‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 470 sur 633 · VIEVILLE · texte numérisé non relu

VIEVILLE

VIEUX-Berquin. Corn, du dép. du Nord, arr. d'Hazebrouck, cant. (S.-O.) de Bailleul ; 2.986 hab.

VlEUX-BoucAu. Corn, du dép. des Landes, arr. deDax, cant. de Soustons, à 4 kil. de l'Océan ; 514 hab. Fabr. de bouchons. L'Adour, qui s'était frayé un nouveau cours vers le N. et passait par cette ville au xiv® siècle (après la tempête qui avait obstrué le port de Bayonne), fut rétabli dans son cours primitif en 1580 par Tingénieur Louis de Foix. Le florissant port de pêche qui s'était établi au Boucau fut ruiné par ces travaux.

VIEUX-BouRG (Le). Com. du dép. du Calvados, arr. et cant. de Pont-FEvêque ; 114 hab.

VIEUX-BouRG (Le). Com. du dép. des Côtes-du-Nord, arr. de Saint-Brieuc, cant. de ftuintin ; 1.340 hab.

VIEUX-Cérier. Com. du dép. de la Charente, arr. de Confolens, cant. de Champagne-Mouton; 456 hab.

VIEUX-Champagne. Com. du dép. de Seine-et-Marne, arr. de Provins, cant. de Nangis ; 169 hab.

VIEUX-Charmont. Com. du dép. du Doubs, arr. de Montbéliard, cant. d*Audincourt ; 806 hab.

VIEUX-Chateao. Com. du dép. de la Côte-d'Or, arr. et cant. de Semur-en-Auxois ; 376 hab.

VlEUX-CoNDÉ. Com. du dép. du Nord, arr. de Valenciennes, cant. de Condé-sur-F Escaut, sur FEscaut et le canal du Jard; 7.125 hab. Sucrerie. Fabr. de chaussures, de conserves alimentaires, d'aniline, de limes.

VIEUX-FuMÉ. Com. du dép. du Calvados, arr. de Falaise, cant. de Bretteville-sur-Laize ; 245 hab.

VlEUX-LËS-AsFELD. Com. du dép. des Ardennes, arr. de Réthel, cant. d'Asfeld ; 267 hab.

VIEUX-Maisons. Com. du dép. de Seine-et-Marne, arr. de Provins, cant. de Villiers-Saint-Georges ; 122 hab.

YIEUX-Manoir. Com. du dép. de la Seine-Inférieure, arr. de Houen, cant. de Buchy ; 284 hab.

VIEUX-M.\rché (Le). Com. du dép. des Côtes-du-Nord, arr. de Lannion, cant. de Plouaret ; 2.38 i hab.

VIEUX-Mareuil. Com. du dép. de la Dordogne, arr. de Nontron, cant. de Mareuil ; 780 hab.

VIEUX-Mesnil. Com. du dép. du Nord, arr. d'Avesnes, cant. de Berlaimont ; 394 hab.

VlEUX-MouLiN. Com. du dép. de FOise, arr. et cant. de Compiègne ; 436 hab. Stat. du chem. de fer du Nord.

VIEUX-Moulin. Com. du dép. des Vosges, arr. de Saint-Dié, cant. de Senones ; 406 hab.

VIEUX-MouLiNS. Com. du dép. de la Haute-Marne, arr. et cant. de Langres ; 151 hab.

VIEUX-PoiTiERs. Ruines romaines, sur un coteau dominant la rive dr. du Clain, affl. g. de la Vienne, com. de Naintré (V. ce mot). Menhir de 3 m. de haut, avec inscription gauloise.

VIEUX-PoNT. Com. du dép. du Calvados, arr. de Lisieux, cant. de Saint -Pierre-sur-Dives ; 380 hab.

VIEUX-PoNT. Com. du dép. de l'Orne, arr. d'Argentan, cant. d'Ecouché ; 393 hab.

