IS.IS'O
Hectolitres
Les prairies et les pâturages ont beaucoup d'importance dans le Marais (marais mouillés et marais desséchés). D'après l'enquête décennale de 4892, il y avait 38.883 hect. de prairies irriguées naturellement par les crues des rivières, 26.D69 hect. de prairies irriguées à l'aide de travaux spéciaux, 47.621 hect. non irrigués, 7.531 hect. d'herbages pâturés dits de plaines, 1.806 hect. d'herbages pâturés de coteaux.
Les fourrages verts annuels étaient cultivés sur 59,313 hect., dont 9.104 de trèfle incarnat, 3.456 de vesces ou dravières, 34.213 de choux-fourragers, 1.603 de seigle en vert, 9.236 de maïs, fourrage, etc. Il y avait 5.705 hect. de prés temporaires. La production était en 1892 de 335.027 quintaux pour le trèfle, 109.555 quint, pour les vesces, 6.986.127 quint, pour les choux-fourragers, etc. La valeur des récoltes était (en J892) de 2.010.162 fr. pour le trèfle, 30.01-0.346 fr. pour les choux-fourragers, 1.073.735 fr. pour les prés temporaires.
La culture des arbres fruitiers accusait les résultats suivants (en 1892) : pommes et poires, 7.692 hectol. ; pêches et abricots, 290 hectol. ; prunes, i .739 hectol. ; cerises, 5.545 hectol. ; noix, 352 hectol. ; châtaignes, 30.000 hectol. La récolte du cidre a donné (en 1899) 14.758 hectol. — La vigne est cultivée sur 13.783 hect. La récolte de 1898 fut de 334.552 hectol., d'une valeur de 10 millions 390.329 fr. La moyenne décennale annuelle de 1888-97 était de 367.201 hectol. Le meilleur cru est celui de Sigournais. — Les cultures maraîchères sont très considérables. Les jardins potagers et maraîchers occupaient, en 1892, une superficie de 6.835 hect. Il y avait 11.531 hect. cultivés en légumes secs (haricots, pois, fèves, féverolles, lentilles, etc.), 3.723 hect. cultivés en carottes, navets, choux, asperges, artichauts, etc.
Les forêts occupent (en 1892) une superficie encore étendue. La surface boisée est estimée à 31.373 hect., dont 7.923 appartiennent à l'Etat, 145 aux communes, 23.305 à des particuliers. 11 y a 4.897 hect. en futaie, le reste est en taillis. Les principales essences sont lechêne, le chêne-vert, le châtaignier, l'érable, Forme, le frêne, le hêtre, le peuplier, etc. Les forêts les plus importantes sont celles de Vouvant, de La Chaize, du Pare, de Gralas, etc. La production du bois mis en coupe est évaluée à 98.341 m. c. par an.
L'élevage est très prospère. Le nombre des animaux de ferme existant au 31 déc. 1899 était :
Espèce chevaline 29 . 390
— mulassière 2 . 610
— asine. 5.150
— bovine 360.360
— ovine 166 . 650
— porcine 75 . 800
— caprine 3 . 630
L'élevage du cheval est important. Les chevaux appartiennent principalement à la race frisonne (V. Race, § Zootechnie, t. XXVIII, p. 40). Il y a un dépôt d'étalons à LaRoche-sur-Yon. — Les bêtes bovines sont très renommées et appartiennent à la race vendéenne (variété maraîchine, etc.). V. l'art. Race, t. XXVIII, p. 30. — La production du lait fut, en 1899, de 1.647.520 hectol., d'une valeur de 21.417.760 fr., celle du beurre était de 3.780.911 kilogr. (en 1892), d'une valemmoyenne de 2 fr. 09 le kilogr. La fabrication des fromages a donné (en 1892) 602.340 kilogr., d'une valeur totale de 816.903 fr. — Le nombre des moutons est peu élevé. La production de la laine était, en 1899, de 1.870 quintaux, valant seulement 364.650 fr. — Les bassescours ont une très grande extension et comptaient (en 1892) 848.000 poules, 42.000 oies, 165.000 canards, 18.000 dindons, 50.000 pigeons, 72.000 lapins, etc. — L'apiculture est développée. Il y avait (en 1899) 15.000 ruches d'abeilles en activité, ayant produit 43.260 kilogr.
VENDÉE
de miel et 19.850 kilogr. de cire d'une valeur globale de 446.070 fr.
Les exploitations agricoles sont peu étendues, généralement 5 à 7 hect. : 31.096 ont moins de 5 hect., 7.009 de 5 à 10 hect., 9.989 de 10 à 40 hect., 2.670 plus de 40 hect. Le nombre des propriétaires cultivant eux-mêmes leurs terres est de 32.367, exploitant des domaines d'une étendue moyenne de 4^®^*, 99, celui des fermiers est de 19.121, celui des métayers est de 12.564.
Industrie. — L'industrie fait vivre 73.713 personnes (en 1891), soit 168 hab. sur 1.000 (moyenne française, 250). Elle est assez développée.
Mines et carrières. Le total des concessions minières était, au l®'* janv. 19o0, de 11 pour une superficie totale de 10.114 hect. de terrains exploités. Il y avait 8 mines de combustibles minéraux (Vouvant, Chantonnay, Faymoreau, Antigny, Saint-Sulpice, Thouarsais, Saint-Maurice-des-Noues, Saint-Philbert) et 2 mines d'autres minerais métallifères (plomb argentifère, antimoine).
Le combustible minéral est extrait du bassin de Vouvant et Chantonnay, divisé en 2 concessions, embrassant une superficie totale de 6.846 hect. Il a produit, en 1899, 28.571 tonnes , valant sur le carreau de la mine 487 . 1 8 7 fr .
Pour la consommation, le dép. de la Vendée emploie 117.900 tonnes, importées surtout d'Angleterre et valant en moyenne 30 fr. la tonne sur les lieux de consommation, soit 3.537.100 fr. en tout.
Les carrières ont fourni les résultats suivants en 1899 :
POIDS VALEUR
en tonnes en francs
Pierre de taille tendre
— dure
Moellon
Sable et gravier pour mortier
et béton 18.000 18.000
Chaux grasse 5.600 56.000
Argile pour briques et tuiles . . 8 . 000 8 . 000
Chaux pour amendement 31 . 500 315 . 000
Dalles 300 6.000
On exploitait 308 carrières (à ciel ouvert) où travaillaient 901 ouvriers. Sur le nombre total des exploitations, 260 étaient des exploitations temporaires, les autres étaient continues. Il n'y a pas de carrières souterraines.
Le dép. de la Vendée compte, sur les côtes de l'Océan, un grand nombre de marais salants. En 1899, ils étaient au nombre de 1.611, occupant une superficie de 1.266 hect., où travaillaient 2.090 ouvriers. La production du sel brut était de 70.528 1., valant 634.752 fr.
Industries manufacturières. Il existait en 1899, dans le dép. de la Vendée, 757 établissements faisant usage de machines à vapeur. Ces appareils, au nombre de 851, d'une puissance égale à 7.168 chevaux-vapeur (non compris les machines des chemins de fer et des bateaux) se décomposaient en :
105 machines fixes d'une force de 2.735 chev. -vapeur 200 — mi-fixes — 1.198 —
542 — locomobiles — 3.139 —
4 — locomotives — 96 —
La force des machines en chevaux-vapeur se répartissait de la manière suivante entre les principaux groupes industriels :
Mines et carrières 374 chev. -vapeur
Usines métallurgiques 48 —
Agriculture 3 .159 —
Industries alimentaires 1 . 551 —
— chimiques et tanneries.. 84 —
Tissus et vêtements 569 —
Papeterie, objets mobiliers et d'habitation 1 .023 —
Bâtiments et travaux 333 —
Services publics de l'Etat 27 —
L'outillage agricole comptait, en d892, 185 machines
à vapeur fixes ou locomobiles, 571 batteuses mécaniques, 13 semeuses mécaniques, 149 faucheuses mécaniques, 65 moissonneuses, 267 faneuses et râteaux à cheval, etc., sur un total de 52.784 outils agricoles.
L'industrie textile compte environ 25 fabriques avec environ 350 ouvriers, 12.000 broches en activité et 900 métiers à bras.
La construction des bateaux pour la pêche côtière et la pêche hauturière occupe des chantiers qui passent pour les meilleurs qui existent en France.
