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VERSAILLES --- VERSIFICATION

Georges lïl et les Etats-Unis (représentés par John Adams, B. Franklin, John Jay), c'est à Paris que les signatures furent échangées. H. Monin.

BiBL. : PiGANiOL DE La Force, Description de Versailles, nombreuses éd. auxviii» s.— L.-J.-B. de Monicart, Versailles immortalisé, 1120, 2 vol. in-4. — Félibien, Description de Versailles, 1703, m-12. — Lebeuf, Hist.du diocèse de Paris, t. II[. pp. 192-214 de l'éd. de 1883. — Ch. Ga- \ARD, Galeries historiquesdeVersailles^lSiZ, IZvol. in-fol. — J.-A. Le Roi, Histoire de Versailles, de ses rues, places etmonuments, 1868, 2 vol. in-B.— Adrien Maquet, Versailles aux temps féodaux; Paris, 1889, in-8. — Dussieux, le Châteaude Versailles, 2 voL, in-8.-- G. Desjardins, le Petit Trianon, 1885, in-8. — P. Bonnassieux, le Château de Clagny et M""« de Montespan; Paris, 1881, in-8. — J. GuiFFREY, Comptes des bâtiments du jRoi, dans Cottection des Documents inédits, 5 vol. in-4. — Marcel Lambert et Ph. GiLLE, Versailles et les deux Trianons; Paris, 1900, 2 vol. in-4„ — P. DE Nolhac, la Création de Versailles, 1901, in-4. — Le chanoine Gallet, Eglise Saint-Louis de Versailles, 1898, in-8.— Aug. Jehan, ta Ville de Versailles, son histoire, ses monuments, 1900, in-18. — Almanachs de Versailles, Annuaire de Seine-et-Oise (périodique annuel), Versailles illustré (périodique mensuel).

Traités de Versailles. — Martens, Recueil des traités, t. II, pp. 462-503.

YERSAILLEUX. Com. du dép. de l'Ain, arr. de Trévoux, cant. de Chalamont ; 398 hab.

VERSAI N VI LIE. Com. du dép. du Calvados, arr. et cant. (S.) de Falaise ; 381 hab.

VERSANNE (La). Com. du dép. de la Loire, arr. de Saint-Etienne, cant. de Bourg-Argental ; 798 hab.

VERSAU6UES. Com. du dép. de Saône-et-Loire, arr. de Charolles, cant. de Paray-le-Monial ; 408 hab.

VERSCHAFFELT ( Pierre- Antoine , appelé en Italie Pietro Fiamingo), sculpteur et architecte flamand, né à Gand en 1740, mort à Mannheim en 1793, un des maîtres les plus célèbres du style rococo. Elève de Bouchardon à Paris, il alla en 1737 à Rome oîi il exécuta des bustes divers et la statue en bronze de V Archange Michel qui domine le château Saint- Ange (1740). Nommé directeur de l'Académie de Mannheim, il bâtit l'arsenal, le maîtreautel de l'église et orna de nombreuses statues les jardins de Schwetzingen.

VERSE (Agric). Accident se produisant, pendant le cours de la végétation, chez les plantes herbacées (céréales, légumineuses, papavéracées, solanées, etc.) et se manifestant par une inclinaison plus ou moins prononcée des tiges vers le sol ; il est surtout redoutable chez les céréales, particulièrement lorsqu'il se produit à une époque plus éloignée de la maturité, car la nutrition de la plante est arrêtée ou, tout au moins, entravée ; le grain ne peut se remplir, il reste petit et maigre ; au contact du sol, il peut encore germer et se corrompre ; la paille perd sa belle couleur et elle est envahie par des champignons saprophytes qui achèvent de la déprécier ; enfin les mauvaises herljes (liserons, coquelicots, chardons, etc.) prennent facilement le dessus de la récolte et elles étouffent cette dernière.

