VERGNIAUD — VERHAEREN
nait de tels gages à la République, il n'avait cessé d'attaqu^T la Commune, les prétendus triumvirs Marat, Robespierre et Danton, la « dictature » de Paris. Les Montagnards, surtout après la trahison du Dumouriez prirent à leur tour l'offensive. La commission des Douze (Girondine) fut renversée, au 31 mai et au 2 juin 4793 : décrété d'arrestation, Vergniaud ne chercha pas à s'enfuir. Condamné le 30 oct., il partagea, le lendemain, le sort des Girondins (V. ce mot). H. Monin.
BiyL. : Gemty dk Labordkrie, Eloge de P.-V. Vergniaud ; Limoges, s. d. 1809, in-8. — P. -A. Vieillard, Notice sur Vergniaud ; Paris, 1845, in-8. — G. Tuuchard- Lafosse, Histoire parlementaire et vie intime de Ver-
fniaud ; Paris, 1.847, in-8. — Gay de Vernon. Vergniattd; âmoges, 1858, in-8. - L. de Verdière. Biographie de Vergniaud; Paris, 1866, in-8 (lettres ii.cditeh).
VERGOIGNAN. Com. du dép. du Gers, arr. de Mirande, cant. de Riscle; 279 hab.
VERGONCEY.G^m. du dép. de la Manche, arr. d'Avranclies, cant. de Saint-James ; 441 hab.
VERGONGHtON.Com. du dép. de la IIaute-Loire,arr. de Brioude, cant. d'Auzon ; 1.468 hab. Exploit, de houille.
VERGOGNES. Com. du dép. de Maine-et-Loire, arr. de Segré, cant. de Pouancé ; 444 hab. Stat. du chem. de fer de l'Ouest.
VERGONS. Com. du dép. des Basses-Alpes, arr. de Castellane, cant. d'Annot ; 403 hab.
VERSRANNE. Com. du dép. du Doubs, arr. et cant. de Baume-les-Dames ; 135 hab.
VERGT(Le). Rivièredudép.delai)orc^o^ng(V.cemot).
VERGT.Ch.-l. de cant. du dép. de la Oordogne, arr de Périgueux ; 1.675 hab.
VERGT-DE-BiRON. Com. du dép. de la Dordogne, arr. de Bergerac, cant. de Monpazier ; 419 hab.
VERGUE (Mar.) Lt'S vergues sont de longues pièces de bois arrondies ou octogonales et plus minces à leurs extrémités qu'à leur milieu, qu'on fixe à différentes hauteurs sur les mâts d'un bâtiment et qui en supportent les voiles, carguéesou déployées. Leur courbure, qui est celle d'un corps de révolution, se détermine par le procédé graphique du quart de nouante (V. Quart, § Marine). — Les vergues horizontales sont les plus employées. Perpendiculaires au mât, elles sont suspendues par leur milieu sur son avant. Elles portent les voiles dites carrées et prennent en général le nom de celle qui leur correspond : Vergues de misaine et de grande voile (basses vergues), vergues du petit h nier, du grand hunier et du perroquet de fougue (vergues de hune), vergues du petit perroquet, du grand perroquet et de la perruche (vergues de perroquet), vergues du petit cacatois, du grand cacatois et du cacatois de perruche (vergues de cacatois), etc. (V. Voile). Quelques-unes ont, par contre, des noms particuliers : la vergue barrée, par exemple, qui est la basse vergue du mât d'artimon et qui, n'enverguant pas de voile, est dite aussi pour cette raison vergue sèche. Elles sont munies pour leur manœuvre de nombreux cordages et agrès : drisses, pour les hisser ou les amener; drosses, pour les maintenir contre le mât ; bras, fixés à leurs extrémités et servant à les faire tourner horizontalement; balancines, fixées également à leurs extrémités, mais venant d'en haut et les maintenant horizontales ; filière d'envergure, cordage fixé le long de la vergue et sur lequel s'amarre la ralingue d'envergure de la voile inférieure; marche-pied, pendant sous la vergue et servant à porter les hommes pendant qu'on prend un ris ou qu'on largue les voiles; poulies de cargue-point , de carguebouline, etc. (V. tous ces mots). Elles sont percées à leurs deux bouts de clans pour le passage des écoutes de la voile supérieure. — Les vergues obliques sont inclinées de l'avant vers Farrière sous un angle plus ou moins grand. On disting'îe: les cornes, qui, placées sur l'arrière des mâts, les embrassent par Tune seulement de leurs extrémités temiinée en forme de mâchoire et qui portent
des voiles trapézoïdales ou auriques ; les vergues au tiers, qui, placées sur le côté du mât, le dépassent sur l'avant (lu tiers de leur longueur et portent également des voiles trapézoïdales, dites au tier^ ou à bourcet ; les vergues latines ou antennes, qui, placées comme les précédentes sur le côté du mât, le dépassent des deux cinquièmes de leur longueur et portent des voiles latines. Les vergues obliques se manœuvrent au moyen de drisses, de balancines et de bras nommés ourses. L. S.