Il existait, en 1899, dans le dép. de la Vendée, un total de 36 syndicats professionnels, dont 10 syndicats patronaux (557 membres), 14 syndicats ouvriers (1.557 membres), pas de syndicats mixtes et 12 syndicats agricoles (4.047 membres). — La consommation moyenne avouée d'alcool était, en 1899, de 1^'S79 par tète (moyenne française, 5i",08). Il a été fabriqué, de 1888 à 1897, une quantité moyenne de 109 hectol. d'alcool par an, sans compter 445 hectol. distillés annuellement par les bouilleurs de cru. — La consommation du vin était, en 1899, de lhectoiit^09 par tête (mov. française, |hectoiit^l2), celle du cidre, de O^^^toiit^Ql ."^ — Il a été vendu (en 1897) 172.951 kilogr. de tabac à fumer ou à mâcher et 51.427 kilogr. de tabac à priser, soit une consommation moyenne de 507 gr. par tête (moyenne française, 970 gr.).
Pèche. — La pèche maritime est pratiquée activement par les habitants du littoral. En 1899, il y avait 401 bateaux pêcheurs, jaugeant 4.844 t. et montés par 1.793 marins. Le produit annuel de la pêche était évalué à 2.373.950 fr. (soles, merlus, sardines, thon, etc.). La pêche à pied, pratiquée par environ 900 personnes, donnait un produit total de 160.000 fr. environ.
Le parquage des huîtres était effectué sur une superficie de 40 hect., divisés en 600 parcs, produisant env. 7.000.000 d'huîtres, expédiées principalement à Paris et dans les autres grande villes.
Commerce et circulation. — Le commerce fait vivre 25.751 personnes (en 1891), soit 58 °/oo (moyenne française, 103). Il y faut ajouter 12.240, soit 28 *>/oo, qui vivent de l'industrie des transports (moyenne française, 30). Ces chiffres montrent que le commerce est très peu développé dans le département. En effet, le montant des opérations de la succursale de la Banque de France à La Roche-sur-Yon était, en 1898, seulementde 3.872.100 fr., sur un total général de 16 milliards 569 miUions pour la France entière. Le nombre des patentes est peu élevé. Il y avait (en 1894) 54 hauts commerçants et banquiers, 14.144 commerçants ordinaires, 2.979 industriels, 405 exerçant des professions libérales.
Le dép. de la Vendée exporte des céréales, des chevaux, des bœufs, de la houille, des huîtres, etc. Il importe des bois de construction, du goudron, des vins, des denrées coloniales, des articles de nouveautés, librairie et ameublement, etc.
Le commerce maritime international se fait par les ports de Noirmoutier, Croix- de- Vie, Les Sables-d'Olonne et L'Aiguillon, et il est presque sans activité (en 1899) pour les bateaux français.
Le cabotage (Bouin, Beauvoir, l'Ile-d'Yeu, Luçon et les autres ports ci- dessus mentionnés) est assez actif avec l'Angleterre, l'Espagne et les ports français de la côte de l'Océan. Il transporte principalement du sel marin, de la houille, des céréales, des engrais chimiques, des matériaux de construction, etc. — Les droits de douane s'élevaient (en 1896) à 1.576.193 fr. pour le dép. de la Vendée.
Voies de communication. Le dép. de la Vendée avait, au l^^janv. 1899, une longueur totale de 539 kil. de routes nationales, 3.273 kil, de chemins de grande communication et 2.263 kil. de chemins vicinaux ordinaires, plus 490 kil. en construction ou en lacune. Le dép. de la Vendée est traversé, en 1900, par 7 lignes
VENDÉE
de chemin de fer d*une longueur totale de 4:66 kil., dont 67 kil. en construction. Ce sont des lignes d'intérêt général exploitées par FEtat :
1° La ligne de Nantes à Bordeaux, qui parcourt 124 kil. dans le département, en passant par La Roche-sur-Yon. — ^° La ligne de Paris aux Sables-d' Olonne (103 kil.), par La Roche-sur-Yon. — 3<* La ligne de Nantes à La Roche-sur-Yon par Machecoul (64 kil.). — 4** L'embranchement de Commequiers à Croix-de-Vie (13 kil.), qui se détache de la ligne précédente. — 5° Les petites lignes de Fontenay-le-Comte à Velluire, Benêt et Breuil- Barret (46 kil.). -- 6<^ La ligne da Vouvant à Chantonnay (25 kil.), rejoignant la ligne n<» 2. — 1^ La ligne de Nantes à Poitiers (8 kil.) traverse l'extrémité septentrionale du département, — Plusieurs lignes sont en construction : Fontenay-le-Comte à Cholet (61 kil.), Breuil- Barret àParthenay'(5 kil.), etc. Il y faut ajouter 148 kil. de tramways : Challans à Fromentine, Chantonnay à Luçon, La Roche-sur-Yon aux Herbiers, La Roche-sur-Yon à Legé, Les Quatre-Ghemins-de-rOie à Montaigu, etc.
La petite rivière de la Vendée est navigable jusqu'à Foîitenay-le-Comte (25 kil.). Citons aussi le canal de Luçon à la Pointe-aux-Herbes (14 kil.).
Le service postal et télégraphique était assuré (en 1894) par 17 bureaux de poste, 5 bureaux télégraphiques et 57 bureaux mixtes, ayant produit une recette postale de 620.136 fr., et une recette télégraphique de 83.905 fr.
Finances. — Le dép. de la Vendée a fourni, en 1896, un total de 15.372.873 fr. 47 au budget général de la France. Les rôles de 1898 comprenaient : 412 billards, 50 cercles, 2.210 vélocipèdes et 33.544 chiens imposés. Ces chiffres indiquent une situation prospère.
Les revenus départementaux ont été, en 1896, de 2.008.329 fr.
Les dépenses départementales se sont élevées à, 2.142.230 fr. 47, se décomposant comme suit :
Personnel des préfectures et sous-pré- Francs
fectures 20.599 78
Propriétés départementales, locations et
mobilier 93.659 09
Chemins vicinaux 1 .136.102 17
Chemins de fer d'intérêt local 140.134 47
Instruction publique 21 . 080 07
Assistance publique 457 . 442 24
Encouragements intellectuels 8.337 34
— à l'agriculture 58.205 21
Service des emprunts 118.235 28
Subventions pour des entreprises d'intérêt général 42.876 64
Dépenses diverses 45 , 558 18
A la clôture de l'exercice 1897, la dette départementale était en capital de 1.642.495 fr. 74.
Le nombre total des centimes départementaux était de 57,40, dont 32,40 portant sur les quatre contributions directes. Le produit du centime départemental portant sur les quatre contributions était de 27.626 fr. 41 , celui du centime portant seulement sur les contributions foncière et personnelle-mobilière atteignait 21.730 fr. 09.
Les 303 communes du département avaient, en 1898, un revenu global de 3.082.972 fr., correspondant à 2.973.167 fr. de dépenses. Le nombre total des centimes pour dépenses tant ordinaires qu'extraordinaires était de 11.331, dont 3.659 extraordinaires, soit une moyenne de 37 cent, par commune.
Il y avait 13 communes imposées de moins de 15 cent., 80 imposées de 15 à 30 cent., 163 de 31 à 50 cent., 47 de 51 à 100 cent, et aucune commune n'était imposée au-dessus de 100 cent. — La dette communale, au 31 mars 1897, se montait à 7.075.483 fr. — Le nombre des communes à octroi était (en 1897) de 12, le produit net des octrois se montait à 494.257 fr.
Etat intellectuel. — • Au point de vue de l'instruction, le dép. de la Vendée est arriéré.
En 1896, sur 4.033 conscrits examinés, 278 ne savaient pas lire. Cette proportion de 69 illettrés sur 1.000 (moyenne française, 52 «/oo) place le dép. de la Vendée au 70« rang (sur 90 départements) parmi les départements français. Pour l'instruction des femmes, il est au 75« rang (sur 87 dép.), avec 828 femmes pour 1.000 ayant signé leur acte de mariage. La proportion pour les hommes est de 881 7^0 •
Durant l'année scolaire 1896-97, voici quelle était la situation scolaire :
l'' Ecoles primaires élémentaires et supérieures
Ecoles laïques Ecoles congréganistes
Nombre des écoles
Instituteurs
Institutrices
pulDliques
Elèves garçons. . . 27.852 — filles 10.767
publiques privées ^°*^^^ 81 195 878
2<^ Ecoles maternelles
Nombre d'écoles.