VIEUX-PoRT. Com. du dép. de FEure, arr. de Pont- Audemer, cant. de (Juillebœuf ; 154 hab.

VIEUX-Reng. Com. du dép. du Nord, arr. d'Avesnes, cant. de Maubeuge; 861 hab.

VI EUX- Rouen. Com. du dép. de la Seine-Inférieure, arr. de Neufchâtel, cant. dAumale; 690 hab. Stat. du chem. de fer du Nord. Tour du xu^ siècle.

VlEUX-RuE (La). Com. du dép. de la Seine-Inférieure, arr. de Rouen, cant. de Darnétal ; 187 hab.

VIEUX-Ruffec. Com. du dép. de la Charente, arr. et cant. de Ruffec ; 325 hab.

VIEUX-Thann {Danne, 1180; allem. Alt-rhann). Com. de la Haute-Alsace, arr. et cant. deThann, à 2 kil. au N.-E. de Thann; 2.008 hab. Fonderies; ateliers de constructions mécaniques ; lilaîure, tissage, blanchisserie et apprêt de coton; vins. Eglise gothique très modeste

avec vitraux intéressants du xiv® siècle. Au moyen âge, la ville de Thann dépendait de Vieux-Thann. BiBL. : Straub, VEglise de Vieux-Thann et ses vitraux;

Strasbourg, 1874.

VIEUX-Viel. Com. du dép. d'Hle-et-Vilaine, arr. de Saint-Malo, cant. de Pleine-Fougères ; 724 hab.

VIEUX-Villez. Com. du dép. de l'Eure, arr. de Louviers, cant. de Gaillon ; 104 hab.

VIEUX-Vï-suR-CouESNON. Com. du dép. d'Ille-et-Vilaine, arr. de Rennes, cant. de Saint-Aubin-d'Aubigné ; 1.538 hab. Mines de fer de la Touche.

VIEUX DE LA Montagne, fondateur de Fordre des Assassins (V. Hassan-Sabbâh).

VI EUX-CATHOLIQU ES. Secte religieuse (V. Catholiques [Vieux-], LoYSON [Charles], Utrecht [Eglise janséniste d'], Vatican [Concile du]).

VI EUX-LUTHÉRIENS. On appelle ainsilesluthériens qui refusèrent d'accepter V Union (V. ce mot) établie en Prusse par Frédéric-Guillaume IIL Scheibel, professeur de théologie à Breslau, fonda, en 1830, une église luthérienne séparée, et son exemple fut suivi par d'autres. Les vieuxluthériens furent traités de rebelles et subirent une vraie persécution. Mais le roi Frédéric-Guillaume H fît remettre en liberté les pasteurs emprisonnés et leur accorda l'autorisation de s'organiser en Eglise séparée. En vertu de cette General Concession, un synode général se réunit à Breslau (1841), et établit un consistoire supérieur luthérien à Breslau, sous la présidence d*un jurisconsulte, Huschke. En 1847, on comptait déjà 27 communautés. — Le même mouvement confessionnel et les mêmes persécutions se reproduisirent dans la plupart des autres Etats allemands oix F Union fut établie, et beaucoup de ces communautés se placèrent sur l'autorité du consistoire supérieur de Breslau. D'un autre côté, un luthérien intransigeant, le pasteur Diedrich, se sépara de Breslau et constitua le synode dit àlmmanueL

