VITRUVE — VITU
sicorum, dans Script, lat-; Leipzig, 1882, in-8, 8" éd. — Catalogue of printed books, dans British Muséum; Londres, 1884, gr. in-4, art. Vitrivius PoUio. — Teuffel, Geschichte der rœmischen Litteratur ; Leipzig, 1890, in-8, 5" éd. — ScHAisz^Handbuch der klassichen Alterthuinswissenschafty VIII, Die Techniker; Munich, 1890, in-8. — C. Promis, Vocaboli laiini di a?^Ghitettura posteriori a Vitruvio... (complément au Lexique de Vitruve de B. Baldi) ; Turin, 1875, gr. in4. — Max. Theil, Quœ ratio intercédât inter Vitruvium et Athenseum mechanicwm^ dans Leipzig. Stud,; Leipzig, 1896, in-8. — J.-L. Ussing, Betragtninger over Vitruvii de archiiectura libri decem, dans Mém. de l'Acad. roy. de Copenhague^ 6« sér. ; Copenhague, 1896, in-4. — P. Tannery, Frontin et Vitruve, Extr. de Revue de philologie ; Paris, 1897, XXI, in-8. — Dessau, Prosopo-
g raphia imperii romani^ pars III ; Berlin, 1898, gr. in-8. ~ '. BuRSiAN, Jahresbericht ûber die Fortschritte der claS" sischen AltertumswissBnschaft^ General-Register ; Leipzig, 1898, in-8. — V. Mortet, Fragment d'un manuscrit de la bibliothèque de Valenciennes, compilé d'après Vitruve, LUI et IV, sur les proportions des colonnes antiques (extr. de la Rev. de philologie); Paris, 1898, in-8.
VITRUVIUS RuFus, architecte latin, qui nous a conservé des problèmes anciens et des questions stéréométriques qui intéressent l'architecture, notamment le De Geometria colummrum et mensuris aliis,
VITRY. Com. du dép. de Saône-et-Loire, arr, de Maçon, cant. deCluny; 173 hab.
VlTRY-Aux-LoGEs. Com. du dép. du Loiret, arr. d'Orléans, cant. de Châteauneuf- sur-Loire ; 1.514 hab. Stat. du chem. de fer d'Orléans.
VITRY-en-Artois. Ch.-l. de cant. du dép. de Pas-de-Calais, arr. d'Arras ; 2.910 hab. (2.840 aggl.). Stat. du chem. de fer du Nord. Sucrerie. RafTineriede sel.
VITRY-EN-CiiAROLLÂis. Com. du dép. de Saône-et-Loire, arr. de Charolles, cant. de Paray-le-Monial ; 635 hab.
VlTRY-EN-MoNTAGNE. Com. du dép. de la Haute-Marne, arr. de Langres, cant. d'Auberive ; 128 hab.
VITRY-en-Pertiiois ou VITRY-le-Brulé. Com. du dép. de la Marne, arr. et cant. de Vitry-le-François, sur les deux rives de la Saulx, à l'extrémité des plaines du Perthois, dominée par les terrasses crayeuses de la Champagne pouilleuse ; 715 hab. en 1896. Bourg fortifié au moyen âge, Vitry appartenait aux comtes de Champagne. En 1142, le roi Louis VU s'empara de Vitry et le ruina. La malheureuse bourgade fut incendiée une seconde fois par les Anglais en 1422 et à peu près complètement détruite par les impériaux en 1544. La butte de l'ancienne citadelle et des fossés à demi comblés sont les seuls vestiges de l'antique forteresse. E. Cn.
BiBL. : Lebel, Statistique de Vitry-le-Brûlé, 1822,in-12.
VITRY-Laghé. Com. du dép. de la Nièvre, arr. deClamecy, cant. de Brinon-sur-Beuvron ; 443 hab.
VITRY-LÂ- Ville. Com. du dép. de la Marne, arr. de Châlons-sur-Marne, cant. d'Ecury-sur-Coole ; 201 hab. Stat, du chem. de fer de l'Est.
