IV. Astronomie. — Verge d'or (V. Arbalestrille
VERGE. I. Anatomie. — La verge, ou pénis, est un organe qui sert à la copulation. Elle possède quatre enveloppes. Sa partie centrale est formée d'organes érectiles, les corps caverneux et l'urètre.
Enveloppes. — Ces enveloppes sont, de dehors en dedans : la peau, la tunique musculeuse, la tunique celluleuse, la tunique élastique. La peau, très mince, s'adosse à ellemême, à l'extrémité de la verge, pour former le prépuce. Le prépuce, partie qu'on retranche dans la circoncision, est un adossement des trois enveloppes superficielles de la verge. Il est constitué de telle façon que, lorsqu'on exerce une traction d'avant en arrière sur la verge, le prépuce se dédouble et les diverses couches qui le constituent se continuent directement avec les trois enveloppes superficielles du pénis. L'enveloppe musculeuse de la verge, sous-jacente à la peau, est formée de fibres musculaires lisses, les unes longitudinales, les autres circulaires, irrégulièrement entre-croisées, et formant le muscle péripénien. L'enveloppe celluleuse est un tissu conjonctif lâche, ne contenant jamais de graisse, et riche en fibres élastiques. Les vaisseaux et les nerfs superliciels cheminent dans cette couche. La couche élastique, ou fascia pénien, la plus profonde, forme une gaine commune aux corps caverneux et à l'urètre. C'est sur cette enveloppe solide que glisse la peau du prépuce quand on le tire en arrière.
Parties constituantes de la verge. — La verge proprement dite, abstraction faite de ses enveloppes, est formée par les corps caverneux et la portion spongieuse de l'urètre. Ce dernier organe a été déjà décrit (V. Urètre).
Corps caverneux. Les corps caverneux constituent, pour ainsi dire, la partie fondamentale de la verge. Ils sont disposés comme les deux canons d'un fusil à deux coups, parallèles et séparés par une cloison verticale incomplète en forme de peigne. Ils s'attachent aux branches descendante du pubis et ascendante de l'ischion par deux racines, racines des corps caverneux. En avant, l'extrémité des deux corps caverneux, qui est arrondie, est coiffée par le glaiid qui la déborde par sa base. Les corps caverneux, ainsi que leurs racines, sont limités de toutes parts par une enveloppe fibro-élastique^^ criblée de trous, par lesquels est versé le sang artériel. L'intérieur des corps caverneux est formé par une grande quantité de cloisons, ou trabécules musculaires, et par conséquent contractiles. Ces cloisons, en s'entre-croisant, limitent des espaces, ou aréoles, pleins de sang et communiquant les uns avec les autres. L'extrémité antérieure des corps caverneux est recouverte par le gland. Le ligament antérieur des corps caverneux unit ces parties. Ce ligament envoie plusieurs prolongements antérieurs dans l'épaisseur du gland. L'extrémité postérieure est constituée par ses racines qui sont fusiformes. Elles sont entourées par le muscle ischio-caverneux et confondent leurs insertions avec les fibres de ce muscle.
