VŒU ^ VOGEL
généraux d'ordre par rapport à leurs sujets, les chapitres des cathédrales pendant la vacance du siège, les vicaires généraux et les pénitenciers des évoques avec leur permission. Les vœux dont la dispense est réservée au pape sont : 1° le vœu absolu et certain de chasteté perpétuelle ; 2^ le vœu d'entrer dans un ordre approuvé ; 3°, 4^* le vœu de visiter le tombeau des apôtres à Rome ou celui de saint Jacques de Compostelle ; 5^ le vœu d'aller en Terre sainte. — Les époux peuvent annuler, les théologiens et les canonistes disent irriter, réciproquement les vœux de leur conjoint qui seraient préjudiciables à leur bien et à leur droit propres ou au bien de la famille. Tels sont les vœux de chasteté, de porter l'habit rehgieux, de faire de longs jeûnes, de longues prières et de longs pèlerinages, etc.
Un décret de l'Assemblée nationale (13-49 févr. 1790) statue que « la loi constitutionnelle du royaume ne reconnaîtra plus de vœux monastiques solennels de personnes de l'un et de l'autre sexe. En conséquence, les ordres et congrégations réguliers dans lesquels on fait de pareils vœux sont supprimés en France, sans qu'il puisse en être établi de semblables à l'avenir (art. 1). Ceux-là seuls dans lesquels les vœux ne sont que temporaires et n'excèdent point cinq années peuvent recevoir l'existence légale par l'autorisation (Décret du 18 févr. 1809, art. 7 et 8). Cependant ceux qui prononcent les vœ^ux de religion les considèrent comme solennels, c.-à-d. comme perpétuels, conformément à la doctrine de l'Eglise romaine. Do là, entre l'intention de leur conscience et l'intention de la loi de leur pays, un conflit produisant une mentalité étonnant les profanes qui réclament la droiture en toutes choses et l'accord parfait entre la parole et la pensée. — Pour notions complémentaires, V. Célibat ecclésiastique. Chasteté (Vœu de), Dispense, François d'Assise, Noviciat, Profession, Religieux. E.-H. Vollet.
IL Droit administratif (V. Conseil général et Conseil municipal).
VŒUlL-ET-GiGET. Com. du dép. de la Charente, arr. et caiit. (1®^) d'Angoulème; 539 hab.
VOGEL (Ludwig), peintre suisse, né à Zurich en 1788, mort en 1879. Il étudia à l'Académie de Vienne, et se rendit en 1810 à Rome, où il se lia avec Thorwaldsen, Cornélius et Koch. Rentré dans sa patrie, il y peignit un grand nombre de scènes populaires ou historiques suisses avec un grand sens de la composition et du mouvement dramatique.
BiBL. : Vœgelin, DasLeben L. Vogels ; Zurich, 1881-82.
VOGEL (Jacques), dit Vogel de Claris, poète suisse, né à Glaris le 11 déc. 1816. D'une famille très modeste, il ne fut qu'à l'école primaire puis entra en apprentissage. Il acquit par lui-même une instruction remarquable, surtout en|ce qui concerne la poésie allemande, et arriva à fonder à Glaris une imprimerie et une librairie. En dehors de ses poésies lyriques, dont quelques-unes très populaires (les Guêpes ont eu douze éditions), il a écrit en quatre volumes la Littérature nationale dans la Suisse allemande, d' Albert de Haller à V époque actuelle.
VOGEL (Eduard), voyageur d'Afrique allemand, né à Crefeld le 7 mars 1829, mort sur la route du Tchad en févr. 1856. Il fit des études de science (spécialement d'astronomie), occupa un poste d'assistant à l'Observatoire de Londres (1851), et entreprit une expédition dans l'Afrique centrale en 1853. Il partit de Tripoli vers le Bornou, atteignit Kouka, séjourna à Mora (capitale du Mandara) où il fut retenu prisonnier, passa à Zinder et revint à Kouka avec Barth. En 1855, il se rendit dans le Bénoué, revint à Jakouba, puis retourna dans le Bénoué et atteignit Kouana. Revenu le 1®^ déc. à Kouka, il repartit en 1856 pour la région du Nil, vint jusqu'à Ouara où il fut tué vers février. Plusieurs expéditions allèrent à son secours dans l'incertitude où Ton était resté de son sort : c'est Nachtigal qui le fixa en 1873. Sa sœur Elise Polko a publié ses Lettres (4863).
