VIOTTI -- VIRCHOW
Tète deViperaAspis Merr.
siteur empêchent l'auditeur de s'arrêter trop à ces imperfections de pure forme. H. Q.
VIOZAN. Corn, du dép. du Gers, arr. et cant. de Mirande;^212 hab.
VIPÈRE (ErpétoL). Genre de Serpents Solénoglyphes, type de la famille des Vipéridés, voisine des Crotalidés, dont elle se distingue principalement par l'absence des fossettes accentuées entre les yeux et le nez, et la queue garnie d'une ou plus souvent de deux rangées de plaques (urostèges). On peut considérer comme des sous-genres de Vipères les Echidnés (V. Echidna), caractérisés par la position des narines dont l'ouverture est à la région supérieure de la tête, en avant et entre les yeux ; les Cérastes (V. ce mot), qui ont la tête concave entre les yeux surmontés d'écaillés dressées ; les Péliades à tête recouverte antérieurement de petits écussons dont un central plus grand. L( s Echidnés et les Cérastes sont propres à l'Afrique et à l'Asie, les Péliades et les Vipères proprement dites à l'Afrique et à l'Europe. Les espèces européennes sont : F. berus (Pelias è^rwsMerr.), de coloration brunâtre ou roussâtre avec une bande brun noir en zigzag le long du dos, plus petit que la Vipère ordinaire, répandu du Portugal à FOural et dans le centre et le N. de l'Asie, habitant en France, spécialement les Pyrénées et la forêt de Sénart, près de Paris ; F. ammodytesL. (F. UlyricaLauïr., Echidna ammody tes Merr.), surtout propre au S.-E. de l'Europe, à l'Asie Mineure et au N. de l'Afrique (V. Ammodyte) ; enfin F. aspis Merr. Latr.), notre Vipère commune, et F. Latastei Bosca, intermédiaire, par ses caractères, entre la Vipère ammodyte et la Vipère commune, très rapprochée de chacune d'elles, et remplaçant en Espagne le V. Aspis. Cette dernièrej espèce, commune en France et dans une grande partie de l'Europe, a la tête plate, fortement élargie en arrière, toujours couverte de petites plaques; les formes du corps sont lourdes et ramassées, la queue est courte et conique; la taille peut atteindre 0™,70; l'œil est petit, enfoncé. La coloration est extrêmement variable; on peut dire cependant que, d'une manière générale, le corps est lavé de brun, de roux, d'olivâtre, la teinte rousse prédominant; sur la tête se voit une ligne transversale, un peu concave antérieurement, qui joint les bords antérieurs des yeux ; sur le sommet de la tête se trouvent deux traits bruns obliquement placés, convergeant et formant un A renversé... » (Sauvage). On a quelquefois décrit comme des espèces distinctes des variétés telles que F. Aspis chersea de la Suède et F. Aspis prœster de l'Angleterre et du N. de l'Europe. — La Vipère commune fréquente surtout' les coteaux secs et boisés et se tient d'ordinaire cachée sous les pierres ou dans les buissons ; elle chasse de préférence la nuit et se nourrit de petits mammifères, de lézards, de grenouilles, de vers, etc. Quand elle a choisi sa proie, elle s'enroule sur elle-même, puis se détend subitement et frappe la victime, les crochets redressés, et attend pour la déglutition que le venin l'ait tuée. La Vipère ne mord l'homme que si elle se croit menacée. La plaie qu'elle fait se distingue aisément de celle de la couleuvre par l'empreinte profonde déterminée par ses crochets venimeux. Cette plaie peut devenir mortelle; elle détermine de l'œdème, présente une auréole rouge foncé et laisse écouler une humeur roussâtre. Les symptômes généraux sont l'angoisse, l'oppression, les
vomissements, la syncope, l'ictère, parfois le délire, le coma suivi de mort. Si l'intervention est possible, il faut nettoyer la plaie, extraire les crochets, puis cautériser énergiquement, en^n appliquer des cataplasmes laudanisés. A l'intérieur, on donne des boissons chaudes, aromatiques ou stimulantes, de l'alcool, des toniques, etc.
