‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 499 sur 633 · VIOLENCE - VIOLET · texte numérisé non relu

VIOLENCE - VIOLET

provoquer. Mais la violence est un vice du consentement, même lorsqu'elle est exercée sur une personne chère au contractant, telle que son conjoint, son descendant ou son ascendant, et non pas seulement lorsqu'elle est exercée sur le contractant lui-même. D'autre part, la violence vicie le consentement d'un contractant, alors même qu'elle émane non pas du contractant, mais d'un tiers. C'est une différence avec le dol; on l'a justifiée, soit par le caractère odieux de toute violence, soit par la difficulté d un recours contre l'auteur de la violence, généralement inconnu ou insolvable. Quant aux effets de la nullité pour cause de violence, ils sont les mêmes que ceux de la nullité pour cause de dol : le contrat ne peut être attaqué que par la personne dont le consentement a été vicié, et seulement pendant dix ans à partir du jour où la violence a cessé ou jusqu'à la ratification du contrat par cette même personne.

VIOLÉS. Com. du dép. de Vaucluse, arr. et cant. (E.) d'Orange ; 946 hab.

VIOLET. On peut classer les matières colorantes violettes en matières colorantes d'origine minérale, matières colorantes d'origine végétale, et matières colorantes artificielles, ces dernières étant constituées par les substances organiques dérivées de la houille.

Matières colorantes d'origine minérale. — Les violets minéraux sont peu nombreux et peu importants. Les plus employés sont le violet d'or ou pourpre de Cassius (V. CAssius),le violet de cobalt, arséniate de cobalt ayant pour formule AsO,CoO,46HO, et obtenu en faisant une double décomposition entre un arséniate alcalin et un sel de cobalt soluble, le violet de Mars, obtenu en chauffant du sesquioxyde de fer à haute température.

Matières colora^ntes d'origine végétale. — Les principales matières colorantes violettes d'origine végétale sont le violet d'orseille, le violet d'orcanette et le violet de campêche (V. Orseille, Orcanette et Campêche).

Matières colorantes artificielles. — Les matières colorantes artificielles sont les plus importantes pour le violet comme pour les autres couleurs. Les principales sont : parmi les couleurs amidoazoiques : le violet pour laine S, qui est le dinitrobenzène azo-diéthyl-amido -benzène sulfonate de sodium. C'est une poudre violacée donnant dans l'eau une solution violette, dans l'acide chlorhydrique une solution rouge, dans les alcalis une solution bleue. Cette couleur est employée pour teindre la laine ; elle résiste bien à la lumière et au savonnage.

Parmi les couleurs polyazoïques dérivées des diamines : le violet diaminê iV, dont le nom chimique est diphénylebiazo-y-amido-naphtol sulfonate de sodium. Cette couleur se présente sous l'aspect d'une poudre brunâtre donnant dans l'eau une solution rouge violet que ne modifient pas les alcalis et que Facide chlorhydrique change en violet très foncé. Elle est employée pour teindre le coton et la laine sur bain de sulfate de soude ; mais les nuances sur laine sont beaucoup plus solides que les nuances sur coton. Le violet de Hesse, qui est le tétrazostilbène disulfoné sur une molécule d'a-napthylamine et une molécule de fi-naphtol ; cette couleur est peu employée.

Parmi les matières colorantes amidées dérivées du triphénylméthane : le violet de méthyle, appelé aussi violet de Paris, violet de diméthylaniline et dont le nom scienlifiqueestpentaméth}l-triparamido-triphénylcarbinoL On l'obtient en oxydant la diméthylaniline au moyen des sels de cuivre en présence de sel marin et de phénol. C'est une poudre verdâtre donnant dans l'eau et les alcalis une solution violette, dans l'acide chlorhydrique une solution jaune brun. On l'emploie beaucoup pour teindre la laine, le coton, la soie; elle présente malheureusement peu de stabilité.

Le violet cristallisé qui est riiexa-méthyl-paramidotriphényl carbiuol. 11 se présente en cristaux jaune brun très solubles dans l'eau avec laquelle ils forment une liqueur violette que les alcalis précipitent, et solubles dans

l'acide chlorhydrique avec lequel ils donnent un liquide jaune sale. Cette couleur peut être employée pour teindre le coton, la laine et la soie ; elle est peu solide.