VIEUXTEMPS (Henri), célèbre violoniste belge, né à Verviers le 20 févr. 1820, mort à Mustapha, près d'Alger, le 6 juin 1881. 11 commença très jeune l'étude du violon dans sa ville natale, puis à Bruxelles où de Bériot lui donna des leçons pendant quelques mois. A peine âgé de dix ans, en 1830, il suivait son maître à Paris. H commença dès lors à voyager et à se faire entendre. En 1836, il écrivait ses premières compositions, qu'il faisait entendre avec succès à Vienne en 1837, en Russie et en Belgique l'année suivante. Dès lors commença pour lui l'existence nomade du virtuose. A partir de 1840, où il obtient la consécration parisienne, il visite successivement l'Europe et l'Amérique, remportant partout les mêmes succès. Après 1871, il a enseigné le violon au Conservatoire de Bruxelles et dirigé dans la même ville des concerts populaires. Peu de temps après, une attaque de paralysie mettait fin à sa carrière de virtuose. Vieuxtemps est, avec son maître de Bériot, un des meilleurs violonistes de l'école française. On admirait surtout dans son jeu, avec une justesse irréprochable, une habileté singulière dans le maniement de Farchet, spécialement dans le staccato, où il excellait. Son style, très dramatique et plein d'oppositions, convenait peut-être mieux aux compositions modernes et principalement à ses propres oeuvres qui sont encore familières aux violonistes qu'à l'interprétation de la musique classique. Il n'a jamais passé pour un exécutant hors ligne dans la musique de chambre, et c'est surtout dans le concerto, l'air varié ou la fantaisie de concert qu'il a acquis le meilleur de sa réputation.

VIEUZOS. Com. du dép. des Hautes-Pyrénées, arr. de Bagnères-de-Bigorre, cant. deCastelnau-Magnoac ; 150 hab. VIÉVIGNE. Com. du dép, de la Côte-d'Or, arr. de Dijon, cant. de Mirebeau ; 301 hab.

VIÉVILLE. Com. du dép. de la Haute-Marne, arr. de Chaumont, cant. de Vignory ; 325 hab. Stat. du chem. de fer de l'Est.

VIËVILLE - VIGEOIS — 974

VIÉVILLE-en-Haye. Corn, du dép. de Meurthe-et-Moselle, arr. de Toul, cant. de Thiaucourt ; 255 hab.

VIÉVILLE-sous-LEs-CôTEs. Com. du dép. de la Meuse, arr. de Commercy, cant. de Vigneulles-les-Hattonchâtel ; 506 hab.

VIÉVILLE (Dom Philippe Le Cerf de La) (V. Cerf).

ViÉVY. Com. du dép. de la Côte- d'Or, arr. de Beaunc, cant. d'Arnay-le-Duc ; 1.271 hab.

VIÉVY-le-Rayé. Com. du dép. de Loir-et-Cher, arr. de Blois, cant. d'Ouzouer-le- Marché ; 459 hab.

VI EY. Com. du dép. des Hautes-Pyrénées, arr. d'Argelès-Gazost, cant. de Luz ; 144 hab.

VIEYRA (Antonio), prédicateur et missionnaire portugais, né à Lisbonne en 1608, mort à Bahiaen 1697. Professeur de philosophie au collège des jésuites de Bahia où il avait fait ses études, il fut chargé d'aller complimenter le roi de Portugal Joao IV en 1641 . Celui-ci le choisit comme prédicateur et l'employa à des missions diplomatiques, mais ne put le retenir, Vieyra voulant se consacrer aux missions : il évangélisa les j)euplades vivant le long du Maranhao et de l'Amazone, de 1652 à 1659. Mais après r avènement de Alphonse VI, il fut victime des machinations de ses ennemis, accusé d'hérésie, tenu en prison de 1665 à 1667; le pape Clément X le sauva en le soustrayant à l'Inquisition portugaise pour le soumettre à la Congrégation romaine des cardinaux ; l'Inquisition en Portugal fut suspendue de 1674 à 1681. Vieyra, fêté par le pape et par larcins Christine de Suède en 1669, repartit pour le Brésil en 1681, et fut nommé par les jésuites supérieur de toutes les missions (1688) ; il demeura dès lors à Bahia, continuant à évangéliser. Ses Sermons ont été publiés (Lisbonne, 1679-96, 12 vol.) ; l'imagination colorée, bizarre et .naïve de ces prédications leur donne un curieux attrait. Il savait la plupart des langues d'Europe et était très érudit. On a publié ses OEuvres complètes en 1718,

VIF. Ch.-l. de cant. du dép. de l'Isère, arr. de Grenoble; 2.617 hab. (2.617 aggl.). Stat. du chem. de fer P.-L.-M. Fabr. de ciments. Eglise des x^~xii^ siècles.

