‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 49 sur 633 · TIMBRE-POSTE — TIMIDITE · texte numérisé non relu

TIMBRE-POSTE — TIMIDITE

type. Les surcharges sont des chiffres apposés à Teiicre grasse sur certains timbres et destinés à modifier, soit à la suite d'un changement dans les tarifs postaux ou dans la monnaie courante, soit en cas d'insuffisance momentanée de certaines séries, la valeur indiquée sur ces timbres. Quelquefois aussi, c'est le nom d'un pays ou d'une colonie qui est ainsi ajouté en surcharge. Quant à Voblitération, elle peut fournir, dans certains cas, comme les autres signes précités, des indications précieuses. Mais elle ne garantit nullement, comme le croyaient, à une certaine époque, les collectionneurs, qui ne voulaient que des timbres obhtérés, l'authenticité de ceux-ci, car il faudrait, au préalable, étabhr sa propre authenticité.

Il n'y a pas que les timbres-poste mobiles qui se collectionnent. Les amateurs recherchent aussi, sous le nom d'entiers, les enveloppes timbrées, les bandes timbrées, les cartes postales et les cartes-lettres, simples ou avec réponse payée, les mandats-cartes, timbrés ou non timbrés, les bons de poste, etc. Les timbres télégraphiques, les bulletins de conversation téléphonique, les timbres fiscaux, les timbres municipaux, les timbres privés trouvent également place dans les collections. Il existe même des collections spéciales de ces diverses catégories, et la difficulté, de plus en plus grande, de se procurer les timbres-poste de tous les pays a, en outre, amené beaucoup de collectionneurs à se limiter à un groupe de pays ou même à un pays unique. C'est ainsi qu'on constitue des collections de timbres coloniaux, et ceux-ci sont légion. Les gouvernements, spéculant sur la manie des collectionneurs, créent, en effet, nous l'avons dit, des nouveaux types desdits timbres plus souvent qu'il ne serait nécessaire. De plus, les administrations locales multiplient et varient à l'infini, dans le même but, les surcharges ou les timbres déjà existants. Il arrive même que certaines variétés n'ont jamais été, de fait, en service et ne sont « officielles » que parce que des décrets ou des arrêtés locaux leur ont imprimé ce caractère. C'est ce qui s'est produit en 1893 pour plusieurs des 234 timbres coloniaux nouveaux qu'avait émis le gouvernement français et dont il fut vendu, en moins d'un mois, aux seuls collectionneurs pour plus de 1.200.000 fr.

Ajoutons pour terminer qu'il se fabrique un nombre considérable de faux-timbres, particulièrement dans les séries devenues très chères, et que les marchands ne sont pas les derniers à recourir à ces falsifications ; les surcharges, notamment, très faciles à reproduire, sont fort souvent frauduleuses. Les caractères auxquels on distingue une variété d'une autre servent, outre les imperfections du dessin, à discerner un timbre authentique d'un timbre faux, mais une très grande habitude est nécessaire, d'autant que les amateurs prennent souvent pour un caractère nouveau ou une « erreur » de fabrication la faute commise par le faussaire, et les experts eux-mêmes se sont plus d'une fois fourvoyés.

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Tl M ÉE, philosophe pythagoricien, originaire de Locres, qui passait pour un des maîtres de Platon. On lui attribue, probablement à tort, un traité subsistant en dialecte dorique, nepX ^^x^^ xdafj-ou xal cpuasw;, lequel paraît n'être qu'un abrégé du dialogue duTimée de Platon (V. ce nom).

TIMÉE, historien grec de Tauromenium, né vers 352, mort vers 256 av. J.-C., fils d'Andromachos, qui y groupa les gens de Naxos (détruite par Denys) et en devint le chef ou tyran (358). Banni par Agathocle, Timée passa cinquante ans à Athènes où il écrivit (en 38 livres au moins) une histoire de la Sicile, des origines à l'an 264. Polybe a violemment attaqué Timée dont il signale les erreurs géographiques, et qu'il accuse de calomnier non seulement ses ennemis, mais les grands hommes. Néanmoins, cette histoire très étendue et soigneusement documentée était une œuvre considérable ; nous n'en avons conservé que des fragments reproduits au 1. 1^^ des Hist. grœc. de Muller (Paris, 4844). 11 a souvent servi de source aux historiens postérieurs. C'est lui qui établit et fit admettre la chronologie par olympiades (V. ces mots).

T1IVIÉLIE,TIMÉL1IDÉS (Ornith.) (V. Timalie).

TIMÉNÉ ou TliVlNL Contrée et peuple d'Afrique, dans la colonie anglaise de Sierra-Leone (V. ce mot).

TIWIGAD. Localité d'Algérie, dép. de Constantine, arr. et à 25 kil. E. de Batna, au N. des monts Aurès. On y voit les ruines de la Colonia Marciana Trajana Thamugas, fondée en l'an 400 par L. Munatius Gallus, légat de Trajan, pour des vétérans de la 30^ légion Ulpia victrix (cf. les art. Colonisation et Légion). Florissante jusqu'au vi^ siècle, elle disparut avec l'influence romaine. C'était une ville d'étendue moyenne, au carrefour do six voies romaines vers Sétif, Theveste, Cirta (Constantine). Les ruines, très bien conservées et d'un intérêt qui approche de celui de Pompéi, ont été en grande partie déblayées; elles renferment un bel arc de triomphe en grès et marbre, un vaste théâtre, un temple de Jupiter ou Capitole avec ses portiques, un forum avec ses statues, ses boutiques, ses temples, les rues et leurs ornières fraîches dans le pavé, les égouts; les fontaines, les thermes, un marché couvert avec ses tables de granité. A côté de la ville romaine se voit la citadelle construite avec ses matériaux vers 535 par le général byzantin Salomon ; rectangle de 144 m. sur 70, au mur de 6 m. de haut, flanqué de huit tours; citons encore une église bâtie en 546, etc.

Bibl. : Bœswillwald et CaGnat, Timgad ; Paris, 1891 et suiv.^

TIMIDITÉ. Le mot timidité, comme tous les mots du vocabulaire émotionnel, a deux sens : tantôt il désigne une émotion, l'accès passager de timidité ; tantôt il désigne une tendance permanente, habituelle du caractère : il y a des timides comme il y a des menteurs ou des mélancoliques. Or la timidité-caractère consiste à éprouver souvent et sans motifs sérieux l'émotion ou l'accès de timidité. Il suffira donc d'étudier la timidité-émotion : le caractère du timide se trouvera par là même analysé. La timidité est une espèce de peur : une peur de l'attention d' autrui ; elle est caractérisée par deux éléments principaux : confusion et sentiment d'impuissance. — Confusion d'abord : on voit trouble, on ne sait plus où on

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