VITALIS — VITEPSK
comiqueSy la Promotion de IBM, etc. Ses OEuvres ont été éditées après sa mort par son ami Forselius, avec une introduction de Geijer. Th. G.
BiBL. : Ljunggren, Ur Svensha Handlingai\ 50f^« Delen.
— Berg, Vilalis, Vada, skrifter ; Stockholm, 1900. — X. Marmier, Hist. de la littérature Scandinave.
VITALISME (Biol.). Le ritalisme est une doctrine dans laquelle on admet que les phénomènes vitaux de l'organisme (accroissement, développement du plan héréditaire, nutritrition, etc.), loin de s'expliquer par le simple jeu des forces physico-chimiques, sont dus à Faction d'un principe vital conçu, soit sous forme d'une âme intelligente (vitalisme de Stahl), soit sous forme d'un archée subalterne (vitalisme de Van Helmont), etc. (V.BAnrHEz, IIel- MONT, Stahl, Vie). D^ L. Un.
VITELLESCHI (Mutio), (i« général de la Compagnie de Jésus, né à Rome en 1563, mort le 9 févr. 1645. Il fut élu le 15 nov. 1615, malgré la vive opposition des profès espagnols, qui s'agitèrent pour faire restituer à leur nation la direction do l'ordre. Les trente années de ce long généralat, dont on a dit qu'il avait été monotone de bonheur, correspondent au développement le plus complet de la prospérité et de la puissance des jésuites, devenus alors les favoris des papes et des rois, les confidents de kurs ministres et, dans une large mesure, les directeurs de l'esprit public. Ils avaient été chargés par Ferdinand de diriger, dans ses Etats, la persécution contre les protestants ; ils parvinrent à induire Louis XIII et Richelieu à conclure avec Gustave Adolphe un traité stipulant que les protestants épargneraient leurs établissements partout, même en Suède. E.-H. V.
VITELLI. Famille ombrienne qui, sans être jamais souveraine, devint prépondérante et presque maîtresse de la ville de Cittâ di Castello et s'y maintint pendant près de deux siècles, sous l'hégémonie du Saint-Siège. Son origine remonte à un Matteo, mort en 1287; elle s'éteignit en 1790. La plupart de ses membres se distinguèrent d'abord dans le commerce et le gouvernement de la ville, jusqu'à ce que Vitellozzo (f 1462), plein d'ambition, qui tenta plusieurs fois, mais en vain, de se rendre maître de l'Etat, en fut chassé et déclaré rebelle ; mais en 1440, il y prédomina sans conteste. — Son neveu Niccolô (•[ 1486) partagea en partie ses vicissitudes, occupa la charge de podestat en plusieurs villes et, enfin rentré à Cittâ di Castello, s'en assura la domination par le massacre de la famille des Fucci. Assiégé par le pape Sixte IV et le duc d'Urbin, il fut vaincu et exilé. Bientôt de retour, grâce à l'appui des Florentins, il obtint son pardon de Sixte IV qui le nomma gouverneur de la Campagne. — Vitello.zzo, son fils (f 1502), fut un homme de guerre bien connu de son temps. Au service de Charles Vil, puis des Florentins, vainqueur du duc d'Urbin à Soriano (1497), lieutenant de César Borgia, un des conjurés de la Magione, il fut assassiné à Senigallia. — Giulio (f 1530), fils naturel de Niccolô, combattit presque toujours contre les Français.
— Paolo, son frère (f 4499), guerrier renommé, commandait les Florentins au siège de Pise, lorsque, sa conduite ayant fait naître des soupçons, il fut rappelé à Florence et décapité. — Camillo (f 1496), homme de guerre au service delà France, mort dans l'expédition de Naples. — Vitello, son fils, au même service, s'était déjà bien distingué, lorsque, dans l'expédition de Lautrec, il mourut de la peste. — AlessandrOy fils de Paolo (f 1556), célèbre pour la part qu'il prit aux guerres de Charles V en Toscane, meurtrier de Ferruccio à Gavignana, gouverneur pour l'empereur des forteresses de Florence, vainqueur de Filippo Strozzi qu'il ne voulut jamais livrer à Catherine de Médicis, et enfin maître de camp général contre Sienne. — Vitellox>w (^J- 1563) fut un cardinal de vaste érudition.