Institutrices
Garçons
Filles
publiques
privées publiques » 8
privées
Totaux
L'enseignement primaire supérieur public est représenté, pour les garçons, par 2 écoles qui avaient, en 1897, 140 élèves, et par des cours complémentaires comptant 60 élèves ; pour les filles, par 1 école, ayant 107 élèves, et par des cours secondaires comptant 16 élèves.
Le total des ressources de l'enseignement primaire public était, en 1894, de 1.447.025 fr. 40. — Il existait 182 caisses des écoles, avec 26.769 fr. de recettes et 23.127 fr. de dépenses.
L'enseignement secondaire se donnait aux garçons dans un lycée (La Roche-sur-Yon) comprenant (en 1898) 238 élèves, dont 87 internes, et 2 collèges communaux (Fontenay-le-Comte et Luçon).
Assistance publique. — L'assistance publique est bien organisée. Les bureaux de bienfaisance étaient, en 1892, au nombre de 113, desservant une population de 251.996 hab. ; ils assistèrent 12.998 personnes, dont 34 étrangers. En 1898, le nombre des secourus s'élevait à 11.718 personnes, dont 21 étrangers, le total des recettes à 186.747 fr., celui des dépenses à 200.971 fr. — Le nombre des hôpitaux et hospices est (en 1898) de 14 desservis par 21 médecins et disposant de 1.218 lits. Le budget se montait à 462.299 fr. pour les recettes et 473.376 fr. pour les dépenses de l'année. Il fut soigné 2.342 malades dont 181 décédèrent ; 400 infirmes et vieillards dont 54 décédèrent; 1.349 enfants assistés, dont 28 décédèrent. En outre, 396 enfants étaient secourus à domicile. — Un asile départemental d'aliénés existe à La Roche-sur-Yon. Au 31 déc. 1898, le département y entretenait 451 aliénés, dont 216 femmes. La dépense totale était de 149.60 î. fr. 20, dont 102.600 fr. 47 fournis par le département. — L'assistance privée était représentée (en 1892) par 13 établissements et 98 sociétés diverses. E.-D. Grand.
BiBL. : V. Poitou, Fontenay-le-Comte, etc. — Annuaire du dép. delà Vendée. — Statistique de la France, in-4 et in-8,et Annuaire statistique de la France, in-8, en particulier ceux de 1886, 1894 et 1899 (mieux établis que les autres). — Dénombrements, particulièrement ceux de 1886, 1891 et 1896, avec les résultats développés. — Statistique agricole, De l'industrie minérale, Etats de situation de y enseignement primaire. Statistique de l'enseignement primaire, Situation financière des communes, dès départements, Comptes définitifs de chaque exercice. — Ad. JoANNE, Géographie du dép. de la Vendée ; Paris, 1900, in-16, 68 éd. — Denjàu, Histoire de la Vendée; Angers, 1875-79, 6 vol. in-8. — B. Fillon et O. de Rochebrune,
VENDÉE
Poitou et Vendée; Niort, 1862-69, 2 vol. in-4 et atl. -- E. de MoNBATL, Notes etcroquissuT la Vendée^ histoire, moeurs^ monuments^ coutumes^ portraits ; Niort, 1842, in-4 (collect.: Monuments relig., ^nilit. et civ. du Poitou). — Anonyme, la Vendée avant 1193; Paris, 1893, in-8. — C Leroux- Cesbron, Lofficial, représentant du peuple, journal d'un conventionnel en Vendée {déc. 119^-juil. '1795); Paris, 1896, in-12. — E. Lockroy, une Mission en Vendée (1793); Paris, 1893, in-18. — C.-L. Chassie, Etudes sur la Vendée et la Chouannerie; Paris, 1900, 11 voi. in-8.
— De Wismes, la Vendée ; Nantes, 1845 et 1856, in-fol., (40 pl.).~C. Massé-Isidore, la Vendée poétique et pittoresque; Nantes, I82d, 2 voi. in-8. — A. Billard de Veaux, Bréviaire du Vendéen, 1838, in-8 (biographie départementale). — C. Merland, Biographies vendéennes ; Naotes, 1883, in-12.— L. Sevin-Desplaces, Vendée; Paris, 1896, in-12 (collect. Galerie française). — S. Trébucq, la Chanson populaire en Vendée ; Paris, 1896, in-8. — P. Labretonnière. Statistique du dôp. de la Vendée; Paris, au IX (1801), in-8. — De Beauvollier, Essai sur la Vendée envisagée dans son agriculture, son industrie...; Pari?, 1816, in-4. — CAvoLEAu'et A. Rivière, Essai d'une description générale de la Vendée ; Paris, 1836, in-4. — De Quatre- BARBES, une Paroisse vendéenne sous la Terreur ; Paris, 1838, in-12. — A. Johanet, la Vendée à trois époques {de 1793 jusqu'à. l'Empire, 1815, 1832) ; Paris, 1840, 3 vol. in-8. — E.-A. Thévin, Description apologétique sur le dép. de la Vendée ; Bordeaux, 1843, in-8, 3" éd. — Cavoleau, Statistique générale du dép. delà Fendee; Fontenay-le- Comte, 1844, in-8. — Pitre-Chevalier, Bretagne et Vendée, 1846, in-8. — E. Balleyguier-Loudun, la Vendée: le pays., les mœurs, la guerre ; Paris et Lvon, 1849, in-8.
— F. Grille, la Vendée en 1793; Paris, 1851-52, 3 vol. in-8.
VENDÉE (Guerres de). Nom des guerres à la fois civiles et religieuses qui, pendant la Révolution, ensanglantèrent non seulement le dép. de la Vendée, mais les districts limitrophes de la Loire-Inférieure, de la Mayenne, du Maine-et-Loire, des Deux-Sèvres : non sans se rattacher plus ou moins, en vertu des instructions du comte de Provence et du comte d'Artois, à d'autres conspirations royalistes en Bretagne et dans le Midi, et surtout aux plans d'invasion et de diversion des monarchies coalisées contre la République. La vraie cause de l'insurrection fut le fanatisme catholique des populations du Bas-Poitou : fanatisme surexcité depuis le xvii^ siècle par la persécution et la destruction du protestantisme, par la « mission » de Grignion de Montfort, béatifié depuis, et par la prédication permanente des moines de Saint-Laurent-sur-Sèvre. Dès que la constitution civile du clergé, la nouvelle organisation des diocèses, les élections ecclésiastiques, etc., eurent donné au clergé une raison ou un prétexte de résistance dogmatique, les paysans de l'Ouest, sur la foi des curés auxquels ils étaient habitués et qui les gouvernaient en toute chose, considérèrent la religion comme perdue s'ils consentaient à recevoir en leur place les curés élus, les « jureurs », les « intrus » comme ils les appelaient, et dont le nombre fut loin, d'ailleurs, de suffire au service des paroisses. Confirmés dans ces dispositions par les brefs de la cour de Rome, ils furent de cœur avec Louis XVI, quand celui-ci refusa de sanctionner les décrets de la Législative contre les prêtres fonctionnaires qui avaient refusé ou rétracté le serment civique. A leurs yeux, le roi fut un martyr de la religion catholique et romaine. A la réserve de la Vendée maritime, qui pouvait craindre les Anglais et fut constamment « patriote », le Bas-Poitou (Marais et Bocage), le pays de Retz, les Manges, les « Marches communes » ou Bas-Maine, l'Anjou en partie, furent le théâtre de nombreux troubles locaux, assez vite apaisés, très significatifs toutefois, durant les quatre premières années de la Révolution. Le soulèvement de Saint-Ouen-les-Toits, commandé par le bûcheron Jean Gottereau, dit Chouan (iioût 1792), est l'origine du nom de chouannerie, qui s'est appliqué d'abord aux insurrections de la rive droite de la Loire. L'habileté de Dumouriez (V. ce nom), maréchal de camp, qui fit toute la besogne du lieutenant général de Verteuil, la journée du Dix-Août, les victoires de Valmy et Jemmapes, la mort accidentelle du conspirateur La Rouerie (V. ce nom) qui tenait les fils de l'Association royaliste de Bretagne, ne firent que retarder une explosion que prévoyaient et qu'annonçaient depuis longtemps, et les prêtres constitutionnels, autour desquels on