Vaisseaux et nerfs. Un organe dont l'érection est rapide et fréquente, dont la rigidité doit être suffisante, reçoit nécessairement beaucoup de vaisseaux. Son exquise
VERGR -^ VERGKNM^
soiisibiiité nécessite aussi une grande quantité de nerfs. La verge reçoit de nombreuses artères. Les unes vont aux enveloppes, les autres aux organes centraux. Les artères des enveloppes sont les honteuses externes. Elles naissent de l'artère fémorale, immédiatement au-dessous de l'arcade crurale. Ces enveloppes reçoivent encore l'artère périnéale superficielle qui se porte à la peau de la face inférieure de la verge, et qui est fournie par l'artère honteuse interne. Cette dernière donne aussi Tarière dorsale du pénis qui se rend à la peau de la partie supérieure de la verge. Les artères centrales sont différentes pour les corps caverneux et la portion spongieuse de l'urètre. Ces dernières sont : la transverse du périnée et la dorsale du pénis. La transverse du périnée, venue de la honteuse interne, se jette dans le bulbe, et verse son sang dans ses aréoles. La dorsale du pénis parcourt la gouttière longitudinale supérieure des corps caverneux et vient se terminer dans le gland, de la même manière que la précédente, dans le bulbe. Ces deux artères donnent aussi des ramifications à la partie moyenne du corps spongieux de l'urètre. L'artère caverneuse se porte vers le point de réunion des deux racines des corps caverneux, fournit une artère récurrente qui rétrograde vers les racines et pénètre dans les corps caverneux en suivant son axe. Les veines du pénis sont superficielles et profondes. Les superficielles naissent des enveloppes du pénis et se dirigent les unes vers le scrotum pour se confondre avec les veines de cette région, les autres vers la face supérieure de la verge, pour former une grosse veine, la veine dorsale superlicielle. Celle-ci se porte vers la racine de la verge et se termine dans l'une des deux veines saphènes internes, et parfois dans les deux, en se bifurquant. Les veines profondes du pénis sont indépendantes dans les corps caverneux et dans la portion spongieuse de l'urètre, comme les artères. Les veines bulbeusi*s, une fois sorties du bulbe, passent dans l'intervalle qui sépare les racines des corps caverneux et se jettent, tantôt dans les veines honteuses internes, tantôt dans le plexus veineux de Santorini. Les veines du gland, ou veines balaniques, entourent la couronne du gland, pour se réunir en haut er en arrière et former la veine dorsale profonde du pénis. Cette veine chemine entre les corps caverneux et l'enveloppe élastique de la verge, puis elle passe au-dessous de la symphyse pubienne et se jette dans le plexus de Santorini. Les veines dont i! vient d'être question sont les veines de la portion spongieuse de l'urètre. Les veines caverneuses sortent des corps caverneux par quatre points; on peut les diviser en antérieures, postérieures, supérieures et inférieures. Les lymphatiques de la verge sont superficiels et profonds. Il existe, le long de la lace dorsale de la verge, un tronc lymphatique appelé lymphatique dorsal superficiel, quelquefois double, qui suit le même trajet que la veine dorsale. Ce lymphatique, formé par le réseau lymphatique du prépuce, se jette dans l'un des ganglions inguinaux internes, après avoir recueilli sur son trajet des lymphatiques venus de la peau des parties latérales de la verge. Les lymphatiques profonds de la Yevge naissent sur le gland par un réseau intra-muqueux et un réseau sous-muqueux, communiquant d'une part avec les lymphatiques de l'urètre, et d'autre part avec ceux du prépuce. Un plexus lymphatique existe aussi sur les parties latérales du frein. De ces réseaux lymphatiques jsaissentde petits troncs formant une couronne en arrière de la base du gland, troncs qui donnent naissance, par leur réunion sur le dos de la verge, à un lymphatique dorsal profond qui accompagne la veine dorsale profonde. Ce lymphatique profond se termine ordinairement dans l'un des ganghons inguinaux internes. Les nerfs des organes qiii participent à l'érection du pénis, venus du plexus hypogastrique, contiennent des tilets nerveux sympathiques et d<^s filets cérébro-spinaux.
^ II. Pathologie. — On peut observer dans la yerge : 1 ** des vices de conformation ; 2« des lésions trauraatiques ;
3^ des lésions inflammatoires ; 4*^ des lésions organiques. Les maladies spéciales à l'urètre ont été décrites avec ce conduit. Comme l'urètre concourt à la formation de la verge, il y aura souvent, dans les cas que nous aurons à examiner, coïncidence des lésions de l'urètre et des autres parties de la verge.
4° Vices de conformation de la verge. — On a constaté l'absence du pénis, sa torsion, sa face inférieure étant tournée en haut. On cite un cas de verge double, chacun des deux conduits pouvant évacuer le sperme et l'urine. On a observé aussi l'absence des corps caverneux, l'absence du prépuce, ainsi que sa division congénitale.
