VOGEL - VOGUÉ
au commandement du 4®^ corps d'armée, fut député au Reichstag en 1867, et, en 4870, gouverneur du duché de FElbe et commandant des forces militaires sur les côtes de la Baltique. En 4873, il fut mis à la retraite. Le 7^ régiment d'infanterie de Westphalie (n^ 56) porte son nom depuis 4889. — Son fils aîné Max, né à Berlin le 29 avr. 4839, entra dans l'armée prussienne en 4855, fit les campagnes de 4864, 4866, 4870-74, commanda la 2^ brigade d'infanterie en 4888, devint en 4889 directeur du département de la guerre et défendit en 4890 au Reichstag le service de trois ans. Il a été nommé en 4891 au commandement de la 5® division d'infanterie, en 4896 général du 8® corps d'armée, et, en 4897, inspecteur général des fortifications.
VOGEL VON VoGELSTEiN (Karl), peintre allemand, né à Wildenfels en 4788, mort à Munich en 4868. Se trouvant en 4843 à Rome, il suivit le mouvement romantique et se fit catholique. On mi doit la décoration du château de Pillnitz, les portraits du pape Pie VU, du roi Frédéric- Auguste, etc., des peintures de l'église de la cour à Dresde et dans les cathédrales de Leipzig et de Naumbourg.
VOGELSANG, musicien allemand (V. Ornitoparchus).
V06ELSANG j^ïlermann), géologue et minéralogiste allemand, né à Minden le 44 avr. 4838, mort à Delft le 6 juin 4874. Professeur au Polytechnicon de Delft, il a été l'un des créateurs de la minéralogie et de la géologie micrographiques. Il a signalé la présence d'acide carbonique liquide dans un grand nombre de roches et de minéraux et imaginé pour étudier l'action de la chaleur sur ces inclusions d'ingénieux appareils (V. Inclusion). Il a proposé une nouvelle classification des roches. Principaux ouvrages : Die Vulkane der Eifel (Bonn, 4864); Philosophie der Géologie und mikroskopische Gesteinsstudien (Bonn, 4867); Ueberdie Systematik der Gesteinsstudien (Bonn, 4871); Die Kristalliten (Bonu, 1875, posth.). L. S.
VOGELSGEBIRGE. Massif de l'Allemagne centrale, situé dans la prov. de la Hesse -Supérieure, et pour son extrémité dans la présidence de Cassel. LaFulda le sépare, à l'E., de la Rhœn; la Kinzig, au S., du Spessart ; la plaine de Wetterau, à l'O., duTaunuset duWesterwald. Il occupe du N. au S. 65 kil. et de l'O. à l'E. 55 kil. avec ses contreforts. La partie centrale, plus élevée, s'appelle Oberwald, et de là rayonnent des contreforts qui enferment les vallées des rivières de Nidda, de Wetterau, d'Ohm, de Schwalm, etc. C'est un véritable château d'eau d'oh les eaux descendent vers tous les points de l'horizon. Il forme un plateau peu élevé (le cône basaltique le plus élevé, le Taufstein, a 772 m.), couvert de forêts, de pâturages et de tourbières.
VOGL (Johann-Nepomuk), poète autrichien, né à Vienne le 7 févr. 4802, mort à Vienne le 16 nov. 4866. Il occupa un poste administratif (chancellerie de la Basse-Autriche) de 4849 à 4859. Il a publié des almanachs Frauenlob (4835-38); OEsterr. Morgenblatt (4841-48) et OEsterr. Volkskalender (1845-66), et un grand nombre d'œuvres poétiques, parmi lesquelles ses ballades et ses chants ont eu un grand succès. Nous citerons : Balladen und Romanzen (4844) ; Lyrische Gedichte (4844) ; KlœngeundBilder aus Ûngarn (4846); Soldatenlieder (4849) ; Neue Gedichte (iSM) ; Aus dem Kinderparadies (4864); Aus dem alten Men(4865), etc.
BiBL. : A. ScHMiDT, J.-N.Vogl; Vienne, 1868.
VOGLANS. Corn, du dép. de la Savoie, arr. de Chambéry, cant. d'Aix-les-Bains ; 575 hab.
VQGORIDI (Alexandre) (V. Aleko-Pacha).
VOGOUL (Anthr.) (V. Finnois, Ostuks et Russie).
