VÉTIVER — VEUILLOT
ricatus Rot,, originaire des Indes Orientales; c'est le Chiendent des Indes, le Vetivaria odorata des formulaires latins, le Khus-Khus des Hindous. ïl se présente sous la forme d'une racine fibreuse, blanchâtre ou jaunâtre, à radicelles tortueuses, longues de 10 à 30 centim. L'odeur rappelle celle de la coumarine, la saveur est amère. Il sert à parfumer le linge ; aux Indes, il est employé à la fabrication de paniers et de stores. Les propriétés médicales sont celles des espèces aromatiques stimulantes. D'' L. Hn.
VETLOUGA. Rivière de Russie, affl. g. de la Volga, formée, dans le gouv. de Viatka, par la réunion de deux branches ; elle passe à Vetlouga et a un cours de 798 kil. ; elle est encombrée de bas-fonds qui entravent la navigation.
VETO (Dr. constit.). C'est le droit qu'a le roi ou le chef de l'Etat de refuser sa sanction aux lois votées par le Parlement. On distingue le veto suspensif, qui cesse de produire son effet quand la loi repoussée a été adoptée par des législatures successives (par ex. Constitution française de 1791), et le veto absolu, qui appartient en général aux souverains des Etats monarchiques actuels. Le président des Etats-Unis n'a qu'un veto suspensif. Notre histoire parlementaire présente des exemples d'attribution du droit de veto à une assemblée législative sur une autre (conseil des Anciens sur conseil des Cinq-Cents ; Sénat de l'Empire sur le Corps législatii). Notre président de la République n'a aucun droit de sanction, ni de veto ; tout au plus p«ut-il, par un message, demander aux deux Chambres une délibération nouvelle sur une loi (V. Constitution, Louis XVI).
BiBL. : ViATTE, le Veto législatif^ dans la constitution des Etats-Unis et dans la Constitution française de 1191 : Paris, 1901, ia-12.
VETRANIO, empereur romain en 350 ap. J.-C. Lorsque l'usurpateur Magnence, après avoir fait tuer Constant, l'empereur d'Occident, s'empara de la pourpre, les légions d'Iilyrie et de Pannonie refusèrent de le reconnaître et proclamèrent empereur leur général Vetranio, à Sirmium. Velranio envoya aussitôt des ambassadeurs à l'empereur Constance, frère de Constant, qui régnait en Orient, et il lui proposa son appui contre Magnence. Une entrevue eut lieu, quelques mois plus tard, entre Constan<îe et Vetranio, près de Sardica. Vetranio, que ses troupes abandonnèrent, abdiqua alors tout son pouvoir en faveur de Constance, qui lui pardonna et lui assigna comme résidence la ville de Pruse en Bithynie. Vetranio y vécut encore six ans.
VÉTRAZ-MoNTHoux. Com. du dép. de la Haute-Savoie, arr. de Saint- Julien-en-Genevois, cant. d'Annemasse ; 765 hâb.
VÉTRIGNE. Com. du territ. de Belfort, cant. de Belfort ; 1 "29 hab.
VETTAN. Village de Suisse (V. Fettan).
VETTER. Lac de la Suède méridionale, séparé du lac Vener par un isthme de 45 kil. de large ; il dessine un ovale de 119 kil. de long; sa largeur moyenne est de 18 kil. ; sa superficie, de 1 .964 kilom. q. Le littoral n'est pas très découpé, au S. il forme la baie de Jœnkœping ; la plus grande île est celle de Visingsœ. Le Vetter s'écoule dans la Baltique par la branche E. du canal de Gœta et dans le Vener par la branche 0. A cause de son ait. (88 m.), il reçoit peu d'affluents ; il a 126 m. de profondeur moyenne. Les rives sont plates, sauf au S. et à l'E. ; ses eaux limpides et ses rives boisées lui donnent une grande beauté. De terribles tempêtes y entravent la navigation. Sur le littoral du lac sont situées les villes de Jœnkœping (au S.), Askersund (au N.), Hjo (àl'O.), Carlsborg sur le canal de Gœta à FO. etMotala à FE.
VETTORE (Mont) (V. Italie).