VITRY-le-Croisé. Com. du dép. de l'Aube, arr. de Barsur-Seine, cant. d'Essoyes ; 708 hab.
VITRY-le-François. Ch.-l. d'arr. dudép. de la Marne, sur la rive droite de la Marne, au pied des plateaux crayeux de la Champagne pouilleuse, au débouché des plaines fertiles du Perthois, 8.400 hab. (7.709 aggl.). Stat. sur la voie ferrée de Paris-Nancy, avec embranchement sur Valentigny (ligne stratégique de Bar-sur- Aube à Vitry-le-François). Les canaux de la Marne au Rhin, de la Haute-Marne, et le canal latéral à la Marne se raccordent près de Vitry. La ville possède des malteries, une faïencerie, une fabrique de ciment. Le commerce des grains y est très actif. La ville fut bâtie par ordre de François 1®^ (qui lui donna ses armes), en 1544, après l'incendie de Vitry-en-Perthois par les Impériaux, sur l'emplacement du village de Maucourt. En 1896, la ville a été démantelée. Au centre de la ville, sur l'un des côtés de la place d'Armes carrée, se dresse la lourde église Notre-Dame (xvii® siècle), avec ses colonnades corinthiennes et ses deux tours carrées ; la place Royer-Collard est ornée d'une statue du grand orateur parlementaire; à l'extrémité
d'une grande rue, près de lâ Marne, subsiste une porte monumentale de l'ancienne enceinte, dite Portn du Pont ; dans les jardins de l'hôtel de ville, se trouve un monument commémoratif de la grande revue passée en 1891 dans les plaines de Vitry. La ville possède une Société des sciences et arts fondée en 1861 . E. Ch.
BiBL. : L. Moulé, V Arrondissement de Vitry-le-François avant Van 1000, dans Revue de Champagne et Brie, nov.-dec. 1895. — Ardouin-Dumazet, Voyage en France, 21« série, pp. 33 et suiv.
VlTRY-LÈs-NoGENT. Com. du dép. de la Haute-Marne, arr. de Chaumont, cant. de Nogent~en-Bassigny ; 303 hab.
VITRY-suR-LoiRE. Com. du dép. de Saône-et-Loire, arr. de Charolles, cant. de Bourbon-Lancy ; 1.000 hab. Stat. du chem. de fer P.-L.-M.
VITRY-sur-Seine. Com. du dép. de la Seine, arr, de Sceaux, cant. d'Ivry, à 3 Idl. des fortifications de Paris, au pied d'un fort de la deuxième enceinte, dans la plaine de la r. g. de la Seine ; 7.160 hab. Stat. du chem. de fer d'Orléans. Carrière de pierre à bâtir; pépinières réputées. Château du xviii® siècle. Eglise des xm« et xiv® siècles.
VITRY (Jacques de) (V. Jacques de Vitry).
VITRY (Philippe de) (V. Philippe de Vitry).
VITRY (Louis de I'Hospital, marquis de), gouverneur de Meaux, ligueur, mort en 1645. H se soumit à Henri IV et lui livra Meaux. H devint capitaine des gardes du roi, puis mestre de camp de la cavalerie légère, et mourut à Paris en 1611 .—Son fils Nicolas, né en 1581, capitaine des gardes, se chargea de l'assassinat du maréchal d'Ancre ; le même jour (24 avr. 1617), il fut nommé maréchal de France. Ayant frappé de son bâton le cardinal de Sourdis, il fut arrêté en oct. 1627, et mis à la Bastille, où il resta jusqu'en 1643. Le 7 janv. 1644, il devint duc et pair. —C'est en faveur de son fils François-Marie, que le comté de Châteauvillain (Haute-Marne) fut érigé en duché-pairie sous le nom de Vitry (juin 1650; les lettres d'érection ne furent pas enregistrées) ; François mourut en 1679.— Le fils cadet du maréchal, Nicolas-Marie, fut envoyé en Autriche et en Pologne.
VITTARVILLE. Com. du dép. de la Meuse, arr.de Montmédy, cant. de Damvillers; 188 hab.