VOGT (Karl), naturaliste allemand, né à Giessen le 5 juil. 4847, mort à Genève le 5 mai 4895. Elève de Liebig, il se voua depuis 4835, à Berne, à Tanatomie et à la physiologie, collobora aux travaux d'Agassiz et de Desor, séjourna à Paris de 4844 à 4846, et devint, en
4847, professeur à Giessen. Membre du Parlement national en 4848, il fut destitué de sa chaire en 4850, puis, en 4852, devint professeur de géologie et plus tard de zoologie à Genève. Il joua un rôle important dans le gouvernement de la Suisse et fut l'un des protagonistes du matérialisme et du darwinisme. Ses ouvrages sont nombreux ; citons seulement : Lehrbuch der Géologie (Brunswick, 4846, 2 vol. in-8 ; ¥ édit., 4879) ; Physiologische Briefe (Stuttgart, 4845-46, in-8, 4*^ édit. ; Giessen, 4874; trad. franc., 4875, in-8); Zoologische Briefe (Francfort, 4854, 2 vol. in-8) ; Leçons sur l'homme..., trad. fr. (Paris, 4865, in-8; i'^^édit. allem. 4863) ; Crustacés parasites des poissons (Genève, 4879, in-4, 6 pL); les Mammifères (Paris, 4883, in-4, pi. et fig. ; Munich, 4883) ; avec Zung : Lehi^bruch der prakt. vergleichendenAnatomie(Bmnsmck^ 4885, in-8 ; trad. fr., Paris, 4888-94, 2 vol. in-8). D^ L. Hn.
V06TLAND ou VOIGTIAND. Région de l'Allemagne centrale, à l'extrémité S.-O. du royaume de Saxe, et au S. de la principauté de Reuss. Elle est comprise dans les bassins del'Elster blanche et de la Saale ; accidentée par les contreforts S.-O. de l'Erzgebirge, elle présente de beaux pâturages et des sources minérales. Industrie active de lainages, cotonnades, broderies; instruments de musique. — Appelé au xi® siècle Voigt (du nom de fonctionnaires royaux qui l'administraient pour les souverains allemands), c'est la Terra advocatorum du moyen âge ; la maison de Reuss en devint propriétaire; en 4577, elle fut annexée à la Saxe.
VOGUE (Mar.). Le mot vogue sert le plus souvent à désigner, dans l'ancienne marine, l'allure d'un bâtiment à rames. Mais on le trouve aussi appliqué à l'équipage lui-même. C'est ainsi qu'on distinguait, sur les galères du roi, la « bonne vogue », ou gens engagés volontairement, et la chiourme proprement dite, formée de malfai-* teurs enchaînés (V. Aviron, Bânc^ Galère, Marine, Polyrémie).
VOGUÉ (Vogorium-Volguer). Com. du dép. de FArdèche, arr. de Privas, cant. de Villeneuve-de-Berg ; 876 hab. Sur les bords de FArdèche. Stat. du chem de fer d'Alais au Teil. Embranchement de Largentière et Vals-les-Bains. Terrain jurassique. Vignes, mûriers. Vieille égUse qui dépendait de Cluny. Château bâti par Melchior de Vogiié au xm® siècle. Vogué était une des douze baronnies de tour du Vivarais, mais seulement depuis 4744, le comte de Vogiié ayant alors acquis la baronnie de Saint-Remèze, dont il fit transférer le titre à sa terre de Vogué.
VOGUÉ (Famille de). Cette famille possédait de temps immémorial les seigneuries de Vogiié et de Rochecolombe en Vivarais. Le plus ancien de ses membres connus est Bertrand qui fonda en 4084 le monastère de la Villedieu. Raymond de Vogiié prit part à la troisième croisade, comme le montre un reçu de 340 marcs d'argent fait par lui à un négociant de Gênes au camp de Saint-Jean d'Acre en 4494. Geoffroy de Vogiié était évêque de Saint-Paul- Tr ois-Châteaux, de 4240 à 4230, et son frère Arnaud occupa peu après le siège épiscopal de Viviers (4248-52). Parmi les autres membres éminents de cette famille, il convient de citer Guillaume de Vogiié qui, pendant les guerres civiles du xvi^' siècle, siégeant aux Etats du Vivarais comme bailli de Montlor, fut le négociateur actif de plusieurs arrangements pacifiques. Melchior, son fils, refusa de s'associer à la révolte de Gaston d'Orléans et du duc de Montmorency (4632). La famille se divisa alors en deux branches : Melchior continua la branche aînée, et Louis, le fils cadet, en épousant l'héritière des du Peloux de Gourdan, près d'Annonay, fut la tige des Vogùé- Gourdan, Georges, fils de Melchior, fut grand bailH d'é{>ée du Vivarais, et cette charge se perpétua dans sa famille jusqu'en 4738. Charles-François-Elzéar, qui était alors le chef de la branche aînée, fut lieutenant général des armées du roi (4749), commandant supérieur en Alsace, puis en Provence (4777), et allait être nommé
VOGCÉ - VOIE
