VENISE — VENT
toire de la république de Venise; Paris. 1853, 9 vol. — Malamani, Il setteccento i Venezia ; Turin, 1892.— Mar- CHESi, Settcint' anni di Storia di Venezia,; Turin, 1892, — MoLMENTi, la Grandezza di V.; Venise, 1892. — Onga- NiA, Storia délVArte a Venezia; Venise, 1890. — Perret, Histoire des relations politiques entre la France et Venise ; Paris, 1896. — Ranke, Zur venetianisclien Geschichte; Leipzig, 1878. — Romanin, Storia di Veyiezia ; Venise, 1854-61.
VENISEY. Corn, da dép. de la Haute-Saône, arr. de Vesoul, cant. d'Amance ; 244 hab.
VÉNISSIEUX. Corn, du dép. du Rhône, arr. de Lyon, cant. de Villeurbanne ; 3.394 hab. Stat. de chera.de fer.
VÉNITIEN (Dialecte) (V. Romanes [Langues]).
VÉNITIENNE (Ecole) (V. Italie, t. XX, p. 1446).
VENIUS ou V^NIUS (Otho), de son vrai nom Oiho van Veen, peintre flamand, né à Leyde en 4558, mort à Bruxelles en 4629.. Il peignit l'histoire et le portrait. Elève dlsack Claes Swanenburg, dit Nicolaï, dans sa ville natale, puis de Lampsonius (4572) à Liège, puisdeZucchero (1575-80) à Home; il fut « ingénieur des armées royales » à la cour d'Alexandre Farnèse. Revenu à Leyde en 4584, il fut maître de la gilde d'Anvers (4594), puis doyen (1602-3). Les gouverneurs des Pays-Bas, Albert et Isabelle, l'appelèrent à Bruxelles en 4620 et le nommèrent « garde des monnaies ». Il y vécut neuf ans. Ses tableaux religieux, qu'on peut voir aux musées d'Anvers et de Bruxelles et à Saint-Bavon de Gand, sont d'une élégance correcte et un peu froide ; mais ses portraits des archiducs Albert et Ernest de Vienne, celui de Madrid et surtout celui de sa famille, au Louvre, montrent une finesse de dessin et de modelé et une distinction de couleur tout à fait remarquables, qui prouvent qu'il a pu donner d'excellentes leçons à son immortel élève Rubens. Autres ouvrages à Amsterdam, Brunswick, Cologne, Stutgart, Stockholm, etc., E. Durand-Grévhxe.
VENIZEL. Com. du dép. de TAisne, arr. et cant. de Soissons; 340 hab. Stat. de chem. de fer.
VENIZY. Com. de l'Yonne; arr. de Joigny, cant. de Brienon-sur-Armançon ; 4.086 hab.
VENLOO. Ville des Pays-Bas, prov.de Limbourg, arr. de Ruremonde, sur la Meuse ; 43.000 hab. Stat. des chem. de fer de Maastricht à Arnhem, d'Anvers à Gladbach, et de Flessingue à Hambourg. [Collège épiscopal. Ecole bourgeoise supérieure. Meuneries, fabriques de pâtes alimentaires, brasseries, vinaigreries, briqueteries, tuileries, fabriques de tabacs. — L'hôtel de ville, construit au XVI® siècle, contient de beaux tableaux, notamment de Goltzius. L'église Saint-Martin, qui date de 4304, est surmontée d'une haute tour. On y voit une belle chaire de vérité et des fonts baptismaux remarquables.
Histoire. — Il est fait mention de Venloo pour la première fois dans un acte de 4470. L'importance militaire de sa situation fut la cause de nombreux sièges. Les plus célèbres sont ceux de 1373, de 4459, de 1473, de 4484, de 4544, de 4572, de 4586, de 1597, de 4606, de 4632, de 4637, de 4646, de 4702, de 4794 et de 4830. La ville fut dépeuplée par la peste pendant les années 4635- 87. Venloo fit partie du duché de Gueîdre jusqu'à la conquête de Charles le Téméraire, fut définitivement conquise par Charles-Quint, et suivit les destinées des Pays- Bas catholiques malgré les efforts déployés par les Hollandais à l'époque des guerres religieuses. Le traité d'Utrecht de 4713 donna la ville à la République des Provinces- Unies. Annexée à la France en 4795, elle passa au royaume des Pays-Bas en 4844. Après la révolution de 4830, le premier traité de Londres la rattacha au nouveau royaume de Belgique, mais le traité définitif de 4835 la rendit à la Hollande. E. Hubert.