VITTEAUX. Ch.-l. de cant. du dép. de la Côte-d'Or, arr. de Semur, entre deux chaînes de collines qui se rattachent à la Côte-d'Or, sur la Brenne (affl. dr. de l'Armançon), à 315 m. d'alt. ; 1.595 hab. (1.227 aggl.). Stat. de chem. de fer. Carrières de marbre; filatures de laine.
VITTEFLEUR. Com. dudép. delà Seine-Inférieure, arr. d'Yvetot, cant. de Cany-Barville ; 842 hab.
VITTEL. Ch.-l. de cant. du dép. des Vosges, arr. de Mirecourt, sur le Petit- Vair, dans un joK vallon, à 335 m. d'alt.; 1.660 hab. (1.622aggl.). Stat.de chem. defer.Important établissement thermal, avec quatre sources froides et casino de Charles-Garnier. Brasseries, huileries, passementerie, fabr. de dentelles et de broderies fines. Eglise du XV® siècle.
Eaux minérales. — Ces eaux, sulfatées calciques et magnésiennes, ou légèrement ferrugineuses, carboniques faibles, atliermales, laissent des dépôts renfermant des carbonates de chaux et de magnésie, des oxydes de fer et de manganèse. Elles s'emploient en boisson, bains, douches, pour leurs propriétés légèrement laxatives (source Marie), toniques, diurétiques, et ont les mêmes indications que les eaux de Contrexéville. L'eau de la grande source et celle de la source salée conviennent dans la gravelle, la goutte, l'albuminurie, à cause de leur action favorable sur l'estomac. Le seul inconvénient que présentent ces eaux, c'est d'exciter la vessie. D^ L. Hn.
VITTONVILLE. Com. du dép. de Meurthe-et-Moselle, arr. de Nancy, cant. de Pont-à-Mousson ; 128 hab.
VITTORINO DA Feltre (V. Râmbaldoni [Vittorino]).
VITU (Auguste-Charles-Joseph), publiciste français, né à Meudon (Seine) le 7 oct. 1823, mort à Paris le 5 août 1891. Après avoir débuté dans la. petite presse sous le
VITU - VIVEROLS
règne de Louis-Philippe, il rédigea divers journaux de province et collabora au Dix- Décembre^ au Pouvoir, au Pays, et enfin (1860) au Constitutionnel. En 1867, il fonda V Etendard, qu'il put quitter avant la condamnation de son gérant en police correctionnelle, et remplaça en juin 1870 Clément Duvernois comme rédacteur en chef du Peuple Français. Après les événements de 1870-71, il fit dans le Figaro une guerre acharnée au gouvernement de la Défense nationale et surtout à Trochu qui le poursuivit en diffamation et obtint contre lui une condamnation à un mois de prison et 3.000 fr. d'amende (juin 1872). Vitu se borna désormais à rédiger au Figaro le courrier dramatique qu'il conserva jusqu'à sa mort. Outre un certain nombre de brochures de circonstances et divers manuels de finance, on doit à Vitu des Contes à dormir debout (1860, in-12), recueil de nouvelles; Ombres et Vieux murs (1860, in-12), récits historiques 'et littéraires ; Histoire civile de l'armée (1868, in- 12) ; Notice sur Fr. Villon (1875, in-8) ; la Maison mortuaire de Molière (1882, in-8), à propos de laquelle il fit, maison par maison, l'histoire de la rue de Richelieu; le Jargon duxy^ siècle (1884, in-8; les Mille et Une Nuits du théâtre (1886-90, 6 vol. in-18) ; Paris, avec cinq cents dessins inédits d'après nature (iSS9,m-4!). Vitu avait une réelle et solide érudition, et quelques-uns de ses travaux garderont toute leur valeur. M. Tx,
VITYLO. Village de Grèce (V. OEtylus).
VITZ-suR-AuTHiE. Com. du dép. de la Somme, arr. d'Abbeville, cant. de Crécy-en-Ponthieu ; 257 hab.