La verse peut être provoquée par des causes accidentelles, telles que des or;iges violents qui tourbillonnent les chaumes, des pluies abondantes prolongées qui accroissent le poids de la partie supérieure des tiges, au delà de la limite d'élasticité de ces dernières (l'accroissement de poids peut atteindre un tiers, suivant I. Pierre), l'attaque de VOphioholus graminis (maladie du piétin) conduisant à l'altération et à la destruction partielle des entre-nœuds inférieurs de la tige, etc.), mais elle est due le plus souvent à des circonstances ayant entraîné des modifications d'ordre morphologique dans la partie inférieure des chaumes : sol très riche en azote et pauvre en acide phosphorique, semis très épais empêchant la libre circulation de l'air et de la lumière, temps chaud et très humide, etc. ; les tiges ^s'allongent trop rapidement, leurs tissus sont gonflés d'eau et leur système fibro-vasculaire reste incomplet et insuffisamment solide pour supporter le poids de la partie aérienne. Quelques chimistes ont fait encore intervenir la pauvreté des tissus en silice ; Th. Way a même proposé

l'emploi, à titre d'engrais, du silicate de chaux pour combattre cet accident, mais I. Pierre a démontré que cette explication est erronée, et que, le plus souvent, les blés versés sont aussi riches et même plus riches en silice que ceux qui sont restés debout. Les faits indiqués plus haut conduisent à conseiller, à titre préventif, contre la verse, la pratique des semailles en lignes à dose modérée, et l'emploi de fumures phosphatées dans les sols déjà riches en azote, de manière à fortifier la plante et à assurer sa résistance. Le choix de variétés résistantes à la verse s'impose encore particulièrement dans les terrains forts et très fertiles (blés à épi carré, Dattel, blé de Bordeaux, etc.). Si la végétation acquiert cependant un trop grand développement dès le début du printemps, on peut effaner (effanage ou effoliagé) le blé en coupant à la faux ou à la faucille les extrémités des tiges les plus élevées : on arrête ainsi leur pousse et l'on permet aux talles qui les entourent de les rattraper en fortifiant leur paille et en formant tous les épis à la même hauteur ; l'effanage à la main a été quelquefois remplacé par un pâturage léger exécuté par des moutons ou par des chevaux (Alsace), mais ce remède est souvent pire que le mal. Enfin, si la verse s'est produite malgré toutes les précautions prises, il faut couper sur le vert, dès que le grain devient pâteux ; on conduit ensuite le grain à maturité par la mise en moyettes. J. T.

VERSE. Rivière du dép. de VOise (V. ce mot).

VERSÉ. Synonyme de Renversé (V. ce mot).

VERSEAU (Astron.). Constellation comprise, àla limite des deux hémisphères, entre 2** de déclinaison boréale et 26« de déclinaison australe, et entre 308** et 357° d'ascension droite. Les Egyptiens l'appelaient mg55on, eton la désigne aussi souventsous le nom à'aquarius. Elle compte, d'après Gould, 276 étoilesjusques et y compris la 7® grandeur, dont 3 de troisième grandeur, 12 étoiles doubles et 8 étoiles variables. Le Verseau est, d'ailleurs, le onzième signe du Zodiaque (V. ce mot) . Le soleil y entre dans la seconde quinzaine de janvier.

VERSECZ ou WERSCHETZ. Ville de Hongrie, comitat de Temes, au pied du mont Versecz, à la limite orientale de la Puszta (plaine de Hongrie), sur une branche du Theresien-Kanal; 21 .819hab. (dont près de 8.000 Serbes). Ruines d'un vieux château. Fabriques de machines, scieries, brasseries, vignobles et commerce de vins (cognac et vins rouges réputés). — Le 11 juil. 1848, les Hongrois y ont battu les Serbes ; le 19 janv. 1849, les Autrichiens prirent la ville. Dans le voisinage, restes d'un château fort romain (à Varadia).

VERSEGHY (François), poète et grammairien hongrois, né à Szolnok le 3 avr. 1757, mort à Bude le 15 déc. 1822. H entra dans Tordre de Saint-Paul et devint aumônier militaire. Il embrassa avec un véritable enthousiasme les idées de la Révolution française, et traduisit la Marseillaise. Impliqué dans la conjuration de Martinovics (1794), il fut condamné à mort. Le roi François V^ commua sa peine en dix ans de forteresse. Sorti de prison, il devint précepteur des enfants du palatin. — Verseghy a écrit des poésies philosophiques et didactiques, des fables, des traités d'esthétique, quelques romans et plusieurs grammaires, dans lesquels il attaqua les théories de Rêvai (V. ce nom). J. K.

VERSEILLES-le-Bas. Com. du dép. de la Haute- Marne, arr. de Langres, cant. de Longeau; 91 hab.

VERSEILLES-le-Haut. Com. du dép. de la Haute- Marne, arr. de Langres, cant. de Longeau; 52 hab.