VOGEL (Hermann-Wilhelm), chimiste allemand, né à Dobrilugk le 26 mars 1834, mort à Charlottenburg le 17 déc. 1898. Elève de Ramraelsberg et de Dove à Berlin, il se mit, tout jeune, à la tête du mouvement photographique en Allemagne, fonda en 1863 la Société photographique deBerhn, puis, en 1854, fit paraître l'une des premières publications photographiques, les Pholographische Mitteilungen, et, la même année, obtint une chaire de photochimie à l'Académie des arts et métiers (auj. école technique de Charlottenbourg) . A partir de 1873, il porta plus spécialement ses efforts sur la photographie et l'analyse spectrale et découvrit en 1878 la raie ultra- violette de l'hydrogène. On lui doit aussi d'importants travaux sur les préparations sensibles, ainsi que le photomètre qui porte son nom. Dans la dernière partie de sa vie, il s'occupa de chromophotographie. Il a laissé de nombreux ouvrages : Lehrbuch der Photographie (Berlin, 1867- 70 ; 4^ éd., 1890-94, 4 part.); Praktische Spektralanalyse irdischer Stop (Nordlingen, 1877 ; 2« éd., 1889) ; Die chemische Wirkungen des Lichts und die Photographie (2^ éd., Leipzig, 4883) ; Die Photographie farbiger Gegenstânde in der richtigen Tonverhaltnissen (Berlin, 1885), etc. L. S.
VOGEL (Hermann-Karl), astronome et physicien allemand, frère à' Eduard (V. ci-dessus), né à Leipzig le
3 avr. 1842. D'abord attaché à l'observatoire de Leipzig, puis à celui de Bothkamp, près de Kiel, il a été appelé en 1874 au nouvel observatoire d'astronomie physique de Potsdam et il est depuis 1882 directeur de cet important établissement, depuis 1892 membre de l'Académie des sciences de BerUn. Il s'est à peu près exclusivement adonné à la spectrographie céleste et il a une part considérable aux progrès faits depuis une trentaine d'années par cette branche de l'astronomie. Outre un nombre considérable de mémoires et de notes sur les méthodes spectroscopiques, sur les spectres solaires, sur les spectres des étoiles, etc., parus principalement dans les Publikationen der astrophysikalischen Observatoriums %u Potsdam (1875 et suiv.), il a publié : Beobachtungen und Positionsbestimmungen von Nebelflecken und Sternhaufen (Leipzig, 1867-76) ; Bothkamper Beobachtungen (Leipzig, 4872-73, 2 vol.); Untersuchungen ueber das Spektrum der Planeten (Leipzig, 1874 ; Berlin, 1895) ; Sternspektraltafel (Vienne, 1888), etc. L. S.
VOGEL (Hugo), peintre allemand, né à Magdebourg le
4 5 févr. 1855. Il fut élève deE. von Gebhardt à l'Académie de Dùsseldorf . Après avoir débuté par la peinture de genre, il se consacra à la peinture d'histoire. Il a pour spécialité de peindre de grandes toiles comme : la Réception des réfugiés français à Berlin en i6S5. Pourtant, dans ces dernières années, il est revenu à la peinture de genre et incline au naturalisme : Politiques de village, Joueur d'orgue, etc.. On lui doit aussi des portraits, entre autres celui du professeur Virchow,
BiBL. : M. SoHMiD, Hugo Vogel; Vienne, 1897.
VOGEL DE Falkenstein (Ernst-Friedrich-Eduard), général d'infanterie prussien, né à Breslau le 5 janv. 1797, mort au château de Dolzig (cercle de Sorau) le 6 avr. 1885. Destiné à l'état ecclésiastique, il s'engagea en 1813 contre les Français, fut nommé ofiicier et se distingua à Montmirail en 1814. Il s'occupait de peinture en dehors de ses études militaires, ce qui le mit en relations avec le prince royal (plus tard Frédéric-Guillaume IV). En 1848, il fit la campagne de Danemark, devint général en 4855, et chef de l'état-major du feld-maréchal Wrangel qu'il suivit. En 1866, il envahit le Hanovre et fit capituler son armée ; il fit ensuite une série de brillantes opérations, avec son armée (l'armée du Main), contre les troupes plus nombreuses des Etats du S. de l'Allemagne, prit Fulda, battit les Bavarois, entra à Francfort. Nommé gouverneur de la Bohême, il dut céder son commandement au général Manteuffel. Après la paix^ il fut nommé