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DE POTASSE

PLOMBEUX

Ox. d'argent

Jaune ou orange.

Jaune ou orange.

Sesq. de chrome. .

Vert d'herbe.

Vert jaunâtre.

Vert rougeâtre.

Ox. de cobalt . . .

Bleu violacé.

Bleu verdâtre.

Bleu pur.

Ox. de cuivre . . .

Rouge pourpre jaune

Rouge pourpre.

Rouge sang.

Biox. de cuivre. .

Bleu ciel verdâtre.

Bleu céleste.

Vert.

Ox. de fer

Vert bleuâtre.

Bleu verdâtre.

Vert jaunâtre.

Sasq. de fer

Vert bouteille.

Vert bouteille.

Vert jaune.

Biox. de mangan.

Violet rouge foncé.

Améthyste clair.

Violet rougeâtre

Ox. de nickel

Violet jaunâtre.

Améthyste foncé.

Violet bleu.

Stannate d'or. . .

Bleu

Rouge ou rose.

Rouge ou rose.

Ox. d'urane

Vert jaunâtre.

Jaune serin.

Topaze.

Charbon et soufre.

Jaune pâle.

Jaune d'or.

Noir.

Antimoniate d e

plomb

Blanc opaque.

Blanc transparent.

Orange opaque.

Le verre rubis de Bohême s'obtient en mélangeant : quartz pulvérisé, 400 ; minium, dSO ; potasse fine, 30 ; borax fondu, 20 ; peroxyde de manganèse, 5 ; or détonant broyé à l'essence de térébenthine, 5.

On peut, au lieu de colorer le verre dans la masse, se borner à superposer au verre incolore une couche de verre coloré. A cet effet, on plonge, avant le soufflage, la paraison de verre blanc dans un bain de verre coloré, ou,

VERRE

inversement, on fait d'abord une paraison de verre coloré et, sur celle-ci, on cueille une certaine quantité de ver/e blanc, qu'on pare de nouveau. Lorsque après le soufflage on développe, on a des feuilles n'ayant qu'une face colorée. On opère aussi très souvent par placage. La feuille de verre blanc à colorer est enduite, sur une face, d'un vernis de gomme laque et térébenthine, puis placée dans une caisse où un courant d'air amène de la poudre très fine de verre coloré, qui, adhérant ou vernis, forme un dépôt très régulier. On cuit ensuite dans un four spécial, ce qui transforme en une couche vitreuse continue la couche pulvérulente.

Verre de montre. — La matière en varie avec leur qualité. Mais le mode d'exécution est toujours le môme. On souffle une sphère de verre de C^jSO à 0°^,80 de diamètre et de 1/2 à 4 millim. d'épaisseur, bien régulière dans toutes ses parties. On y découpe de petites calottes sphériques, dont le nombre va, dans la pratique, jusqu'à 600 par sphère (il y avait, à l'Exposition de 1900, une pareille sphère de 1™,56 de diam., où pouvaient être découpés 3.000 verres). Chaque calotte est placée sur un moule approprié et celui-ci dans un petit moufle chauffé au coke, où il se ramollit. A l'aide d'un tampon creux en papier, les bords sont rabattus de manière à bien leur faire épouser la forme du moule. Puis le verre est recuit. Enfin, il est biseauté et calibré à la meule.

Verre d'optique (V. Flint-grass, Objectie, Télescope).

Perles de verre (V. Perle).

Taille du verre. — Gravure sur verre. — Le verre se taille et se grave par les mêmes procédés que le cristal (V. ce mot).

Statistique industrielle et commerciale. — L'industrie du verre compte en France, les fabriques de vitraux mises à part, un peu moins de 200 usines, occupant une cinquantaine de mille d'ouvriers. Au point de vue de leur distribution géographique, ces usines peuvent être réparties en quatre groupes. Les plus anciennes, contemporaines d'une époque où le bois était le seul combustible employé, se trouvent dans le voisinage immédiat de grandes forêts : telles celles de Saint-Gobain, de Baccarat, de Folembray, de La Vieille-Loye. Lorsque ensuite le chauffage à la houille se répandit, et tant qu'il consomma trois et quatre fois le poids du verre produit, les nouvelles verreries recherchèrent la proximité de centres miniers. C'est principalement pour ce motif que la partie sud-est du dép. du Nord possède à elle seule près du quart des verreries françaises, une quarantaine, et la région Saint- Etienne-Lyon une vingtaine. De nos jours, les fours à gaz de grande dimension dépensent un poids de charbon sensiblement inférieur au poids du verre fabriqué : les verreries ont donc surtout intérêt à se placer dans les centres de consommation, à Reims et à Saint-Galmier, par exemple. Enfin, il a existé de tout temps et il existe encore dans les faubourgs des grandes villes : Paris, Marseille, Bordeaux, de nombreuses verreries, d'importance plutôt secondaire, qui peuvent s'y procurer à bon compte le verre cassé. Au point de vue de leur spécialisation, les verreries se divisent en verreries à vitres, glaceries, verreries à bouteilles, gobeleteries de verre et cristalleries. Les usines qui fabriquent le verre à vitres sont au nombre de 20. Leurs principaux centres sont, outre le dép. du Nord, Lyon, Rive-de-Gier, Givors, Andrézieux, Guéret, Boisse-Penchot, Marseille, Besançon, Nancy. Leur capacité de production peut être évaluée à 13 millions de mètres carrés par année ; mais, faute de débouchés, elles n'en produisent guère, quoique les exportations aient, dans ces dernières années, beaucoup augmenté, que 7 à 8 millions, concurrencées qu'elles sont par la Belgique, qui, n'ayant'besoin que de 3 millions de mètres carrés en produit,*dans 22 verreries, plus de 26 millions. Le bassin de Charleroi est, en effet, par excellence le pays du verre à vitres. Il se trouve là des ouvriers d'une^^supériorité incontestable, qui, depuis plus d'un siècle, monopolisent en