VENNANS. Com. du dép. du Doubs, arr. de Baumeles-Dames, cant. de Roulans ; 27 hab.
VENNE (Adriaen Pietersz van der), peintre hollandais, né à Delft en 4589, mort à La Haye en 4662. Il habitait, en 4644, Middelbourg, où son père était libraire et
marchand de tableaux. A partir de 4625, il fut, à La Haye, membre, puis doyen (4 639) de la gilde de Saint-Luc. D'abord imitateur de Breughel de Velours dans ses paysages, il devint un des meilleurs petits maîtres de la Hollande dans les tableaux de chasses, de fêtes, d'allégories, que lui commandèrent les princes d'Orange, le roi de Danemark et d'autres souverains. Il y peignait des foules où chaque figure est un très bon portrait. Ses deux meilleures allégories se trouvent au Louvre (4646), au musée d'Amsterdam (4644). Ses derniers ouvrages sont des paysanneries burlesques en pochades monochromes. Nombreux tableaux à Amsterdam, La Haye, Rotterdam, Paris, Cassel, Brunswick, Darmstadt, Christiania, Innsbriick, etc.
VENNECY. Com, du dép. du Loiret, arr. d'Orléans, cant. de NeuviHe-aux-Bois ; 592 hab. Stat. de chem. de fer.
VENNES. Com. du dép. du Doubs, arr. de Baume-les- Dames, cant. de Pierretontaine ; 460 hab.
VENNEZEY. Com. du dép. de Meurthe-et-Moselle, arr. de Lunéville, cant. de Gerbéviller; 78 hab.
VENOGE. Rivière de Suisse, dans le cant. de Vaud. Elle prend sa source au'pied du Jura et se jette dans le lac Léman.
VENOIX. Com. du dép. du Calvados, arr. et cant. (0.) de Caen ; 540 hab.
VENON. Com. du dép. de l'Etiré, arr. deLouviers, cant du Neubourg; 200 hab.
VENON. Com. du dép. de l'Isère, arr. et cant. (S.) de Grenoble ; 230 hab.
VENOSC. Com. du dép. de l'Isère, arr. de Grenoble, cant. du Bourg-d'Oisans ; 570 hab.
VENOSTA (ViscoNTi-), homme d'Etat italien (V. Visconti-Venosta).
VENOUSE. Com, du dép. de l'Yonne, arr. d'Auxcrre, cant. de Ligny-le-Châtel ; 265 hab.
VENOY. Com. du dép. de l'Yonne, arr. et cant. (E.) d'Auxerre ; 4.460 hab.
VENOZA (lat. Venosia). Ville de l'Italie méridionale (prov. de Potenza), située sur une hauteur, à 46 kil. de Melfi; 8.000 hab. On y remarque un château bâti au XV® siècle par Pirro del Balzo et une abbatiale de la Sainte- Trinité (4058) qui renferme le tombeau de Robert Guiscard. Cette ville est surtout connue par le rôle qu'elle a joué dans l'antiquité. C'était une colonie romaine depuis la guerre des Samnites (292 av. J.-C). Horace y est né en 65 av. J.-C.
VENSAC. Com. du dép. de la Gironde, arr. de Lesparre, cant. de Saint- Vivien ; 4.087 hab.
VENSAT.Com. du dép. du Puy-de-Dôme, arr. deRiom, cant. d'Aigueperse ; 903 hab.
VENT. ï. Mythologie. — L'importance do l'action des vents dans la vie agricole et maritime les désigna de bonne heure à la personnification mythologique chez les peuples de race gréco-italique ; on peut môme dire que , plus on remonte haut dans l'histoire des conceptions religieuses animant les forces de la nature et plus le rôle des Vents y devait être considérable. Pour les mythologues récents, Hermès parmi les grands dieux, Typhon ou Typhœus, d'autres encore, parmi les monstres dans les^ quels l'imagination a incarné les agents les plus puissants de la nature, sont des représentations du Vent. Cependant les poètes, à commencer par Homère, précisant l'être des vents par une sorte d'exégèse scientifique, en ont fait des divinités spéciales subordonnées aux grands dieux ; ainsi Borée, Zéphyre, Eurus et Notus, les seuls que connaisse l'épopée homérique et qu'elle met dans la dépendance de Zeus, sous les ordres d'Ëole. Hésiode en connaît quatre également, ceux d'Homère ; mais Argesthes prend dans la Théogonie la place d' Eurus : ce sont les Vents bienfaisants, fils d'Astraeas et d'Eôs (l'Aurore). H faut y ajouter des Vents funestes dont le tvpe est Typhœus. Ils