3^ Lésions traumatiques. — On peut observer des contusions, des plaies, des ruptures et des corps étrangers. La contusion peut présenter toutes sortes de degrés, et les causes en sont des plus variées. On comprend que le traitement de la contusion doive varier avec le degré de la lésion. Les plaies ne sont pas rares : coup d'épée ou de baïonnette, chute sur des objets pointus ou tranchants. Le traitement est variable selon la nature de la plaie. La rupture de la verge s'observe assez rarement. Les corps étrangers sont intérieurs ou extérieurs. Les premiers peuvent être des calculs engagés dans l'urètre ou des fragments de bois ou d'instruments restés dans la plaie, à la suite d'une blessure. Les corps étrangers extérieurs sont des plus divers. Ce qu'il faut, c'est enlever au plus vite le lien constricteur.
3« Lésions inflammatoires. — On peut observer dans la YQvge rérysipèle, la lymphangite, des abcès, la gangrène, des indurations. L'érysipele peut être une propagation de l'inflammation érysipélateusc des parties voisines, mais il peut se développer dans le pénis même, et prendre son point de départ sur des plaies du prépuce, du gland ou de la verge. La lymphangite est le plus souvent causée par des chancres, ou même par une blennorragie très intense. On observe en même temps l'évolution d'une adénite à la partie interne de l'aine. On l'a vue se terminer par des abcès de la verge. Les abcès s'observent rarement chez des su ets atteints de blennorragie aiguë. Dans quelques cas, la verge entière est prise d'uiflammation et de gonflement. C'est ce que des auteurs ont appelé pénitis. La gangrène peut s'observer à la suite de fièvre grave, de variole, de l'ingestion de cantharides, pendant l'existence d'un phimosis ou d'un paraphimosis, chez les diabétiques, etc. Les indurations sont le résultat de l'inflammation. Ces indurations, qui ne sont pas rares, siègent en général sur les corps caverneux . Ce sont des indurations plastiques dont on ne connaît pas bien la structure parce qu'on a eu rarement l'occasion de les disséquer.
4^ Lésions organiques. — On trouve dans le pénis des lésions tuberculeuses, assez rares, des lésions vasculaires, comme des anévrismes et des varices, des tumeurs diverses, enfin l'éléphantiasis. Parmi les tumeurs qui peuvent siéger sur la verge, le cancer du pénis est la plus fréquente. Il débute en général par l'extrémité de la verge et se propage insensiblement vers sa base. Le cancer du pénis réclame une intervention hâtive. D'' J.-A. Fort.
VERGÉ (Charles-Henri), publiciste français, né à Paris en 1810, mort en 1890. Docteur en droit (lh40), il remplit une mission en Allemagne en 1845. Il dirigea à son retour la Jurisprudence générale, et le Compte rendu de V Académie des sciences morales et politiques qu il avait fondé en 1842, et fut nommé à l'Institut en 1870. Il a publié : Dictionnaire des tiuissiers, avec Loiseau (1844) ; Diplomates et Publicistes (1856) ; il a traduit le Droit civil français, de Zachariœ (1859), et dirigé avec E. Dalloz la grande publication des Codes annotés et expliqués (1873-85, 9 vol.).
VERGÉAL. Corn, du dép. d'Ille-et-Vilaine, arr. de Vitré, cant. d'Argentré-du-Plessis ; 673 hab.
VERGENNE (La). Com. du dép. de la Haute-Saône, arr. de Lure, cant. de Villersexel ; 133 hab.
