‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 535 sur 633 · VOIRIE — VOISENON · texte numérisé non relu

VOIRIE — VOISENON

tique de la voiriey de la police municipale et de la continuité ; Paris, 1874. — A. des Cilleuls, Traité de la législation et de V administration de la voirie urbaine ; Paris, 1877. —A. DE RoYOu, Traité pratique de la voirie de Paris; Paris, 1880. — A. Gisclard, Code des chemins vicinaux et des roides départementales ; Paris, 1882, 2 vol. —

E. Guillaume, Traité pratique de la voirie rurale; 3" éd., Paris, 1885. — Du même, Traité pratique de la voirie urbaine ; 4«^ éd., Paris, 1888. — E. Henry, Code annoté du service vicinal ; Paris, 1889, — Z. Legerf, Code manuel des contraventions de grande voirie; Paris, 1889. — L. Delarmey, De l'Alignement ; 3« éd., Paris, 1893. —

F. Sanlaville, Des Voies privées; Paris, 1889. — L. Courcelle, Traité de la voirie ; Paris, 1900. — V. en outre les traités de droit administratif et de travaux publics de : Aucoc, Batbie, Cotelle, Ducrocq, Dufour, Lechalas, Christophle, Perriquet, etc.

VOIRIN (Charles, dit Victor Fa?^m), auteur dramatique français, né à Nancy en janv. 1798, mort à Paris le 24 avr. 4869. Clerc de notaire, il se sentit la vocation du théâtre et, malgré l'opposition de sa famille, devint auteur dramatique. Extrêmement fécond, Voirin a alimenté de vaudevillesjet de comédies les scènes de Paris pendant toute la Restauration, le gouvernement de Juillet et le second Empire. Il travaillait d'ordinaire avec Etienne Arago, Desvergers, Laurencin, Duponchel. Citons : la Couturière {i^^^)\ la Demoiselle majeure {i^^%)\ le Mari à la ville et la femme à la maison (1837) ; les Saltimbanques (1838) ; Une invasion de grisettes (1844); les Sept Merveilles du monde (1845); r Académicien de Pontoise (1848) ; Uiie Chambre à deux lits (1858); Une Giroflée à cinq feuilles (1859); les Trois Fils de Cadet Roussel (1860) ; Madame Ajax (1866) ; Un Souper funeste (1868), etc. Il a donné encore quelques pièces avec Paul de Kock, Labiche, Saintine, Henri Rochefort.

VOIRON. Ch.-l. de cant. du dép. de l'Isère, arr. de Grenoble; 12.022 hab. (8.039 aggl.). Située surlaMorge, affluent de l'Isère. Stat. du chemin de fer de Grenoble à Lyon. Industrie textile. Entrepôt des liqueurs de la Grande- Chartreuse. C'est un des principaux centres comnierciaux du dép. de l'Isère après Grenoble et Vienne. Eglise moderne de style gothique (1864-73) avec flèche de 67 m. de haut. Fontaine monumentale. Statue colossale de la sainte Vierge, au sommet de la roche de Vouize, aux en virons de la ville. Ruines d'un ancien château des comtes de Savoie (tour du Pas-de-la-Belle). Château moderne avec parc et grottes (xviii^ siècle). — Le faubourg de Salmorens rappelle le nom de l'ancien pays de Sermorens (pagus Salmorincensis), revendiqué alternativement par les archevêques de Vienne et les évêques de Grenoble. Voiron ne fut réuni à la France qu'en 1355 seulement. — Voiron a vu naître le géographe Cl. d'Expilly (xvii^ siècle) et l'érudit Guy AUard (f 1716). E.-D. Grand.

BiBL, : Ch.-V. Langlois et H. Steïn, les Archives de l'histoire de France; Paris, 1891, pp. 352-892, in-8 {Mamiels de bibliographie historique).

VOIRONS (Les) (V. Savoie [Haute-]).

VOISCREVILLE. Gom.dudép. de l'Eure, arr. de Pont- Audemer, cant. de Bourgtheroulde ; 103 hab.

VOISE. Rivière du dép. à' Eure-et-Loir (V. cet art.).

VOISE. Com. du dép. d'Eure-et-Loir, arr. de Chartres, cant. d'Auneau ; 364 hab.

VOISENON. Com. du dép. de Seine-et-xMarne, arr. et cant. de Melun ; 335 hab. Château des xvii^ et xviii^ siècles, où naquit l'abbé de Voisenonqui tenait en commende l'abbaye (ruinée) cistercienne du Jard (fondée en 1568 par la reine Alix en l'honneur de la naissance de Philippe-Auguste).