maréchal de France quand il mourut (1782). Son fils, Melchior-Cérice-François, fut un des députés de la noblesse du Vivarais aux Etats généraux de 1789. Ayant émigré, tous ses biens du Vivarais furent confisqués. Comme il avait épousé la fille du président Bouhier, dont ses descendants possèdent encore l'hôtel à Dijon, il alla, à son retour, se fixer en Bourgogne, où son petit-fils, Léonce, ayant établi une importante fonderie, fut le député forgeron qui a siégé aux deux assemblées constituantes de 1848 et 1874,
Le marquis de Vogué actuel {Charles-Jean-Melchior), fils de Léonce, né en 1829, se fit connaître d'abord par les belles études archéologiques qu'il publia à la suite d'un grand voyage en Palestine et en Syrie (1853-54) : Mélanges d'architecture orientale et VArchitecture civile et religieuse en Syrie (1866 à 1877), qui lui valurent d'être élu membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1868. En 1871, Thiers le nomma à l'ambassade de Constantinople, puis, en 1875, à celle de Vienne, mais il démissionna après la retraite du maréchal de Mac-Mahon. Depuis lors, le marquis de Vogiié a pris place parmi les historiens en publiant d'abord : le Maréchal de Villars, d'après sa correspondance et des documents inédits (1888), puis des Mémoires de Villars (1889), beaucoup plus complets que les précédents, grâceaux papiers du maréchal, revenus entre ses mains, la sœur du maréchal ayant épousé un Vogiié. Il a publié en 1900 : le Duc de Bourgogne et le Duc de Beauvilliers. Enfin, il a été élu membre de l'Académie française en 1 901 . Le marquis de Vogiié est président de la Société des agriculteurs de France.
Parmi les Vogiié-Gourdan, il y a eu deux pairs de France sous la Restauration. C'est à cette branche qu'appartient le vicomte Eugène-Melchior de Vogiié, membre de l'Académie française depuis 1888. Né au château de Gourdan en 1849, le vicomte de Vogiié servit comme engagé volontaire dans la guerre contre les Prussiens et fut décoré de la médaille militaire. Après avoir été secrétaire d'ambassade à Constantinople, au Caire, à Saint- Pétersbourg, oii il épousa la sœur du général Annenkov, il abandonna la diplomatie pour se consacrer aux lettres. Collaborateur assidu de la Revue des Deux Mondes et du Journal des Débats, il y a publié des études très remarquées, principalement sur la question romaine, sur l'Allemagne et sur la Russie. C'est un écrivain assez brillant et emphatique, avec des visées philosophiques, et l'un de ceux qui suivent le plus attentivement le mouvement politique et intellectuel du dehors. La littérature et le monde russes lui doivent spécialement d'être beaucoup plus connus en France que précédemment. Elu député de FArdèche dans la circonscription d'Annonay en 1893, il siégea parmi les conservateurs ralliés à la République, mais n'eut qu'un rôle très effacé et ne se \ représenta pas aux élections de 1898. Dans ses derniers ouvrages il a porté d'assez vives critiques contre le parlementarisme de notre temps. Ses principales publications sont : la Syrie, la Palestine, le Mont Athos (1876) ; Histoires orientales (1879) ; Portraits du siècle (1883) ; le Fils de Pierre le Grand (1884) ; Histoires d'hiver (1885) ; le Roman russe (1886) ; Souvenirs et Visions (recueil d'articles de voyage, 1887); Remarques sur t' Exposition du Centenaire (1889) ; Cœurs russes (1894) ; Devant le siècle (iS96); Regards historiques et littéraires {iS91) ; Heures d'histoire (1898); Jean d'Agrève (1898); le Rappel des ombres (1900). A. Mazon.
VOHARIES. Com. du dép. de l'Aisne, arr. de Vervins, cant. de Sains-Richaumont ; 168 hab.
VOIARD, femme de lettres française (V. Tastu).
VOID. Ch.-l. de cant. du dép. de la Meuse, arr. de Commercy, sur le Fluent, affl. g. de la Meuse, et sur le canal de la Marne au Rhin, à 255 m. d'alt. ; 1.175 hab. (1.111 aggl.). Stat. du chem.de fer. Papeterie; constructions mécaniques. Fromages réputés. — Appelé Novigen^
tum à l'époque gauloise, puis Vidum à l'époque mérovingienne, il eut un palais des évêques de Toul donné par Dagobert.
VOIDE (Le). Com. du dép. de Maine-et-Loire, arr. de Saumur,cant. de Vihiers; 732 hab.
VOIE. I. Travaux publics (V. Route).
IL Chemins de fer (V. Assiette et Chemin de feu).