VERGENNES - VEEGimOîJX ^ SI4 -^
VERGENNES (Charles Gravier, comte de), diplomate et homme d'Etat français, né à Dijon le iî8 déo. 1747, mort à Versailles le 13 févr. î787. Second fils d'un président à mortier du parlement de Bourgogne, Vergennes dut son éducation politique à un grand-oncle, de Chavigny, qui remmena avec lui à Lisbonne, où il était ambassadeur (4740 1, puis à Francfort (4744). Rappelé en Portugal avec Chavigny (4745), il fut distingué par d'Argenson et nommé ministre auprès de l'électeur à Trêves (4750) ; il sut détourner ce prince d'adhérer au projet de Marie- Thérèse, qui voulait faire élire son fils Joseph roi des Romains ; il eut le même succès en 4752 au congrès de Hanovre. En 475;], à Mannheim, il réussit encore'à empêcher la signature du traité que l'électeur palatin allait conclure avec Marie-Thérèse. Après la mort de Des Alleurs, ambassadeuràConstantinople(4754), Vergermesyfutnommé ministre plénipotentiaire, le reste du traitement de l'ambassade servant à éteindre les dettes considérables laissées par Des Alleurs. Vergennes sut apaiser les inquiétudes que causait au sultan l'alliance de la France avec l'Autriche et la Russie (mai 4756) ; plus tard, après l'élection de Poniatowski en Pologne, il poussa la Porte à déclarer la guerre à la Russie. C'est à ce moment que Choiseul le rappela (30 oct. 4768) : le prétexte de la disgrâce fut le mariage de Vergennes avec une jeune Savoisienne, Annette de Viviers, veuve d'un médecin de (.onstantinople nommé Testa, et dont il avait déjà deux enfants (9 mars 4767). Retiré en Bourgogne, Vergennes y vécut lusqu'à la chute de Choiseul. Le 24 mars 4771, il était nommé ambassadeur à Stockholm où il se proposait de rapprocher la Suède du Danemark pour faire contrepoids aux ambitions de la Russie. A l'avènement de Louis XVI, la recommandation de Maurepas valut à Vergennes le portefeuille des alïaires étrangères, vacant par le renvoi du duc d'Aiguillon (24 juil. 4774).
Partisan sincère du pouvoir absolu, il se prononça contre le rappel du Parlement et conîribua à la chute de Turgot (42 mai 4776), dont les réformes l'etfrayaient. Sa politique extérieure tendit à l'abaissement de l'Angleterre au moyen de solides alliances sur le continent. Le 28 mai 4777, il réunit dans une même alliance, par le traité de Soleure, tous les cantons suisses, catholiques ou protestants ; favorisa tacitement la révolution d'Amérique, appuyée par les volontaires de La Fayette et les envois d'armes de Beaumarchais, et chargea de Rayneval d'aller conclure en Amérique le traité d'alliance offensive et défensive du 6 févr, 4778. Il sut maintenir l'équilibre germanique par les négociations qui amenèrent la paix de Tesc .en (43 mai 4779), et fit régler par l'arbitrage de Louis XVI, le 40 nov. 4785, des différends survenus entre Joseph II et les Provinces-Unies. Le traité de commerce avec l'Angleterre, du 26 sept. 4786, fut la dernière œuvre diplomatique de Vergennes. Nommé après la paix de Paris (3 sepi. 4 783) chef du conseil royal des finances, il prit une part active à la nomination de Calonne, comme il avait précédemment concouru au renversement de Necker. On doit à Vergennes divers mémoires politiques sur la Loidsiane, l'indoiîstan, Saint-Domingue, la Guyane et la Corse. — Gaston Debourge, allié à la famille de Vergennes, et qui disposait des nombreux registres de sa cor respondance, avait dépouillé en grande partie les archives des affaires étrangères, en vue d'une importante histoire de ce grand ministre. Le premier volume était rédigé, quand une mort prématurée vint l'interrompre dans une tâche qui mériterait d'être reprise et menée à terme.
BiBL. . Kloge de M. le comte de Vergennes. lu le 12 févr. 1788. par Vicq d'Azyr — Vie publiqi)e et privé^ de Char' les Gramer, comte de Vergennes. ., discours couronné par l'Académie d'Amiens le 25 août 1788, par M. deMayer. — Comte Edmond de \'erge]nnef5, Souvenirs de famille; Paris, lb72 — L. BoNNEviLLE DE iVIarsangy, le Chevalier de Vergennes, son ambassade à Constantinople ; Paris, 1894. — Du même, le Comte de Vergennes, son ambassade en Suède. 111 1-1 k ; Paris, 1898.
VERGEOISE (Techn.) (V. Sucre).
VERGER (Agric). Le verger est un champ pknté d'arbres fruitiers à haute tige et dans lequel la culture se fait de façon extensive ; le verger planté sur prairie est souvent nommé préverger ; planté sur un champ soumis à la culture courante des plantes agricoles, il reçoit encore le nom de verger agreste, La plantation est ordinairement effectuée en lignes et sur défoncement partiel ; la végétation se développe à peu près librement ; on taille seulement pendant les trois ou quatre premières années pour former la tête des arbres, on se contente ensuite d'élaguer tous les deux ou trois ans ; la récolte est généralement bisannuelle, quelquefois même trisannuelle ; les fruits sont moins beaux et de plus petit volume, la maturation est moins précoce et moins régulière que dans les jardins fruitiers ; enfin la production maximum se fait attendre longtemps, vingt-cinq ans et plus, après la plantation.
