VEINE — VELARIUM
l'insuffisance de leurs valvules développe. Ce sont les varices (V. ce mot). Elles sont aussi atteintes par les néoplasmes qui se développent dans leur voisinage. Les bourgeons néoplasiques peuvent pénétrer dans leur iniérieur et jeter dans le sang des éléments qui servent à la pullulation plus ou moins lointaine de l'affection et sont un des modes de sa généralisation. D' S. Morer.
m. Physlque. — Lorsque le liquide contenu dans un réservoir s'écoule au dehors par un orifice pratiqué dans la paroi, il dessine à sa sortie une veine parabolique, formée par la réunion de tous les lilets qui ont traversé l'orifice. L'expérience montre que les sections transversales de la veine ne sont pas de même grandeur, et que la plus petite section se trouve à une faible distance de l'oritice. Ce phénomène est connu sous le nom de contraction de la veine. Il est dû à la convergence des filets qui, de tous les points de la masse, se pressent vers l'orifice d'écoulement. Le rapport m entre la section contractée et la section de l'orifice est le coefficient de contraction. Pour un orifice circulaire en mince paroi on a w := 0,62. Pour un ajutage rentrant, la valeur de m des-cend jusqu'à O"', 50. Au contraire, pour un ajutage conique très court, faisant saillie en dehors du réservoir, la valeur de m peut s'élever jusqu'à 0,94. Le volume écoulé dans l'unité de temps s'obtient, dans tous les cas, en multipliant la section contractée par la vitesse moyenne; celle-ci, d'après un théorème dû à TorriceDi, est égale à \J^h, h désignant la hauteur de charge. Lorsque l'orifice n'est pas circulaire, le croisement des filets produit, au delà de la section contractée, une déformation progressive des sections : c'est ce qu'on appelle \! inversion de la veine. L. Lecornu.
VEIT (Philipp), peintre allemand, né à Berlin le 43 févr. 4793, mort à Mayence le 48 déc. 4877. Il était le petitfils du philosophe Moïse Mendelssohn, et le beau-fils de Frédéric Schlegel. Sous l'influence de ce dernier, sa mère le convertit au catholicisme en 4808. Son enfance s'écoula moitié à Paris, moitié en Allemagne. Il fut quelque temps à Dresde l'élève du peintre Matthsei. Bientôt il participa à la guerre de l'Indépendance où il se lia avec le poète de la Motte-Fouqué, son lieutenant. En 4845, il se rend à Rome : Cornélius et Overbeck fondaient alors Jeur école catholique et romantique. Veit se joignit à eux et travailla avec eux aux fresques de la villa Bartholdy. Il fit les Sept Années grasses, tandis qu'Overbeck peignait les Seft Années maigres (on sait que ces fresques ont été depuis transportées à la Nationalgalerie de Berlin). Peu après, Pie VU le chargea de décorer à fresque une salle du musée Chiaramonti au Vatican, et il y peignit le Triomphe de la Religion. Ensuite Veit peignit dans la villa Massimi des scènes du Dante, à l'éghse de la Sainte-Trinité des Monts un Couronnement de la Vierge, etc. De retour en Allemagne, nommé en 4830 directeur de l'Institut Staedel, à Francfort, il y peignit une grande fresque : le Christianisme apportant la civilisation et Vart à l'Allemagne. Il exécuta encore de nombreux tableaux religieux, notamment une Assomption pour la cathédrale de Francfort, et fut nommé en 4853 directeur de la galerie de Mayence. Avec Lasinsky et Hermann, il travailla à la décoration du chœur de laWhédrale de cette ville.
BiBL. : Valentin, Cornélius, Overbeck, Veit, Schnorr. — Haym, Die romaniische Schule; Berlin, 1870.
VEIX. Com. du dép. de la Corrèze, arr. de Tulle, cant. de Treignac; 572 hab.
VEJDOVSKY (Franz), zoologiste allemand, né à Kaurim (Bohême) le 24 oct. 1849. Assistant au muséum de Prague, puis professeur à l'Université Carola-Ferdinandea, il s'est occupé des animaux inférieurs. On lui doit : Monographie der Enchytraïden (4874); Susswasserschwamme Bœhmens (4883); Zrdni, oplozeni ryhovani vajïcka (4887).