VIF-ARGENT (Chim.) (V. Mer€ure).

VIFFORT. Com. du dép. de l'Aisne, arr. de Château- Thierry, cant. de Condé-en-Brie ; 338 hab.

VIF-GAGE (Ane. dr.) (V. Gage).

VI6A. Rivière de Russie (V. Ounja).

VIGA-Glum, skald islandais (V. Glum).

VI6AN (Le). Ch.-l. d'arr. du dép. du Gard, dans une belle vallée des Cévennes, sur l'Arre, au pied des monts d'Aulas; 5.199 hab. (5.199 aggl.). Stat. de chem. de fer. Carrière de pierres lithographiques; filatures de soie. Pont gothique ; monument du chevalier d'Assas. Le Vif an a de magnifiques ombrages et des eaux abondantes. Dans le voisinage (à 2 kil. S., près du village d'Avèze), eaux thermales fréquentées de Cauvalat (V. ce mot). — Avi" cantus des Romains ; la belle fontaine d'Isis suffit à l'alimentation de la ville.

VIGAN (Le). Com. du dép. du Lot, arr. et cant. de Gourdon; 1.462 hab.

VIGEAN (Le). Com. du dép. du Cantal, arr, et cant. de Mauriac; 1.197 hab.

VIGEANT (Le). Com. du dép. de la Vienne, arr. de Montmorillon, cant. de l'Isle-Jourdain ; 2.068 hab. Stat. du chem. de fer d'Orléans. Eglise des xii®-xv® siècles.

VIGÉE (Louis- Jean-Baptiste-Etienne), littérateur français, né à Paris le 2 déc. 1758, mort à Paris le 7 août 1820. Frère de M"^® Vigée-Lebrun (V. ci-dessous) et fils d'un peintre assez estimé, il débuta dans les lettres par une Epltre aux membres de V Académie française décriés dans le xviii® siècle et par dos Lettres sur la mort de ColardeaUy puis donna au Théâtre-Français les Aveux difficiles, comédie en un acte, dont la paternité lui fut contestée (1783), la Fausse Coquette (1784), la Belle-Mère ou les Dangers dfun second mariage et V Entrevue (1788). Secrétaire du cabinet de la comtesse d'Artois et plus tard

contrôleur de la Caisse d'Amortissement, il se vit dépouillé de ces deux places au début de la Révolution, prit part au mouvement politique et fut même élu président de la Société populaire de la section de la Fontaine-Montmorency, devenue plus tard section de Brutus. Incarcéré après le 31 mai 1793, il ne recouvra sa liberté qu'au mois d'août 1794, fut porté pour une somme de 2.000 fr. sur les secours accordés par la Convention aux gens de lettres et n'en prit pas moins parti contre elle au 13 vendémiaire. Obligé de se cacher, il obtint en 1795 une place de chef de bureau dans le service de la liquidation de la dette des émigrés, mais ce service fut supprimé en 1799, et Vigée dut, pour vivre, donner des leçons de littérature. Un moment même il remplaça La Harpe comme professeur à l'Athénée. En 1814, il se vit gratifier par Louis XVIII du titre de lecteur. Les poésies fugitives de Vigée ont été réunies par lui en 1815 (in-i8). Il a groupé sous le titre d' OEuvres dramatiques quelquesunes des pièces de son théâtre. M. Tx.

