VIVIEN — VIVIERS
VIVIEN (Alexandre-François- Auguste), homme politique français, né à Paris le 3 juil. 4799, mort à Paris le 7 juin 4854. Avocat à Amiens, il devint procureur général à celte cour en 1830, et, connu pour son énergie, fut nommé préfet de police le 21 févr. 1831. Dans ces fonctions il mécontenta tout le monde : le gouvernement, qui trouvait insuffisante la répression des émeutes républicaines ; l'opposition, qui, elle, jugeait son zèle excessif. Le 17 sept. 1831, Vivien était remplacé par Saulnier, et par compensation entrait au. conseil d'Etat. Elu député de Saint-Quentin le 14 févr. 1833, réélu en 1834, 1837, 1842 et 1846, il fut membre du tiers parti, s'occupa principalement d'organisation administrative. Ministre de la justice dans le cabinet Thiers de 1840, il supprima les juges suppléants au tribunal de la Seine et contribua largement à la grande loi d'expropriation pour cause d'utilité publique. Après la formation du cabinet Guizot, Vivien évolua vers l'opposition dynastique. Président du comité de législation au conseil d'Etat, en 1843, il fut élu membre de l'Académie des sciences morales le 26 déc. 1846. Représentant de l'Aisne à l'Assemblée constituante de 1848, il fit encore partie du cabinet Cavaignac (43 oct. 1848), avec le portefeuille des travaux publics. Vivien combattit la politique de Louis-Napoléon, fut élu conseiller d'Etat le H janv. 1849, et redevint président de la section de législation. Après le coup d'Etat du 2 Dec, il démissionna et se tint depuis lors dans la vie privée. On a de lui : le Joueur à Paris ou les jeux dans leurs conséquences sur la moralité des individus et la fortune des familles (Paris, 1825, in-18) ; Traité de la législation des théâtres (Paris, 1830, in-8), en collaboration avec Edmond Blanc ; Etudes administratives (Paris, 1846, in-8). R. S.
VIVIEN DE Chàteâubrun (V. Châteaubrun).
VIVIEN DE Saint-Martin (Louis), géographe français, né à Saint-Martin-de-Fontenay (Calvados) le 22 mai 1802, mort à Paris le 3 janv. 1897. Ses principales publications sont : de 1863 à 1876, une revue annuelle des voyages, l'Année géographique; Description de l'Asie Mineure (1845, 2 vol.) ; Etude sur la géographie grecque et latine de Vlnde (1848-60, 3 vol.); une importante Histoire de la géographie et des découvertes géographiques. Enfin, on lui doit l'excellente pubHcation ànlSouveau Dictionnaire de géographie universelle (Paris, 1876-93) et à^Y Atlas universel de géographie moderne^ ancienne et du moyen âge (1877).
VIVIER (Pèche). On donne ce nom à un réservoir dans lequel on conserve le poisson vivant ; à des extrémités on dispose une grille qui donne largement passage à l'eau tout en empêchant le poisson de s'échapper dans les endroits situés près des cours d'eau. Le vivier peut consister en un grand cofire percé de trous, ou en un bateau dont une partie est aménagée en réservoir. Les viviers à poisson de mer des Romains sont restés célèbres. Les viviers servent aussi à conserver des crustacés, tels que homards et langoustes.
VIVIER (Le). Com. du dép. des Pyrénées-Orientales, arr. de Prades, cant. de Sournia ; 281 hab.
VIVIER-Au-CouRT. Com. du dép. des Ardennes, arr. et cant. deMézières ; 2.199 hab. Fonderies. Ateliers de ferronnerie.
VIVIER-Du-CoQ. Rivière du dép. de VOise (V. ce mot).
VIVIER-sur-Mer. Com. du dép. d'IUe-et- Vilaine, arr. de Saint-Malo, cant. de Dol ; 775 hab.
VI VI ÈRES. Com. du dép. de l'Aisne, arr. de Soissons, cant. de Villers-Cotterets ; 527 hab.