quelque sorte cette industrie, et il ne se fonde pas à l'étranger d'usines nouvelles sans qu'on y embauche des souffleurs belges à des tarifs leur permettant de gagner de 1.200 à 1.500 fr. par mois. L'Allemagne suffit à peu près à sa consommation avec 8 millions de mètres carrés. L'Angleterre produit 1 million de mètres carrés et en consomme 13 millions. Dans les autres pays, sauf l'Espagne, (jui n'a pas de verreries, il y a ou balance ou consommation légèrement supérieure à la production. La glacerie est représentée en France par 7 usines appartenant à quatre grandes sociétés : la vieille Compagnie de Saint- Gobain, qui est la première glacerie du monde et qui possède 8 usines, dont 3 en France, à Saint-Gobain-Chauny, MontluçonetCirey, 2 en Allemagne, à Stolberg etManheim, 1 en Italie, à Pise, 1 en Belgique, à Franières, et 1 en Bohême, à Bilin ; la Société des glaces et verres spéciaux du Nord, avec ses 2 usines de Recquignies et de Jeumont ; la manufacture de glaces d'Aniche ; la Société des glaces de Maubeuge, à Assevent. La production totale s'élève à environ 8S0.000 m. q., notablement supérieure à la consommation. Elle est, en Belgique, de 1.000.000 m. q., en Allemagne de 750.000 m. q., en Angleterre de 700.000 m. q., aux Etats-Unis de 1.200.000 m. q. Les verreries à bouteilles sont, en France, au nombre de 43. Les principales sont celles de Carmaux, qui fournit le Bordelais, les Charentes et le S. de la France (35 à 40 millions de co/s, c.-à-d. de bouteilles, par. an), de Rive-de-Gier, où se fabriquent la bouteille à eaux minérales et la bonbonne pour acides (35 à 40 millions), de Montluçon (12 à 18 millions), de Folembray (10 à 12 millions), de Saint- Galmier, de Fourmies, de Reims. La production totale est d'environ 180 millions de bouteilles, d'une valeur de 20 à 25 millions de fr. Une bonne partie est exportée. La gobeleterie de verre fait travailler, en y rattachant diverses petites industries annexes non classées, une centaine d'usines. L'article de limonadier et de restaurant, qui en est la branche la plus importante, se fabrique principalement dans les verreries de Saint-Denis, de Pantin, de Saint-Ouen, de Nancy, la flaconnerie dans le pays de Bray, la verrerie de laboratoire dans la banlieue parisienne, les Ardennes, le Jura et le Lyonnais, les verres de montre à Lunéville, la verrerie d'art à Nancy. La cristallerie occupe 7 usines. Une seule, la plus ancienne, celle de Baccarat, qui est à la cristallerie ce que Saint-Gobain est à la glacerie, compte plus de 2.000 ouvriers et fait de 6 à 7 millions d'affaires par an. Les autres sont à Pantin, à Clichy, à Sèvres et à Aubervilliers. A l'étranger, la cristallerie de Saint-Louis, qui a été annexée à l'Allemagne après 1870 et dont le chiffre d'affaires dépasse 4 millions de fr. et celle du Val-Saint -Lambert, en Belgique, méritent une mention spéciale.

Notre commerce extérieur de verres et cristaux s'est élevé, en 1896, à 14.732.888 fr. pour l'importation, et à 29.707.766 fr. pour l'exportation, et, en 1900, à 16.854.387 fr. pour l'importation et à 38.952.021 fr. pour l'exportation. Ilyadoncune atténuation sensible (sauf pour la glacerie) de la crise qui a, un instant, sévi sur cette industrie. Comme nature d'objets, les chiffres de 1900 se répartissent ainsi : verre à vitres, import. 933.072 fr., export. 3.886.172 fr. ; glaces, import. 812.313 fr., export. 3.989.965 fr. ; verre à bouteilles, import. 1.209.698 fr., export. 10.662.512 fr. ; gobeleterie de verre et de cristal, import. 7.549.003 fr., export. 9.601.255 fr. ; verroterie, import. 3.798.675 fr., export. 931.008 fr. ; divers (verres d'optiques, vitrifications, lampes à incandescence, etc.) et non dénommés, import. 2.552.626 fr., export. 9.881.109 fr. Les droits de douane sont très élevés. Tarif général: 7 à 12 fr. les 100 kilogr. pour les verres à vitres ordinaires, 25 fr. les 100 kilogr. pour les verres de couleur, 120 fr. les 100 kilogr. pour les vitraux, 25 fr. les 100 kilogr. pour les glaces de moins de 1/2 m. q., 1 fr. 25 à 3 fr. la pièce pour les glaces de 1 m. q. et au-dessus brutes, et 3 à

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