VOISENON (Claude-Henri de Fuzée, abbé de), littérateur français, né au château de Voisenon (Seine-et-Marne) le 8 juil. 1708, mort en ce château le 22 nov. 1755. De sa mère, qu'il perdit jeune, il tenait une santé très délicate ; il disait volontiers lui-même que la nature l'avait formé « dans un moment de distraction ». Mais il eut de bonne heure une intelligence éveillée et vive. Il avait à peine onze ans lorsqu'il adressa une épître en vers à Vol-

taire, qui lui répondit aimablement, et l'introduisit aussitôt dans les milieux littéraires où il régnait. L'abbé de Voisenon écrivit d'abord une comédie de salon : r Heureuse Ressemblance qui, inspirée à l'auteur par une aventure dont il avait été témoin dans un château de province, fut jouée par les héros mêmes de l'aventure. Puis, en 1739, il donna au Théâtre-Français l'Ecole duMonde, comédie en trois actes en vers. La pièce était précédée d'un prologue en vers : r Ombre de Molière^ attribué parfois à Brécourt. Elle n'eut aucun succès : « J'aurais dû m' apercevoir, écrivit l'auteur lui-même, que je n'avais fait qu'un dialogue tantôt métaphysique, souvent froid et toujours abstrait, dépouillé des grâces de l'action ». Un mois après son échec, Voisenon fit d'ailleurs jouer au Théâtre-Français : le Retour de l'ombre de Molière, critique amusante et juste de sa propre pièce. C'est à ce moment qu'un duel, dans lequel il fit à son adversaire une blessure grave, lui inspira des remords et le fit entrer au séminaire. Il y étudia la théologie avec ardeur, fut ordonné prêtre et devint grand vicaire de Henriot, évêque de Boulogne et son parent. Quand cet évêque mourut, en 1 741 , Voisenon fut acclamé comme son successeur par les Boulonnais. Il supplia le cardinal de Fleury de ne pas le nommer et reçut de lui l'abbaye du Jard. N'étant pas tenu de résider, il revint à Paris, et son goût pour la poésie s'y réveilla. Il fréquenta assidûment les salons de M'^® du Châtelet, du duc de la Vallière, de M"^ Quinault et du comte de Caylus. Il se lia en outre avec Favart et plus étroitement encore avec W^^ Favart. S'étant remis à écrire, il fit jouer aux Italiens, en 1746, la Coquette fixée, comédie en trois actes, en vers, inspirée, dit-on, à l'abbé par M^^^ Quinaut et qui eut un assez gros succès. Puis il donna le Réveil de Thalie, la Jeune Grecque, les Mariages assortis, et écrivit, avec une facilité toujours égale, un grand nombre de pièces de circonstance, de comédies, de contes, de romans, d'épîtres, d'épigrammes. Tous ces ouvrages lui ouvrirent les portes de l'Académie française. Elu le 4 déc. 1762, il y fut reçu le 22 janv. 1763. Il remplaçait Crébillon père. A ce moment, il fut très en faveur à la cour : le duc de Choiseul lui offrit de le nommer ministre de France, puis, sur son refus, le chargea d'écrire des Essais historiques que Louis XV avait demandés pour l'éducation de ses petit-fils. Cependant la conduite scandaleuse de l'abbé finit par émouvoir ses supérieurs. Son confesseur lui refusa l'absolution. Il dut, pour obtenir le pardon de ses péchés, s'adresser au pape qui exigea de lui la promesse qu'il lirait tous les matins son bréviaire. Quand le duc de Choiseul fut disgracié, l'abbé de Voisenon perdit en lui un protecteur puissant, mais il eut bientôt conquis les faveurs du duc d'Aiguillon, son successeur, et fut nommé, en 1771, ministre plénipotentiaire, à Paris, du prince-évêque de Spire. En 1775, il se retira dans le château où il était né.

Les contemporains de l'abbé de Voisenon ont eu pour ses ouvrages une admiration qui nous surprend un peu aujourd'hui. Les éloges que Voltaire lui a décernés à plusieurs reprises paraissent très exagérés. Ce fut un poète aimable et facile, mais qui ne s'éleva jamais au-dessus d'une amabiUté un peu vide. Il semble que, comme beaucoup des petits poètes de cette époque, il ait été supérieur, comme causeur et homme d'esprit, à ce qu'il était comme poète. Ses biographes citent de lui un grand nombre de traits piquants et de réparties spirituelles. — Outre les ouvrages cités plus haut, on a de lui : les Mariages assortis (1744); Zulmis et Zebnaïde (1745) ; la Petite Iphigénie (parue sous le nom de Favart, 1758) ; Hylas etZélis (1762) ; Fleur d'épine (1776) ; Erixène (1780) ; puis un certain nombre de contes : le Sultan Misapouf (1746) ; Histoire de la Félicité (1751) ; Tant mieux ! (1760) ; d'autres contes de Voisenon ont paru dans les Etrennes de la 5am^Jm?^ (1742), dans Quelques aventures de bals des bois (1745), dans le Recueil de ces Messieurs (1745), etc. Les OEuvres complètes de

VOïSENON — VOITURE

l'abbé de Voisenofl ont été publiées par M"^^ de Turpin (Paris, 4781, 5 vol.). A. Bayet.

