VINCI — VINET
rence, 1872 ; Rome, 1884. — Du môme, L. da Vinci e tre Geniildonne Milanesi dcl secolo XV, 1890. — D-- Max Jordan, Das Malerbiich der L. d. Vinci; Leipzig, 1873. — Bureau de Villeineuve, L. de Vinci, aviateur, dans VAréonaute, 7« année, n* 9, sept. 1874. — D"" Hermann Grothe, L.de Vinci als Ingénieur und Pfiilosoph; Berlin, 1874. — Marquis Heaton, L. de Vinci and his Works; Londres, 1874. — Girolamo d'Adda, L. da Vinci e la sua libreria ; Milan, 1873. — L. Courajod, L. de Vinci et la statue de François Sforza; Paris, 1879. — Du môme, Conjectures à propos d'un buste en marbre de Béatrice dEste. — 3. -P. RiCHTER, Léonard de Vinci; Londres, 1880. — Ch. Clément, Michel-Ange, L. de Vinci et Raphaël; Paris, 1882. — Fritz Raab, L. de Vinci als Naturforscher ; Berlin, 1880. — Prantl, L. de Vinci in philosophischer Beziehung, 1886. — D"- Paul-Mûller Walde, L. de Vinci, Lebensskizze und Forschungen, etc. (3 livraisons parues) ; Munich, 1889-90.— Gabriel Séailles, L. de Vinci, VArtiste et le Savant; Paris, 1892. — E. Muntz, L.de Vinci, l'Artiste, le Penseur, le Savant ; Paris, 189&. — Ch. Ravaisson-Mollien, tes Ecrits de L. de Vinci; Paris, 1881. — Trattato delta Pittura di L. de Vinci, nuovamento dato in luce con la vita delVautore da Raphaël du Fresne ; Paris, 1651, in-fol. — Heinrich Ludwig, Das Bûch von der Malerei nach dem Codex. Vaticanus herausgegeben, etc.; Vienne, 1882, 3 B.,in-8.
VINCKBOONS (David), peintre flamand, né à Maiines en 1578, mort à Amsterdam en 4629. Probablement élève de son psre Philips, il s'établit à Amsterdam en 4594, où, comme les Savery et les Coninxloo, il réintroduisit le paysage, fort délaissé depuis plus d'un demisiècle. Il suivait, avec des qualités d'ailleurs bien personnelles, les traces de Brueghel de Velours. Il aborda ensuite les sujets religieux dans le genre famille et surtout les kermesses où il aimait à faire jouer les bleus et les rouges très vifs des costumes de paysans contre les verts clairs et sombres du paysage, qui sont devenus aujourd'hui jaunes et bruns. OEuvres à La Haye (Fête de village), Amsterdam (deux Rixes de soldais et de paysans), knvers {Kermesses), Munich (Christ allant au Calvaire), Bamberg (très bonne Kermesse), Lucques (galerie du marquis Mansi, Fêie de paysans), etc.
VINCKE (Friedrich- Wilhelm-Ludwig-Philipp, baron de), homme d'Etat prussien, né à Minden en 4774, mort en 1 844. Il suivit la carrière de la magistrature, et fut président de la Chambre de Munster (4804). Il se retira en Angleterre lors de l'entrée des Français en Prusse, revint après Tilsitt ; quitta le service administratif en 4840 et écrivit un livre qui est devenu classique en Allemagne : Ueber die Verwaltung Grossbritanniens (4846). En 4813, il fut arrêté par les Français et déploya contre eux la plus grande activité. En 4845, il fut nommé président de la province de Westphalie qu'il organisa. Il a publié un excellent ouvrage sur les rapports des propriétaires fonciers et des paysans : Ueber die Zerstuckelung der Bauernhoefe (^SU),
VINCKE (Ernst-Friedrich-Georg, baron de), homme politique prussien, né à Busch (comté de la Marche) en 4844 , mort en 4875, fils aine du précédent. Conseiller provincial du cercle de Hagen, il se signala par son talent oratoire aux diètes réunies prussiennes en 4847. Elu à l'Assemblée nationale allemande en 4848, il y fut un des chefs du parti de la constitution et de l'empire héréditaire contre la révolution. Il fit partie ensuite de la seconde Chambre prussienne, sauf quelques interruptions. Il défendit constamment le vieux parti libéral prussien : c'était un des parlementaires allemands les plus réputés.