VITELLI NE, La vitelline est une matière albuminoïde phosphorée qui constitue une partie importante du jaune d'œuf. On la prépare en agitant d'abord le jaune d'œuf avec de l'éthcr jusqu'à ce que cet éther cesse de se colo-
rer, puis en traitant le résidu par une solution de sel marin. Cette solution dissout la vitelline ; on filtre et on précipite la vitelline par un grand excès d'eau. La vitelline appartient au groupe des matières albuminoïdes qu'on a appelées globulines. Comme les autres globulines, elle est insoluble dans l'eau pure, mais soluble dans l'eau contenant une petite quantité d'acide, d'alcali ou de sel ; elle est précipitée de ces dissolutions par un grand excès d'eau. Sous des influences très faibles, la vitelline se dédouble en lécithine et en une autre substance qui avait été appelée aussi vitelline par Dumas et Cahours. La vitelline ressemble beaucoup à la myosine. Elle en ditfère par la réaction de dédoublement signalée et parce qu'elle est soluble dans les dissolutions concentrées de sel marin, tandis que la myosine ne se dissout que si la liqueur contient moins de 10 °lo de sel marin. A. B.
VITELLI US, empereur romain, en69ap. J.-C. — Vitellius {Aulus Vitellius) naquit le 14 sept, de l'an 15 ap. J.-C. Son père L. Vitellius fut trois fois consul et censeur. Lui-même exerça le consulat pendant les six premiers mois de l'année 48. Il fut ensuite proconsul d'Afrique pendant un an, peut-être en 60-61 ; l'année suivante, il resta dans cette province comme légat de son frère, L. Vitellius, qui lui avait succédé dans le proconsulat. A la fin de l'année 68, Vitellius reçut le commandement des légions de la Germanie inférieure ; en janv. 69, il fut proclamé par elles empereur. Toutes les troupes de Gaule, de Bretagne, de Germanie, de Rétie prirent parti pour lui. Vitellius marcha alors sur l'Italie et Rome, où les prétoriens avaient donné la pourpre à Othon. Ses deux généraux, Cœcina et Valens, franchirent les Alpes et rencontrèrent l'armée d'Otiionà Bedriacum, auN. du Pô, entre Crémone et Mantoue (14 avr. 69). Othon fut complètement vaincu ; une grande partie de ses soldats l'abandonnèrent, et lui-même se tua quelques jours plus tard. Mais Vitellius n'avait pas encore atteint Rome, qu'en Orient Vespasien était salué empereur par l'armée de Judée et les légions de Syrie. Au même moment, en Germanie et dans la Gaule Belgique, éclatait la révolte formidable de Civilis. Vitellius envoya contre Antonius Primus, général de Vespasien, son lieutenant Caecina. Celui-ci fit défection, et les troupes restées fidèles à Vitellius furent vaincues à Crémone. Lorsque l'armée de Vespasien, poursuivant sa marche victorieuse, arriva près de Home, Vitellius, pour garder la vie sauve, voulut abdiquer. Mais la populace romaine ne le lui permit pas ; un combat atroce s'engagea dans les rues mêmes de k ville entre les partisans de Vitellius et ceux de Vespasien. Le Capitole fut incendié; Vitellius, surpris au moment où il cherchait à fuir, fut égorgé près du Forum (20 déc. 69). — Vitellius ne manquait pas de talents administratifs ; son proconsulat d'Afrique avait été intègre et avait laissé dans la province un bon souvenir. Mais il avait des vices grossiers, auxquels il avait dû la faveur dont il jouit auprès de Caligula et de Néron; ivrogne, glouton, débauché, il était ruiné et perdu de dettes, quand il fut salué empereur. J. T.
VITELLO ou VITELLUS (non latinisé de Ciolek), mathématicien polonais du xiii^ s. Il vécut un certain temps en Italie, à Viterbe (1275). Il est Fauteur d'un traité d'optique qui se trouve être en même temps l'un des premiers écrits sur la perspective que l'on connaisse : Vilellionis perspectivœ iibri X (Nuremberg, 1533; Bàle, 1572).
VITELLUS (Physiol.) (V. Œuf et Fécondation).
VITEPSK. I. Ville. — Ville de la Russie occidentale, ch.-l. de gouv. et de distr., sur les deux rives de la Duna et de son affl. g. la Vitba qui a son embouchure dans la ville ; 66.143 hab. Port fluvial ; commerce de blé, de sel, de graine de lin. Tannerie, brasseries, teintureries; fabr. de vernis, de briques, d'eaux minérales; manufacture de tabac. Eglises de l'Assomption, cathédrale de Saint-Nicolas (1661), église Saint-Elie (style ancien russe, xvii® s.).