Le violet Hofmann R ou violet Prince, violet à IHode, qui est le méthyl-triparamido-diphényl-tolyl carbinol. C'est une poudre cristalline verte donnant dans l'eau une solution rouge, dans l'acide chlorhydrique une solution brune ; les alcalis donnent avec la solution aqueuse un précipité brun. La nuance obtenue avec cette couleur est le rouge violet.

Le violet benzylé, dont le nom chimique est méthvlbenzyl-triparamido-triphénylcarbinol. Il se présente sous l'aspect d'une poudre brune soluble dans l'eau en violet et dans l'acide chlorhydrique en jaune. On l'emploie pour teindre la soie en violet bleu ; la couleur obtenue est très sensible à l'action de la lumière.

Le violet acide 4BN, qui est le penta-méthyl-monobenzyl-triparamido-triphényl carbinol sulfonate de sodium. Il a l'aspect d'une poudre bleu violet donnant dans l'eau une solution de même couleur et dans l'acide chlorhydrique une solution jaune ; les alcalis précipitent en bleu la solution aqueuse. La couleur obtenue résiste bien au savonnage, médiocrement à la lumière.

Leviolet acide 6B, qui est le diméthyl-diéthyl-dibenzyltriparamido-triphényl carbinol disulfonate de sodium. C'est une poudre violette donnant dans l'eau une solution violette et dans l'acide chlorhydrique une solution verte. Cette couleur est assez solide.

Le violet acide iOB, dont le nom scientifique est tétraméthyl-dibenzyl-triparamido-triphényl carbinol disulfonate de sodium. C'est une poudre violet bleu donnant dans l'eau une solution de même couleur que l'acide chlorhydrique colore en vert, puis en jaune. Cette couleur résiste bien au lavage, mal à la lumière.

Le violet acide 6BN, qui est le tétraméthyl-tolyl-triamido-éthoxy-triphényl carbinol monosulfonate de sodium. Il a l'aspect d'une poudre violette, donne dans l'eau une solution bleu violacé, dans l'acide chlorhydrique une solution brun rouge. Les alcalis précipitentia solution aqueuse en violet. Ce violet résiste bien au lavage.

Le violet alcalin, qui est le tétréthyl-méthyl-phényltriparamido-triphényl carbinol monosulfonate de sodium. C'est une poudre violet bleu donnant dans l'eau une solution de même couleur que l'acide chlorhydrique et que les alcalis précipitent en bleu. On s'en sert pour teindre la laine sur bain légèrement alcalin. La solidité au lavage est bonne ; elle est moins bonne à la lumière.

Les violets benzijlés BQi2B, le violet impérial appelé encore dahlia impérial, \q violet de Parme, le violet de fuchsine n'ont aujourd'hui qu'un emploi très restreint.

Parmi les matières colorantes phénoliques dérivées du triphénylméthane, on doit citer :

Lq violet au chrome, qui est Taurine tricarboxylée. Il se présente en poudre violette à reflets verts ; sa solution dans l'eau est violet vert et dans les alcahs rouge carmin ; l'acide chlorhydrique détermine dans ces solutions un précipité brun. On emploie cette matière colorante pour teindre la laine avec des mordants au chrome. Elîe résiste bien au lavage, moins bien à la lumière.

Parmi les matières colorantes dérivées des phtaléines, les principales sont :

La violamine R, dont le nom chimique est méthoxyphényl-rhodamine sulfonate de sodium. A l'état solide, elle a l'aspect d'une poudre violet rouge donnant dans l'eau une solution fuschine que les alcalis n'altèrent pas et que l'acide chlorhydrique précipite. On s*en sert pour teindre la laine et la soie en violet rouge ; elle résiste bien au lavage et à la lumière.

La galléine, qui est l'anhydride de la pyrogallolphtaléine. C'est une poudre violet foncé qui se dissout dans l'eau chaude en donnant une liqueur violet rouge, et dans les alcalis en donnant une liqueur bleue ; l'acide chlorhydrique détermine dans ces dissolutions la formation d'un

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