VELA (Vincenzo), sculpteursuisseitalien,néàLigurnetto (dans le cant. du Tesin) en 4822,^ mort à Ligurnetto en 4894 . Issu d'une famille pauvre, il apprit de bonne heure
à tailler la pierre, et manifesta d'heureuses dispositions pour les arts. On l'employa, dès l'âge de quatorze ans, à la restauration du dôme de Milan; en même temps, il se perfectionnait dans l'étude du dessin, et bientôt il entrait dans l'atelier du sculpteur Cacciatore. Il prit part en 4848 au concours de sculpture ouvert à Venise, et remporta le prix, avec un bas-relief représentant le Christ ressuscitant la fille de Zaïre; une belle statue de la Prière, exécutée en 4847, acheva sa réputation. La guerre du Sunderbund interrompit quelque temps sa carrière : appelé comme mihcien suisse à y prendre part, il ne reprit son ciseau qu'après la campagne, et donna successivement le Spartacus, qui figura à l'Exposition universelle de Paris en 1855, et deux figures : V Espérance et la Résignation, destinées à être placées sur des tombeaux. En 4855, il acheva, à Bergame, une Harmonie en pleurs pour le monument de Donizetti. Il faut citer parmi les principaux ouvrages de cet artiste : un groupe en marbre, la France et Vltalie, Christophe Colomb et V Amérique, les Derniers Jours de Napoléon /*^^, et de nombreuses effigies des grands Italiens modernes. G. C.
VÉLAIN (Charles), géologue français, né à Château- Thierry (Aisne) le 4 6 mai 1845. D'abord interne en pharmacie, il est entré en 4869 comme préparateur de géologie à^ la Faculté des sciences de Paris et y est devenu successivement maître de conférences (4877), professeur suppléant (4888). Il y est depuis 4892 titulaire de la chaire de géographie physique, enseignement tout nouveau qu'il y a créé en 4886 comme chargé de cours et auquel il a annexé un laboratoire considéré comme l'un des modèles du genre. Il est, d'autre part, depuis 4876, attaché, avec le titre de collaborateur principal, au service de la Carte géologique de la France au 80.000^, pour laquelle il a été chargé, d'abord du Morvan (3 feuilles), puis des yosges (4 feuilles). Il a accompli plusieurs missions officielles : sur la côte septentrionale d'Afrique, du Maroc à la Tunisie (4872-73), et aux îles Saint-Paul et Amsterdam, dans l'océan Indien (4874-75). Ses nombreux travaux sur la géologie, la pétrographie et la géographie physique, dont beaucoup, notamment ceux' sur le vulcanisme, font autorité en la matière, lui ont valu plusieurs récompenses, entre autres, en 4877, le prix Delalande-Guérineau (Acad. des se). Les résultats s'en trouvent consignés dans un nombre considérable de mémoires originaux, notes et articles de revue. Il a, en outre, publié à part : les Volcans (Paris, 4884) ; Cows de géologie stratigraphique (Paris, 4885 ; 3« éd. , 4892) ; les Tremblements de terre (Paris, 4887); Conférences de pétrologie (Paris, d889), etc. Il est l'un des collaborateurs de la Grande Encyclopédie.
VELAI NE-en-Haye. Com. du dép. de Meurthe-et-Moselle, arr. et cant. (N.) de Nancy ; 360 hab.
VELAIN E-sous-Amance. Com. du dép. de Meurthe-et- Moselle, arr. et cant. (S.) de Nancy ; 280 hab.
VELAI NES. Com. du dép. de la Meuse, arr. de Barle-Duc, cant. de Ligny-en-Barrois ; 664 hab. Stat. du chem. de fer de l'Est.
VÉLANÈDE. Matière tinctoriale (V. Chêne, t. X, p. 4066).
VÉLANI (Arbor.) (V. Chêne, t. X, p. 4066).
VELANNE. Com. du dép. de l'Isère, arr. de La Toordu-Pin, cant. de Saint-Geoire ; 544 hab.
VÉLAR (Bot.) (V. Erysimum).
VELARIUM (Antiq. rom.). Le velarium était une vaste toile tendue au-dessus d'un théâtre ou d'un amphithéâtre pour amortir l'ardeur du soleil. Dans les théâtres, les mâts qui soutenaient les câbles destinés à porter le voile étaient fixés au mur du proscenium d'où les câbles rayonnaient vers la partie centrale du mur circulaire. Dans les amphithéâtres, les mâts étaient fixés dans des anneaux engagés tout autour du mur circulaire, soit directement, comme on le voit au grand théâtre de Pompéi, soit dans la saillie de la corniche, comme au Colisée. En raison du