‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 41 sur 633 · TILSIT »- TIMBALE · texte numérisé non relu

TILSIT »- TIMBALE

fluent de la Tilse; 28.217 hab. en 4895. Fonderies, construction de machines ; tannerie, savonnerie, cordonnerie, horticulture; importante foire aux chevaux; commerce de bois, grains, textiles, poissons, etc. Ruines d'un château de 1537, brûlé en 1878 ; église ronde lithuanienne. La ville se forma autour du manoir de Schalauen, bâti en 1288, reçut une charte municipale en 1552. Les 8 et 9 juil. 1807 y fut signé le traité de Tilsit qui mit fin à la guerre de Napoléon contre la Prusse et la Russie (V. Napoléon, t. XXIV, p. 773, Allemagne, Pologne, Prusse, Russie, etc.). La Prusse cédait : à la Russie, le dép. de Bialystok (11.340 kil. q. et 187.000 hab.); au grandduché de Varsovie, sa part de la Pologne dans les démembrements de 1793 et 1795; à la Saxe, le cercle de Cottbus ; au nouveau royaume de Westphalie, toutes les possessions à gauche de l'Elbe; Dantzig devenait ville libre sous le protectorat de la Saxe et de la Prusse ; le tsar cédait la seigneurie de Jever à la Hollande, évacuait Cattaro, s'engageait à évacuer la Moldavie et la Valachie et à traiter avec la Turquie sous l'arbitrage de Napoléon. Une convention secrète entre la Russie et la France stipulait que la première pouvait garder les provinces danubiennes ; elle s'engageait à faire adhérer au Blocus continental le Danemark, la Suède, le Portugal et l'Autriche.

TILSTON (Sir Charles), ingénieur anglais (V. Bright).

TIMALIE, Il MALI 1 DÉS (Ornith.). Genre de Passereaux créé en 1820 par Horsfield pour des Oiseaux qui paraissent représenter, en Asie et en Malaisie, les Fourmiliers (V. FoRMicARiiDÉs) américains. Le type est laTL^iA- LIE k calotte {Timalia pileata), de la taille d'une Alouette, fauve olivâtre, avec le sommet de la tête marron, les ailes et la queue d'un brun châtain, la poitrine et le ventre blancs, striés de noir. Elle habite Java. D'autres espèces habitent l'Inde, le S. de la Chine et toute la Malaisie. Les caractères génériques sont : bec médiocre, comprimé, mandibule supérieure courbée dès la base, à arête saillante entre les narines ; pieds très robustes ; ongle postérieur deux fois plus long que les antérieurs ; ailes courtes, queue arrondie. Ces Oiseaux sont terrestres, buissonniers, ayant les allures de nos Merles, et se nourrissent d'Insectes et de Vers. — Ce genre est devenu, pour les modernes, le type d'une importante famille dont les limites sont assez difficiles à fixer, si bien que l'on en est venu à y réunir un grand nombre de genres placés auparavant près des Merles, des Fauvettes, etc. Dans le récent Catalogue of Birds in British Muséum (1881), cette famille se trouve être une des plus nombreuses de la classe des Oiseaux. Il y a lieu d'en écarter les Accenteurs (V. ce mot), les groupes dont les genres types sont Thamnobia, Bradypterus, Eremomelajetc, qui sont mieux placés parmi les Turdidés^ peut-être diussiles Troglodytinœ, les Miminœ.

E. Trouessart.

Il M AN (Monts) (V. Russie, t. XXVIII, p. 1153etll59).

TIMANTHE, peintre grec, né àKythnos (fin du v® siècle, commencement du iv® siècle av. J.-C). Il appartenait à l'école ionienne. Il excellait surtout dans la peinture expressive. 11 vainquit Parrhasios dans un concours ouvert à Samos, où les deux artistes avaient également représenté Ulysse et Ajax se disputant les armes d'Achille. On citait encore de Timanthe un Marsyas, des Cyclopes, un Héros, qui fut plus tard conservé à Rome dans le temple de la Paix. Mais son chef-d'œuvre était un Sacrifice d'Iphigénie, oii il avait admirablement rendu les divers sentiments éprouvés par les acteurs ou les témoins de la scène. On peut se faire quelque idée de ce tableau d'après plusieurs monuments qui s'en sont plus ou moins inspirés : deux fresques de Pompéi, des pierres gravées, une mosaïque de Catalogne. — Un peintre du même nom, Timanthe de Sicyone yYÎvait auiii<^ siècle avant notre ère.