VINCKE (Karl -Friedrich Gisbert, baron de), littérateur allemand, né à Busch en 4843, mort à Fribourg le 6 févr. 4892, frère du précédent. Elève aux Universités de Heidelberg et de Berlin, il resta dans l'administration jusqu'en 1860. Ecrivain et poète, on lui doit : Sagen und Bilder aus Westfalen (4856); Gedichte (4860) ; IRos^ und Distel (4865) ; Lustspiele (4869) ; Im Bann der Jungfrau (4873) ; A. B. C. fur Haus und Welt (4875) ; Ëi7i kleines Sundenregister (4885). Après sa mort, on a publié : Gesammelte Aufsaetze zur Buhnengeschickte (4893).
VINCLY. Com. du dép. du Pas-de-Calais, arr. de Montreuil, cant. de Fruges ; 220 hab.
VINCULARIA (Paléont.) (V. Bryozoaires).
VINCY-Manœuvre. Com. du dép. de Seine-et-Marne, arr. de Meaux, cant. de Lizy-sur-Ourcq ; 250 hab.
VINCY-Reuil-et-Magny. Com. du dép. de l'Aisne, arr. de Laon, cant. de Rozoy-sur-Serre ; 224 hab.
VINOAS. Le mot s'applique, dans la marine, à toutes sortes de cabestans, mais plus spécialement à un cabestan volant dont on fait usage dans les arsenaux et qui repose sur un cadre de madriers, tandis qu'une chaîne fixée à des pieux et agissant en sens contraire de l'effort l'empêche d'être entraîné vers l'objet halé. — On donne, d'autre part, ce nom à un appareil de gymnastique également connu sous le nom de pas de géant et à l'aide duquel s'effectue l'exercice particulièrement violent appelé course volante. C'est un mât de 8 à 40 m. de hauteur, planté solidement en terre. A la partie supérieure est un anneau mobile auquel sont fixés quatre, cinq ou six cordes. Un nombre égal de personnes saisissent solidement chacune d'elles à deux mains, puis, courant toutes dans le même sens autour du mât, en s'écartant le plus possible de sa base, sont bientôt entraînées avec une rapidité vertigineuse, qui les soulève de terre. Ce jeu est très pratiqué par les jeunes gens et les jeunes filles en Allemagne, en Russie, en Suisse.
VINDAVA. Fleuve de Russie (V. ce mot, t. XXVIIl, p. 4467).
VIN DAVA. Ville de la Russie occidentale, gouv. de Courlaade, ch.-l. de distr., sur la r. g. et à l'embouchure de la Vindava, dans la mer Baltique ; 6.640 hab. Port de commerce important et sûr, mais gêné par une barre qu'il est question de détruire ; exportation : bois de construction, alcools, blé ; importation peu importante. Distillerie d'alcool, brasseries, scieries, pêcheries, etc. Bains de mer.
VINDECY. Com. du dép. de Saône-et-Loire, arr. de Charolles, cant. de Marcigny ; 439 hab.
VINDEFONTAINE. Com. du dép. de la Manche, arr. de Coutances, cant. de La Haye-du- Puits ; 509 hab.
VINDELLE. Com. du dép. de la Charente, arr. d'Angoulême, cant. de Hiersac ; 690 hab.
VINDEX, général romain. C. Julius Vindex était le fils d'un sénateur romain ; mais sa famille était d'origine gauloise. Vers la fin du règne de Néron, Vindex gouvernait la Gaule lyonnaise avec le litre de légat propréteur ; indigné des crimes de l'empereur, il poussa les Gaulois à la révolte et entra en négociations avec les gouverneurs des provinces voisines. Galba, gouverneur de la Tarraconnaise, accepta l'Empire. Mais le légat de la Germanie supérieure, Verginius Rufus, resta fidèle à Néron et marcha contre Vindex. Vindex et Rufus se rencontrèrent sous les murs de Vesontio (Besançon). Avant d'engager la lutte, ils eurent une conférence, qui fut plutôt amicale, et ils se séparèrent en très bons termes. Mais l'armée de Vindex se crut menacée par les légions et les soldats en vinrent aux mains. Les Gaulois furent vaincus par les troupes de Verginius Rufus. Vindex désespéra alors de sa cause et se tua (68 ap. J.-C).
VIN DEY. Com. du dép. de la Marne, arr. d'Epernay, cant. de Sézanne ; 224 hab.
VINDRAC-Alayrac. Com. du dép. du Tarn, arr. de Gaillac, cant. de Cordes; 334 hab. Stat. dechem. de fer.
VINDHYA. Monts de VInde(y. ce mot, t. XX, p. 670).
VINEGG (Jean), historien suisse (V. Guler).