Jadis on conservait des vipères vivantes dans les pharmacies et les hôpitaux. Le cœur et le foie desséchés et pulvérisés entraient dans la thériaque, le bézoard animal, l'emplâtre de Vigo, etc.; la tête appliquée surFestomac passait pour arrêter les convulsions des enfants ; le fiel se prescrivait comme sudorifique à la dose de deux gouttes; le venin s'employait contre le choléra, la fièvre jaune, la rage, la lèpre, etc.; enfin la chair servait à confectionner des gelées, des bouillons ; on prescrivait un vin, un sirop, une huile de vipère. D^' L. Haun.
VIPÉRINE (Bot.) (V. Echium).
VIPLAIX. Corn, du dép. de l'Allier, arr. de Montluçon, cant. d'Huriei; 4.336 hab.
VIRA. Com. du dép. de l'Ariège, arr. de Pamiers, cant. de Varilhes ; 211 hab.
VIRA. Com. du dép. des Pyrénées-Orientales, arr. de Perpignan, cant. de Saint-Paul ; 442 hab.
VIRAC. Com. du dép. du Tarn, arr. d'Albi, cant. de Monestiès ; 366 hab.
VIRAOAMAN, satrape perse (V, Kshatrapas).
VIRADJ (Relig. ind.) (V. Braiima).
VIRAGE. I. MARfNE (V. Virement).
IL Photographie (V. Photographie).
VIRANDEVILLE. Com. du dép. de la Manche, arr. de Cherbourg, cant. d'Octeville ; 543 liab. Ruines d'un château du XIV® siècle. Monuments mégalithiques.
VIRARGUES. Com. du dép. du Cantal, arr. et cant. de Murât ; 430 hab.
VIRAZEIL. Com. du dép. de Lot-et-Garonne, arr. et cant. de Marmande ; 4.064 hab. Stat. de chem. de fer.
VIRBIUS (Myth. rom.). Héros de la religion latine, associée à la Diane d'Aricia et que l'on vénérait avec elle dans le sanctuaire qu'elle avait auprès du lac de Nemi. C'était une sorte de démon agreste, analogue à Silvain et à Faune, que les hellénisants identifièrent avec l'Hippolyte des Grecs. Son nom est probablement en rapport avec celui des Vires, personnifications des forces végétatives, que l'on trouve sur certaines inscriptions, honorées de concert avec Diane ou avec les Nymphes.
VIRCHOW (Rudolf), médecin et anthropologiste allemand, né à Schivelbein (Poméranie) le 43 oct. 4821. D'abord prosecteur à la Charité, il se fit recevoir privatdozent à Berhn en 4847 et fonda avec Reinhardt VArchiv, f, pathol. Anat. u. Physiologie... Il eut des démêlés politiques avec le ministère et en 4849 accepta à Wurtzbourg la chaire d'anatomie pathologique. En 4856, il revint à Berlin occuper la même chaire et fut nommé directeur de l'Institut pathologique récemment créé. En 4862, il devint membre de la Chambre des députés prussienne où il fonda et dirigea le parti progressiste, et en 4880 fut élu membre du Reichstag. Virchow a développé une activité extraordinaire; épidémies, hygiène urbaine et rurale, organisation d'ambulances, fondation et assainissement d'établissements hospitaliers et d'asiles, réforme de la médecine vétérinaire, amélioration d'industries diverses, statistique, démographie, anthropologie, ethnographie, éducation, etc., telles sont les sphères d'activité où Virchow s'est prodigué. Sa théorie cellulaire, pour remarquable qu'elle fût, n'est plus admise. Tout le monde connaît sa polémique avec de Quatrefages au sujet de l'origine delà race prussienne. Ses écrits et ouvrages sont extrêmement nombreux. Citons seulement : Untersuchungeniiber die Entwickelung des Schâdelgrundes. . . (Berlin, 4857, in-foL, 6 pL); Die Cellular pathologie in ihrer Begrilndung auf physiologische und pathologische Geivebelehre (Berlin, 4858, in-8; 4® édit., 1874 ; trad. fr., Paris, 4864, in-8) ; Ueber die Natur