VÉSUVE — VÊTEMENT
petites éruptions le sommet du Vésuve s'élevait, tandis qu'il s'abaissait après les grandes. En 1794, une des plus puissantes éruptions du Yésuve détruisit la ville de Torre del Greco. Au xïx® siècle, les principales furent celles des années 1804, 1810, 1822, 1828, 1831, 1834, 1839, 1850, 1855, 1856, 1857, 1858, 1868. La dernière importante eut lieu en 1872 (du 24 avr. au 1^^ mai) ; 300 spectateurs imprudents de ce phénomène volcanique y périrent; le fleuve de lave descendit au N.-O., entre Massa et San Sebastiano, en les détruisant en partie : c'est l'éruption la plus violente depuis celle de 1631.
BiBL. : RoTH,Der VesiÀV und die Umgehung vonNeapel; Berlin, 1857. — Rath, Der Vesuv; Berlin, 1873, — Pal- MiERi, Il Vesuvio e la sua Storia ; Milan, 1880. — Club alpin italien^ Lo Spettatore del Vesiivio, 1887. — Baratta, Il Vesuvio ; Rome, 1897. — Schneer et von Stein, Ber Vesuv und seine Gescliichte ; Carlsruhe, 1896.
VÉSUVINE (Chim. ind.) (V. Azoïques [Corps] et Brun),
VESVRES. Com. du dép. de la Côte-d'Or, arr. de Semur-en-Auxois, cant. de Vitteaux; 83 hab.
VESVRES-sous-Chalancey, Com. du dép. de la Haute- Marne, arr. deLangres, cant. de Prauthoy; 153 hab.
VESZPRÉM.Comitat et ville de Hongrie. La superficie du comitat est de 4.166 kil. q.; sa population est de 220.997 hab. (en 1900). II est sillonne par les montagnes du Bakony ; le lac Balaton est une de ses principales beautés. Le comitat a 233 communes et 2 villes. Ch.-L : Veszprém; 12.655 hab. Ancienne forteresse formée par une montagne calcaire entourée de la rivière Sed, Belle cathédrale de Saiot-Michel de 1720 (la chapelle Gisèle consacrée en 1099, avec des fresques du xii® siècle); église et couvent des Piaristes. La ville se trouve sur l'emplacement de la colonie romaine Rhispia. J. K.
VÈTEMEWT. I. Archéologie (V. Costume).
II. Histoire religieuse. — Vêtements ecclésiastiques. — En son ancienne et nouvelle discipline de r Eglise (Paris, 1678-79, 3 vol. in-fol.), ouvrage qui fait autorité pour ces matières, Thomassin distingue deux sortes d'habits ecclésiastiques : les uns servant aux clercs dans la vie civile, les autres destinés au ministère des autels.
Habits civils des clercs. — Pendant les cinq premiers siècles, c.-à-d. pendant Tâge d'or du christianisme, Fère des conversions et des sérieuses conquêtes, les ecclésiastiques ne portaient point un habit différent de celui des autres chrétiens, ni par la couleur ni par la forme. Il est vrai que tant que la religion chrétienne ne fut point officiellement admise dans l'Llmpire, le port d'un costume clérical aurait été une provocation à la persécution, les magistrats réservant d'ordinaire leurs sévérités pour les conducteurs des Eglises (V. Persécution). Néanmoins, l'uniformité persista sous les règnes de Constantin et de ses premiers successeurs. Comme beaucoup d'autres innovations, la différence fut amenée par l'introduction du régime monastique. Soit par humilité, soit pour éviter la dépense, les solitaires se couvrirent d'un long manteau serré et grossier, appelé mafoî^tes. Plusieurs moines, ayant été élevés à répiscopat, conservèrent les habits et la manière de vivre de leurs monastères. En ce qui concerne l'Eglise d'Occident, l'imitation de leur tenue paraît bien avoir commencé par la Gaule. Saint Germain, évêque d'Auxerre, qui n'avait jamais été moine, voulut leur ressembler. L'été et l'hiver, il était vêtu d'un coule et d'une tunique qui couvrait un cilice. En l'an 428, Célestin, évêque de Rome, réprouva hautement cette tendance. Ayant appris que certains évêques des Gaules portaient un manteau et une ceinture, au lieu de la tunique et de la toge, qui étaient les habits ordinaires, il écrivit aux évêques de Narbonne et de Vienne une lettre où il blâmait ces nouveautés, comme favorisant la superstition et comme méprisant l'ordre établi par les Pères : Nam si incipiamus studere novitati, traditum nobis a patribus ordinem calcabimuSj ut locum supervacuis super stitioni bus faciamus. Cette lettre indique manifestement que dans