VIUZ-en-Sallas. Com. du dép. de la Haute-Savoie, arr. de Bonneville, cant. de Saint- Jeoire ; 2.027 hab.
VIUZ-la-Chiésâz. Com. du dép. de la Haute-Savoie, arr. d'Annecy, cant. d'Alby ; 504 hab.
VIVAISE. Com. du dép. de l'Aisne, arr. et cant. de Laon ; 255 hab.
V IVAN S. Com. du dép. de la Loire, arr. de Roanne, cant. de La Pacaudière ; 807 hab.
VIVANT (Dominique) (V. Denon).
VIVAR (Ruy Diaz de) (V. Cid Câmpeador). VIVARA (Hot de) (V. Procida).
VIVARAIS (Monts du) (V. ârdèche [dép.]).
VI VA RAI S (Pagus vivariensis),VHelvia des Romains (V. Helvii). Après avoir appartenu successivement aux Visigoths, aux Burgondes et aux rois francs des deux premières races, ce pays fit partie du royaume de Provence et de Bourgogne, puis, à la fin du x® siècle, des domaines du comte de Toulouse, d'où il passa définitivement, avec le reste du Languedoc, à la couronne de France en 1272. Le Vivarais correspond à peu près au dép. de l'Ardèche ; il comprenait, en plus, le cant. de Pradelles, qui fut réuni à la Haute-Loire en 1790, et, en moins, le cant, des Vans, partie de l'Uzégeois, qu'on donna comme compensation à l'Ardèche. Au point de vue ecclésiastique, le Vivarais était divisé entre trois diocèses correspondant aux anciennes cités romaines : l'évêché de Viviers, successeur de la cité d'Alba Helviorum, en avait la plus grosse part, mais trente-cinq paroisses, entre l'Erieux et le Doux, relevaient de l'évêché de Valence, et toute la région d'Annonay dépendait de l'archevêché de Vienne. Au point de vue politique et administratif, le Vivarais formait une province spéciale, ayant ses Etats particuliers ou Assiette, qui se réunissaient chaque année, et plus souvent au besoin, pour répartir les tailles dont le chiffre avait été arrêté par les Etats généraux du Languedoc ; la quote-part du Vivarais était environ le onzième des taxes de la province. L'Assiette était convoquée et présidée par le baron de tour au lieu qui lui convenait, ordinairement au cheflieu de sa baronnie. Elle se composait des baillis des diverses baronnies et des consuls des prinoipales villes, avec l'assistance d'un commissaire principal délégué par les Etats généraux et de deux commissaires ordinaires, dont l'un était le bailli royal du Vivarais ou son lieutenant et l'autre le premier consul de Viviers. A la diffé- J
rence des Etats des pays voisins (Velay, Rouergue, Gévaudan), où l'évêque était président-né, les Etats du Vivarais étaient convoqués et présidés successivement par les dix barons de tour (dont le nombre fut porté à douze au xvii® siècle), et l'évêque n'y présidait qu'à son tour comme baron de Largentière et n'y était représenté les autres années que par le bailli de Viviers. Le baron de tour assistait aux Etats du Languedoc avec le consul diocésain (fourni par les huit villes principales à tour de rôle) et avec le syndic ou procureur du pays. Les dix baronnies de tour, au xvi® siècle, étaient celles d'Annonay, Saint- Vailier (Privas-Chalencon), Crussol, Montlor, la Voulte, Tournon, Brion, Largentière, Boulogne et Joyeuse. En 1619, on admit Aps à en 1621 Saint-Remèze. Plus tard le titre de la baronnie de Saint-Remèze fut transféré à Vogué (1714), et celui de la baronnie de Brion à Aubenas (1725). Des documents écrits prouvent l'existence des Etats du Vivarais dès le xiv® siècle, mais les procèsverbaux de leurs délibérations, conservés aux archi\'es départementales de l'Ardèche, ne remontent pas au delà de 1506. Ces Etats se sont maintenus jusqu'à 1789. H y avait en Vivarais deux bailliages royaux, érigés plus tard en sénéchaussées, l'un à Villeneuve-de-Bergpour le bas Vivarais, et l'autre à Boncieu-le-Roy (transféré à Annonay en 1565), pour le haut Vivarais. Viviers, siège de l'évêché, était aussi la capitale administrative du pays. A. Mazon.