VIGÉE-Lebrun (Elisabeth- Louise), femme peintre française, née à Paris le 16 avr. 1755, morte le 30 mars 1842. Fille d'un peintre de talent, Louis Vigée, elle reçut les leçons de son père, les conseils de Doyen et de Joseph Vernet, et étudia avec passion Rubens, Rembrandt et Greuze, modèles illustres auxquels elle dut beaucoup; elle épousa très jeune un peintre, marchand de tableaux, nommé Lebrun, dont elle eut une fille; ce Lebrun ne la valait en aucune façon, et si, comme elle le dit elle-même dans ses mémoires, ce n'était pas un méchant homme, c'était au moins un homme âpre au gain, qui s'appropria le produit très appréciable du travail de sa femme. M''"'' Lebrun conserva après son mariage son nom déjeune fille et y ajouta celui de son mari ; elle s'était adonnée exclusivement au portrait et ne pouvait suffire aux nombreuses demandes que lui attiraient sa jeune renommée et son art aimable; en 1783, elle fut admise à l'Académie de peinture sur la présentation de Vernet et malgré une opposition assez vive; elle fut le peintre attitré de Marie-Antoinette, dont elle exécuta plus de vingt portraits, fit aussi le portrait de Monsieur, qui devint plus tard Louis XVIII, ceux des Enfants de France, de M^« Elisabeth et de M"^^ la comtesse d'Artois. La faveur de la cour aurait pu lui être fatale lorsque éclata la Révolution, si elle n'avait pris le sage parti de s'enfuir ; elle se rendit d'abord en Italie, puis entreprit un voyage à travers l'Europe ; pendant son séjour à l'étranger, elle fit un certain nombre de portraits qui figurent aujourd'hui dans les principaux musées de l'Europe; c'est ainsi que Rome possède ceux des princesses Adélaïde et Victoire, Naples celui du musicien Pasiello, Rentrée à Paris en 1802, j^rae Vigée-Lebrun se lia avec W^^ de Staël, dont elle fit un très beau portrait. — En 1^35, elle avait publié trois volumes de mémoires qui sont comme un miroir fidèle des mœurs et des caractères de l'époque. Parmi les personnages qui ont posé devant elle, citons encore : la Princesse de Lamballe, le Prince de Galles, Lord Byron, le paysagiste Robert, M. de Beaujon; enfin n'oublions pas ses portraits par elle-même, ainsi que le portrait de Lady Hamilton, qu'elle peignit à Naples.

VI G EN (Le). Com. du dép. de la Haute-Vienne, arr. et cant. (S.) de Limoges ; 1.724 hab. Stat. du chem. de fer d'Orléans. Gisements de feldspath et de kaolin.

VIGEOIS (Vosias). Ch.-l. de cant. du dép. de la Corrèze, arr. de Brive, non loin de la Vézère, sur le chem. de fer de Limoges à Brive par Uzerche ; 2.986 hab. (2.986 aggl.). L'abbaye de ce lieu fut fondée au vi^ siècle avec le secours de saint Yrieix (V. ce nom). Elle doit sa réputation à l'un de ses prieurs, sorti de Saint-Martial de Limoges, Geoffroi de Vigeois (f 1185), auteur d'une chronique de son temps. Tombée en commende vers 1492, elle était habitée sous l'ancien régime par des bénédictins de la congrégation des exempts, dont les « places monacales » furent supprimées en 1746 et les revenus afi"ectés au se-

VIGEOIS -^ VIGILE

minaire diocésain. L*église abbatiale, aujourd'hui paroissiale, est du xii^ siècle, décorée de belles sculptures à l'intérieur comme à l'extérieur.

VIGEOIS (Geoffroi de) (V. Geoffroi du Breuil).

VIGER. Corn, du dép. des Hautes-Pyrénées, arr. d'Argelès-Gazost, cant. de Lourdes ; 174 hab.