LsL Statistique décennale du ministère de l'agriculture indique, pour la production fruitière de grande culture (pommes, poires, pêches, abricots, prunes,' cerises, châtaignes, oranges, citrons et cédrats), le chiffre total de 484 millions de fr., mais ce chiffre est sujet à de très grandes variations : la surface consacrée en France aux cultures arborescentes en masse (vergers et parcs) a diminué de 26 Vo, entre 48iO à 4882 ; en 4892, elle avait quelque peu augmenté, et elle atteignait 4,76 ^/o de la surface totale du territoire agricole, soit environ 900.000 hect. A l'étranger, notamment dans l'Europe èentrale, en Australie, dans l'Afrique centrale et surtout dans les Etats-Unis, elle a pris, depuis le milieu du siècle dernier, un développement considérable; les Etats-Unis possédaient, en 4896, près de 200 millions d'arbres fruitiers de hautvent produisant 65 raillions d'hectol. de fruits (production de la France, en 4892, 6,3 millions d'hectol.); la Californie avait, en 4900, [dus de 240.000 hect. plantés en arbres fruitiers portant près de 30 millions d'arbres, dont les deux tiers en plein rapport ; le prix de l'hectare de verger était évalué jusqu'à 3.000 fr. pour les terres en plein rapport. J. T.
VERGER (Le). Com. du dép. d'Ille-et-Viiaine, arr. et cant. de Montfort ; 542 hab.
VERGER-suR-DivE. Com. du dép. de la Vienne, arr. de Loudun, cant. de Moncontour ; 261 hab.
VERGER DE Chabannes (Marquis du), homme politique français (V. Chabannes).
VERGE RIO (Pietro-Paolo), fameux apostat italien, né à Capo distria, mort à Tubingue en 4565; de la même famille de son homonyme, célèbre littérateur, mort en 4 44 9. Avocat, resté veuf, il embrassa les ordres, entra dans les grâces de Clément VU qui l'envoya deux fois en Allemagne pour l'hérésie, une fois à Charles V (4536), le créa évêque de Modrusch (Croatie), puis le transféra à Capo d'Istria. Dès la diète de VV'orms (4544), il commença a professer les opinions de Luther. Ciîé en cour de Rome, il refusa de s'y présenter, abandonna s^n siège, parcourut les Grisons et la Valteline, en pré haut la Réforme et en attaquant avec violence extrême la cour du pape et le clergé, jusqu'à ce que le duc de Wurttemberg l'eût appelé auprès de lui (1553). Il écrivit beaucoup, mais on cite surtout de lui : Le Otto difensioni del Vergerio, ovvero trattato délie swperstiùoni dltalia e deW ignoranza dei sacerdoti, les Ritrattaz-ioni del Vergerio, etc. BiBL. : Carli, Opère, t. XV ; Vita di P. -P. Vergerio.
VERGEROUX. Com. du dép. de la Charente-Inférieure, arr., cant. S. et à 3 kil. N.-O. de Rochefort ; 336 hab. (aggl. 93). Stat. du chem. de fer de Rochefort. Sur la rive droite de la Charente, à la lisière d'anciens marais desséchés. Redoute de Vergeroux, à 44 kil., par la rivière du port militaire. Haut fond rocheux (le Fougueux), à 9 kil. de l'avant-garde et en aval de la redoute. Après avoir proposé, en vue de la navigation, entre autres projets de canaux, celui de Rochefort au Vergeroux, on s'est décidé au dérasement des seuils. Dans le parcours du port
VERGEI^UX — VERCNlAUD
au Vergeroux, la navigation est devenue sans obstacle pour les gros navires, sans préjudice du bac de Martrou, remplacé par un haut transbordeur. Le Vergeroux a oué dès le commencement un rôle important dans la défense de Roche fort (Y. ce mot). Lors de la tentative de Tromp (juil. 4674), le fort avancé de la place de Hochefort y fut construit, on lui donna à cette époque le nom de fort Terron. Lors de la nouvelle tentative des Anglais, en 4703, contre Rochefort, deux estacades furent étaolies en amont et en aval du Fougueux. Il fut question, en 46K4, de transporter au Vergeroux le nouvel établissement maritime de Rochefort. Dans le N. de la com., hameau du Petit- Ver g eroux et domaine de Plante more. Ch. Del.