VERSIFICATION, proprement l'art de faire les vers, désigne plus habituellement l'étude de toutes les règles suivant lesquelles les mots sont mesurés et placés dans le vers. Elle comprend donc trois parties H*^ la Prosodie; 2*^ la Métrique (V. ces mots), qui étudie la façon dont les vers sont construits et groupés entre eux ; elle passe donc en revue, d'abord, pour chaque vers, les divers éléments dont il est composé et les étudie

VEKSEGHY -»- VERT

en détail dans toute l'histoire de la littérature ; elle détermine de quelle façon tous les vers sont employés, par exemple s'ils peuvent former des tirades sans intervention d'autres vers ou s'ils doivent s'appuyer toujours sur un autre vers ; puis elle examine tous les différents types de strophes ou de poèmes à forme fixe. En résumé, si l'on peut ainsi parler, c'est la particularisation des lois générales que nous avons indiquées au mot Vers. 3^ Une partie qui n'a pas encore de nom, « d'un caractère moins régulier, moins scientifique, mais plus esthétique, qui cherche à rendre compte des moyens employés par les poètes pour ajouter certaines beautés non nécessaires à leurs vers une fois construits (Vernier) ». Elle s'occupe, non pas des éléments facultatifs que j'ai signalés au mot Vers, mais de l'harmonie imitative, de la cadence, de l'assonance et de l'allitération, procédé qui, principe de l'ancienne versification germanique, n'est plus aujourd'hui qu'un ornement. C'est là une étude fort délicate, puisque tous ces elFets sortent naturellement de l'âme même du poète, qui traduit les sentiments par des sons et des rythmes en rapport avec eux; elle est aussi très difficile, et pour cette raison, et parce que notre oreille juge mal de l'harmonie des langues anciennes. Mais c'est peut-être la plus importante, car c'est elle qui nous permet le mieux de pénétrer la nature intime des rythmes, au lieu d'en connaître seulement le mécanisme extérieur. D'ailleurs l'étude de la versification est peu avancée relativement : elle piétine sur place, faute de travaux particuliers sur les différents auteurs; elle s'en tient à des généralités, aussi bien à l'étranger qu'en France. Outre les études signalées au mot Poésie, on pourra consulter, pour la métrique allemande, le livre de Kaufmann, pour la métrique anglaise, celui de Wadeham. H. B.

VERSIGNY. Com. du dép. de l'Aisne, arr. de Laon, cant. de La Fère; 683 hab. Stat. de chem. de fer.

VERSIGNY. Com. du dép. de l'Oise, arr. de Senlis, cant. de Nanteuil-le-Haudouin ; 350 hab.

VERSION (Obstétr.). On donne le nom de version à une opération obstétricale qui a pour but de faire évoluer le fœtus dans la cavité utérine et de transformer une présentation en une autre présentation plus favorable. Ces mutations de présentation ne sont pas rares durant le cours de la grossesse. La version obstétricale imite ainsi la nature, en orientant le fœtus de façon que son expulsion devienne plus facile et moins dangereuse. La version peut s'exécuter à l'aide de deux procédés principaux : ou bien Ton se contente, la position du fœtus ayant été reconnue, de le faire évoluer en lui imprimant des mouvements à travers la paroi abdominale : c'est la version par manœuvres externes ; ou bien la manœuvre d'évolution s'exécute à l'aide d'une main introduite dans la cavité utérine : c'est la version par manœuvres internes. Dans ce dernier cas, la main qui reste au dehors peut faciliter par des pressions sur l'abdomen la manœuvre opérée par la main intérieure ; c'est alors la version mixte à manœuvres combinées ou bipolaire. Pratiquement les présentations définitives qu'il s'agit d'obtenir sont seulement au nombre de deux : présentation du sommet, présentation du siège. — Ce sont les deux présentations qui offrent le pronostic le plus favorable (V. Accouchement).

VERSOIR (Génie rur.) (V. Cuarrue). ^

VERSO IX. Rivière de France et de Suisse, qui sépare les deux pays (coulant entre le dép. de l'Ain et le cant. de Vaud), tributaire du lac Léman. Les sources de la Versoix sont remarquablement belles : elles jaillissent à Divonne (V. ce mot), au bas du mamelon (530 m.) qui couronne le château, au pied de la chaîne orientale du Jura.

VERSOIX. Ville de Suisse, cant. de Genève, fondée par un ministre de Louis XV qui voulait en faire une rivale de Genève ; 1.527 hab. Belle situation au bord du Léman et magnifiques campagnes dans les environs.

