VIVIERS — VIVISECTION
de La Fare-Monclar, 1723 ; Renaud de Villeneuve, 1723- 48; Morel de Mons, 1748-78; Lafont de Savine, 1778 (un des quatre évoques français qui adhérèrent à la constitution civile du clergé, mort en 1815) ; Molin, 1823-25 ; Bonnel, 1825-41 ; Guibert, 1841-57 ; Delcuzy, 1857- 76 ; Bonnet, 1876. A. Mazon.
BiBL, : RouGHiER, Histoive du Vivarais. ■— Roche, Armoridil des évêques de Viviers. — Mollier, la Tour de Viviers.
VIVIERS. Corn, du dép. de l'Aube, arr. de Bar-sur- Seine, cant. d'Essoyes ; 272 hab.
VIVIERS. Com. du dép. de la Mayenne, arr. de Laval, cant. de Sainte-Suzanne ; 1.013 hab.
VIVIERS. Coin, du dép. de Meurthe-et-Moselle, arr. de Briey ,cant. de Longuyon ; 599 hab. Stat. de chem. de fer.
VIVIERS (Le). Com. du dép. de la Savoie, arr.deChambéry, cant. d'Aix-les-Bains ; 437 hab. Stat. de chem. de fer.
VIVIERS. Com. du dép. de l'Yonne, arr. et cant. de Tonnerre ; 291 hab.
VIVIERS-le-Gras. Com. du dép. des Vosges, arr. de Mirecourt, cant. de Monthureux -sur-Saône ; 261 hab.
VIVIERS-lès-Lavaur. Com. du dép. du Tarn, arr. et cant. de Lavaur ; 397 hab.
VI VI ERS-LÈs-MoNTAGNES. Com. du dép. du Tarn, arr. de Castres, cant. de Labruguière ; 858 hab. Château féodal.
VIVIERS-lès-Offroicourt. Com. du dép. des Vosges, arr. de Mirecourt, cant. de Vittel ; 179 hab.
VI VI ES. Com. du dép. de FAriège, arr. de Pamiers, cant. de Mirepoix ; 134 hab.
VIVIEZ. Com. du dép. de l'Aveyron, arr. de Villefranche, cant. d'Aubin; 1.725 hab. Stat. du chem. de fer d'Orléans. Fonderie de zinc.
VIVILLE. Com. du dép. delà Charente, arr. de Cognac, cant. de Ghâteauneuf-sur-Charente ; 118 hab. Stat. du chem. de fer de l'Etat.
VIVIPARE (Paléont.) (V. Paludina).
VIVIPARITÉ. C'est la propriété que possèdent certains êtres de donner naissance à des rejetons vivants, par opposition à ceux qui pondent des œufs (oviparité) ou qui se reproduisent par graines. Il y a en effet des végétaux, dits vivipares, tels la Poa vivipara et un certain nombre à'Alllum, Mais il s'agit en réalité, dans ces cas, de reproduction asexuée, les fleurs étant remplacées par des bulbilles. Il serait plus exact de considérer comme vivipares les Muscinées et les Floridées, chez lesquelles l'œuf fécondé germe directement sur le prothalle.
Si nous passons au règne animal, nous trouvons tout d'abord les Mammifères, chez lesquels l'œuf fécondé contracte des adhérences intimes avec l'organisme maternel dont il reçoit sa nourriture. Cette dépendance réciproque de la mère et de sa progéniture, tant après qu'avant l'accouchement, est un caractère éminemment progressif qui permet d'assurer la perpétuité de l'espèce au moyen d'un nombre de germes bien plus restreint que chez les animaux ovipares. Du reste, dans les groupes inférieurs des Mammifères, les Marsupiaux et surtout les Monotrèmes, la viviparité est moins marquée, c.-à-d. que le fœtus vient au monde à un stade beaucoup moins avancé de son développement. Les relations de la mère et de l'embryon sont d'ailleurs peu intimes, puisque ces animaux ne possèdent pas de placenta.