Vergue en bataille (V. Bataille).
VERGUIER. Com. du dép. de l'Aisne, arr. de Saint- Quentin, cant. de Vermand ; 521 hab.
VERGY. Château ruiné de la Côte-d'Or, arr. de Dijon, cant. de Gevrey-Chambertin, com. de HeuUe-Vergy, sur une crête qui domine de 200 m. le Meuzin. Du xi^ au xv^ siècle, ce château a été un des plus importants de la Bourgogne, et fut le berceau de l'illustre famille des Vergy ; il a été démantelé à la suite des guerres de la Ligue.
VERGY. Illustre famille de Bourgogne, éteinte en 1602, dont les principaux membres furent Antoine de Vergy (f 1439)^ maréchal de France, l'un des plus puissants seigneurs bourguignons, partisan du duc de Bourgogne pendant la démence de Charles VI, créé maréchal par le roi d'Angleterre Henri V, qai se prétendait alors roi de France ; il contribua à la victoire remportée à Bulgnéville (V. ce mot) sur René d'Anjou ; -— Guillaume de Vergy (■\- 1520), cousin du précédent, combattit avec Charles le Téméraire à Morat et à Nancy et éleva sa maison à un très haut degré de splendeur; — son fils, An-ioine de Vergy, né en 1488, mort à Besançon le 29 dée. 15 M, jouit de la faveur de Charles-Quint et occupa farchevèché de Besançon dès Tannée 1517.
VÊHHAAGEN (Georges van), peintre hollandais (V. Hagen).
VERHAEGEN (Pierre-Théodore) , homme politique belge, né à Bruxelles en JSOO, mort en 1862. Avocat en vue du barreau de la capitale belge, il fut élu en 1837 membre de la Chambre des représentants, et y devint un des chefs les plus écoutés du parti libéral. Adversaire déterminé des ministères catholiques de Theux et J.-B. Nothomb, il combattit avec une égale énergie les républicains et les socialistes qui tirent en 1848 une campagne aussi vaifte que violente contre la monarchie constitutionnelle. Eloquent, actif, passionné, doué d'une vigueur physique et morale extraordinaire, d'une probité à toute épreuve, Verhaegen possédait au degré suprême toutes les qualités du tribun et du chef de parti. Lorsque les catholiques eurent fondé une université à Malines en 1834, il provoqua l'établissement à Bruxelles d'un enseignement supérieur basé sur le principe du libre examen, et fut un des soutiens les plus énergiques de l'institution nouvelle. Ses amis lui ont érigé à Bruxelles une statue en bronze, œuvre de G. Geefs. E. H.
VERHAEREN (Emile), poète belge, né à Saint-Amand (près Anvers) le 21 mai 1855. Elevé en pays flamand sur les bords de l'Escaut, il fit son éducation à Bruxelles, Gand et Louvain, et fut inscrit pendant un temps assez court au barreau de Bruxelles. En 1883, il publia les flamandes, poème plein du sentiment de la vie plantureuse de son pays ; en 1886, les Chines, livre qui évoque la Flandre farouche des cloîtres. Les trois livres suivants : les Soirs (1887) ; les Débâcles (1888) ; les Flambeaux (1890), sont remarquables par leur imagination fiévreuse et douloureuse. Les poèmes de Verhaeren sont depuis cette époque écrits en « vers libres ». En 1891 paraissent: les Apparus dans mes chemins; en 1895, les Villages illusoires; en 1896, les Heures claires. A partir de cette époque, le poète s'occupe activement des questions sociales : il travaille aux œuvres d'éducation populaire et fonde, en 1892, à la maison du Peuple de Bruxelles, une section d'art; c'est à ces préoccupations que répondent ses œuvres suivantes : /é-^ Campagnes hallucinées (1893) ; les Villes tentaculaires (1895); les yh(te(1898). Les