V. Droit administratif (V. Aliénation domaniale
VI. Procédure. — Vente judiciaire. — On désigne sous ce nom les ventes qui se font en justice. Ces ventes sont judiciaires à raison de l'intervention du tribunal qui les ordonne et qui y préside, et elles se distinguent des autres ventes par les formalités qui les précèdent, et en matière immobiUère par la possibilité de la surenchère et par la folle enchère (V. ces mots) dont est passible l'adjudicataire qui n'exécute pas ses engagements. Les ventes ne sont judiciaires qne dans les cas prévus par la loi. Ces cas sont les suivants: i^ ventes sur saisie ; 2^ ventes de biens de mineurs ou d'interdits, d'absents, de contumaces ou de débiteurs faillis ; 3° ventes d'immeubles dotaux (G. de procéd., 997) ou d'immeubles compris dans une substitution (C. civ., art. 1062) ; 4<* vente sur conversion de saisie immobilière en vente volontaire (C. de procéd., 743) ; 5° ventes sur licitation quand tous les héritiers ne sont pas d'accord, présents, majeurs et maîtres de leurs droits ; 6^ vente du mobilier dépendant d'une succession quand les héritiers ne sont pas d'accord, majeurs ou maîtres de leurs droits, ou quand ils ne sont pas présents; 7° ventes d'objets dispendieux susceptibles de dépérir, dépendant d'une succession, et dont le président du tribunal a autorisé la vente par le successible avant que celui-ci ait pris parti (C. civ., art. 796); 8^ ventes de meubles dépendant d'une société ou d'une communauté dans les mêmes cas indiqués plus haut à propos des meubles dépendant d'une succession (C. civ.. art. 1476 et 1872) ; 9** ventes de mieubles compris dans un usufruit quand l'usufruitier ne trouve pas de caution ; 10^ ventes administratives de meubles appartenant à l'Etat, aux départements, aux communes, aux fabriques; de meubles saisis par les préposés des octrois municipaux, déposés aux greffes des tribunaux et des prisons, engagés aux monts-de-piété et non dégagés en temps utile. Hors les cas qui viennent d'être indiqués, il n'est pas possible de recourir aux formalités prescrites pour les ventes judiciaires du moins en ce qui concerne les immeubles. C'est ce qui résulte de l'art. 743 du C. de procéd. aux termes duquel les immeubles appartenant à des majeurs maîtres de disposer de leurs droits ne pourront à peine de nullité être mis aux enchères en justice lorsqu'il ne s'agira que de ventes volontaires.
Les ventes judiciaires sont forcées ou volontaires. Elles sont forcées quand elles ont lieu en suite d'une saisie, elles sont volontaires dans tous les autres cas (V. Ténumération qui précède). Le mot de « ventes volontaires » a ici un sens particulier et est opposé au mot ventes forcées, c.-à-d, aux ventes poursuivies par le créancier d'une personne afin de liquider l'objet de son gage. Les formalités prescrites par la loi pour la validité de ces ventes
sont d'ailleurs à peu près identiques qu'il s'agisse de ventes sur saisie ou de ventes volontaires (V. Enchère).
BiBL. : Droit civil.— Aubry et Ra.u, Cùuvs de dr, civ. français; Paris, 1871, t. ÎV, 4« éd.— Baudry-Lacamïine- RIE, Précis de dr. civ.; Paris, 1899, t. Ilf, 7" éd.— Baudry- Lacantinerie et Saignât, Tr.de la. vente et de V échange; Paris, 1900.— Demante et Colmet de Saî^terre, Cours anal, de G. civ.; Paris, 1881, t. Vil, nouv. éd. — Duver- GiER, Tr. de la vente; Paris, 1839. — Guillouard, Tr. de la vente et de l'échange; Paris, 1891. — Hue, Comment, théor. etprat. dM C. civ.; Paris, 1897, t. X. — Laurent, Pnnc. de dr. civ. ; Paris et Bruxelles, 1893, t. XXÏV, 5» éd. — Planiol, Tr. élém. de dr. civ.; Paris, 1901, t. II. — Po- THiER, Tr. de la vente, éd. Bugnet, 18G1. — Troplong, Tr. de la vente; Paris, 1856, 2" éd.
