‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 504 sur 633 · VIRCHOW — VIREY · texte numérisé non relu

VIRCHOW — VIREY

der constiiiUionnell'SyphiUtischen Affectionen (Berlin, 1859, in-S; trad. fr., Paris, 1860, in-8); Die Krankhaften Geschwuelste (Berlin, 1863-67, in-8; trad. fr., Paris, 186T-T6, in-8) ; Ueber den Hungertyphus.,. (Berlin, 1868, in-8; trad. fr., Paris, 1868, in-8); Gesammelte Abhandlungen %ur wissenschaj IL Medicin (Francfort, 1856, in-8, pL ; 2^ édit., 1862); Ges, Abhandl. aus dem Gebiete der ôffentlichen Me-" dicin (Berlin, 1879, in-8), etc. Il a publié : Handbuch der speciellen Pathologie und Thérapie (1854-76); Zeitschrift fur Ethnologie (1869-93), divers Jahresberichte, etc. D^ L. Hn.

VIRE.Riv. de France (V. Manche et Calvados [Dép.]).

VIRE. Ch.-l. d'arr. du dép. du Calvados, à 55 kil, S.-O. de Caen, dans le Bocage normand, sur la rive dr. de la Vire, près de Femb. de la Virène, au point où se rencontrent quatre vallons pittoresques; au S.-O., la célèbre Vaux-de-Vire ; 6.660 hab. (6.267 aggl.). Stat. de chem. de fer. Eglise Notre-Dame des xiii^-xvi® siècles, porte fortifiée du xiii^ siècle, avec trois tours. Restes d'un donjon du xii® siècle sur une colline. Bibliothèque de 30.000 vol. ; musée. Carrières de granit réputé. Fabr. de bonneterie, draps ; filatures de laine ; export, de beurre. — Au XII® siècle, Henri I®^ d'Angleterre fit bâtir un château qui donna de Fimportance à la petite ville féodale.

VIRE. Com. du dép. du Lot, arr. de Cahors, cant. de Puy-FEvêque ; 415 hab.

VIRÉ. Com. du dép. de Saône-et-Loire, arr. de Mâcon, cant. de Lugny ; 726 hab.

VIRÉ. Com. du dép. de la Sarthe, arr. de La Flèche, cant. de Brùlon ; 525 hab.

VIRE-et-Taute (Canal) (V. Manche [Dép.]).

VIREAUX. Com. du dép. deFYonne, arr. de Tonnerre, cant. d'Ancy-le-Franc ; 361 hab.

VI RECOURT. Com. du dép. de Meurthe-et-Moselle, arr. de Lunéville, cant. de Bayon; 344 hab.

VIREDONNE. Riv. du dép. de FHérault (V. ce mot).

VIRELADE. Com. du dép. de la Gironde, arr. de Bordeaux, cant. de Podensac ; 709 hab.

VIRELAI. Nom d'un genre lyrique de notre ancienne poésie. La forme la plus ancienne du mot, la seule connue jusqu'au milieu du xiii® siècle, est vireli, onomatopée sans aucun sens précis (comme dorenlot, vaduron, tirelire, saderala, etc.), qui pouvait désigner une sorte de danse {Entre vous qui tendez vos bras, et qui allez au vireliy dit une chanson pieuse du xiv® siècle), ou encore une chanson faite pour régler la danse (la ballette 53 du manus. d*Oxford est intitulée vireli). Au xiv^ siècle, vi~ reli devint virelai par une association d'idées avec lai. Le virelai du moyen âge est identique à la « chanson ballad ée », qui est elle-même identique à la « dansa » provençale. Il se compose donc ordinairement, comme celleci, de trois couplets, précédés et suivis d'un refrain, qui, par la dimension des vers et l'entrelacement des rimes, reproduit la dernière partie de chaque couplet. C'est donc une variété de la ballade, avec cette différence que le refrain a la mesure d'un demi-couplet. Sa ressemblance avec la ballade explique la dénomination de « chanson balladée ». Cette forme, qui a dû nous venir du Midi dans la seconde moitié du xiu® siècle, se trouve pour la première fois au Nord au commencement du xiv® chez Jehannot de Lescurel ; elle est fréquente chez Guillaume de Machaut, Eustache Deschamps et Christine de Pisan, et ne se trouve presque plus aux xv® et xvi^ siècles. La plupart des auteurs de traités la mentionnent pourtant à cette époque, mais, égarés par un faux rapprochement avec /a^5 ils en donnent des définitions fort inexactes. A la fin du xvîi^ siècle, le P. Mourgues, partageant l'erreur commune, donne l'explication suivante : « Les poètes, après avoir conduit quelque temps le lai sur une rime dominante, le faisaient tourner ou virer sur l'autre rime, qui devenait dominante à son. tour ». Et il donne comme exemple une pièce composée de vers courts sur deux

