VINOY — VIOL
division le 22 sept. 4855. Il commanda une division du corps Niel pendant la campagne d'Italie en 1859. Mis au cadre de réserve, par limite d'âge, le 10 août 1865, il fut nommé sénateur le 21 déc. de la même année. Rappelé à l'activité au moment de la déclaration de guerre avec l'Allemagne en 1870, il fut, après nos premiers désastres, mis à la tète du 13® corps d'armée, formé à Paris et dirigé de là sur l'armée deChâlons, déjà en marche vers Metz. Il était arrivé à Mézières au moment de la bataille de Sedan et ne put y prendre part. Il sut échapper par une retraite heureuse à la poursuite des Allemands et arriva à Paris avec ses troupes le 7 sept.
Au moment de l'organisation de la défense de la capitale, il fut d'abord nommé au commandement du 1®^ corps de la 2® armée ; puis, bientôt après, le commandement de la 3® armée lui fut confié. Cette armée devait opérer sur le front S. de Paris. Il prit part aux diverses opérations de la défense de Paris.
Par suite de la démission de Trochu, Vinoy fut nommé commandant en chef de l'armée de Paris le 22 janv. 1871, et le 24 janv. il adressait à ses troupes une proclamation faisant pressentir la capitulation. Après celle-ci, le commandement des 12.000 hommes laissés en armes lui fut conservé, et on y adjoignit le 15 févr. le commandement des gardes nationales. Il échoua dans la répression de l'insurrection du 18 mars, dut se retirer sur Versailles et fut mis à la tête de l'armée de réserve chargée des opérations contre les troupes de la Commune sur la rive gauche de la Seine. Il entra à Paris le 23 mai et occupa les Tuileries et le Louvre déjà en flammes. Grand chancelier de la Légion d'honneur le 5 avr. 1871, il a conservé ces fonctions jusqu'au 28 févr. 1880. On a de lui : Opérations de V armée pendant le siège de Paris (1872, in-8, avec cartes) ; V Armistice et la Commune (1872, in-8) ; V Armée française (1873, in-8).
VINS. Com. du dép. du Var, arr. et cant. de Brignoles ; 405 hab.
VIN SEIN. Rivière du dép. du Morbihan (V. ce mot).
VINSOBRES. Com. du dép. de la Drôme, arr. et cant. deNyons; 1.228 hab.
VIN SON (Julien), philologue français, né à Paris en 1843. Entré à l'Ecole forestière de Nancy, il était sousinspecteur des forêts quand il collabora à la Revue orientale, puis à la Revue de linguistique dont il devint di* recteur. Nommé, en 1879, professeur d'hindoustani et de tamoul à l'Ecole des langues orientales, il s'est principalement occupé des langues américaines et dravidiennes. On lui doit, entre autres, les ouvrages suivants: /^ Basque et les Langues mexicaines (1875, in-8); le Verbe dans les langues dravidiennes [iSl S, \m-S); Eléments de la grammaire générale hindoustani (1883, in-8) ; les Religions actuelles, leurs doctrines, leur évolution, leur histoire (1887, in-8) ; Essai d'une bibliographie de la langue basque (1891, gr. in-8) ; Etudes de linguistique et d'ethnographie (1878, in-8) et Mélanges de linguistique et d'anthropologie (1880, in-8^; ces deux derniers ouvrages en collab. avec Hovelacque) ; les Français dans Vlnde (1894, in-8) ; Supplément a la bibliographie basque (1896, in-8) ; Manuel de la langue hindoustani (1899, in-12) ; Légendes bouddhistes et d jattes, traduites du tamoul (1900, 2 vol. in-8). La Grande Encyclopédie le compte au nombre de ses collaborateurs.
VINTANA (Relig. malgache) (V.Madagascar, t. XXII, p. 911).
VINTI. Bourg de Transylvanie (V. Alvincz).
VINTIWIILLE (ital. Ventimiglia). Ville maritime de la Ligurie, prov. de Port-Maurice, située à 14 kil. de San Remo, sur la ligne ferrée de Nice à Gênes; 8.882 hab. Elle possède un évêché et un petit port d'une grande activité. Bâtie en amphithéâtre sur la rive dr. de la Roya, elle est ornée de nombreuses villas de plaisance et l'on y a trouvé les ruines d'un temple de Junon.