Procédure, •— V. les ouvrages de procédure.
VENTE (Hist.) (V. Carbonari).
VENIELLE (Trav. publ.). Nom donné aux petites vannes pratiquées à la partie inférieure des vantaux des portes d'écluse, contre leur face amont, et servant au remplissage ou à la vidange des sas (V. Ecluse). Planes, à jalousies ou tournantes, en bois, en tôle ou en fonte, les vcntelles se manœuvrent à l'aide d*uh levier, d'un cric ou d'une vis et peuvent varier, comme nombre, suivant leurs dimensions et celles de l'écluse, de 2 à 16, 48 et même 20. Leur surface totale est calculée, dans tous les cas, de façon à permettre le remplissage en 2 à 3 minutes environ. A cet effet, le rapport moyen de leur ouverture totale à celle de l'écluse est 1/5.
VENTE NAC. Corn, du dép. de TAriège, arr. de Foix, cant. de Lavelanet ; 437 hab,
VENTENâC-Cabardès. Corn, du dép. de l'Aude, arr. de Carcassonne, cant. d'Alzonne; 371 hab.
VENTE NÂC-d'Aude. Corn, du dép. de FAude, arr. de Narbonne, cant. deGinestas; 480 hab.
VENTEROL. Com. du dép. des Basses-Alpes, arr. de Sisteron, cant. de Turriers ; 295 hab.
VENTEROL. Com. du dép. de la Drôme, arr. et cant. de Nyons ; l.Oll hab. Stat. du chem. de fer P.-L.-M.
VENTES (Les). Com. du dép. de l'Eure, arr. et cant. (S.) d'Evreux ; 423 hab.
VENTêS-oe-Bourse (Les). Com. du dép. de l'Orne, arr. d'Alençon, cant. du Mêle-sur-Sarthe ; 284 hab.
VENTES-Saint-Rémy. Com. du dép. de la Seine-Inférieure, arr. de Neufchâtel, cant. de Samt-Saëns ; 252 hab.
VENTEUGES. Com. du dép. delà Haute-Loire, arr. du Puy, cant. de Saugues; 1.432 hab.
VENTEUIL. Com. du dép. de la Marne, arr. et cant. d'Epernay; 987 hab.
VENTHON. Com. du dép. de la Savoie, arr. et cant. d'Albertville ; 277 hab.
VENTI6NAN0 (Cesare Della Valle, duc de), poète, dramaturge et polygraphe italien, né à Naples le 9 févr. 4776, mort en 4860. Membre du conseil de santé, gouverneur des œuvres de bienfaisance, décurion de Naples, surintendant des théâtres, membre de la Cour des comptes et de la Chambre du contentieux administratif, il se fit remarquer de bonne heure par nombre de poésies, dont en 4854 parut une édition complète. La plus remarquable est le Pianto d*îsraello. Il écrivit aussi plusieurs tragédies dont la Medea, qui est son chef-d'œuvre et qui parut triomphalement pendant plusieurs années sur les scènes d'Italie et de l'étranger. Parmi ses drames, on cite : les Montanini e Sahmbeni et le Buondelmonte. Il produisit encore une foule de comédies brillantes, naturelles et morales; un mélodrame : YÂssedio di Corinto, que Rossini mit en musique ; un Saggio di filosofia della storia; un Progetto filosofico della storia del mondo; une Memoria intorno allô stato della miseria pubblica nel regno di Napoli; des Elementi di siatistica, etc.