faisait le vide ou qu'on molestait, et les administrateurs des départements et districts,, les « bourgeois » des petites villes, acquéreurs de biens nationaux, moins populaires,, en tant que parvenus et nommés souvent par des minorités, que maintes familles de nobles vivant sur leurs terres, chassant et buvant avec leurs métayers. La levée des 300.000 hommes décrétée par la Convention le M févr. 4793 détermina un soulèvement général, et parce que les populations de l'Ouest ne voulaient plus de « tireraent », et surtout parce qu'elles étaient convaincues, que les « bons prêtres » ne reviendraient, que Louis XVII ne recouvrerait son « Jiéritage » que par la .victoire des étrangers et l'anéantissement des « Bleus ». L'insurrection eut de suite un caractère d'atrocité (martyre du président de district Sauveur, à La Roche-Bernard ; massacres de Machecoul, 40 mars ; soulèvement de 3.000 jeunes, gens, à Saint-Florent-sur- Loire , contre la réquisition militaire). Les « brigands du Marais » prirent pour chef, après le féroce Souchu, un ex-oiicier de marine, Athanase Charette (V. ce nom), qui du moins préserva la vie des femmes de Machecoul. Dans le Bocage, les nobles mirent en avant un brave paysan, laborieux et de bonnes mœurs, mais aveuglément dévoué aux prêtres, Cathelineau, qui, de concert avec un garde-chasse nommé Stofflet (V. ces noms), s'empara de ChoUet (15 mars) où l'exmarquis de Beauvau se fit tuer pour la République : les insurgés, qui étaient 45.000 contre un millier de bourgeois, commirent de grandes cruautés. Là comme partout, les prêtres constitutionnels furent massacrés. Parmi les prisonniers, les uns étaient confessés, puis fusillés; les autres obligés de marcher à la tête des colonnes victorieuses, afin de subir le premier feu. Les nobles se mirent de la partie quand ils virent se dessiner le succès de cette sainte jacquerie : ce furent de Bonchamps, de Lescure, à'Elbée, Henri de Lsi Roche jacquelein (V. ces noms). A Chantonnaye (49 mars) , les paysans usèrent instinetivement de l'ordre dispersé devant les quelqxies troupes de ligne ou de garde nationale amenées de La Rochelle par le vieux de Marcé, et remportèrent un succès éclatant. Mais les gens du Marais vinrent se heurter contre l'héroïque résistance du petit port des Sables-d'Olonne (29 mars) dont l'occupation leur eût permis de donner la main aux Anglais. A Nantes, le directoire du département avait pris des mesures de salut public : avec cette ville, Bordeaux, Brest, Angers, purent expédier quelques secours aux «patauds» (patriotes) avant que les royalistes eussent organisé ou accepté une direction unique. Machecoul fut délivrée, et Souchu fusillé le 22 avr. Mais 4.700 hommes de troupes hétérogènes, venues d'Angers, furent rompues après le passage de la Loire, et battues à Vihiers et aux Aubiers (25 avr.) : les insurgés prirent Bressuire et Thouars (5 mai). Comme les prélats émigrés de Poitiers, Luçon, La Rochelle, se gardaient de reparaître dans leurs diocèses, les chefs de bande agréèrent, s'ils n'iûventèrent pas pour les besoins de la cause, un prétendu évêque d'Agra (Guyot de Folleville) qui joua jusqu'au bout son rôle avec sérieux et même avec courage, bien que son rival Bernier (V. ce nom), ex-curé de Saint-Laud à Angers, l'eût dénoncé à Pie VI et qu'un bref pontifical eût démasqué l'imposture. C'est alors que se généralisa le signe de ralliement des soldats de «l'armée catholique et royale », un « sacré-cœur » en étoffe rouge et surmonté d'une croix, porté sur la poitrine. Avec 2.000 hommes d'élite, le général Chalbos repoussa deux fois les Vendéens à La Châtaigneraie (43 et 46 mai); mais toutes les bandes coordonnèrent leur attaque contre le chef-lieu de la Vendée, Fôntenay, qui succomba le 25. Les archives furent saccagées, mais il n'y eut pas de massacre, grâce à Lescure; le 30, la ville fut évacuée, les Vendéens songeaieut à la Basse-Loire. Le 49 mars, la Convention avait voté, sur la proposition du gallican Lanjuinais, les mesures les plus rigoureuses contre les rebelles, leurs fauteurs, hS' prêtres réfractaires, les nobles et les familles des nobles;
VENDEE
les commissions militaires et les tribunaux criminels devaient fonctionner, dans l'Ouest, comme le tribunal révolutionnaire à Paris. A la proclamation plutôt conciliante du 23 mai, où la Convention rappelait à leurs devoirs de citoyens les paysans égarés et protestait qu'on n'en voulait pas à leur culte, le « Conseil supérieur de Tarmée catholique et royale » répondit par un arrêt de proscription contre les républicains; il proclama Louis XVII, annula la vente des biens d'Eglise, interdit lo culte protestant, et fit fabriquer des assignats faux. Après la prise de Saumur [^ juin), Cathelineau fut élu généralissime par les nobles, qui entendaient bien le conduire. Il concerta avec Charette, qui était rentré à Machecoul, une attaque sur Nantes; environ 40.000 hommes du Bocage descendirent la rive droite de la Loire par Angers (17 juin) et Ancenis; Charette, sur la rive gauche, en amenait 42.000. Nantes avait 10.000 soldats et gardes nationaux au dehors, dont quatre compagnies bien dressées de canonniers parisiens. Cette ville abjura devant le danger ses sentiments girondins. Le vieux maire, Baco, organisa la résistance ; un héros, le ferblantier Meuris, défendit un jour et une nuit (28-29 juin), contre 4.000 Vendéens, le passage de TErdre, à Niort : il revint avec 40 hommes sur 500. Sur la route de Rennes, Cathelineau, d'abord repoussé par rartiïlerie républicaine, osa pénétrer avec ses plus intimes compagnons, par les ruelles et les jardins, jusqu'à la place de Viarmes : là, il fut blessé à mort, d'une mansarde. La « grande armée », découragée, remonta la Loire, et même revint dans le Bocage, les hommeâ tenant avant tout à leurs clochers, et entraînant leurs chefs : le neuveau général d^Elbée fut deux fois repoussé de Luçon par le général Tuncq. Mais tandis que l'habile Canclaux, à la tête de l'armée de Nantes (dite des côtes de Brest), ne recevait aucun secours du ministère de la guerre,, celui-ci, où les Hébertistes dominaient, comblait de ses faveurs deux intrigants incapables. Rossignol, commandant en chef de l'armée de Saumur (dites des côtes de La Rochelle) et son chef d'état-major Ronsin (V. ces noms). Goupilleau (de Montaigu) et Bourdon (de l'Oise), représentants en mission, furent indignés de leur conduite et de leurs plans d'extermination. Ils suspendirent Rossignol : mais la Conventkm le rétablit (28 août) : toutefois, le ministre de la guerre, Boucholte, rassura les habitants de Cholet et Parthenay, villes patriotes qui n'avaient pas été en état de repousser l'ennemi, et que les « enragés » entendaient brûler pour ce crime. Le comité de Salut public et le conseil de la guerre, libres d'envoyer sur la Loire les « Mayençais » de Kléber (V. ce nom), préférèrent le plan habile et modéré de Canclaux aux insanités de Rossignol. Malgré Charette et d'Elbée, Canclaux fut rejoint par Kléber, Aubert-Dubayet et les représentants Merlin (de Thion ville) et Reubell. A Legé , il délivra 1 .200 prisonniers patriotes ; il reprit Montaigu le 1 6 sept. ; Ronsin, qui devait le joindre pour attaquer la position centrale de Mortagne, ordonna soudain de rétrograder à ses trois colonnes parties de Fontenay, Luçon et les Sables : la dernière, seule, commandée par Mieckowski, désobéit, et se contenta de s'arrêter. Mais cet ordre, que Rossignol, malade à Saumur, révoqua trop tard, découvrait Canclaux; malgré l'héroïsme de Kléber à Torfou (19 sept.) et l'intervention du général Beysser, Canclaux dut se replier sur Nantes : Ronsin, furieux d'avoir vu rejeter ses plans, avait par un acte de haute trahison jeté le désarroi et la défaite dans l'armée de son rival. Il fit exterminer ses propres troupes dans le chemin creux qui traverse le village de Coron. Dénoncé hautement par Phillippeaux, Ronsin obtint cependant gain de cause contre Aubert-Dubayet et Canclaux qui perdirent leur commandement; Rossignol, transféré au commandement des côtes de Brest, eut pour successeur en Vendée l'inepte Léchelle. Le jour même de sa révocation, Canclaux (avec Kléber) remporta la victoire de Sainl-Symphorien (6 oct.). Chalbos, avec les corps de Saumur, prit Châtillon (9 oct.) et repoussa