BiBL. : M'"" de Turpin, Notice^ dans l'édition de 1781, — G. ÛESNOiRESTERRES, les Or'iginaux. — Favart, Mémoires. — Voltaire, Correspondance.

YOISEY. Corn, du dép. de la Haute-Marne, arr. de Langres, cant. de Laferté-sur-Amance ; 4.278 hab. Stat. du chem. de fer de l'Est.

VOISIN (Catherine Deshayes, femme Monvoisin, dite la), célèbre devineresse du règne de Louis XIV. Seigneurs et dames allaient la voir, parfois en compagnie, à sa maison de la VilIeneuve-des-Gravois (quartier Saint-Denis). Elle gagnait par an de 50.000 à 400.000 fr. de notre monnaie ; elle entretenait richement ses nombreux amants, le bourreau, le vicomte de Couserans, le comte de La Bâtie, etc., surtout le magicien Lesage. Elle rendait ses oracles vêtue d'une robe luxueuse et d'un manteau semé d'aigles éployés. Mariée à un joaillier ruiné, elle le faisait vivre, mais parfois aussi rosser par ses amants. Elle avait surtout étudié la physionomie ; mais elle était en même temps sage-femme, avorteuse et se livrait àdes pratiques de sorcellerie, de concert avec l'abbé Guibourg, qui se servait d'elle pour sa messe noire. On trouva, dit-on, brûlés dans son four ou enterrés dans son jardin, les restes de plus de 2.000 enfants, venus avant terme ou sacrifiés pour la messe noire ; sa fille, sur le point d'accoucher, se sauvait avec terreur de chez elle. Elle fut compromise dans l'affaire des poisons (V. BrinviLLiERS et Chambre ardente) de 4679 ; les dépositions recueillies par La Reynie, en particulier celles que la fille Voisin n'osa faire qu'après la mort de sa mère, sont accablantes. Quoi qu'on en ait dit (V. Montespan), il est certain queM^^® de Montespan fréquentait chez la Voisin, et il ne paraît guère niable qu'on ait, en 4676, célébré la messe noire sur le ventre nu de la favorite ; celle-ci recevait delà Voisin des « poudres pour l'amour », qu'elle devait mélanger aux aliments du roi. Peut-être même, en mars 4679, fut-il question d'empoisonner M^^^ de Fontanges et le roi. Arrêtée le 42 mars, la Voisin fut condamnée parla Chambre ardente et brûlée vive le 22 févr. 4680. C'est sur la Voisin que Doneau de Visé et Thomas Corneille écrivirent leur comédie de la Devineresse. Son portrait (en sorcière) se trouve dans une composition allégorique de Coypel. H. Hauser.

BiBL. : Fr. FuiNCK-BRENTANO, le Drame des Poisons; Paris, 1900, in-16.

VOISIN (Félix), médecin aliéniste français, né au Mans le 49 nov. 4794, mort à Vanves le 23 nov. 4872. Il fonda avec Falret l'asile de Vanves, fut nommé en 4834 médecin à Bicêtre et élu membre de l'Académie de médecine en 4866. Ouvrages principaux : Du Bégaiement... (Paris, 4824, in-8) ; Des Causes morales et physiques des maladies mentales (Paris, 4826, in-8) ; Etudes sur la nature deThomme (Paris, 4858-67, 3 vol. in-8). VOISIN (Félix), homme politique français, né à Paris, le 3 déc. 4832. Avocat à Paris, il entra dans la magistrature en 1860, et, après avoir occupé divers postes, il était substitut à Versailles au moment de la guerre francoallemande. Nommé procureur de la République à Melun (sept. 4870), il fut arrêté par les Allemands et interné en Allemagne à cause de ses revendications énergiques. Elu représentant de Seine-et-Marne le 8 févr. 4874, il siégea au centre gauche et se rapprocha bientôt du centre droit pour revenir au centre gauche en 4874. Chargé de mission en Hollande (4873-74), il fut nommé préfet de police le 9 févr. 4876. Ses relations étroites avec les membres du gouvernement du 16 Mai le firent remplacer par A. Gigot le 47 déc. 4877. Voisin entra alors à la cour de cassation. Citons de lui : Rapport sur la mission en Hollande, en Belgique et en Suisse (Enquête sur le régime des établissements pénitentiaires) (Paris, d 873, in-8).