TIMANTHE, célèbre athlète grec, né à Cléoné, à qui ses nombreuses victoires remportées aux jeux Olympiques valurent l'honneur d'une statue par le sculpteur Myron. Pausanias raconte que, retiré de la lutte, il p'en con-

tinua pas moins à s'exercer pour se maintenir en forme ; mais qu'ayant, pendant quelque temps, négligé de le faire et constatant qu'il n'était plus que l'ombre de lui-même, il se fit consumer vivant sur un bûcher (Paus., VI, 8, 4). TIMAR. Sorte de fief militaire en Turquie. A l'époque de la conquête, les territoires pris à l'ennemi devenaient la propriété du conquérant et de ses compagnons d'armes, qui formaient une milice campée en pays étranger et toujours prête à monter à cheval; dès qu'une contrée était soumise, on en dressait le cadastre et on la répartissait en fiefs qui étaient la concession du revenu de la terre, le fonds restant toujours à l'Etat. Le sipahi ou cavalier qui obtenait celte concession, héréditaire de mâle en mâle, mais toujours révocable, était tenu, en cas de guerre, de se rendre à l'armée à la tête d'un certain nombre de soldats à l'entretien desquels il pourvoyait. L'infanterie n'était pas appelée à jouir de ces fiefs ; les janissaires, qui recevaient leur solde du trésor, ne les obtenaient que par faveur. On appelait ziâmet toute concession rapportant 20.000 aspres, et son concessionnaire zâïm; le nom de iimar était réservé aux fiefs d'une valeur inférieure. Les titulaires élisaient entre eux, dans chaque sandjak, un colonel [alaï-bey) dont la nomination était confirmée par le pacha, gouverneur de la province ; cet oflîcier avait sous ses ordres un porte-étendard (baïraktar) et un tchaouch ou major; le sou-bachi, grade correspondant à peu près à celui de capitaine, était chargé, dans les villes, de fonctions de police. Cette organisation fut détruite par le tanzimat, et les détenteurs de ces fiefs reçurent, en dédommagement, des rentes viagères dont le montant était en 1850 de 40 millions de piastres, mais diminua rapidement par suite de l'extinction des ayants droit.

BiBL. : Behn, Etude sur la propriété foncière en pays musulman; Paris, 1862, p. 125. — Du Régime des fwfs militaires dans Vislamisme; Paris, 1870 (extraits du Journal asiatique).

TIIVIARIOT(V. Timar).

Tl M AVO ou R I É KA. Fleuve d'Autriche, tributaire du golfe de Trieste ; il jaillit près de Monfalcone, à 4 kil. de la mer, par une triple source dont le débit total est la moitié de celui de Vaucluse ; c'est la résurrection de la Riéka, rivière de Carniole, qui coule au fond de gorges creusées dans le Karst (V. ce mot), s'engouffre dans l'entonnoir de Dolina, s'enfonce définitivement par les cascades de Sankt- Canzian et continue durant 35 kil. son cours souterrain, sous une voûte calcaire dont l'épaisseur atteint 300 m. Tl NI BAL (Louis-Charles), peintre et écrivain d'art français, né à Paris en 4824, mort en 4880. Elève de DroUing, il se consacra surtout à la peinture religieuse. Un portrait exposé au Salon de 4847 le fit connaître ; puis il mérita les éloges d'Ingres par un Christ au tombeau (4848) et une Vierge au pied de la croix. Il donna ensuite : Savonarole (4857) ; l'Eglise triomphante (4859), etc. A l'église Saint-Sulpice, dans la chapelle de Sainte-Geneviève, il représenta : Geneviève distribuant des vivres au peuple de Paris, et le Miracle des Ardents; dans l'église de la Sorbonne, V Histoire de la théologie. Critique et historien de l'art, il publia, dans la presse quotidienne, une brillante série d'articles réunis en volume sous le titre de Notes et Causeries sur Fart et sur les artistes (Paris, 4884). G. C.

TIMBALAN. Groupe d'îles relevant des Indes néerlandaises, situé dans la mer de Chine, entre Bornéo et Bintang. Il comprend : l'île de la Grande Timbalan, les îles Bounoa, l'île du Sud-Ouest, celle de Djarang, de Rotsige, ainsi que beaucoup de petits îlots ; la superficie totale est de 72 kil. q. Toutes ces îles sont montagneuses et le corail y est abondant. La capitale est Meladjou.

Tl Wl B AL E. I. Archéologie. — Gobelet à boire, en métal, sans pied ni anse ; remplaça au xviii« siècle la tasse et le hanap du moyen âge et te gobelet de la Renaissance : la timbale tire son nom de l'instrument de musique dont elle imitait la foïme. Elle fut bientôt supplantée par les verres à boire, sauf entre les mains trop rudes des enfants.

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