les Vendéens àBressuîre (11 oct..). Le 14, l'armée dite de Mayence, où Kléber est le chef véritable (Lécheïle le chef nominal), est renforcée par la colonne de Luçon que conduisait Marceau : victorieuse à Saint-Christophe, elle fit, à Cholet, sa jonction avec Chalbos. Les républicains occupaient le cœur même de la Vendée ; Lescure avait été blessé à mort le 15 oct., Charette avait regagné le Marais. D'Elbée proposa, après s'être saisi de deux points sur la Loire (comme moyen de retraite), de tenter une grande bataille. Ce fut celle de Cholet (17 oct.), où tombèrent d'Elbée et Bonchamps : après quatre heures de lutte acharnée, les Vendéens cédèrent sur tous les points et vinrent s'entasser à Saint-Florent (où, grâce à un ordre formel de Bonchamps qui se mourait, 5.000 prisonniers républicains furent épargnés). Le 18 et le 19, par suite de la désorganisation du commandement dans l'armée de Saumur, ils franchirent la Loire à Varades afin de soulever l'Anjou, la Bretagne : mais ils emmenaient avec eux une masse de femmes , d'enfants qui entravaient leur marche. Ils parvinrent encore à se dégager des coups de Kléber près de Laval (27 oct.) ; ayant reçu de vagues avis qu'ils recevraient des secours de Jersey s'ils parvenaient à se saisir de Granville, ils essayèrent, mais vainement, de surprendre ce petit port (14 nov.). Savary compare alors leurs évolutions à la course furieuse d'un sanglier blessé qui ne fait de mal qu'aux chasseurs p^u adroits. Rossignol, qui avait remplacé Léchelle, se fit battre encore à Antrain (22 nov.),; mais Angers leur résista, et ils refluèrent sur le Mans, où l'audace impétueuse de Westermann les démoralisa (12 sept.) : ils furent enfin écrasés à Savenay (23 déc). La « grande guerre» était fîniey bien que Stofflet et La Rochejacquelein eussent repassé la Loire, et que Charette tînt bon dans le Marais. Les noyades de Nantes (V. Carrier), les cruautés du général Turream et de ses « colonnes infernales » ranimèrent seule le parti vendéen. Après thermidor, la Convention revint à des voies plus politiques, plus modérées. Mais cette fois elle pécha par faiblesse, amnistia au hasard, conclut avec Charette, dont on exagérait l'importance, la « pacification » de La Jaunaye (tévr. 1795), bientôt acceptée également par Stofflet, donna à ces chefs de rebelles, et de l'argent et des commandements locaux. Aussi quand les Anglais se décidèrent enfin à débarquer les émigrés à Quiberon(V. Emigration, t. XV, p. 934, et Hoche), Charette et Stofllet reprirent les armes. Le comte d'Artois trompa leur espoir : Stofflet, pris en févr. 1796, fut fusillé à Angers; Charette subit le même sort à Nantes (2^ mars). — La Vendée une fois domptée, il s'agissait de la pacifier, de la rassurer avant tout sur la liberté du culte catholique : ce fut l'œuvre de Hoche (V. ce nom), officiellement terminée le 15 juil. 1796 (proclamation du Directoire). Sous le Consulat, il y eut encore à l'époque du complot de Cadoudal (V. ce nom), quelques mouvements que réprima Brune : ils servirent d'argument à Bonaparte comme à l'abbé Bernier (V. ce nom) pour hâter la signature du Concordat. Pendant les Cent- Jours, le général Lamarque eut aisément raison d'un nouveau soulèvement : la Vendée n'était plus la même « physiquement » ; Napoléon lui avait donné un vrai chef-lieu (Napoléon-Vendée, aujourd'hui La Roche-sur- Yon) et des routes. Le voyage de la duchesse de Berry, en 1828, consacra en quelque sorte, aux yeux des royalistes, la gloire de la Vendée, et après juil. 1830, on sait que la mère du « roi légitime » crut pouvoir compter encore sur les populations de l'Ouest : ni sa présence, ni sa captivité ne déterminèrent de prise d'armes. — De nos jours, dans toute la région de l'Ouest, l'histoire vendéenne sert de champ de bataille aux partis politiques et religieux, non sans quelque bénéfice pour la vérité définitive. H. MONIN.
BinL.. : J. Ant. Vial, Causes de la guerre de la Vendée et de» Chouans, et l'a^nnistie manquée ; Angers, an III, in-8. -- Lequinio, représentant du peuple, Guerre de la Vendée et des Chouans...-^ Paris, 1795, in-8. — L.-M. TuRREAU,M"érnoires pour servir à l'histoire de la guerre de la Vendée;
VENDEE - VENDEMIAIRE
Paris, an ÏII, in-8. — Correspondance secrète de Charette^ Stofflety Puisaye.. . du Prétendant, du ci-devant comte d'Artois... Imprimé sur pièces originales, saisies par les armées de la République ; Paris, an VII. 2 vol. in-8. — De BouRNiSEAUx, Précis historique de la guerre de la Vendée...; Paris, an X, in-8. — Du môme, Histoire des guerres de la Vendée et des Chouans... {1192-1815); Paris, 1819, 3 vol. in-8 (carte). — Alph. B eauch amp, Histoire de la guerre de la Vendée et des Chouans...; Paris, 1806, 3 vol. in-8 (la 4« édition, 1820, comprend un 4« vol. d'additions sur « l'histoire secrète du parti royaliste »). — Comte de [Vauban], Mémoires pour servir à'i'histoire de la guerre de Vendée; Paris, 1806, in-8. — [J.-J. Savary], Guerres des Vendéens et des Chouans contre la République française... par un officier supérieur de la République habitant dans la Vendée avant les troubles; Paris, 1824-27, 6 vol. in-8. — Cré- TiNEAU-JoLY, Histoirc de la Vendée militaire; Paris, 1840- 42, 4 vol. in-8. — A. Dughatellier, Histoire de la Révolution dans les départements de Vancienne Bretagne; Paris, 1836, 6 vol. in-8. — Eug. Veuillot, les Guerres de la Vendée et de la Bretagne; Paris, 1853, in-l8 (2° éd.). — Claude Desprez, les Guerres de la Vendée; Paris, 1856, in-18, — Eugène Bonnemère, la Vendée en 1193; Paris, 1866, in-18. — Du môme, les Guerres de la Vendée; Paris, s. d. gr. in-8. — [Guesdon]. Die Kriege der Vendée, von 1192 bis 1196...; Darmstadt,' 1828-29, 2 vol. in-16 (carte).— [Alexis des Nouhes], Généraux et chefs de la Vendée militaire et de la chouannerie, suivis de la liste alphabétique des chefs de division, officiers, 1193, 1199, 1815, 1832; Paris, 1887, in-fol. (portraits). — Augustin Rouillé, Assignats et papiers-monnaie, guerres de Vendée et chouannerie ; La Roche-sur-Yon, 1891, in-4. — Baguenier-Désormeaux, Notes et récits pour servir à l'histoire des guerres de Vendée ; les débuts de l'insurrection à Chemillé {19 mars-12 avr. 1191); Vannes, 1893, in-8. — Du môme, Bonchamp et le passage de la Loire; Vannes, 1896, in-8. — A. Bitton, les Femmes patriotes de la Vendée en 1193; La Roche-sur-Yon, 1892, in-32. — Dom François Chamard, Des Causes de l'insurrection vendéenne ; Angers, 1894, in-8. — Henri Wallon, les Représentants du peuple en mission..., 1. 1, la Vendée; Paris, 1889, in-8. — A. von Bogulawski, Der Krieg der Vendée gegen die franzôsische Republik, 1193-96; Berlin, 1894, ^r. in-8. — J. Crétineau-Joly, Histoire de la Vendée militaire, édition nouvelle... augmentée d'un cinquième volume par le R. P. Jean-Emmanuel Drochon; Paris, 1896, 5 vol. in-8.