VINTIWIILLE DU Luc. Ancienne famille de Provence, originaire du petit Etat de Vintimille, et d'où sont sortis les comtes de Marseille et une branche qui prit le nom de Lascaris. Les principaux membres sont : Jacques, comte de Vintimille, né à Cos vers 1512, mort à Dijon en 1582. Conseiller, puis président au parlement de Bourgogne. II coopéra avec l'Hospital à l'ordonnance de Moulins (1566) et présida à la réforme de la coutume de Bourgogne. On lui doit d'élégantes traductions du grec (Xénophon, Hérodien), des poésies latines, dont la plus connue a trait au siège de Lépante (1572, in-4), une édition du Code, des Novelles et du Digeste (1548-50, 9 vol. in-8), etc. — Charles- Gaspard- Guillaume, né le 15 nov. 1655, mort à Paris le 13 mars 1746. Chanoine de la cathédrale de Toulon où son oncle Jean de Vintimille était évêque (1675), il devint évêque de Marseille en 1684, archevêque d'Aix en 1708, archevêque de Paris (1729). Très énergique, il soutint la bulle Unigenitus, ce qui lui valut les plus âpres polémiques avec le Parlement et avec son propre clergé ; il s'opposa aux manifestations hystériques que suscitait la tombe du diacre Paris, et fit fermer le cimetière de Saint-Médard où s'opéraient, comme on sait, les prétendus miracles (1732). — Charles-François, né en 1653, mort à Savigny (Manche) le 19 juil. 1740, servit d'abord dans la cavalerie, puis dans la marine. Lieutenant du roi en Provence, il fut nommé en 1708 ambassadeur en Suisse, en 4714 plénipotentiaire à Bade, en 1715 ambassadeur à Vienne. C'est à lui que Rousseau, qu'il avait protégé, dédia une ode fameuse. — Jean- Baptiste- Félix- Hubert, né le 23 juil. 1720, mort en 1775, maréchal de camp (1742), lieutenant général (1759), est tristement célèbre par son mariage avec Pauline de Mailly, maîtresse de Louis XV (1739). Son fils, Charles-Emmanuel-Marie-Magdelon, ressemblait tellement au roi qu'on l'appelait communément à la cour le « demi-Louis ». R. S.
VINTROU (Le). Com, du dép. du Tarn, arr. de Castres, cant. de Mazamet ; 267 hab.
VINTSCHGAU (ital. Val Venosta), Vallée du Tirol autrichien, cercle de Botzen. Enfermée entre les massifs des Alpes de Oetzthal et de l'Orteler, elle s'étend du N.-O. à l'E. du col de Reschen Scheideck (1.494 m.), qui forme le seuil entre les bassins du Danube et de TAdige, au col de la Tœll (500 m.) marquant le début de la grande vallée de l'Adige. Dominée de toutes parts par des glaciers, la vallée a 65 kil. de long et se divise en Obervintschgau (avec Mais pour chef- lieu) et Untervintschgau (avec Schlanders). L'Adige l'arrose dans toute sa longueur; alpestre au début, la vallée devient peu à peu une des plus riantes du Tirol ; la route de Landeck (vallée de l'Inn) à Meran et Botzen par le col de Reschen traverse le Vintschgau entier ; la vallée dépend du district de Meran et compte 24.000 hab. d'origine rhéto-romaine (et non celtique). Du temps des Romains, lesVenostes habitaient la vallée, et Drusus y fit passer une route fortifiée ; au moyen âge, le Vintschgau portait le nom de Vallis Venusta.
VINZELLES. Com. du dép. du Puy-de-Dôme, arr. de Thiers, cant. de Lezoux ; 632 hab.
VINZELLES. Com. du dép. de Saôno-et-Loire, arr. et cant (S.) de Mâcon; 420 hab.
VINZIER. Com. du dép. de la Haute-Savoie, arr. de Thonon-les-Bains, cant. d'Evian-les-Bains ; 852 hab.
VINZIEUX. Com. du dép. de FArdèche, arr. de Tournon, cant. de Serrières ; 303 hab.
VIO (Jacques de), cardinal italien (V. Cajeïan).
VIOCOURT. Com. du dép. des Vosges, arr. de Neufchâteau, cant. de Châtenois ; 235 hab.
VIODOS-Abense-de-Bas. Com. du dép. des Basses- Pyrénées, arr. et cant. de Mauléon-Licharre ; 698 hab. Stat. du chem. de fer du Midi.
VIOL. Le viol, qui n'est pas défini par le code pénal i (art. 332, § 1), est le crime par lequel un homme parvient