VETTORL Famille florentine, qu'on dit sortie de la même souche que les Capponi. Les plus anciennes indications remontent à un Vittorio, vivant en 1201. Bocuccio, au commencement du XIV® siècle, paraît avoir pris le nom de Vettori. Plusieurs de ses membres ont été priori délie arti
et même gonfalonieri di giustizia, ont occupé de hautes charges dans la République; mais les plus célèbres sont les suivants : Francesco (1474-1539), grand partisan de Léon X et de Clément VII, ami de Filippo Strozzi, de Machiavel et des principaux Florentins de son temps et un des instruments des Médicis pour asservir Florence. Pour répondre à une demande de Clément VII, il écrivit ses deux Pareri sul reggimento di Firenze. Il dicta aussi une Vila di Larenzo duca d'Urbino^ et une Storia di Firenze dal iôii al i527. — Pze^ro (1499-1585), un des plus grands adversaires des Médicis auxquels pourtant il se rallia sous Cosme l^^. Il fut alors lecteur de grec et de latin dans le Studio; en 1542, consul de l'Académie florentine; en 1544, lecteur d'éthique ; en 1553, sénateur. Collaborateur de Fédition de Boccace, éditeur des œ.uvres de Cicéron (1534), de Caton, Varron, Columelle (1541, 1549, 1563, 1573), il découvrit et ^uhlldiV Electre d'Euripide en 1545. En 1547, il publia : V Ethique, d'Aristote; en 1548, VArt oratoire; en 1552, la Politique; en 1560, VArt poétique, etc. Editeur des œuvres de Porphyre, de Clément d'Alexandrie, de Platon, deXénophon, de Demetrius de Phalère, d'Eschyle, de Térence, d'Aratus, de Denys d'Halicarnasse, de Salluste, etc. En 1562, il publia ses célèbres Lezioni, et puis ses Orazioni, le Liber de maxima dignitate Cosmi Médicis, et le Délie lodi e délia coltivazione degli ulivi,
VÊTU (Blas.). Lorsque un écu est couvert d'un grand losange dont les quatre angles touchent ses bords, ce losange forme le champ, et les quatre parties restées libres aux angles de Fécu sont le vêtu,
VÊTU RE (Hist. relig.). Prise de l'habit de religion par les novices. Les prières et les formes ^ui accompagnent cette cérémonie sont différentes dans les divers ordres ou congrégations religieuses (V. Voile, § Régime monastique).
VEUDE. Rivière du dép. à' Indre-et-Loire (V. ce mot).
VEUGLAIRE (Archéol. milit.). De Barante dit que l'on avait donné le nom de veuglaire à des canons légers qui étaient en usage en 1453 ; il n'en donne pas la description. Furetière Fappelle veuglaire^ et Moritz Meyer vol^ gaire ou folgare déviyé de fulgur, l'éclair de la foudre. La volée de cette bouche à feu était faite de douves en fer forgé et cerclées ; elle était réunie à la chambre à feu par Faffût.
VEUIL. Com. du dép. de l'Indre, arr. deChâteauroux, cant. de Valençay; 607 hab.
VEUILLOT (Louis-François), publiciste français, né à Boynes (Loiret) le 11 oct. 1813, mort à Paris le 7 mars 1883. Fils d'un pauvre ouvrier tonnelier qui vint en 1818 s'établir à Paris, il ne reçut dans son enfance qu'une très faible instruction, qu'il étendit ensuite tant bien que mal en lisant des romans, entra à treize ans comme petit clerc chez Favoué Delavigne, frère de Casimir Delavigne, qui lui fit connaître des gens de lettres et, à dix-sept ans, fut attaché, par la protection d'Olivier Fulgence, à la rédaction de VEcho de la Seine-Inférieure, journal ministériel de Rouen. Là, dès le dé'but, à défaut de connaissances sérieuses et de convictions politiques, il fit preuve d'un talent de polémiste agressif et virulent, qui en peu de temps lui valut deux duels. En 1832, le gouvernement l'envoya soutenir sa politique dans le Mémorial de la Dordogne à Périgueux, où il devint l'ami du préfet Bomieu, rivalisa souvent avec lui de gaieté et de verve grivoise et eut un troisième duel (sans résultat comme les premiers). Cinq ans plus tard, on le retrouve à Paris, où, dans la Charte de 1830^ puis dans la Paix, il continue à faire campagne pour le parti de la résistance contre le paj'ti du mouvement. Il n'était jusqu'alors qu'une sorte de condottiere du journalisme, qui cherchait encore sa voie.
Il la trouva quand, conduit à Rome par Olivier Fulgence et mis en présence du pape, il se déclara converti