Il en va de même, à un degré encore plus marqué, des vivipares que nous trouvons parmi les Reptiles. Chez la Couleuvre, l'embryon se développe en partie pendant que l'œuf est encore contenu dans les oviductes. D'autres espèces, comme la Vipère, sont tout à fait vivipares ; cependant l'embryon ne contracte aucune adhérence avec l'organisme maternel. Rappelons encore qu'on a trouvé des squelettes d'Ichtyosaures contenant un squelette de même espèce, mais plus petit; ce fait semble bien prouver que, dès le jurassique, il y avait des Reptiles vivipares, qui annonçaient en quelque sorte ce qui devait faire plus tard le caractère essentiel des Mammifères. Ce mode d'orga-
nisation se trouve d'ailleurs également chez certains Poissons. Chez les Chondroptérygiens, les embryons sont en rapport par l'intermédiaire du sac vitellin avec des replis de l'utérus, et ils reçoivent par diffusion des matières nutritives fournies par les parois utérines de la mère.
^ La viviparité existe chez un grand nombre d'Insectes. Ainsi, pendant tout le cours de l'été, les Pucerons mettent au monde, sans fécondation préalable, des petits vivants. Chez les Diptères, dits à tort pupipares (hippobosques, etc.), la larve accomplit toute son évolution dans le corps de la mère ; mais elle vient au monde à l'état de larve et non de pupe, comme on l'avait cru. Quelques Coccides sont également vivipares; en tous les cas, après la mort delà mère, son corps desséché reste au-dessus des œufs ou des larves comme un bouclier protecteur. Enfin, chez les Cécidomyes du genre Miastor, c'est la larve elle-même qui donne naissance à d'autres larves qui arrivent à divers degrés de développement avant de quitter l'organisme maternel.
Un certain nombre de Mollusques sont vivipares ; par exemple Paludina vivipara. Des phénomènes de même ordre se présentent dans le développement de certains Vers ; ils sont bien marqués dans les stades rhédie et cercaire par lesquels passent les Distomes. On peut considérer la viviparité comme une maladie parasitaire, qui modifie à la fois la mère et l'embryon. Le dernier cas que nous envisagerons va nous montrer ce parasitisme de l'embryon sur sa mère porté au suprême degré. Chez une Anguillule, Rhabditis flexilis, il y a quatre embryons, qui se déplacent activement dans l'utérus de la mère, le désagrègent et finissent par tomber dans la cavité générale. Ils détruisent tous les organes maternels en ne laissant que la peau. D"" L. Laloy.
VIVISECTION. On n'a pu découvrir les lois de la matière brute qu'en pénétrant dans les corps ou dans les machines inertes, de même on ne pourra arriver à connaître les lois et les propriétés de la matière vivante qu'en disloquant les organismes vivants pour s'introduire dans leur milieu intérieur. Il faut donc nécessairement, après avoir disséqué sur le mort, disséquer sur le vif, pour mettre à découvert et voir fonctionner les parties intérieures ou cachées de l'organisme. C'est à ces sortes d'opérations qu'on donne le nom de vivisection, et sans ce mode d'investigation, il n'y a pas de physiologie ni de médecine scientifique possibles pour apprendre comment l'homme et les animaux vivent ; il est indispensable d'en voir mourir un grand nombre, parce que les mécanismes de la vie ne peuvent se dévoiler et se prouver que par la connaissance des mécanismes de la mort (Claude-Bernard),
La vivisection paraît avoir été tentée dès les premiers siècles de la civilisation antique, non sur des animaux, mais sur l'homme. Les rois de Perse livraient les condamnés à mort aux médecins afin qu'ils fissent sur eux des vivisections, utiles à la médecine. Celse cite les vivisections d'Hérophile et d'Erasistrate sur des criminels, livrés par les Ptolémée. En France, on peut citer l'histoire de l'archer de Meudon, coupable de meurtre, qui reçut sa grâce parce qu'on pratiqua sur lui l'ablation du rein avec succès. Sur les animaux, la vivisection est poursuivie par Galien qui enlève des viscères pour voir les effets consécutifs. Harvey établit sa découverte merveilleuse de la circulation, grâce aux vivisections sur les biches du parc de Charles I®"". En France, la physiologie expérimentale date de Magendie, le maître et précurseur de Claude Bernard. Les découvertes dues à cette méthode sont incalculables, la science physiologique repose uniquement sur les résultats obtenus par la vivisection, qui, suivant la belle expression de Claude Bernard, n'est autre qu'une observation provoquée. Il faut du reste comprendre dans ce terme de vivisection toutes les recherches expérimentales sur les êtres vivants, l'inoculation des virus n'est qu'un procédé du même groupe, et les