‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 509 sur 633 · VII. Chorégraphie (V. Danse, t. XIII, pp · texte numérisé non relu

VII. Chorégraphie (V. Danse, t. XIII, pp

VISKER. Corn, du dép. des Hautes-Pyrénées, arr. de Tarbes, cant. d'Ossun; 324 hab.

VISMES. Corn, du dép. de la Somme, arr. d'Abbeville, cant. de Gamaches; 529 hab. Stat. de chem. de fer.

VISO (Mont) (V. Alpes et Italie).

VISOKA (Mont) (V. Karpates).

VISON (Zool.) (V. Marte).

VISONCOURT. Com. du dép. de la Haute-Saône, arr. de Lure, cant. de Luxeuil ; ^38 hab.

VISQUE — V[TAL1S

VISQUE (Comtes de) (V. Birague).

VISSAC. Corn, du dép. de la Haute-Loire, arr. de Brioude, cant. de Laiigeac ; 390 hab.

VISSAGE (Céram.) (V. Céramique, t. IX, p. 4188).

VISSCHER (Antoine-Philippe de) (V. Celles).

VISSCHER ou DE VISSCHER (Cornelis) le Vieux, peintre hollandais. On sait seulement qu'il vécut à Goudp, qu'il ne jouissait pas toujours de la plénitude de ses facultés et qu'il périt en mer, avant 1604, en revenant de Hambourg. H avait peint, en 1584, Guillaume le Taciturne sur son lit de parade, après la mort tragique de ce prince. 11 a dû être un excellent portraitiste, car c'est d'après lui que Miereveld a peint le Guillaume le Taciturne du musée d'Amsterdam (n« 218), un de ses meilleurs ouvrages. Un Portrait d'hommes de « C. van Visscher », daté de J572, figure au musée du Belvédère de Vienne. On sait qu'il fit (avant 1577) le portrait de Don Juan d'Autriche. E. D.-G.

VISSCHER (Cornelis), graveur hollandais, né à Haarlem vers 1620, mort à Haarlem en 1658. Si la date de sa naissance est exacte, il pourrait être le petit-fils — et non le fils, comme on l'a supposé — de Cornelis le Vieux. Elève de P. Soutman, il réagit contre l'habileté calligraphique des graveurs de son temps et ramena son art à la sincérité. Ses nombreuses compositions {le Marchand de mort aux rats, la Fricasseuse, la Faiseuse de beignets, Suzanne au bain, etc.) sont célèbres à juste titre par le pittoresque de la composition, par la vie et la justesse des attitudes. Gomme portraitiste- graveur, il est au premier rang. E. D.-G.

BiBL. : IL Delaborde, Histoire de la gravure.

VISSEC. Corn, du dép. du Gard, arr. du Yigan, cant. d'Alzon ; 244 hab.

VISSEIGHE. Com. du dép. d'Hle-et- Vilaine, arr. de Vitré, cant. de La Guerche-de-Bretagne ; 1.270 hab.

VIST RE. Rivière du dép. du Gard (V. ce mot).

VISTULE (russe Visla, polonais Wisla, allemand Weichsel). Fleuve de l'Europe centrale, le plus grand des tributaires de la Baltique. La Vistule prend sa source sur territoire autrichien, à 20 kil. S. de Bielitz, à 1.150 m. d'alt., dans un rameau des monts Beskides. Elle traverse d'abord un vallon encaissé, où elle forme une chute de 56 m. et qui s'abaisse ensuite jusqu'à 250 m. ; à Schwarzwasser, elle quitte la région montagneuse et entre dans le pays de plaine. Elle forme ensuite la limite entre la Pologne russe et la Galicie autrichienne ; à Sandomir, elle se redresse vers le N. et devient entièrement polonaise ; à Pulawy, elle abandonne le plateau S. polonais et coule, jusqu'à l'embouchure de laPelica, dans une vallée de 4 kil. de large, bordée de collines boisées. Après Pulawy, sa largeur varie entre 250 et 450 m., elle arrose Varsovie et Nowo-Georgiewsk, s'infléchit à l'O. après avoir reçu le Bug, chemine entre d'interminables collines de sable, et atteint, àl5 kil. en amont de Thorn, la frontière prussienne, elle est alors large de 850 m. Un peu plus loin, elle dessine un brusque coude vers le N. et touche Kulm, Schwetz et Graudenz. Dans cette partie de son cours, elle se divise en nombreux bras, forme d'innombrables îlots sablonneux, et coule au fond d'une vallée assez profondément encaissée, large en moyenne de 8 kil. dont elle ronge alternativement le rebord oriental et le rebord occidental. Au village de Pieckel, elle se divise une première fois par 8 m. d'alt. pour former son delta. La branche de droite, qui prend le nom de Nogat, grossit en chemin, au point de devenir plus forte que l'autre, et finit dans la Frische-Haff au S. d'Elbing. Le courant priucipal, continuant vers le N., se heurtait autrefois à la levée qui borde la mer et la divisait en deux branches : celle d'Elbing et celle de Dantzig, finissant près de ces deux villes ; mais, en 1840, elle rompit cet obstacle près de Neurfâhr et s'ouvrit un passage direct vers la mer ; depuis ce moment, les deux autres branches se sont notablement appauvries. Le Nogat et la Vistule encadrent un delta fertile appelé Werder qui

f s'étend entre Dantzig @t Elbing, et atteint 50 kil. de large entre Elbing et Dantzig.