rimes, où la deuxième rime du premier couplet devient la première du second couplet et ainsi de suite, jusqu'à ce que le dernier couplet ramène comme dernière rime la première du premier couplet. Ainsi le « virement » était complet (V. un exemple dans de Gramont, le Vers français, p. 301). Cette fantaisie du P. Mourgues fut érigée en loi, et la plupart des traités modernes enregistrent pieusement sa définition et ses règles. Le virelai est aujourd'hui un genre mort, qui n'a plus qu'une existence toute factice dans les manuels de versification. A. J.

BiBL. : G. Paris, les Origines de la, poésie lyrique en FraLUce, dans Journal des savants, 1891-92, pp. 24 et 53. — P. Meyer, dans Romania, XIX, 22-26. — V. en outre, avec les restrictions indiquées plus haut, les, manuels courants de versification.

VIREMENT ou VIRAGE. L Marine. — Virer de bord, c'est, en terme de marine, changer de route -en mettant au vent un côté du bâtiment pour l'autre. La manœuvre s'exécute par un changement à'armures (V. ce mot) de Tune des deux façons suivantes : l*' Vent devant. Le navire tourne sur lui-même en venant debout au vent. Il continue son mouvement jusqu'à ce qu'il reçoive le vent du bord opposé à celui sur lequel il le recevait auparavant. â° Vent arrière ou lof pour lof. Le navire tourne alors sur lui-même en présentant l'arrière au vent. Il continue son mouvement jusqu'à ce qu'il soit au plus près de l'autre bord. — Dans la marine à vapeur, la même manœuvre s'appelle plus ordinairement évolution et se réalise avec le seul secours du gouvernail.

II. Finances (V. Banque, t. V, pp. 255 et 258, et Comptabilité, t. XII, p. 248).

VIREMONT. Com. du dép. du Jura, arr. de Lons-le- Saunier, cant. d'Arinthod ; 78 hab.

VIRES (Blas.). Cercles concentriques dont on doit indiquer le nombre, qui est habituellement de 2, 3 ou 4.

VIRET (Pierre), réformateur vaudois, né à Orbe en 1511, mort à Orthez au printemps de 1571. Son père, un tailleur, le destinait à l'Eglise et l'envoya en 1527 à Paris. Il y passa trois ans. Son maître Lefèvre d'Etaples dirigea ses idées du côté de la Réforme, mais il ne se convertit réellement qu'à son retour à Orbe où iLentendit Farel. Le 6 mai 1531, Viret prêchait dans sa ville natale son premier sermon. Dès lors, il mène la vie du missionnaire à Grandson, Avenches, Payerne où il reçoit un coup d'épée d'un prêtre, à Genève où*une servante fanatique cherche à l'empoisonner, ce qui compromit pour toujours sa santé, à Neuchâtel et à Lausanne. Après l'établissement officiel de la Réforme dans cette ville, il y resta comme pasteur et y fonda une académie (1537) et un collège (1540). Ami de Calvin, il n'était guère d'accord avec les gouverneurs bernois qui finirent par le déposer en 1559. Il se retira à Genève, mais sa santé réclamait un climat plus doux ; il accepta donc de se rendre à Nîmes, à Montpellier, puis à Orthez auprès de Jeanne d'Albret. Il y enseigna la théologie pendant quelques années. Il y meurt, et sa dépouille est déposée dans le caveau des princes de Béarn.

Viret était fort éloquent et persuasif (en peu de temps il convertit à Nîmes 8.000 personnes) ; il avait un caractère doux et débonnaire et il était d'une rare bonté pour l'époque. A Valence, il empêcha l'exécution d'un jésuite ,en déclarant qu'il partagerait son sort. Il écrivait simplement, en vue du peuple. La liste de ses écrits (V. de Montet, Dictionnaire des Genevois et Vaudois) comprend 47 numéros, dont quelques-uns, l'Instruction chrestienne par exemple, sont fort étendus. E. K. .

VIRETON (Archéol.) (V. Flèche).

VIREUX-Molhain. Com. du dép. des Ardennes, arr. de Rocroi, cant. de Givet; 1.380 hab. Stat. du chem. de fer de l'Est. Fonderie et laminoirs.

VIREUX-Wallerand. Com. du dép. des Ardennes, arr. de Rocroi, cant. de Givet ; 1.342 hab.

VIREY. Com. du dép. de la Haute-Saône, arr. deGray, cant. de Marnay; 123 hab.

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