les régions soumises immédiatement au siège de Rome, il n'y avait encore aucun costume sacerdotal. — Cependant la superstition du costume, amenée par le prestige des vertus supérieures que le peuple attribuait aux moines, fut plus puissante que la réprobation du pape. Pour avoir part à la vénération que les religieux inspiraient, les évêques empruntèrent de plus en plus leur habit ; et les clercs inférieurs imitèrent les évêques. Toutefois, la différence destinée à caractériser les vêtements des ecclésiastiques ne devint générale et commune à tout le clergé que vers le vi® siècle, lorsque, par suite de l'invasion des barbares, les laïques ayant quitté l'habit long, les ecclésiastiques le conservèrent. C'est de cette époque que date le commencement des canons faits par les conciles sur cette matière. Le concile d'Agde (506) recommanda à tous les clercs d'avoir des chaussures et des habits conformes à leur état, et il leur défendit de laisser croître leurs cheveux, ordonnant aux archidiacres de faire tondre ceux qui désobéiraient à cette prescription. Un concile de Mâcon (581 ou 582) leur interdit positivement l'usage des habits séculiers, surtout des habits militaires, et le port des armes. Cette question fut reprise, de siècle en siècle, par les conciles, qui en firent l'objet de règlements différents, parfois même contradictoires, à cause du goût et des mœurs des temps et des lieux. Le concile de Trente ordonna, d'une manière générale, aux ecclésiastiques de porter toujours des habits convenables à leur état ; et il édicta diverses pénalités contre ceux qui porteraient pubhquement des vêtements tout laïques ; mais il ne détermina point les formes de l'habit clérical. De là, les différences qu'on remarque encore aujourd'hui en divers pays, relativement à ces formes. Thomassin note que, bien qu'il n'y eût point avant le concile de Trente de loi prescrivant le noir, l'usage en était établi depuis longtemps. — En France, un règlement spirituel des Etats de 1614 ordonna à tous les bénéficiers de porter la soutane et la tonsure, sous peine de saisie de leur temporel et même de privation des bénéfices des réfractaires. Précédemment, un édit de déc. 1606 avait obligé le bras sécuher à prêter main-forte aux évêques, pour l'exécution des règlements qu'ils feraient, afin de contraindre les clercs à porter les marques et habits de leur vocation et ministère. D'anciens capitulaires, une ordonnance de Philippe le Bel (1294), une déclaration de Henri 11 (12 juil. 1549), un édit de Charles IX (22 avr. 1561), un arrêt de règlement du parlement d'Aix (10 oct. 1663), contiennent des dispositions intéressantes sur cet objet. — C'était une question très grave et très discutée que celle qui concernait un clerc arrêté pour crime, avec un habit non clérical. Etait-il déchu du privilège de cléricature ?
Habits destinés au ministère des autels. — Les habits dont on se servait anciennement pour cet usage n'étaient point différents des habits civils et ecclésiastiques. Ce n'a été que dans la suite des siècles que certains habits ont été particulièrement affectés à la célébration des saints mystères, et qu'on leur a attribué des significations mystiques, plus ou moins ingénieuses. On trouvera l'histoire de l'origine, de la transformation de ces objets et des significations mystiques qui y ont été attachées, aux mots r Amict, Anneau, Aube, Aumusse, Barrette, Bonnet, Cape, Ceinture, Chapeau, Chasuble, Chaussure, Couleur, Croix
PECTORALE, CrOSSE, DalMATIQUE, EtOLE, MaNIPULE, MaN-
telet, Mitre, Ornement, § Histoire Religieuse, Pallium, Pectoral, Pénule, Pontifical, Soutane, Surplis, Tiare, Tunicelles, TuNiauE.
Le décret du 7 vendémiaire an IV, sur l'exercice et la police extérieure des cultes, avait interdit (art. 19) à toute personne de paraître en public avec les habits,* ornements et costumes affectés à des cérémonies religieuses ou à un ministre du culte. L'art. 43 de la loi organique du 18 germinal an X statua que tous les ecclésiastiques seraient habillés à la française et en noir, et que les évêques pourraient joindre à ce costume la^croix pectorale