VI NET (Alexandre-Rodolphe), penseur et critique littéraire vaudois, né à Ouchy (Lausanne) le 47 juin 4797, mort à Clarens le 4 mai 4847. Vinet était de famille modeste : lors de sa naissance, son père était sous-commis des péages et sa mère garde-malade. A vingt ans, il fut appelé à Râle, sur la recommandation de Monard, comme professeur de langue et de littérature françaises au Gymnase. Il passa vingt ans à Bâle, ne revenant que pour de
VINËT - VINOY
courts intervalles à Lausanne, entre autres en 4819 pour passer ses derniers examens de théologie et être consacré. Il accepta, cependant en 4837, la chaire de théologie pratique à l'Académie de Lausanne qu'il occupa jusqu'à sa démission, au moment de la Révolution vaudoise du 44 févr. 4845. Le conseil d'Etat le nomma ensuite professeur de littérature française, mais il n'occupa ce nouveau poste que dix-huit mois : le 3 déc. 4846, il fut destitué « pour avoir fréquenté d'autres assemblées religieuses que celles de l'Eglise nationale ». Peu de mois après il mourait à Clarens où l'avait appelé l'état de sa santé. Il repose dans le pittoresque cimetière de cette localité où sa tombe est un but de pèlerinage.
Alexandre Vinet a été nommé le Pascal protestant ; c'est un penseur de génie, un semeur d'idées plus qu'un théologien. Ses œuvres brillent plus par la force de la pensée que par l'éclat du style. Elles comportent vingtquatre volumes et un grand nombre d'articles. Dans le domaine de la pensée, signalons son Mémoire sur la liberté des cultes, paru en 4825, son Essai sur la manifestation des convictions religieuses, puis trois volumes posthumes : Théologie pastorale, Homilétique, Histoire de la prédication parmi les réformés de France au xvji® siècle. En ouvrage inachevé, Philosophie du Christianisme, a été reconstitué dans une certaine mesure dans les deux volumes que Astié a consacrés à ï Esprit de Vinet (Genève, 4864).
Le côté le plus connu de l'activité de Vinet est son œuvre de critique littéraire. Il a composé une Chrestomathie française en trois volumes, parue en 4829 et qu'il a fait précéder d'un discours sur la littérature française. Cette leçon suffirait à classer le critique, La Chrestomathie a été remise au point par Eugène Rambert (4876). Une nouvelle revision est entreprise actuellement par Seippel, professeur au Polytechnicum de Zurich ; le premier volume de la 23*^ édition revisée a paru en 4 904 . A noter aussi, au point de vue littéraire, les Etudes sur la littérature française au xix^ siècle (Paris, 4849-54, 3 vol.). — L'histoire de la vie et des œuvres de Vinet a été racontée par Eugène Rambert en 4875 ; la 3® édition, plus complète, est en deux volumes.
VI NETS. Corn, du dép. de l'Aube, arr. d'Arcis-sur- Aube, cant. de Ramerupt ; 234 hab.
VINETTIER (Bot.) (V. Berberis).
VIN EU IL. Com. du dép. de l'Indre, arr. de Châteauroux, cant. de Levroux; 4.002 hab.
VIN EU IL. Com. du dép. de Loir-et-Cher, arr. et cant. (E.) de Blois ; 4.866 hab. Stat. de chem. de fer. VINEUSE (La). Com. du dép. de Saône-et-Loire, arr, de Mâcon, cant. de Cluny ; 734 hab.
VINÉZAC. Com. du dép. del'Ardèche, arr. et cant. de Largentière ; 4.012 hab.
VINGEANNE. Rivière de France (V. Côte-d'Or, Marne [Haute-], Saône [Haute-] [Dép.]).
VINGORLA. Ville maritime de l'Inde méridionale, prov. de Konkan ; 8.950 hab. La ville est invisible au milieu des palmiers ; plusieurs phares sur des rochers, à l'entrée de la baie. — Les Hollandais y avaient un comptoir au xvii® siècle ; la ville s'appelait Mingréla et était importante. En 4675, elle fut brûlée par les Mongols. En 4772, les Anglais y établirent un comptoir, et en 4842 la reine de Savantvâri leur céda le port et le territoire voisin.
VIN GRAU. Com. du dép. des Pyrénées-Orientales, arr. de Perpignan, cant. de Rivesaltes ; 954 hab.
VINGT-ET-UN. Jeu analogue au Trente-et-un (V. ce mot), avec quelques modifications de détail : il faut atteindre et ne pas dépasser 24 points au lieu de 34 .
VINGT-Hanaps. Com. du dép. de l'Orne, arr. et cant.
(E.) d'Alençon ; 420 hab. Stat. de chem. de fer.
VINGTIÈME (Ane. dr.) (V. Contributions et Dixième).