VIGER (Albert), homme politique français, né à Jargeau le 18 oct. 1843. Médecin distingué, il se lança de bonne heure dans la politique et collabora activement à divers journaux républicains du Loiret. Elu député de ce département le 4 oct. 188o, membre et questeur du groupe de la gauche radicale, il ne tarda pas à prendre à la Chambre une grande influence. Il s'occupait spécialement des questions économiques et, excellent orateur d'affaires, il apportait une vive clarté dans les matières abstraites de douanes et les complications des articles des traités de commerce. Il était protectionniste convaincu. Viger, qui avait combattu vivement le boulangisme, fut réélu en 1889, 1893 et 1898. Ministre de l'agriculture dans le cabinet Ribot (1893), puis dans le cabinet Dupuy (1893), il conserva ce portefeuille dans le cabinet Casimir-Perier (1893-94), dans le second cabinet Dupuy (1894-95), dans le cabinet Bourgeois (1895-96), dans le cabinet Brisson (1898), dans le troisième cabinet Dupuy (1898-99). Cette longue tenue d'office lui a permis de réaliser un assez grand nombre de réformes importantes. Il s'est occupé principalement de l'organisation du crédit et de l'assistance agricoles et de la diffusion de renseignement agricole. Il fut élu sénateur du Loiret le 28 oct. 1900.

VIGEVANO. Ville d'Italie, prov. de Pavie (Piémont), cercle de Mortara, près de la r. dr. du Tessin ; 20.095 hab. Stat. de chem. de fer. Moulinage de la soie; filature de coton; fabriques de chaussures, de chapeaux, macaroni. Commerce actif. Château des Sforza (transformé en palais par Bramante). Grande place entourée d'arcades.

VIGEVILLE. Com. du dép. de la Creuse, arr. de Guéret, cant. d'Ahun ; 370 hab,

VIGFUSSON (Gubrandur), philologue islandais, né à Galtartal, en Islande occidentale, le 13 mars 1827, mort à Oxford le 31 janv. 1889. Après avoir fait à Copenhague de brillantes études (1850), et y avoir publié d'importants travaux sur la littérature et la chronologie islandaises, il fut appelé, en 1864, en Angleterre, pour travailler au dictionnaire islandais-anglais de Cleasby (achevé en 1874). En 1871, il reçut à Oxford le titre de « Master of arts », en 1877, celui de docteur, et en 1884 fut nommé professeur de littérature islandaise à l'Université. Il était établi à Oxford depuis 1866. On lui doit de très importants ouvrages sur la langue et la littérature de sa patrie : Sur la façon de compter le temps dans les vieilles sagas islandaises (en islandais, 1855), édition de diverses sagas (Biskupa sôgur, 1858-72 ; Eyrbryggja saga, 1864 ; Fornsôgur, avec Mobius, 1866; Flaiôboken, avec IJnger, 1860-68 ; Sturlunga saga, 1878, 2 vol.), le Corpus poeticum boréale, the poetry of the old northern longue from the earliest times to the iS century (Oxford, 1883, 2 vol. in-8 ; en collaboration avec le professeur York Powell), etc.

VIGGIANELLO. Com. du dép. de la Corse, arr. de Sartène, cant. d'Olmeto ; 428 hab.

VIGIE (Mar.). Nom donné au matelot placé, le jour, en sentinelle, dans la mâture pour observer la mer de tous côtés et signaler l'apparition de la terre, des navires ou de tout autre objet. La nuit, la vigie se place aux bossoirs, à l'avant du bâtiment.

VIGI ER (Pierre), dit Ca//^i, peintre émailleur de Limoges, vivait dans la première moitié du xvi® siècle. Son œuvre n'a pas encore été étudiée à part, mais on la sait inférieure à celle de Léonard Limosin, des Courteys et des Pénicaut, ses contemporains.

VIGILANCE (Blas.). On nomme ainsi un caillou que la grue est représentée tenant dans une de ses pattes levée.