— Ch.-L. Chassin, Etudes documentaires sur la révolution française : la Préparation de la guerre de Vendée 1189-93; Paris, 1892, 3 vol. in-8. — Du même, la Vendée patriote, 1193-1800; Paris, 1893, 3 vol. in-8. — Du môme, les Pacifications de l'Ouest, 119^-1801; Paris, 1896, 4 vol. in-8 (Ces dix volumes ont reçu un titre collectif; la Vendée et la Chouannerie; un onzième volume en forme la Table analytique ; Paris, 1899, in-8 : véritable encyclopédie vendéenne). — C. Merland, Biographies vendéennes; Nantes, 1883, 5 vol. In-18. — Général de Cathelineau, Noblesse oblige. Les Mauges, Vendée angeuine; Amiens, 1883, in-8. — Célestin Port, la Vendée angevine, les origines, l'insurrection {janv. 1189-31 m,ars 1193); Paris, 1888, 2 vol. in-8. — L. de La Sicotière, Etude historique et critique' sur l'ouvrage de M. Port, la Vendée angevine... ; Angers, 1889, in-8. •— Célestin Port, laVendée angevine..., lettre à M. de La Sicotière ; Angers, 1889, in-8. — Benjamin FiLLON, Pièces contre-révolutionnaires du commencement de l'insurrection vendéenne; Fontenay, 1847, in-8.
— HÉLYON DE Champ-Charles (pseudonyme de F.-J. Grille), Pièces inédites sur la guerre civile de l'Ouest; Paris, 1847, in-8. — Comte de La Boutetière, le Chevalier Sapinaud et les Chefs vendéens du centre; notes, lettres et documents pour servir à l'histoire des cinq premiers mois de la guerre de Vendée; Niort, 1869, in-8. — Mémoires ou Souvenirs de la marquise de La Rochejaquelin (1817), — du comte Fortuné Guyon de Rochecotte, rédigés par A. DE Beauchamp(1818), — de lamarquise deBoNCHAMPS, rédigés par Mm* de Genlis (1823),— d'Olivier d'AROENS (1824J,— de M™« de Sapinaud (1824), — d'Alexandre Billard de Veaux, ancien chef vendéen (1832, 3 vol.),— de Théodore Muret (1839), — de J. Duchemin-Descepeaux (1852), — de Pierre Devaud (1882), — de A. Jullien (publiés par E. Lockroy; Paris, 1893, in-18), —de la comtesse de La Bouëre (publiés par Costa de Beauregard ; Paris, 1890, in-8), — de Poirier de Beauvais (Niort, 1886, in-8), — de L. Monnier (publiés par l'abbé Deniau, 1896).
— Revues : de l'Anjou, — historique de l'Ouest, — de Bretagne et de Vendée, — des questions historiques, — historique et archéologique du Maine, — de la Révolution française (V. les tables).— Sur la Vendée en 1815, V. les art. Napoléon P", Cent-Jours, Lamarque.— Sur la Vendée en 1832, Imbertde Saint-Amand, les Femmes des Tuileries, la Duchesse de Berry en Vendée; Paris, 1889, in-18.
VENDEGIES-AtJ-Bois. Corn, du dép. du Nord, arr. d'Avesnes, cant. (E.) du Quesnoy ; 757 hab. Stat. du chem. de fer du Nord. Fabr. de passementeries. Pépinières.
VENDEGIES-suR-EcAiLLON. Corn, du dép. du Nord,
arr. de Cambrai, cant. de Solesmes; 1.022 hab. Sucrerie.
VEN DEL. Corn, du dép. d'IIle-et- Vilaine, arr. de Fougères, cant. de Saint- Aubin-du-Gormier ; 485 hab.
VENDELÉE (La). Corn, du dép. de la Manche, arr. de Coutances, cant. de Saint-Malo-de-la Lande ; 334 hab.
VENDELLES. Corn, du dép. de l'Aisne, arr. de Saint- Quentin, cant. de Vermand ; 309 hab.
VENDÉMIAIRE an IV (Journées des dO au 13). Insurrection des sections de Paris contre la Convention, réprimée par Barras et Bonaparte (5 oct. 1795). La Constitution de Fan IlI (V. Constitution, t. XII, p. 646) avait été acceptée par 1.107.368 votants, contre 49.978. Mais les décrets des 5 et 13 fructidor, en vertu desquels les assemblées primaires devaient d'abord élire des conventionnels dans la proportion des deux tiers, ne réunirent que 205.498 voix contre 108.784 : le chiffre énorme des abstentions montre avec évidence qu'ils furent désapprouvés o A Paris, sur 48 sections, ils n'eurent en leur faveur que celle des Quinze- Vingts, et furent presque partout « refusés à l'unanimité » (sans chiffre de votants). Il y eut à cette occasion quelques timides essais de manifestations royalistes. Quant aux élections législatives, la date en avait d'abord été fixée au 20 fructidor an III, mais il fallut les retarder jusqu'à la proclamation au moins partielle des résultats du plébiscite, et la Convention décréta qu'elles auraient lieu du 20 au 29 vendémiaire an IV. La section Lepeletier protesta par un manifeste daté du 10, auquel adhérèrent32 autres sections, entreautres celles du Théâtre- Français, de Brutus, de la Halle-aux-Blés, de la Battedes-Mouîins. Trois à quatre cents sectionnaires armés se réunirent au Théâtre-Français (Odéon), malgré le rapport énergique de Daunou (11 vendémiaire). Ouvertement menacée, la Convention fit distribuer des fusils, sur la terrasse des Feuillants, aux patriotes dits de 89, munis d'une carte de sûreté, et donna le commandement de ces défenseurs improvisés au général Berruyer. Le 12, par une pluie torrentielle, les sections poursuivirent leur mouvement, firent battre la générale, répandirent le bruit que la Terreur allait recommencer. Le général Menou, à son corps défendant, alla investir la section Lepeletier sur trois colonnes par les rues Vivienne, Notre-Dame-des-Victoires et des Filles-Saint-Thomas : le représentant Laporte, qui l'accompagnait, lui ordonna de charger 800 sectionnaires rangés devant le siège de la section (place de la Bourse actuelle). Menou s'y refusa, et, de part et d'autres tout se passa en discours. D'après Barras, Merlin (de Douai), Real, Beaulieu, le général faisait le jeu des sectionnaires; d'après le Mémorial de Sainte- Hélène, sa position était fortement compromise dans la rue Vivienne, dont les sectionnaires armés occupaient toutes les fenêtres. Quoi qu'il en soit, il fut remplacé par Barras, acclamé général en chef le 13 vendémiaire, à minuit un quart. Barras se donna un second, pour le commandement de l'artillerie, dans la personne de Napoléon Bonaparte (V. Napoléon I®^) alors sans emploi, et qui ne paraît pas avoir hésité le moins du monde — quoi qu'il en ait écrit, à Sainte-Hélène — à saisir cette occasion inespérée de figurer au premier plan de la scène politique. Les sectionnaires se vantaient d'avoir vaincu sans combattre ; ils n'en nommèrent pas moins un conseil de direction formé de « modérantistes », royalistes masqués ou futurs royalistes pour la plupart : dans le nombre, on ne voit toutefois que le journaliste Richer de Serizy qui se soit expressément déclaré contre la République dans son pamphlet l'Accusateur public. Les autres meneurs, les Bertin, Dupont (de Nemours), Fiévée, Lacretelle, Lezay-Marnésia, Michaud, Vaublanc, s'insurgent au nom de la souveraineté du peuple contre la Terreur. Ils mettent hors la loi la majorité des représentants, interceptent les correspondances, font fermer les barrières, s'emparent des subsistances, arment 20.000 gardes nationaux . La Convention ne pouvait compter que sur 5.000 défenseurs, y compris les 1.500 « patriotes »c
