‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 401 sur 633 · VENDOME -- VENER · texte numérisé non relu

VENDOME -- VENER

de Gabrielle d'Estrées, légitimé en 1594, pourvu de la duché-pairie de Vendôme, il reçut le gouvernement de la Bretagne en 1598, à l'occasion de ses fiançailles avec Françoise de Lorraine, fille du duc de Mercœur. Il prit rang, en 1610, après les princes du sang. Il se mêla aux troubles de la Régence, puisa la conspiration de Chalais. Enfermé à Vincennes, il en sortit en résignant son gouvernement, puis s'enfuit en Angleterre, où il attendit la mort de Richelieu. Il entra ensuite, avec son fils Beau fort (V. ce nom), dans la cabale des Importants, Réconcilié avec'Mazarin, il reçut le gouvernement de la Bourgogne (1Ô50) et la surintendance générale de la navigation. Il battit la flotte espagnole devant Barcelone en 1665. La duchesse, morte en 1669, lui donna : £o2«s,duc de Vendôme ; François,, duc de Beaufort ; Elisabeth, mariée à Charles-Amédée, duc de Nemours. Ses portraits (gravé par Frosne, peint par Mignard ; gravé par Grignon, peint par Jacopo Picini) le représentent avec un grand nez à la François P^. Retz le traite d'imposteur.

BiBL. : Retz, Mémoires. — BassompiePv,re, Mémoires.

VENDOME (Louis-Joseph, duc de), général français, né à Paris le 1®^ juil. 1654, mort à Vinaros (Espagne) le 11 juin 1712. Fils de Louis, duc de Vendôme, et de Laure Mancini, il servit à dix-huit ans dans l'armée de Flandres ou il déploya un courage remarquable. Gouverneur de Provence en 1681 , lieutenant général en 1688, ses succès ne se comptent plus. Il sauve le maréchal de Luxembourg surpris par les Anglais à Steinkerque (1692), il commande l'aile gauche à la bataille de Marsailie (169B), où il met en pleine déroute l'armée de Savoie. Général en chef de l'armée de Catalogne (1695), il bat le prince de Darmstadt (1696), investit Barcelone et l'oblige à capituler. Au début de la guerre de la Succession d'Espagne, il prend le commandement de l'armée franco-espagnole (1702), bat d'abord le prince Eugène à San Vittoria(l 4 juil.) puis se laisse surprendre par lui àLuzzara (15-16 août), mais, après une bataille sanglante et indécise, les Impériaux furent contraints de se retirer. Vendôme s'empare alors de Guastalla et de Borgoforte ; il bat Staremberg en 1703 puis Visconti, prend Verceil en 1704, poursuit vivement le prince Eugène et le bat à Cassano où il accomplit des prodiges d'audace et de tactique (16 août 1705). Après Ramilhes, où Villeroy s'était fait battre, Louis XIV rappela en hâte Vendôme qui aussitôt arrêta la marche de Marlborough (1708) et prit Gand, mais il est battu à Oudeiiarde par Marlborough et son ancien rival le prince Eugène. C'était le duc de Bourgogne qui commandait en chef, et les mesures qu'il prit contrairement à l'avis de Vendôme accrurent ce désastre. Vendôme dégoûté se retira dans ses terres. Philippe V l'appela à sa déténse en 1710 : il reprend Madrid, y rétablit le roi, bat Stanhope à Guadalaxara et Starhemiberg à Villaviciosa. L'Espagne était délivrée des Impériaux, Philippe V fit une entrée triomphale à Saragosse (4 janv.. 1714). Vendôme achevait d'expulser les Impériaux de Catalogne lorsqu'il mourut subitement. Philippe V le fit inhumer à PEscuriaL En apprenant les succès de ce grand capitaine, Louis XIV avait prononcé le mot célèbre : « Il n'y a pourtant en Espagne qu'un seul homme de plus». Vendôme, gros, court, mais d'une belle figure et d'un port plein de noblesse, avec cela fort spirituel et éloquent, avait raie action incomparable sur ses troupes. Il fut victime, en 1709, de la cabale du duc de Bourgogne et surtout de la haine de la duchesse qui ne pouvait le souffrir et qui lui fit milte insolences. Il avait épousé en 1710 M^^^ d'Enghien. On lui a prêté des mœurs crapuleuses. Saint-Simon, le plus acharné de ses ennemis, a fait un tableau saisissant de sa mort misérable dans un bourg perdu, volé pendant son agonie par ses valets.

VENDÔME (Charles, cardinal de) (V. Bourbon [Cardinal d«]).

VENDÔKIE (Bouchard de) (V. Bouchard de Vendôme). VENDÔME (François de) (V. Beaufort [Duc de]).