BiBL. : Challamel, Essai sur les Etats du Vivarais, m s. — Auguste Le Sourd, les Etats du Vivarais (thèse pour l'Ecole des chartes, ms.). — Rouchier, Histoire du Vivarais.
VIVE. I. Ichtyologie (V. Trachinus).
II. Pêche. — La grande Vive (Trachinus draco) habite la Méditerranée, les côtes atlantiques de France et la partie S. de la mer du Nord ; se retirant pendant l'hiver dans les grands fonds, ce poisson se rapproche des côtes en juin et en juillet pour pondre par fonds de sable ; on le prend alors aux filets traînants. La chair de la Vive, bien que remplie d'arêtes, est estimée ; avant de mettre le poisson en vente, les pêcheurs ont soin, le plus souvent, de lui couper la tête pour éviter les cruelles blessures que font les épines. La Vive se nourrit de petits poissons et de crustacés de faible taille.
III. Art culinaire. — La chair de la vive est blanche, feuilletée et assez estimée. On la consomme grillée ou frite, et aussi en matelote ou avec diverses sauces. De quelque manière qu'on la prépare, il faut toujours, après avoir coupé l'are te dorsale, dont la blessure est dangereuse, et les aiguillons des nageoires, écailler le poisson, le vider par les ouïea, le laver dans l'eau fraîche et l'essuyer.
VIVELOTTE (Ane. dr.). La vivelotte ou vivenotte était, dans le droit coutumier, la pension alimentaire que la femme pouvait réclamer sur les terres tenues par son mari en coterie, c.-à-d. en censive. Elle présentait beaucoup d'analogie avec le douaire, mais ne portait pas sur les biens féodaux (V. Douaire).
VIVEN. Com. du dép. des Basses-Pyrénées, arr. de Pau, cant. de Thèze; 136 hab.
VIVEN S (François), sectaire cévenol, né à Vallerange en 1664, mort en 1692. Après la révocation de l'édit de Nantes, il se réfugia dans les Cévennes et y fit une dangereuse propagande qui obligea Bàville, intendant du Languedoc, à traiter avec lui. Vivens se retira en Hollande, mais revint bientôt au milieu des montagnards protestants et égorgea les curés persécuteurs de Saint-Marcel et de Conquérac. Surpris dans la caverne où il s'était réfugié, il fut tué après une héroïque défense.
VIVERO 0 DE Palacios (Juan-Lopez de), jurisconsulte espagnol (V. Palacios Rubios).
VIVERO. Ville maritime d'Espagne, au N.-O. de la prov. de Lugo (Galice), sur la rive E. de la Ria de Vivero ; 13.370 hab. Tisseranderie de lin, pêche et cabotage.
VIVEROLS. Ch.-l. de cant. du dép. du Puy-de-Dôme, arr. d'Ambert ; 990 hab.
VIVERRA — VIVIANITE
VIVERRA (Zool.) (V. Civette).
VIVES. Com. du dép. des Pyrénées-Orientales, arr. et cant. de Céret ; 76 hab.