VIGILANCE, prêtre et écrivain réformateur, né vers 370 à Calagorris(Cazères), petit bour^ près de Comminges (Gascogne). Muni d'une recommandation de Sulpice Sévère, il se rendit, vers 395, chez Paulin de Noie, qui l'envoya à Bethléem, auprès de saint Jérôme. Après un séjour en Palestine, qui semble avoir été assez long, il passa en Egypte, puis il revint en Gaule. On dit qu'il y trouva un emploi dans le diocèse de Toulouse. Gennadius mentionne sommairement qu'il fut prêtre à Barcelone ; mais il est difficile de préciser l'époque. — Vigilance doit sa célébrité à ses débats avec saint Jérôme et à ses protestations contre le culte superstitieux des reliques, contre les désordres résultant des veillées dans les basiliques des martyrs, contre les cierges allumés en plein jour, contre l'abus des aumônes envoyées à Jérusalem, où elles alimentaient la paresse des moines, tandis qu'elles auraient pu servir utilement aux pauvres de chaque diocèse ; contre la vertu supérieure attribuée au célibat. Il estimait que le mariage des prêtres était bienfaisant à l'Eglise, que la vie monastique était une désertion des responsabilités de la conscience. L'évêque de Toulouse approuva hautement ces opinions ; et elles se répandirent largement dans le S. de la Gaule. Jérôme entreprit de les réfuter dans un traité (Contra Vigilantium), où. les violences, les injures et les exagérations perfides de sa polémique habituelle sont encore dépassées. Néanmoins» il ne semble pas que Vigilance ait été condamné comme hérétique par ses contemporains. E.-H. Vollet»

BiBL. : LI^DNER, De Jovmno et Vigilantio purioris doctrinee antesignanis; Leipzig, 1840. — Gilly, Vigild^ntius and his times, 1844,

VI Gl LE. I. Antiquité romaine. — Garde nocturne chargé à Bome de veiller à la sécurité de la ville et d'éteindre les incendies. Les vigiles furent établis par Auguste, d'abord au nombre de six cents, et furent mis à la disposition des tresviri nocturni et des œdiîes curules. Puis ils furent organisés en sept cohortes, formant un total de mille hommes; chaque cohorte était commandée par un tribun. EUqs étaient réparties dans les différentes régions de la ville, au nombre de quatorze, à raison de deux par région, et partagées entre quatorze corps de garde situés sous les murs et aux portes de Bome. Leur chef avait le titre de Préfet des Vigiles, qui avait rang de chevaHer. Les vigiles étaient recrutés parmi les esclaves publics ou les affranchis. C'est pourquoi leur corps jouissait d'une considération inférieure à celle des légions. Toutefois, pour récompenser les utiles et périlleux services de ces auxiliaires des cohortes prétoriennes, on accordait le droit de cité romaine à tout affranchi latin, d'abord après une période de six années, puis après trois ans de service. Il leur était alors loisible de se faire incorporer dans une légion. D'autres villes créèrent des corps de vigiles à l'imitation de celui qu'Auguste avait institué à Rome. On sait qu'il en existait à Ravenne, à Constantinople, à Ostie. La caserne des Vigiles de cette dernière ville, située près du Forum, a été retrouvée et fouillée.

IL Histoire religieuse et liturgie (V. Carême, t. IX, p. 389).

BiBL. : Antiquité romaine.— Suétone, Octave, 25,30.— Dion Cassius, XXVI, 2.— Tacite, Annales, XI, 35; Histoires, III, 64. — Digeste, I, 1. 15, leg. I, II, 111.

VIGILE, 61® pape, élu ou ordonné le 22 nov., suivant Pagi, ou le 24 mars 537, suivant Mansé, mort le 10 janv. 555. Il était né à Rome, fds de Jean, qui avait été consul. Avant son accession au siège épiscopal, il était diacre de l'Eglise romaine. En cette qualité, il avait accompagné Agapet dans le voyage qu'il fit à Constantinople, pour obtenir la déposition d'Anthime, patriarche monophysite, — Nous avons indiqué ailleurs (V. Silvère, t. XXX, p. 39) comment Vigile supplanta son prédécesseur, avec l'aide de Rélisaire, conformément à un pacte conclu avec l'impératrice Théodora. Silvère n'ayant jamais été canoniquement déposé et n'étant point décédé avant le 20 mars 538, Vigile occupa le siège de Rome, au moins pendant

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