VERGES. Com. du dép. du Jura, arr. de Lons-le- Saunier, cant. de Conliège; î244 hab. Stat. dechem. de fer.
VERGETÉ (Blas.). Se dit d'un écu divisé en plus de huit pals diminués ou vergettes, de deux émaux diiiérenls.
VERGETOT. Com. du dép. de la Seine -Inférieure, arr. du Havre, cant. de Criquetot-l'Esneva! ; 282 hab.
VERiiETTE (Rias.). Pal diminue des deux tiers de sa largeur quand la vergette est seule, et plus rétréci encore, s'il y en a plusieurs dans Técu.
V E R G ET U R t . Les vergel ures sont des lésions de la peau, dues à la distension brusque du derme dont les libres élastiques s'écartent par places au delà de leur limite d'élasticité. Ces lésions, parfois en forme de taches, ont d ordinaire l'aspect de stries dont le grand axe est perpendiculaire à l'axe du corps, ou à Taxe du segment de membre qu'elles occupent. Elles se présentent sous deux aspects. Tant que la cause de distension subsiste, elles ont une teinte rosée, bleuâtre, parfois violacée. Lorsque les orgaoes ont repris leurs dimensions, elles revêtent un aspect pseudo cicatriciel et délinitif. Elles sont alors déprimées, plissées, blanches ; à leur niveau, la peau semble amincie. Souvent elles se chargent de pigment chez les personnes brunes. Cet aspect est définitif, lors même qu'il survient une nouvelle cause de distension.
Les vergetures sont un des phénomènes presque constants de la grossesse, à la suite de l'augmentation de volume du ventre. Mais elles n'accompagneut pas forcément la grossesse. Des parturitions multiples peuvent s'accomplir sans qu'il y ait production de vergetures. Lors qu'elles existent, ce qui est la règle, elles apparaissent vers le cinquième ou le sixième mois. Elles sont en nombre très variable, et peuvent atteindre d'autres régions que l'abdomen (cuisses, poitrine, siège, etc.).
On constate encore la présence de vergetures à la suite des distensions du ventre par l'ascite, ou à la suite de l'accroissement exagéré des membres (consécutivement à la lièvre typhoïde, par ex.). Mais ce sont là des cas tuut à fait exceptionnels. — Il n'existe aucun moyen thérapeutique pour prévenir ou faire disparaître les vergetures. D^ M. POTEL.
VERGEZAG, Com. du dép. de la Haute-Loire, arr. du Puy, cant. de Loudes ; 8:24 hab.
VêRGÈZE. Com. du dép. du G^ird, arr. de Nîmes, cant. de Vauvert; 1.74! hab. Stat. du chem. de ferP.-L.-M Eau minérale froide (46^ C), bicarbonatée calcique gazeuse, très employée comme eau de table dans tout le Languedoc.
VEhGHEAS. Com. du dép. du Puy-de-Dôme, arr. de Riom, cant. de Pionsat ; 378 hab.
VERGIER (Jacques), poète français, néàLyonle3janv. 4655, mort à Paris le 48 août 4720. Rachelier en Sorbonne, il fut poussé par Seignelay et devint commissaire ordonnateur de la marine, puis président du conseil de commerce de Dunkerque. Il fur assassiné près de la rue Montmartre, par la bande de Cartouche. 11 a laissé des chansons de table qui lui avaient valu, de son vivant, une réputation considérable et bien exagérée ; et des coiites erotiques fort licencieux. OEuui^es diverses (Roi-en, 4726, % ToL in-42) ; Contes^ nouvelles et pomim (Amster-
dam, 4727, 2 vol. in-8) ; OEuvres et Contes (Londres, 4780, 3 vol. in- 12) ; Contes et poésies erotiques suivis d'un choix de chansons bachiques et galantes (Paris, 1802,2 vol. in-42).