VIVES (Jean-Louis), littérateur espagnol, né à Valence en 4492, mort à Bruges en i 540. Il étudia d'abord à Paris, puis, à Louvain oti il se lia avec Erasme d'une étroite amitié. C'est là qu'il rédigea son célèbre commentaire sur la Cité de Dieu, qui lui valut la faveur de Henri YIII. Appelé à la cour d'Angleterre, précepteur de la princesse Marie, il professa le droit et la philologie à Oxford, mais, après quelques années, il encourut la disgrâce royale pour avoir pris le parti de la reine Catherine d'Aragon, répudiée par le monarque anglais. Vives fut même quelque temps détenu en prison, puis il revint à Bruges et y vécut les dernières années de sa vie presque pauvre, cherchant dans l'étude une consolation à ses infirmités précoces. Il tenait avec Erasme et Budée le premier rang parmi les humanistes de son époque. Il s'occupa également des questions sociales, et proposa des plans aussi ingénieux qae hardis pour adoucir le paupérisme. Il préconisait l'interdiction de la mendicité et l'intervention des magistrats civils dans l'administration des établissements charitables, dans les hospices, les hôpitaux et les asiles d'aliénés. Ces idées valurent à Vives de violentes attaques ; le F. L. de Viîlavicentio, moine augustin de Bruges, le prit à partie avec une virulence extrême, et déclara ses doctrines « pestilentielles, pernicieuses et injurieuses pour la dignité de l'Eglise ». Mais, en revanche, l'écrivain espagnol trouva de puissants auxiliaires, et ses conseils furent suivis, notamment par le magistrat d'Ypres. Ses écrits sont extrêmement nombreux ; on en compte plus de 60 dans l'édition de ses œuvres complètes imprimée à Bâle en 1555 (2 vol. in-fol.). La plupart ont été souvent réédités. En voici les principaux : De initils, sectis et laudibus philosophiœ (Bâle, 1521, in-4) ; De civitate Dei lib. XKJI, commentariis illusirati(ibid,, 1522, in-fol., rééd. 1570 et 1610, trad. en français par Hervet, Paris, 1574, infol.) ; De subventione pauperum (Bruges, 1526, in-12, rééd. Lyon, 1531, in-8, trad. par Girard, sous le titre de VAumosnerie^ Lyon, 1583, in-12) ; Ad sapientiam introductio (Anvers, 1531, in-12, rééd. Lyon, 1532; trad. en français par J. Colin [1548], et par G. Paradin [1550]) ; De causis corruptomm artium. De tradendis disciplinis. Déprima philosophia (Bruges, 1531 , in-12 ; Lyon, 1551, in-8 ; Leyde, 1636, in-16) ; De veritate fidei christianœ(M\e, 1543, in-fol.).
BiBL. : Paquot, Mémoires pour servira Vhisloire litléraire des Pays-Bas; Louvain, 1763-70, 3 vol. in-fol. ~ A.-J. Namèghe, Mémoire sur la, vie et les écrits de Jean-- Louis Vives; Bruxelles, 1811, in-4 {Mémoires de l'Académie royale de Belgique, XV). — Van den Bussche, le Séjour de Louis Vives à Bruges ; Bruges, 1871.
VIYETIEBES (Marsollierdes)(V. Marsollier).
VIVEY. Com. du dép. de la Haute-Marne, arr. de Langres, cant. d'Auberive ; 152 hab. Stat. de chem. de fer.
VIVI. Station de l'Etat du Congo (Afrique occidentale), à 60 kil. E. de Boma, sur un promontoire de la r. dr. du Congo inférieur. Fondée en 1879 par Stanley, elle a été abandonnée comme capitale de l'Etat pour Boma (1882). La place est malsaine et le port peu abordable.
VIVIANE, fée armoricaine, qui, selon la légende, enleva et instruisit Lancelot du Lac ; celui-ci fut un des chevaliers de la Table Bonde, et devint amoureux de la femme du roi Arthur. Un trouvère anglo-normand du xii^ siècle, Gauthier Map, a raconté la légende de Viviane et de Lancelot (V. Merlin l'Enchanteur).