La longueur totale du cours de la Vistule est de 4 .050 kil. ; la superficie de son bassin, de 191.406 kil. q., dont 33.326 en territoire prussien ; son débit moyen est égal àjl.330 m. c. par seconde, ses basses eaux donnent 550 m. c, ses hautes eaux 8.250 m. c. Les variations de niveau sont fréquentes et considérables, et les crues du printemps, survenant parfois avant la fonte complète des glaces, amènent de redoutables inondations. De fréquents changements de lit, dus à l'action des eaux sur le sable des berges, ont nécessité de coûteux travaux de régularisation et de canalisation ; la période décongélation dure environ trois mois.

Au point de vue économique, la Vistule est navigable depuis l'embouchure de la Przemza, pendant plus de 1.000 kil. ; mais ce n'est que depuis Varsovie qu'elle est accessible aux bâtiments de fort tonnage. Grâce au faible relief du sol qu'elle arrose, elle a pu être reliée par des canaux au Daiepr et à l'Oder (canal de Bromberg). Elle est sillonnée surtout par des trains de bois et par des bateaux chargés de houille, de blé, de sel et de bois.

BiBL. : Brandstâtter, Die Weichsel^ historisch topographisch und malerisch, Marienwerder, 1853.

VITAL, historien anglo-normand (V. Orderic).

VITALIEN ou VITALIN (Saint), 78^ pape, né à Segni, en Campanie ; élu le 30 juil. 657, mort le 27 janv. 672. Après son élection, il adressa à l'empereur Constans et au patriarche de Constantinople, fauteurs du monothéfisme, une lettre annonçant sa promotion et contenant sa profession de foi. L'empereur et le patriarche s'étant déclarés très satisfaits de cette communication, on en a induit qu'il pactisait avec eux. Quoi qu'il en soit, on ne peut contester qu'il se montra beaucoup moins intransigeant que les autres papes à l'égard des puissants partisans de la doctrine condamnée par eux. Lorsque Constans visita Rome, Vitalien alla au-devant de lui, avec tout son clergé, jusqu'à une distance de 6 milles ; il lui laissa même emporter sans protestation tout l'airain qui servait d'ornement à la ville et celui qui formait la couverture du Panthéon, devenu l'église de Sainte-Marie des Martyrs. Néanmoins, il imita, quoique avec peu de succès, l'effort des autres évêques de Rome pour étendre l'autorité de leur siège. En un concile tenu le 19 déc, 667, il reçut l'appel de Jean, évêque de Lappa en Crète, et prétendit annuler, pour des vices de procédure, la sentence de déposition prononcée contre lui, en un concile présidé par Paul, son métropolitain. D'autre part, Maurus, archevêque de Ra~ venue, affirma FautocéphaHe à laquelle son siège prétendait, en refusant d'obéir à une sommation que Vitalien lui avait faite de se rendre à Rome. Vitalien excommunia Maurus ; Maurus excommunia Vitalien et fit défense à toutes ses églises de se soumettre à la juridiction de Rome ; il garda son siège, malgré la dégradation prononcée contre lui par un concile romain. E.-fl. Vollet»

VI TA LIEN S. Association de pirates (V. Finlande).

VITALIS (Erik Sjôberg), poète suédois, né à Lôten le 14 janv. 1794, mort à Stockholm le 4 mars 1828. Après de brillantes études au lycée de Stràngniis, il entra en 1814 à l'Université d'Upsal. Mais très pauvre — son père était un simple manœuvre — il ne pouvait vivre qu'en donnant des leçons ou en interrompant ses études, par des préceptorats répétés, si bien que ce n'est qu'à trente ans qu'il put passer ses examens de docteur en philosophie. Il comptait sur une chaire à l'Université, ne l'obtint pas, et mourut quelques années plus tard à l'hôpital, ayant vécu une vie de privations continuelles, que sa fierté lui rendait encore plus amères. Il est parmi les meilleurs poètes suédois et les plus intéressants, jamais médioci^e, bien qu'inégal et n'ayant pas donné toute sa mesure. Parmi ses élégies, citons : le Chant du solitaire dans le grand disert, la Plainte du solitaire, Peiidant une maladie, etc. ; parmi ses œuvres satiriques : Fantaisies

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