L'artillerie, sans troupe de garde pour ainsi dire, était aux Sablons : déjà une colonne à pied de la section Lepeletier allait se saisir des canons lorsque Murât, avec 300 cavaliers, dégagea le parc; à 6 heures du matin, 40 pièces étaient mises en batterie aux Tuileries ; 4, place du Carrousel; 1 ou 2 au débouché du Pont-National (Royal), rue Sainit-Honoré près l'hôtel Longueville, place du Petit-Carrousel, rue de l'Echelle, etc. En cas de défaite, la retraite était assurée sur Saint-Cloud. Les faubourgs se désintéressaient de la lutte : à peine put-on recruter 200 « patriotes » au faubourg Saint-Antoine. Les sectionnaires avaient pris comme chef Auguste Danican (V. ce nom), royaliste masqué, qui, bien qu'il dût toute sa fortune à la République, avait protesté contre les décrets de fructidor, tenté un soulèvement militaire à Rouen, et donné sa démission. Danican fit occuper fortement Saint- Roch, l'hôtel de Noailles, le Théâtre-Français. Mais dans l'action, il montra peu de vigueur près du Pont-Neuf, où il arrivait en forces par les rues de la Monnaie, de Lille, et le quai de la Ferraille : il parlemente avec Carteaux qui peut se retirer indemne ; il envoie un émissaire, les yeux bandés, à la Convention, qui, malgré les motions trop conciliantes de Bailleul et de Boissy, décide simplement de déléguer vingt-quatre de ses membres pour éclairer les citoyens sur leur devoir (4 heures après midi). Tout à coup des cris : Aux armes! retentissent; une ambulance est improvisée aux Tuileries. L'action venait de s'engager par des coups de feu partis d'une fenêtre du restaurateur Venua ; Barras apprenait qu'un chef de sectionnaires, Lafond, débouchait par le quai Voltaire pour s'emparer du Pont-National. Alors, dit Bonaparte « on donna Tordre de tirer ». Les assaillants furent refoulés dans l'église Saint-Roch par une pièce de quatre et par un double feu de file : ils tentèrent d'inutiles sorties, et furent massacrés. Rue Saint-Nicaise, Barras tenait tête aux insurgés. Le général Brune, manœuvrant par cette rue et celle de Rolian, resta maître du Théâtre de la République. Sur les quais, les 3.000 hommes des sections de l'Unité, du Théâtre-Français, de Fontaine-Grenelle , du Bon-Conseil n'arrivèrent pas à faire leur jonction avec les sections du centre : Lafond se fit tuer à leur tête. Les sectionnaires ne perdirent pas d'autre chef : la section Lepeletier, qui avait mis le feu aux poudres, délibérait pendant le combat. Il y eut au total environ 200 victimes. Il y eut encore, pendant la nuit, à démolir quelques mauvaises barricades, et, le lendemain, à disperser quelques rassemblements; le 44 vendémiaire au soir, les spectacles étaient pleins comme à l'ordinaire. Les royalistes qui s'étaient mêlés à l'insurrection ou qui comptaient en tirer parti n'eurent, les uns, pas le courage, les autres, pas le temps de se démasquer, tant la victoire de la Convention — sans intervention populaire, — avait été entière et facile. Mais cette force républicaine, l'armée, allait par une pente fatale aboutir à la destruction de la République. H. Monin.
BiBL. : H. ZivY, la Journée du 13 vendémiaire ; Paris, 1898, in-8, dans la Bibliothèque de la Faculté des lettres de l'Université de Paris. — Aulard, Histoire politique de la Révolution française ; Paris, 1901, pp. 532 et 575, in-8. — Pour le détail des sources, M. Tourneux, Bibliographie de l'histoire de Paris pendant la Révolution ; Paris, 1890, t.I, pp. 434-37, in-4.
VENDÉMIAN. Com. du dép. de l'Hérault, arr. de Lodève, cant. de Giguac; 440 hab.
VENDÉMIES. Com. du dép. de l'Aude, arr. et cant. deLimoux ; 101 hab.
VENDEN. Ville de Livonie (N. de la Russie), ch-1. de district, sur la rive gauche de l'Aa (tributaire du golfe de Riga), dans la belle région accidentée appelée Suisse livonienne; 4.405 hab. Stat. de chem. de fer. Eglise protestante gothique bâtie par Schauerberg, grand maître des Porte-Glaives (1284). Belles ruines du château des Porte- Glaives bâti au xiii^ siècle après la conquête des Vendes. Après la prise de la ville par Ivan le Terrible en 1577,
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sa prospérité disparut. Cédée à la Pologne en 1582, prise par les Suédois en 1600, elle revint à la Russie en 1741.
VENDENESSE-lès-Charolles. Com. du dép. de Saôneet-Loire, arr. et cant. de Charolles ; 1.473 hab. Stat. du chem. de ferP.-L.-M. Eglise romane.
VENDEN ESSE-sur-Arroux. Com. du dép. de Saôneet-Loire, arr. de Charolles, cant. de Gueugnon ; 565 hab.
VENDES. Peuple gaulois (V. Wendes).
VENDES. Com. du dép. du Calvados, arr. de Caen, cant. de Tilly-sur-SeuUes ; 273 hab.
VEN DETTA. Etat d'inimitié qui a pour cause une offense ou un meurtre et qui se transmet dans la famille de la victime. La vendetta désigne spécialement l'état de guerre privée dans lequel vivent des individus et des familles entières en Corse. La théorie de la vendetta, c'est le droit pour l'homme d'exercer directement son droit de justice ; en Corse, où la famille est fortement unie, les membres sont solidaires de l'offense et de la vengeance. Le développement de la vendetta en Corse est dû aux habitudes belliqueuses de la population et à la configuration montagneuse du pays, couvert de forêts et de maquis. Sous la domination génoise, la compagnie de Saint-Georges, qui exploitait l'île, avait pour politique d'armer les habitants les uns contre les autres : de 1683 à 1715, les vendettas se multiplièrent d'une manière effrayante ; on comptait jusqu'à 900 meurtres par an. Pendant des siècles, la vendetta a ensanglanté la Corse ; la Restauration ne sut pas enrayer le mal, et ses mesures de rigueur, ses cours martiales l'empirèrent plutôt. Un bataillon de voltigeurs corses, formé en 1821, lutta pendant quelque temps avec succès contre les bandits. Enfin, en 1853, la loi qui prohibait les armes sur tout le territoire de l'île fit tomber la statistique des meurtres de 102 par an à 16. Sans avoir disparu tout à fait, la vendetta a perdu son caractère de danger public pour la Corse.
BiBL. : Famé, Histoire du baiiditisme. — P. Mérimée, Notes sur la Corse.
VEN DEUIL. Com. du dép. de l'Aisne, arr. de Saint- Quentin, cant. de Moy ; 1.253 hab. Broderie mécanique.
VENDEUIL-Caply. Com. du dép. de l'Oise, arr. de Clermont, cant. de Breteuil, sur la Noyé; 407 hab. — On y a vu souvent l'emplacement de Bratus paniium, la cité primitive des Bellovaques. Au moyen âge, c'était la principale ville du Vendelais picard.
VENDEUVRE.Com. du dép. du Calvados, arr. de Falaise, cant. de Morteaux-Coulibœuf ; 354 hab. Stat. du chem. de fer de l'Ouest.
VENDEUVRE-Du-PoiTOu. Com. du dép. de la Vienne, arr. de Poitiers, cant. de Neuville ; 2.533 hab.
^EndE\}^ï\E-sm-BkRSE (Vendovera). Ch.-l.de cant. du dép. de l'Aube, arr. de Bar-sur-Aube ; 1.971 hab. Chem. de fer. — Cette localité, qui remonte à l'époque romaine, eut de l'importance sous les rois mérovingiens, qui y établirent un atelier monétaire. Au moyen âge, des forges et fonderies de fer y prospéraient. La jolie rivière de laBarse a sa source principale au château, intéressante construction des xii®, xvi® et xvii® siècles (magnifique escalier de pierre, et tour de 20 m.). L'église Saint-Pierre, qui date de la Renaissance, possède un beau portail sculpté et peint, de curieuses verrières, etc. L'église Saint-Jean, ancien prieuré, remonte en partie au xn^ siècle. Vendeuvre a vu naître Nicolas Bourbon, V Ancien, humaniste célèbre qui fut le précepteur de Jeanne d'Albret (1503-50).
VENDEVILLE. Com. du dép. du Nord, arr. de Lille, cant. de Seclin; 455 hab.