\IEHT\lkGO(Ventilago Gârtn.) (Bot.). Genre de la famille des Rhamnacées-Venlilaginées, renfermant une dizaine d'espèces qui vivent dans la zone tropicale de Tancien continent. Les Ventilago sont des arbrisseaux grimpants, plus rarement des arbres ; ils possèdent des feuilles alternes sub-distiques, pétiolèes, ovaîes-oblongues , entières ou
Sid --
VENTILAGO -~ VENTILATION
dentées. Les fleurs, petites, forment des panicules termi' nales ou axillaires. Le calice et la corolle se composent chacun de cinq pièces. Les étamines, au nombre de cinq, sont unies à la base des pétales. Le fruit, de forme sphérique, ne contient qu*une graine ; il est surmonté d'une sorte d*aile membraneuse. Les fibres libériennes du F. maderaspatana Gârtn. servent à fabriquer des filets; l'écorce de la racine de cette même plante produit une substance brune utilisée comme fébrifuge. W. R»
VENTILATEUR (Techn.) (V, Ventiution).
VENTILATION. L H vgiène et Technologie. — La respiration, la transpiration cutanée, les appareils d'éclairage et de chauffage, vicient rapidement l'air des enceintes habitées : appartements particuliers, salles de réunion, ateliers, etc. D'où la nécessité de la ventilation, autrement dit du renouvellement de cet air, de façon incessante ou intermittente. Le problème, longtemps négligé, est, d'ailleurs, double : quel se trouve être, pour un nombre de personnes et un temps donnés, le volume d'air à renouveler, et, ce volume connu, par quels moyens se le procurer ? La première de ces deux questions n'a reçu encore aucune solution précise. L'air pur est composé, on le sait, d'oxygène et d'azote dans la proportion, en volumes, de 0,21 du premier et de 0,79 du second. Il doit renfermer, en outre, pour que les fonctions de la vie puissent s'y accomplir d'une manière normale et régulière, une quantité de vapeur d'eau, ni trop forte, ni trop faible (V. Am, § Hygiène). Or la respiration et la transpiration (V. ces mots) transforment, à elles seules, 0,04 environ d'oxygène en acide carbonique, soit une production moyenne, par personne et par heure, de 0''''^,02i environ de ce dernier gaz, qui, dès qu'il se trouve mêlé à l'air dans la proportion d'un millième, le rend déjà nuisible, et, dans la proportion d'un centième, le rend irrespirable. On peut admettre, d'autre part, que l'homme exhale, par heure également, 62 gr. de vapeur d'eau, alors qu'un mètre cube d'air atmosphérique en contient seulement, en moyenne, de 4^'^,50 pendant la saison froide à 418^,5 pendant les jours chauds. Enfin, l'altération de l'air d'une enceinte ne tient pas seulement à l'appauvrissement en oxygène, à l'augmentation de l'acide carbonique et à celle de [h vapeur d'eau. Elle tient aussi, en grande partie, souvent même en majeure partie, aux matières organiques éliminées à l'état volatil par le poumon, lesquelles matières, de tous points analogues, chimiquement, aux gaz des égouts, exhalent cette odeur si sensible à l'entrée dans un bureau renfermant de nombreux employés, dans une chambre à coucher close, dans une salle de bal, et sont, en outre, éminemment toxiques. Mais en quelle quantité ces matières sont-elles exhalées? quelle est leur action sur l'économie? dans quel volume d'air doivent-elles être diluées pour cesser d'être nuisibles? On l'ignore, et aussi, du reste — tout au moins d'une façon certaine — la proportion d'acide carbonique qu'il ne faut pas dépasser, ainsi que le meilleur degré hygrométrique qu'il convient de conserver.^Si l'on observe, par surcroît, que la rapidité avec laquelle se vicie l'air d'une enceinte dépend, pour un même nombre de personnes, des dimensions de celle-ci, que, de plus, l'air vicié, moins dense que l'air pur, tendant toujours à s'élever, l'enceinte la plus développée en hauteur demeure, à égalité de capacité, le plus longtemps habitable, qu'en troisième lieu, les conditions mêmes dans lesquelles est introduit l'air neuf et expulsé l'air déjà respiré influent notablement, comme nous le verrons, sur le résultat obtenu, on conçoit combien il est difficile de fixer des chiffres et qu'on en soit, le plus souvent réduit, pour apprécier l'efficacité d'une ventilation, à s'en rapporter à des impressions personnelles. Mais celles-ci sont, à leur tour, bien trompeuses. Il en est, en effet, de la ventilation comme de la température : certaines personnes se trouvent à l'aise dans une atmosphère où d'autres éprouvent un sentiment d'oppression et, l'imagination aidant, les personnes habituées à laisser les