VENDÔMOIS.Pays de l'ancienne France, compris dans l'Orléanais (auj. dans le dép. de Loir-et-Cher). Il comprend la moitié de l'arr. de Vendôme et une dizaine de communes de l'arr. de Blois. Principales villes : Vendôme, Morée, Fréteval, Selommes et Saint-Amand. Il est borné par lePerche (N.-O.), le Dunois (N.-E.), leBlésois (S.-E.), la Touraine (S.-O.). Aujourd'hui on appelle proprement Vendômois l'arr. de Vendôme. Le Loir est le seul cours d'eau notable : il partage le Vendômois en deux régions distinctes, le plateau de la Beauce au S., les collines et les forêts du Perche au N. Les vieux châteaux ruinés, les carrières habitées et les sites pittoresques de la vallée du Loir la rendent très attrayante. Grande culture de la vigne ; mégisserie et ganterie. Le Vendômois, mentionné en 587 dans le traité d'Andelot, appartint aux comtes, puis ducs de Vendôme et revint en 17 12 à la couronne.

BiBL. : J. DE PÉTiGNY, Hist. avchéologique du Vendômois, 1849, rééd. 1882. — Guide du touriste dans le Vendômois, dans Soc. arch. du Vendômois, 1883. — De Ro- CHAMBEAu, le Vendômois, 1889.

VENDRANGES. Corn, du dép. de la Loire, arr. de Boanne, cant. de Saint-Symphorien-de-Lay ; 458 hab. Stat. du chem. de ferP.-L.-M.

VEN DREDL I. LrruRGiE (V. Semaine, t. XXIX, p. 953).

IL Superstition. — Les anciens ne furent pas seuls à distinguer des jours néfastes; la superstition qui, sans doute en souvenir de la Passion, attribue à notre vendredi une influence funeste, n'est pas à la veille de disparaître. Tel qui se pique de n'être pas croyant n'a pas su pourtant se dégager de ce préjugé sous l'empire duquel, qu'il s'en défende ou non, il remet volontiers au samedi ce qu'il devait faire la veille. Si le vendredi, par surcroît, tombe un treize du mois — le nombre treize étant si redouté que, dans le numérotage de plusieurs de nos rues, le treize a été omis — ce vendredi treize passe à double titre pour un jour à redouter. Nous n*allons pas, sans doute, comme les Bomains, Jusqu'à la fermeture des tribunaux et à la suspension officielle des affaires, mais celles-ci baissent sensiblement le vendredi ; il est connu, par exemple, que la recette des omnibus de Paris diminue d'un quart les vendredis ordinaires, et de près de moitié les vendredis treize. Ce préjugé n'a pas été sans influence sur quelques événements historiques; les Grandes Chroniques de Saint- Denis nous apprennent qu'en 1339 une bataille fut ajournée au lendemain, parce que les Français refusèrent d'engager un vendredi la lutte avec les Anglais, et, d'après l'ancienne coutume de Normandie, il était interdit de soumettre ce jour-là les accusés au duel judiciaire ou aux épreuves de l'eau et du feu.

VEND RENNES. Gom. du dép. de k Vendée, arr. de La Boche-sur- Yon, cant. des Herbiers ; 978 hab.

VENDRES (Etang de) (V. Hérault, t. XIX, p. 1141).

VEN ORES. Corn, du dép. de l'Hérault, arr. et cant. (2«) deBéziers; 1.012 hab.

VEN DRESSE. Com. du dép. des Ardennes, arr. de lézières, cant. d'Omont ; 784 hab.

VENDRESSE-et-Troyon. Coin, du dép. de l'Aisne, arr. de Laon, cant. de Craonne ; 227 hab.

VEN OR EST. Com. du dép. de Sein^-et-Marne, arr. de Meaux, cant. de Lizy-sur-Ourcq ; 629 hab,

VENDU E-MiGNOT (La). Com. du dép. de TAube, arr. de Troves, cant. de Bouilly; 238 hab.

VÉNEDES. Peuple gaulois (V. Veneti).

VENEFFLES. Com. du dép, d'Ille et- Vilaine, arr. de Rennes, cant. de Châteaugiron ; 294 hab.

VÉNÉJAN. Com. du dép. du Gard, arr. d'Uzès, cent, de Bagnols-sur-Cèze ; 523 hab. Stat. de chem. de fer,.

VENELLE. Rivière du dép. de la Haute-Marne (V. Marne [Haute-]|),

VENELLES. Com. du dép. des Bouches-dti-Rhône, arr. et cant. (N.) d'Aix ; 539 hab, Stat. de chem. de fer.

VÉNÉON. Rivière du dép. de VIsère (V. ce mot).

VENER ou VENERN (Lac) (V. Scandinavie).

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