VEND HUILE. Com. du dép. de l'Aisne, arr. de Saint- Quentin, cant. du Catelct; 1.692 hab.
VENDÎDÂD (Littér. pers.) (V. Avesta et Perse).
VENDIÈRES. Com. du dép. de l'Aisne, arr. de Château-Thierry, cant. de Charly; 319 hab.
VENDIN-lès-Béthune. Com. du dép. du Pas-de-Calais, arr. et cant. de Béthune ; 626 hab.
VENDIN — VENDÔME
V£NDJN-LE~ Vieil. Corn, du dép, du Pas-de-Calais, arr. de Bétfauîie, mnL àe Lms ; 3.342 hab.
VENDJNE. Com. àa dép. de la Haute-Garonne, arr. de Villefranche, cant. de Caraman ; 214 hab.
VENDITIO BoNORUM (Dr. rom.). Procédure de liquidation générale du patrimoine d'une personne qu'on cherche par ce moyen à contraindre à l'exécution de ses obligations; elle s 'est substituée à l'exécution contre la personne , véritable acte de vengeance privée, survivance de la conception qu'on se faisait de k dette dans le droit primitif. Probablement calquée sur la sectio bonoram, procédure administrative suivie par le Trésor public à l'égard de ses débiteurs, elle fut introduite dans le droit privé par le préteur Publius Rutilius, puis généralisée et étendue à un nombre de cas de plus en plus grand. En pleine floraison du système formulaire, elle s'applique diii judicatus qui n'a pas exécuté la sentence de condamnation prononcée contre lui, au confessiis in jure qui lui est assimilé, à celui contre qui l'instance ne peut être liée, soit parce qu'il est absent, soit parce qu'il se cache par fraude, à celui qui est mort sans laisser d'héritier ou de successeur universel. La procédure de la venditio comprend deux phases : une première où les créanciers demandent et obtiennent du préteur l'envoi en possession, la missio in possessionem ; une seconde où, après certains délais et en observant certaines formalités, le patrimoine est vendu en masse au profit de tous les créanciers au plus haut enchérisseur. Le préteur prononçait l'envei en possession, non seulement au profit du créancier qui l'avait demandé, mais au profit de tous. Cet envoi ne donnait que le droit de garde et de surveillance sur les biens {custodia et observatio). Il obligeait tous les intéressés à afficher (proscriptio) la mesure dant le saisi venait d'être l'objet. La vente se faisait par les soins d'un magister bonorum vendendorum nommé par les créanciers. Il dressait un cahier des charges de la vente (lex venditionis) , le livrait à la publicité et poursuivait la vente au nom et pour le compte des créanciers qu'il représentait vis-à-vis de l'acquéreur. Celai-ci, le bonorum emtor, était celui qui offrait aux créanciers le plus haut prix de tout l'ensemble des biens, ou le dividende le plus élevé. Il était succes- &eur in universum jus selon le droit prétorien. Il avait droit à tout l'actif, et le préteur lui donnait un interdit, interdictum possessorium, pour se faire remettre les choses corporelles qui en faisaient partie. Quant aux actions qui dépendaient du patrimoine par lui acquis, il les exerçait aux lieu et place de la personne à laquelle il succédait, soit au moyen d'une formule avec transposition créée précisément par le préteur Rutilius {formula rutiliana), soit au moyen d'une formule avec fiction {formula seymana). D'autre part, il était poursuivi par les mêmes actions jusqu'à concurrence du dividende qu'il avait promis. A l'égard du débiteur, la venditio entraînait Finfamie, à moins (ju'il n'eût usé du bénéfice de cession de biens. Elle le libérait jusqu'à concurrence du prix payé aux créanciers. Mais il pouvait être poursuivi à nouveau, jusqu'à paiement intégral, s'il revenait à meilleure fortune. Les créanciers s'adressaient au magister pour obtenir la répartition du prix payé entre ses mains, au prorata de leurs créances.
Jadis, c'était au débiteur lui-même qu'on s'attaquait. C'était lui qui était emmené par son créancier et qui, s'il n'était pas libéré par les siens, était vendu comme esclave, quand il n'était pas mis à mort. Maintenant, c'était son patrimoine qui était l'objet de la vente. Si sa personne physique demeurait libre, si son caput n'était pas atteint, son individualité juridique et économique était anéantie. Une dernière étape restait à franchir pour humaniser la voie de contrainte, pour la proportionner au but poursuivi. On essaya d'abord d'excepter de la venditio bonorum un certain nombre de personnes, les sénateurs et clarisslmi, auxquels on voulait éviter l'infamie, suite de la vente en masse. On chercha aussi à se passer des bo-
norum emtores. Ainsi s'introduisit la distraetio bonorum, qui peu à peu supplanta la venditio et qui la remplace tout à fait à l'époque du système extraordinaire.
BiBL. : GiRAE-D, Manuel élément, de droit romain; Pans, mi, pp. 1031-35 etpassim; 3« éd. in-8. — G. May, Eléments de droit romain ; Paris, 1901, n» 290, pp. 603-4 ; ?oA^a; "^'^; "■ ^^^^^^^^' P^^cis de droit romain; Paris, 1886-91, t. I, noM82-85, 2 vol. ,• 1« éd. în-8.
VENDŒUVRES. Corn, du dép. de l'Indre, arr. de Châteauroux, cant. de Buzançais; 2.086 hab.
VEMOOIRE. Corn, du dép. de la Dordogne, arr. de Hibérae, cant. do Verteiliac; 448 hab.
VENOÔME. Ch.-l. d'arr. du dép. de Loir-et-Cher, sur le Loir (affl. g. de la Sarthe), au fond de la plaine immense de^ la Beauce, au pied d'une colline eoiironnée par les ruines d'un château ; gare où se rencontrent les chemins de fer d'Orléans et de l'Etat ; 9.7T7 hab. (8.^34 aggl.). Fromages de Vendôme ; ganterie, mégisseries, pianos, papeterie. Belle église de la Trinité, du xn® an xv^ siècle, avec de magnifiques vitraux anciens, 32 stalles du chœur des XV® et xvi« siècles ; beaux restes de l'abbaye et clocher
Hôtel de ville de Vendôme (façade sur le Loir).
de 80 m. avec une flèche en pierre (le plus parfait monument de ce genre qu'ait laissé le xii^ siècle après le clocher vieux de Chartres); tour Saint-Martin, reste d'une église du xvi^ siècle. Eglise de la Madeleine avec flèche gothique et vitrail de la Renaissance. Ancien pont sur le Loir. Maisons et hôtels des xvi^, xvii® et xviii® siècles. Restes du rempart et porte du xy« siècle (qui sert de mairie). Le Loir sépare la ville du château féodal dont les belles ruines présentent des courtines et des tours des xiv% XV® et xYii^ siècles ; détruit par Henri IV en 1^89. Lycée de 1639; bibliothèque de 8.000 vol.; statue de Ronsard devant le joli musée. —D'origine gauloise (Vindocinum), on ne trouve son existence mentionnée qu'au VI® siècle. Au xi^ siècle, Vendôme devint et resta pendant le moyen âge un centre monastique et féodal très important. L'abbaye de la Trinité, fondée en 1030, conservait une larme du Christ versée sur le tombeau de Lazare. La plus grande prospérité du monastère se produisit au XII® siècle sous l'illustre cardinal abbé Geoffroy; la juridiction temporelle resta cependant entre les mains des puissants comtes de Vendôme. Le comté passa à la branche de Bourbon d'où est issu Henri IV, et futérigé par François P^ en duché-pairie (1515). Henri ÏV donna ce fief à son fils naturel César en 1598 ; l'annexion à la couronne n'eut heu qu'en 1752, après la mort du célèbre général de Vendôme. Patrie du chevalier Jehan de Saintré, du prince Louis de Condé, du maréchal et du général de Rochambeau. BiBL. : SiMOiN, Histoire de Vendôme et de ses environs., 1835, 3 vol. — De Salies, le Château de Vendôme, 1875. — C. Launay, Répertoire archéologique de Varr. de Vendôme, 1888.
VENDÔME (Geoffrov de), prélat fr. (V. Geoffroi).
VENDÔME (César de), né au château de Coucy en juin
1594, mort à Paris le 22 oct. 1665. Fils de Henri IV et