VIVIERS (Vivarium). Ch.-l. de cant. dudép. del'Ardèche, arr. de Privas; 3,414 hab. (1.640 aggl.). Stat. du chem. de fer de Lyon à Nîmes. Carrières de pierre à chaux hydraulique dans le néocomien. Vignes, mûriers. Siège de l'évêché de TArdèche. La ville est bâtie sur les pentes d'un rocher qui domine le Rhône. La cathédrale
présente un mélange de roman et de gothique curieux à étudier ; elle renferme de belles tapisseries des Gobelins et un tableau de Mignard. Son clocher, séparé du reste de l'édifice (mon. historique), est une tour carrée à la base et octogonale au sommet. L'évêché est une superbe habitation du xviii® siècle. Le séminaire est un des plus vastes et des plus beaux de France. On remarque dans la ville l'hôtel des receveurs généraux et la maison de Noël Albert (Renaissance). Il n'est pas question de Viviers avant la ruine d'Alba Uelviorum, survenue selon les uns en 258, et selon d'autres en 411. Mais il est certain que ce lieu devint alors la résidence des évêques du pays et que la ville prit graduellement une importance en rapport avec la puissance de ces évêques. En 815, un diplôme de Louis le Débonnaire confère l'immunité à l'Eglise de Viviers. Ses privilèges sont confirmés par des actes postérieurs : de Lothaire (850), de Charles, roi de Provence (862), de Charles le Chauve (877), et enfin des empereurs d'Allemagne dont les évêques reconnurent la suzeraineté jusqu'au règne de Philippe le Rel, époque à laquelle ils acceptèrent définitivement l'autorité des rois de France. Viviers a été jusqu'à la Révolution la capitale administrative en même temps que religieuse du Vivarais, tandis que la capitale judiciaire était Villeneuve-de-Berg. Elle a été prise et reprise deux fois pendant les guerres civiles du xvi® siècle. En 1567, Noèl Albert, un ancien bailli de l'évêque, s'étant mis à la tête des protestants, saccagea la cathédrale et brûla les archives de l'évêché ; il fut décapité, l'année suivante, par arrêt du Parlement de Toulouse, comme concussionnaire, sacrilège et rebelle. L'évêché de Viviers, supprimé à la Révolution, fut rétabli en 1822. Le P. jésuite Jean Colombi a fait l'histoire de Viviers et de ses évêques sous le titre : De rébus gestis episcoporum vivariensium (Lyon, 1651). Un chanoine de Viviers, Jacques de Banne, mort en 1657, a laissé d'intéressants mémoires manuscrits sur les événements de son temps en Vivarais. Viviers est la patrie de l'astronome Flaugergues.
Evêques. — Januarius ; Septimius ; Maspicianus ; Melanius; Avolus, 407-11 ; Auxonius, 411-31 ; Eulalius, 452-63 ; Lucianus, 486-500 ; Valerius, 507 ; Venantius, 517-37; Rusticus; Melanius, 549; Eucherius ; Firminus; Aulus; Eumachius; Longin, 673; Jean ; Ardulfus; Arconce, 740; Eribald ; Thomas, 815; Tengrin, 833; Celse, 850; Bernoin, 851; Etherius, 875; Rostaing, 892 ; Richard, 908; Thomas, 950 ; Rostaing, 965-70 ; Arman, 974; Pierre, 993; Arman, 1014-41; Gérard, 1042-70; Jean, 1073-95; Leodegarius, 1096-1119; Atton, 1119-24; Pierre, 1125-31 ; Josserand de Montaigu, 1133-46 ; Guillaume, 1147-55; Raymond d'Uzès, 1157-70 ; Robert de La Tour du Pin, 1171-73 ; Nicolas, 1174-1206; Burnon, 1206-20; Guillaume, 1220-22; Bermond-d'Anduze, 1222-42; Arnaud de Vogiié, 1244- 54 ; Aimon de Genève, 1255-63 ; Hugues de La Tour du Pin, 1263-91 ; Guillaume de Falguières, 1292-96 ; Aldebert de Peyre, 1297-1306 ; Louis de Poitiers, 1306- 18 ; Guillaume de Flavacourt, 1319-22 ; Pierre deMortemart, 1322-25 ; Pierre de Moussy, 1325-26; Aymar deLa Voulte, 1326-30 ; Henri de Thoire-Villars, 1331- 36 ; Aymar deLa Voulte (de nouveau), 1336-65; Bertrand de Châteauneuf, 1365-73; Pierre de Sarcenas, 1373-75; Bernard d'Aigrefeuille, 1376-83; Brogny, 1383-85 ; Olivier de Poitiers, 1385-86 ; Pile del Prato, 1387-88 ; Guillaume de Poitiers, 1389-1406 ; Jean de Linières, 1406-42; Guillaume-Olivier de Poitiers, 1442- 54 ; Héhe de Pompadour, 1454-78; Jean de Montchenu, 1478-97 ; Claude de Tournon, 1498-1542 ; Charles de Tournon, 1542-50; Simon de Maillé-Brézé, 1551-54; Jacques-Marie Sala, 1554-60; Alexandre Farnèse, 1560- 65 ; Eucher de Saint-Vital, 1565-71 ; Pierre d'Urre, 1571-72; Jean de l'Hôtel, 1573-1621 ; Louis de la Baume de Suze, 1621-90 ; Antoine de La Garde de Chambonas, 1690-1713 ; Martin de Ratabon, 1713-23 ; Joseph