VERGIES. Com. du dép. delà Somme, arr. d'Amiens, cant. d'Oisemont ; 378 hab.
VERGIGNY. Com. du dép. de l'Yonne, arr. d'Auxerre, cant. de Saint- Florentin ; 437 hab.
VERGILIUS (V. Virgile)
VEHGILIO (Polidoro), historien italien, né à Urbin en 4i'70, mort en 4,>55. Professeur à l' Université de Bologne, chargé par Alexandfe VI d'aller en Angleterre percevoir le denier de saint Pierre, il entra dans les grâces de Henri VU et de Henri VIll qui, en 1507, le nommèrent archidiacre de Wells. Après être resté cisiquante ans en Angleterre il revint en ItaUe. On a de lui les œuvres suivantes : Proverbiorum tibellus; Oe inventuribus rerum; De prodigiis libri très; Anulicœ histonœ libri AAK/(Bàle, 4534).
VERGiSSÛN. Com. du dép. de Saône-et-Loire, arr. et cant. (S.) de Màcon; 434 hab.
VcRGNA (Girolamo da), sculpteur italien (V. Campagna).
VcRGNÉ. Com. dudép. de la Charente- Inférieure, arr. de Saint-Jean-d'Angély, cant. de t.oulay ; 485 hab.
VlîRGNE (La). Com. du dép. de la Charente-Inférieure, arr. et cant. de Saint-Jean-d'Angely ; 5o5 hab.
VERGi^ES (Eanuy Dénois des), femme de lettres française (V. Descampéaux).
VtRGNIAUD (Pierre -Victurnien), homme politique Irançais, né à Limoges le 34 mai 4753, exécuté à Paris le 34 oct. 4793. Fils d un fournisseur mihtaire, élevé au collège du Plessis, avocat à Bordeaux (1784), il fut distingué par Turgot. il était au premier rang du barreau bordelais lorsque furent convoqués les Etats généraux de i78t). Elu administrateur de la Gironde (4790), puis directeur du jury au tribunal criminel (1794), il fut la niême année député, le ¥ sur 12, à l'Assemblée législative. Monarchiste constitutionnel au début de sa carrière, il n'en demanda pas moins la suppression des mots Sire et Majesté. Il proposa des mesures sévères contre les émigrés, v compris les deux frères de Louis XVL Le 34 oct., il fut élu président ; c'est à ce titre que, conformément à la constitution, il ne permit pas au ministre de la justice d'exposer les raisons pour lesquelles le roi refusait sa sanction au décret contre les émigrés. Il crut la partie gagnée lorsi|ue Louis XVI s'entoura de ministres girondins (V. ce mot) ; mais lorsque Roland, Clavière, Servan eurent élé renvoyés (43 juin), il comprit que Louis XVI ne cherchait qu'à gagner du temps et qu'il ctjnspirait avec l étranger. Aussi blâma-t-il la conduite de La Fayette, et s'opposa- t-il, au 20 juin, à 1 application de la loi martiale. Le 3 juil., il compara Louis XVI au tyran Lysandre, qui « amusait les hommes par des serments comme on amuse les enfants avec des hochets ». Il demanda que, suivant le texte de la constitution, Louis XVI fut censé avoir abdiqué « pour ne pas s'être opposé par un acte formel aux entreprises armées dirigées contre la nation >. Cependant, tout eu feignant de partager l'exaltation populaire, il dirigea ses plus furieuses attaques contre les ministres. Hepjenant le rôle double de Mirabeau, il écrivait alors secrètement au roi, de concert avec Guadet et Gensonné, qu'on s'engageait à le sauver s'il reprenait le ministère girondin. Le roi ne comptait que sur la force, et sur les victoires allemandes. Au dix août {N. ce mot) c'est Vergniaud qui eut, comme président, à prononcer le vote qui, pour ta deuxième fois, suspendait Louis XVI. Il essaya de sauver les Suisses vaincus. Les massacres de septembre (V. ce mot) lui inspitèrent une profonde horreur pour les Parisiens. Il fut élu le premier par le dép. de la Gironde à la Convention. Dans le procès du roi, après avoir soutenu l'appel au peuple, il se prononça pour la mort et contre le sur-sis. Mais en même temps qu'il don-