VIVIAN I (Vincenzo), géomètre italien, né à Florence le 5 avr. 1622, mort à à Florence le 22 sept. 1703. Disciple de Galilée, puis, après sa mort, de Torricelli, il entreprit, à vingt-quatre ans, la restitution des cinq livres perdus des Sections coniques d'Aristée l'Ancien et, quelques années plus tard, du cinquième livre des Sections coniques d'Apollonius de Rhodes. Bientôt sa réputation devint universelle. Les Médi-
cis, Colbert, le grand-duc Ferdinand le comblèrent de bienfaits et d'honneurs. Il devint membre associé de la Société royale de Londres, de l'Académie des sciences de Paris, des académies des Arcadiens et del Cimento. En 1692, il proposa aux géomètres du monde entier le problème célèbre de la voûte quarrable, dont Leibniz, J. Bernoulli, L'Hôpital, D. Gregory, etc., fournirent des solutions, toutes moins simples que la sienne, et qu'il avait énoncé ainsi : « Les Grecs ont consacré à la géométrie un temple de base circulaire couronné d'un dôme hémisphérique qui est percé de quatre fenêtres égales et dont la surface restante est absolument quarrable. Comment s'y sont-ils pris ? » Le P. Guido Grandi a réuni toutes ces solutions sous le titre : Vivianeorum problematuîYi demonstratio. Outre ses restitutions d^ristce (1659) et d'Apollonius de Rhodes (1781), Viviani a publié : Quinto tibro degli etementi d'Euclide (Florence, iQli);\Formazione e mesura di tutti i cieli (Florence, 1692), etc. L. S.
VIVIANI (René-Raphaël), orateur et homme politique français, né à Sidi-bel-Abbès (Algérie) le 8 nov. 1863. Elève au lycée d'Alger, il fait son droit à l'Ecole de droit d'Alger dont il est plusieurs fois lauréat, vient à Paris en déc. 1887, où il est inscrit avocat à la cour d'appel, puis, en juil. 1889, il est élu premier secrétaire de la conférence des avocats. Elu en 1893 comme socialiste par la 1^« circonscription du V^ arr. de Paris, il siège au groupe socialiste. Rédacteur à la Petite République , il plaide un grand nombre de procès politiques, défend notamment les mineurs de Carmaux, Jaurès, Pelletan.
A la Chambre, il conquiert rapidement une considérable influence par son éloquence véhémente, exprimant dans une forme très littéraire et sobre, avec une grande force de passion et une vigoureuse dialectiques, les revendications de la démocratie. Ses discours les plus remarqués furent: contre les lois sur les menées anarchistes (1894); sur l'organisation de l'Algérie; en 1895, un grand discours sur les concessions de phosphates; en 1897, sur l'instruction secrète ; un grand discours sur la Banque de France où il proposa la nationalisation du crédit; en 1898, parlant sur le marché financier, il fit voter par la Chambre que les agents de change auraient une caisse de solidarité ; il parla aussi sur la Compagnie transatlantique, et le lendemain sur le Panama où son discours fit sensation : il fut affiché par ordre de la Chambre dans toutes les communes. Réélu en 1898, Viviani intervint dès la rentrée pour soutenir le cabinet Brisson, fit flétrir parla Chambre les procédés électoraux de Méline. En 1899, il demanda la mise en accusation du général Mercier, et soutint le cabinet V^aldeck-Rousseau. Lors de la grève du Creusot, il parvint à empêcher l'exode des ouvriers sur Paris. Il était alors le leader du parti socialiste au Parlement, mais ne bornait pas son activité aux luttes purement politiques. Il rapporta et fit voter le projet de loi autorisant la femme à exercer la profession d'avocat, déposa un rapport important sur la recherche de la paternité. Rapporteur général du congrès féministe de 1900, il y prononça un discours très remarqué sur le rôle de la femme. Devenu, après le départ de Millerand, directeur politique de la Lanterne, il y mena une énergique campagne socialiste et républicaine et quitta ce journal après deux années de direction. En 1901, il ouvrit le débat de la loi sur les associations par un admirable discours d'une grande portée philosophique et sociale ; en 1902, il développa à la Chambre ses idées sur le rôle de l'Universilé. Aux élections, de 1902, il échoua contre le candidat clérical nationaliste et reprit sa place au palais en même temps qu'il continuait son action politique dans la presse et par des conférences socialistes. A. -M. B.
VIVIANITE (Miner.). Phosphate de fer hydraté, en cristaux prismatiques allongés, bleus et transparents. Densité : 2,53 à 2,68. Dureté : 1,5 à 2. CristaUise dans le système monoclinique. Soluble dans l'acide chlorhydrique. Au chalumeau, donne de l'eau et blanchit.