‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 522 sur 633 · VIVISECTION - VIVRES · texte numérisé non relu

VIVISECTION - VIVRES

antivivisecteurs ne se sont pas trompés, car ils s'élèvent avec autant d'indignation contre Pasteur et ses disciples que contre ceux de Claude Bernard. Le sentimentalisme qui les incite paraît excessif. Il existe forcément une hiérarchie dans les êtres vivants, et si les souifrances d'une grenouille, même d'un chien, peuvent diminuer celles de plusieurs hommes, il n'y a pas à hésiter. Ajoutons seulement que l'expérimentateur doit toujours chercher à réaliser le minimum de souffrance, que la découverte des anesthésiques a permis de limiter la douleur. — Le grand argument des antivivisecteurs est qu'il est impossible de conclure de l'animal à l'homme; que, par suite, ces recherches sont et cruelles et inutiles. S'il est vrai que pour certains poisons d'ordre psychique, tels que l'atropine, la morphine, les conclusions prêtent à quelques observations, il n'en est pas moins prouvé que dans la grande majorité des cas, l'étude sur l'animal même inférieur permet des déductions applicables à l'homme. [Nous ne connaissons les fonctions de certains organes, comme les glandes vascul aires sanguines, que par la vivisection, l'étude des locaHsations cérébrales et, par suite, les notions nécessaires pour justifier l'intervention chirurgicale dans les tumeurs cérébrales dérivent des trépanations faites sur le singe. Enfin, il ne faut pas oublier les découvertes modernes sur l'atténuation des virus, sur les vaccinations contre la peste, le charbon, dues aux expériences sur les animaux. La vivisection, base de la médecine expérimentale, a seule permis à la médecine humaine de n'être plus un art empirique, mais une science véritable, avec ses lois rigoureuses et toujours contrôlables. J.-P. Langlois.

BiBL. : Claude Bernard, Introduction à la médecine expérimentale ; Paris, 1865. — Richet, la Physiologie expérimentale, dans Dict. de Physiologie, 1902'.

VIVOIN.Com.dudép.de laSarthe,arr.deMamers,cant. de Beaumont-sur-Sarthe ; 940 hab. Stat. de chem. de fer.

VI VON NE. Ch.-l. de cant. du dép. de la Vienne, arr. de Poitiers, au confl. du Clain et de son affl. g. la Vonne ; 2.493 hab. (4 .252 aggl.). Stat. du chem. de fer de Paris à Bordeaux. Fabr. de toiles de chanvre et de boutons de nacre; commerce de grains. Eglise des xii® et xiv® siècles. Château ruiné des seigneurs de Vivonne où naquit la célèbre marquise de Rambouillet.

VIVONNE (Catherine de), marquise de Rambouillet (V. ce nom).

VIVONNE (Louis-Victor de Rocheciiouart, ducdeMoa- TEMART et de), maréchal de France, né le 25 août 4636, mort à Chaillot le 45 sept. 4688. Très bien en cour où il débuta jeune, ayant été parmi les enfants d'honneur de Louis XIV, frère de la fameuse marquise de Montespan, il fit une carrière rapide. Maréchal de camp dès 1664, après avoir servi sous Turenne, il passa dans la marine, et général des galères en 4669, il imposa un traité de commerce à Alger, puis il participa à l'expédition de Candie. Au début de la guerre de Hollande, il fut blessé dangereusement au passage du Rhin (4672), assista à la prise de Maastricht (4673). Gouverneur général de Champagne et Brie (4674), il devint vice-roi de Sicile (4675); c'est à ce moment que la flotte française remporta une grande victoire sur la flotte espagnole et prit Agosta. Créé maréchal de France (30 juil. 4675), Vivonne recueilUt encore la gloire de la victoire navale de Païenne (2 juin 4676) ; il achevait rapidement la conquête de la Sicile en essayant de s'emparer de Syracuse, lorsqu'il fut rappelé avec sa flotte pour prendre part à la nouvelle campagne de Hollande. Revenu en janv. 4678, il suivit le roi au siège de Gand, pris le 9 mars, au siège et à la prise d'Ypres (25 mars). Le 28 avr., il fut chargé du commandement de l'armée de Flandre sous Monsieur. Mais bientôt la paix de Nimègue le rappela à l'inactivité d'où il ne sortit plus. Vivonne entra au Parlement le 43 févr. 4679. Grand seigneur, très lettré, très libéral, protecteur de Boileau qu'il poussa auprès de Louis XIV, il se distingua

dans la fameuse querelle des anciens et des modernes par des charges spirituelles contre les modernes. Il prisait fort la jolie M"^^ de Grignan : aussi M'"^^ de Sévigné le voyaitelle de mauvais œil et écrivit-elle à sa mort qu'il était « aussi pourri de l'âme que du corps». Il avait épousé la fille du président de Mesmes qui avait autant d'esprit que lui qui en avait énormément, si l'on en croit Saint-Simon. « C'étoit l'homme le plus naturellement plaisant, et avec le plus d'esprit et de sel et le plus continuellement, dont j'ai ouï faire au feu roi cent contes meilleurs les uns que les autres qu'il se plaisoit à raconter. » R. S.

BiBL. : Pierre Muret, Oraison funèbre de M. le maréchal de Vivonne ; Marseille, 1688, in-4.

VIVRE (Blas.). Filet à angles saillants et rentrants. — Autre forme du mot guivre.

VIVRE (Blas.). Se dit des fasces, pals, bandes, etc., qui sont taillés à angles saillants et rentrants.

VIVRES. I. Administration de l'armée. — Tout ce qui concerne l'organisation et le fonctionnement du service des subsistances pendant la période de mobilisation et en campagne a été traité, ainsi que l'historique de la question, à l'art. Approvisionnement, t. III, pp. 450 et suiv., et à l'art. Administration, t. I, pp. 599 et 603. Les rations journalières sont, d'ailleurs, les suivantes, la ration forte s'allouant pendant la période active des opérations, la ration faible pendant les stationnements de quelque durée ou à toutes autres périodes n'imposant pas aux troupes des fatigues exceptionnelles.

nature des vivres

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