fenêtres ouvertes ne peuvent les supporter fermées, même lorsque, d'une façon quelconque, on parvient à leur procurer plus d'air les fenêtres fermées que les fenêtres ouvertes. Ajoutons, comme dernière cause d'incertitude, que la ventilation doit varier avec les circonstances. Elle doit être plus abondante pour des locaux habités d'une manière permanente et présentant des causes particulières de souillure et d'infection de l'air, comme les hôpitaux, que pour des salles occupées momentanément par des individus sains, comme les classes d'une école, La température et le degré hygrométrique de l'air extérieur sont également des éléments dont il faut tenir compte.
Péclet, qui a, l'un des premiers, étudié très consciencieusement la question, avait cru, tout d'abord, pouvoir évaluer h 6 m, c. par enfant et par heure le volume d'air nouveau à introduire dans une salle d'école pour qu'on n'y sente aucune odeur. Ce chiffre, obtenu sans tenir compte de la ventilation naturelle procurée par les joints des portes et des fenêtres, a été, depuis, reconnu inférieur à la réalité. Il faut, au minimum, dans les conditions les plus habituelles, iO à 42 m. c. De même, pour les hôpitaux, où le chiffre de 20 m. c, par malade et par heure avait tout d'abord été admis, on table aujourd'hui sur 60 et même 100 m. c, et les nombres ciaprès, préconisés par le général Morin, paraissent, sous les réserves formulées plus haut, se rapprocher davantage de la vérité. Ils seraient même plutôt trop élevés, le général Morin n'ayant expérimente que le système de ventilation descendante, dans lequel l'air neuf, introduit par le haut des salles, se mélange avec les gaz viciés et ne procure pas, conséquemment, son maximum de rendement.
Volume d'air vicié à extraire et d'air neuf à introduire par heure et par individu pour assurer la salubrité des lieux habités,
Métr. c.
C Malades ordinaires 60 à 70
Hôpitaux l Blessés et femmes en couches. 100
( En temps d'épidémie J50
Prisons 50
j ordinaires 60
( insalubres' 100
\ de jour... 30
( de nuit. 40
Salles de spectacles 40 à 50
— d'assemblées et de réunions publiques 60
Salles de réunions momentanées, amphithéâtres 30
Ecoles d'enfants 12 à 15
— d'adultes 25 à 30
Ecuries et étables 180 à 200
Pour les appartements particuliers, surtout pour les chambres à coucher, dont le cube est, en général, peu élevé et où le séjour est très prolongé, il ne faut pas compter moins de 30 m. d'air neuf par individu et par heure.
La ventilation est ou'^naturelle, oupar cheminées chauffées, ou mécanique. Il faut, dans tous les cas, s'inspirer, pour sa réalisation, des deux principes suivants, énoncés par L. Ser dans son Traité de physique industrielle : faire en sorte que l'air neuf soit respiré aussi pur que possible et enlever les gaz viciés dès qu'ils sont produits en ayant soin d'éviter leur mélange avec l'air neuf. On amène, à cet effet, l'air neuf chaque fois que la ventilation naturelle ne suffit pas, par de larges conduits aussi courts que possible et faciles à entretenir dans un état parfait de propreté ; on le fait pénétrer à proximité immédiate des occupants à une température voisine de celle qu'on veut maintenir dans la salle et avec les précautions convenables pour s'opposer à la production des courants
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