VI N H. Province septentr. de Cochinchine (Indo-Chine
française), située entre les prov. de Tan-hoa au N., de
Ha-tinh au S., le golfe du Tonkin à l'E. et le Laos annamite à l'O. (rive g. du Mékong). Superficie : 20.000 kil. q. ; 4 million d'hab. La zone littorale est marécageuse, le reste de la contrée accidenté (massifs qui entourent le bassin du Ngan-ka et montagnes du Tran-ninh). La province est divisée en 6 préfectures, 27 arrond., 68 cant. Ch.-l. Vinh.
VI NH-LoNG. Ville de la Basse-Cochinchine, ch.-l. d'arr. à 400 kil. S.-O. de Saigon, sur larive dr. du bras oriental du Mékong; 5.000 hab. Poste militaire; port fréquenté par un grand nombre de barques indigènes.
ViNlEGRA Y Lasso (Salvador), peintre espagnol, né à Cadix le 23 nov. 4862. Elève de José Perez à Cadix, et de Daniel Hernandez et José Villegas à Rome. Sa réputation lui vient de ses tableaux de genre de la vie populaire espagnole. Depuis 4832 il vit à Rome. Ses principaux tableaux sont : Bénédiction des champs en Espagne en 1B00 (musée de Madrid), la Prière du toréador, Mort du toréador, Chez le juge. Marché à Tanger^ Procession, Signature de contrat, etc. VINIFICATION (Tech.) (V. Vin).
VIN JE (Àsmund-Olafsôn), poète et journaliste norvégien, né à Vinje le 6 avr. 4848, mort le 30 juil. 4870. D'abord maître d'école, il fit ensuite des études de droit (4856), puis passa au service de l'administration publique. Il composait en dialecte norvégien sa revue Dôlen et la plupart de ses écrits, ce qui lui valut bientôt une grande popularité, justifiée d'ailleurs par un remarquable talent descriptif et poétique. Ses poésies Storegud et Staale sont le type peut-être le plus parfait de la poésie « norvégienne ». En 4860, il publia — ayant été envoyé en mission en Angleterre pour y étudier l'institution du jury — ses impressions de voyage, sous le titre :A norsemans views of Britain and the British. Ses Poésies norvégiennes parurent en 4864. Ses Œuvres choisies ont été réunies en 5 vol. (4884-89). Th. C.
VI NNEMERVI LLE.Com.dudep.de la Seine-Inférieure, arr. d'Yvetot, cant. de Valmont ; 365 hab.
VIN NEUF. Com. du dép. de l'Yonne, arr. de Sens, cant. de Sergines; 4.409 hab. Fromageries. Eglise des xiii®-xvi® siècles.
VINNITZA. Ville de Russie, gouv. dePodolie, ch.-l. de distr., auconfl. du Rouget delà Vinnitchka; 24.725 hab. Stat. du chem. de fer de Kiev à Imerinka. Carrières de pierre, manuf. de tabac, fabr. de bougies et de savons» La ville est bâtie sur les deux rives du fleuve ; grands faubourgs de Staroïé-Miesto et lourievka. Vinnitza date du XIV® siècle et a été ravagée par les Tatars et les Cosaques de l'Ukraine à plusieurs reprises pendant leurs guerres contre la Pologne.
VI NON. Com. du dép. du Cher, arr. et cant. de Sancerre ; 692 hab. Stat. du chem. de fer d'Orléans.
VI NON. Com. du dép. du Var, arr. de Brignoles, cant. de Rians; 4.072 hab.
VINOUKONDA. Ville de l'Inde, prov. de Madras, distr. de Krichna, au pied des Pallanata; 5.640 hab. Sur une colline voisine, citadelle ancienne : c'est là que la légende place l'annonce à Rama de l'enlèvement de sa femme Sita. Nombreuses antiquités préhistoriques.
VINOY (Joseph), général français, né à Saint-Etiennede-Geoirs (Isère) le 40 août 4800, mort à Paris le 29 avr. 4880. Tout d'abord destiné à l'état ecclésiastique, il quitta le séminaire et s'engagea en 4823. Sergent au 44^ de ligne (4826), il fit partie (4830) du corps expéditionnaire d'Alger et fut nommé sous-lieutenant après la prise de cette ville. Il conquit successivement tous ses grades à l'armée d'Afrique jusqu'à celui de colonel. Revenu en France en 4850 à la tête du 54® de ligne, il reçut en 4852 le commandement du 2® zouaves que l'on venait de former. Général de brigade le 10 août 4853, il prit part à la guerre de Crimée, dans la division Canrobert, se signala à l'Aima et à Malakoff et fut promu général de