des veines mésaraïques et sphénique (veines intestinales et veine de la rate). Son tronc monte dans le sillon transverse du foie et là se bifurque pour pénétrer dans les deux lobes du foie où ses divisions rameuses vont constituer la veine porte hépatique. Celle-ci forme les veines péri-lobulaires qui, par l'intermédiaire du réseau capillaire lobulaire, déverse son sang dans la veine intra-lobulaires ou veine centrale, origine du système des veines sushépatiques qui se déversent dans la veine-cave inférieure.

Le système veineux définitif est précédé d'un système veineux primitif constitué par deux veines longitudinales et latérales régnant le long du corps de l'embryon, les veines cardinales. Au niveau du cœur, un tronc transversal réunit de chaque côté ces veines au sinus veineux du cœur; ce sont les canaux de Cuvier. Des quatre veines cardinales, les deux supérieures deviendront les veines jugulaires, les deux veines inférieures les veines azygos.

— Quant aux canaux de Cuvier, c'est l'origine des deux veines caves supérieures, dont l'une s'atrophie ultérieurement. — Veines diploïques. Veines du diploé des os. — Veines de Santorini. Veines qui sortent du crâne par des trous pour communiquer avec les veines extérieures.

— Veines de Galien. Il y en a deux : la veine de Galien du cœur ou tronc des petites veines coronaires ou cardiaques, et la veine de Galien du cerveau ou tronc des veines ventriculaires qui se jette dans le sinus droit de la dure-mère. — Veines de Jacohson (V. Porte). — Veines lactées (V. Chylifère). — Grande veine lymphatique (V. Lymphatique).

Les veines, pour la plupart, sont garnies à leur intérieur de replis paraboliques nommés valvules, dont le bord est dirigé du côté du cœur, de manière que la colonne de sang qui coule vers le cœur refoule ces plis sans empêchement contre la paroi, tandis que, si une cause

quelconque s'oppose à la marche de ce fluide vers le cœur, elles puissent être abaissées pour empêcher le reflux de la colonne sanguine. Les parois des veines sont constituées par trois tuniques : la tunique externe ou celluleuse, la tunique moyenne, fibreuse et musculaire (fibres lisses), rinterne ou fibro-élastico-épithéliale (endoveine).

IL Pathologie. — Les veines peuvent être atteintes par les divers traumatismes, et on observe leur blessure dans les plaies par instrument piquant, tranchant ou contondant et aussi dans les plaies par arrachement. Ces plaies peuvent être non pénétrantes et alors absolument sans danger, dans de bonnesjconditions d'asepsie, sauf les contusions, en particulier les contusions par halle qui peuvent donner lieu à une hémorragie à la chute de l'escarre. Les piqûres pénétrantes s'accompagnent d'un écoulement sanguin en rapport avec l'agent vulnérant, mais il s'arrête bientôt par la compression exercée sur le vaisseau par le sang infiltré et coagulé (thrombus), et aussi par le caillot en forme de clou dont la tête s'étale sur la paroi veineuse et dont la pointe s'enfonce entre les lèvres de la plaie. C'est par le même mécanisme que l'écoulement sanguin s'arrête dans les coupures incomplètes des veines, et aussi dans les sections complètes, favorisé alors par la rétraction longitudinale et circulaire du vaisseau. Mais ainsi n'est réalisée que l'hémostase provisoire, l'hémostase définitive étant assurée par une véritable cicatrice qui prend la place du caillot désagrégé, résorbé par des vaisseaux venus de la paroi. Dans les plaies contuses, en particulier dans les plaies par balle, on observe des sections nettes ou mâchées, incomplètes ou complètes, quelquefois présentant l'etrilement des plaies par arrachement. Dans ces plaies (arrachements traumatiques ou chirurgicaux), la veine saigne habituellement d'une façon modérée, à moins que le traumatisme n'ait porté au voisinage immédiat du point d'implantation du vaisseau sur une veine plus volumineuse. L'hémorragie est le symptôme permanent des plaies des veines, le sang qui s'écoule est noir, habituellement bavant, et son écoulement est favorisé par une compression au-dessus de la plaie, tandis qu'il est arrêté par une compression au-dessous, à moins qu'une anastomose ne ramène du sang dans le bout supérieur. S'il s'agit de veines de petit calibre, l'arrêt de l'hémorragie est rapide et spontané, mais si la^veine est volumineuse l'écoulement peut être grave et amener la mort, surtout dans le cas de veine des cavités viscérales, ordinairement volumineuses et dont le sang no trouve aucun obstacle qui l'arrête, l'immobilise et favorise sa coagulation.

L'épanchement sanguin en comprimant les organes du voisinage peut amener des symptômes particuliers (cerveau, larynx), mais un certain nombre d'accidents peuvent accompagner la blessure des veines. Ce sont : 1'' Vinirotroduction de l'air dans les veines, accident rare et grave que favorisent au cou et dans l'aisselle une disposition anatomique spéciale, l'anesthésie insuffisante, l'anémie profonde et rapide; 2^ la phlébite, conséquence d'une asepsie douteuse qui peut se terminer heureusement par thrombose, ou donner lieu consécutivement à V embolie, à la septicémie, à V infection purulente; 3^ l'hémorragie secondaire que favorise une asepsie précaire; ¥ la blessure simultanée de la veine et d'une artère voisine (anévrisme artério -veineux). On a aussi observé la pénétration dans la veine de corps étrangers solides (plombs, petites esquilles) ou semi-fluides (embolies graisseuses des fractures de jambe). Le traitement consiste à faire l'hémostase par compression directe pour les petits vaisseaux, par pincement court et prolongé jusqu'à trente-six heures, par ligature pour les vaisseaux plus importants. Il peut y avoir intérêt à maintenir la perméabilité du vaisseau (plaie de la veine cave, de la veine porte), on emploie alors la ligature ou la suture latérale.

Les veines peuvent encore, par suite d'une altération sclérosique de leur paroi, être le siège de dilatations, dont la production est favorisée par la pression intérieure que

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