VERSO LS-ET-LâPEYRE. Com. du dép. de l'Aveyron, arr. de Saint- Affrique, cant. de Camarès; 659 hab.

VERSON. Com. du dép. du Calvados, arr. de Caen, cant. d'Evrecy ; 804 hab. Stat. de chem. de fer.

VERSONNEX. Com. du dép. de l'Ain, arr. de Gex, cant. de Ferney- Voltaire ; 194 hab.

VERSONNEX, Com. du dép. de la Haute-Savoie, arr, d'Annecy, cant, de Rumilly; 406 hab,

VERSOUD (Le). Com. du dép. de l'Isère, arr. de Grenoble, cant. de Domène; 401 hab.

VERT (Chim. ind.). Les matières colorantes vertes peuvent, suivant leur provenance, être classées en trois groupes : celles qui ont une origine minérale, celles qui ont une origine végétale, celles qui sont constituées par les substances organiques artificielles dérivées de la houille. Les dernières sont de beaucoup et de plus en plus les plus importantes.

Verts minéraux. — Les verts minéraux les plus employés sont formés par les sels de cuivre, de chrome et de cobalt. Le vert de Brunswick, employé pour la peinture, est un oxychlorure cuivrique hydraté: CuCl,3CuO, 3H0. Quand on mouille des copeaux de cuivre avec une dissolution de chlorhydrate d'ammoniaque et qu'on abandonne le tout à l'air, les copeaux se recouvrent au bout d'un certain temps d'une croûte de couleur verte ; on détache cette croûte quand elle a atteint une épaisseur suffisante; c'est le produit ainsi obtenu qui constitue le vert de Brunswick. Le carbonate de cuivre hydraté, C02,2CuO, HO, est utilisé dans la peinture à l'huile sous le nom de vert de montagne artificiel ou encore de vert minéral. On l'obtient en précipitant un sel cuivrique, le sulfate par exemple, au moyen du carbonate de soude, à une douce température. Ce carbonate a la même composition qu'un produit naturel, la malachite, qu'on appelle encore vert de montagne et vert de Hongrie et qui, ayant une belle couleur verte et étant susceptible d'un beau poli, est très recherché pour faire des objets d'art. Les arsénites et les arséniates de cuivre comprennent un assez grand nombre de matières colorantes vertes. — Le vert de Scheele est un arséniate basique de cuivre de formule AsO^, 2Cu0. On prépare ce produit en précipitant du sulfate de cuivre par de l'arsénite de potasse ; la dissolution de sel cuivrique qu'on emploie contient une partie de sel pour 4 parties d'eau ; la dissolution d'arsénite de potasse est obtenue en faisant bouillir 16 parties d'eau, 2 parties de potasse et trois quarts de partie d'acide arsénieux.Le vert de Scheele est employé pour la fabrication des tissus et des papiers peints ; sa nuance est vert pomme; il aie défaut de s'altérer facilement au contact de l'air, surtout dans les lieux humides. On augmente sa solidité en le mélangeant à d'autres substances, — Le vert de Schweinfurt est formé d'arsénite de cuivre et d'acétate de cuivre ; il possède une belle teinte algue marine (V. Acétate, t. I, p. 360). Le vert anglais est un mélange de vert de Scheele, de sulfate de baryte et de chaux. — Le vert minéral est surtout composé de vert de Scheele et de céruse ; le vert perroquet, le vert suisse sont d'autres variétés du vert de Scheele, — Le vert de Mittis, appelé encore vert de Vienne, est un arséniate de cuivre dont la composition est à peu près représentée par la formule As0^,2Cu0.— Le vert Paul Véronèse est un autre arséniate de cuivre.

Les matières colorantes formées par les arsénites et les arséniates de cuivre ont malheureusement l'inconvénient d'être très toxiques. Des enfants ont été empoisonnés pour avoir sucé des étoffes teintes en vert avec ces produits. L'emploi de papiers, peints de la même façon, pour envelopper des substances alimentaires a encore causé un plus grand nombre d'accidents : aussi des ordonnances de police en interdisent-elles l'usage à tous les marchands de comestibles.

Les matières colorantes formées par les sels de chrome ont l'avantage d'être d'une innocuité parfaite ; elles remplacent avantageusement les composés arsenicaux du cuivre. Une couleur employée en peinture sous le nom de vert émeraude a été découverte il y a plus de soixante ans

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