VOISIN(J.-B. du), évêque de Nantes (V. Duvoism). VOISIN DE La Popelinière, (V* La Popelinière),

VOISINES. Com. du dép. de la Haute-Marne, arr. et cant. de Langres ; 484 hab.

VOISINES. Com. du dép. de l'Yonne, arr. de Sens, cant. de Villeneuve-l' Archevêque ; 548 hab.

VOISINS-le-Bretonneuse. Com. du dép. de Seine-et- Oise, arr. de Rambouillet, cant. de Chevreuse ; 260 hab.

VOISSANT. Com. du dép. de l'Isère, arr. de La Tourdu-Pin, cant. de Saint-Geoire ; 309 hab.

VOISSAY. Com. du dép. de la Charente-Inférieure, arr. de Saint- Jean-d'Angély ; 224 hab.

VOIT (Karl von), physiologiste allemand, né à Amberg (Bavière) le 34 oct. 4834. Professeur extraordinaire à Munich en 4860, professeur ordinaire et conservateur des collections de physiologie en 4863, il a publié un grand nombre d'ouvrages sur la physiologie et fondé en 4865, avec Buhl et Pettenkofer, le Zeitschrift fur Biologie.

VOITEUR. Ch.-l. de cant. du dép. du Jura, arr. de Lons-le-Saunier ; 4.407 hab.

VOITURE. I. Historique (V. Carrosserie et Transport).

II. Technologie. — Les voitures sont l'œuvre, suivant leur destination, de deux industries bien distinctes : la carrosserie, qui ne produit que les voitures légères dites de luxe, et le charronnage, qui construit pour l'agriculture et le commerce (V. Carrosserie, Charronnage, et les renvois). Au point de vue de la forme, les voitures attelées se divisent en deux grandes catégories : les voitures à deux roues et les voitures à quatre roues. Les principaux types de voitures à deux roues sont, en tant que voitures de promenade, h charrette anglaise, à deux ou à quatre places, le tilbury, le cab anglais ou han~ somcab,\ebuggy-cab, le cabriolet, là carriole, k tonneau, le morning-cart, le sulky ou coureuse, et, en tant que voitures de char^^e, la charrette de commerce, la fourragère ou guimbarde, le haquet, la voiture de blanchisseur, la voiture de boucher, la voiture de laitier, la voiture de maraîcher, le tombereau, le camion à deux roues, le fardier à deux roues. Les principaux types de voitures à quatre roues sont, en tant que voitures de promenade, le coupé, le coupé trots-quarts, la Victoria ou mylord, le landau, la calèche, la berline et ses variétés, le clorsay, le vis-à-vis ou sociable, le cab français, le landaulet, le phaéton (phaéton droit, phaéton à passage rond, phaéton-mail, phaéton de dame, etc.), le duc, le panier, le poneij-parc, V araignée, le dog-cart,\e mail-cart,h break, le mail-coach, et, en tant que voitures de charge, Vomnibus, le tramway, Idi diligence, Id, tapissière, le char à bancs, lamture de livraison, la voiture d'ambulance, le camion de chemin de fer, le fardier à quatre roues. Des articles spéciaux ont d'ailleurs été consacrés, sous les mots correspondants, à chacun de ces types. Les voitures mues par la vapeur, le pétrole, l'alcool, l'électricité, sont plus particulièrement désignées sous le nom à' automobiles (V. ce mot au Supplément), celles composant le matériel roulant des chemins de fer sous les noms de vagons et de trucs (V. Chemin de fer).

III. Législation et réglementation. — Voitures particulières. — La possession d'une ou plusieurs voitures à usage personnel entraîne l'opération d'une déclaration et, sauf exceptions limitativement prévues, le paiement de la taxe sur les chevaux et voitures (V. Cheval, t. X, p. 4433). Leur circulation sur la voie publique n'est soumise à d'autres conditions que l'observation des règlements sur la police du roulage (V. ci-après § Police du roulage).

Voitures publiques. — La législation range les voitures 'publiques en trois catégories distinctes : les voitures de terre, les voitures d'eau et les voitures de chemins de fer.

4» Voitures de terre. En principe, la profession de voiturier est libre. En fait, elle est assujettie, dans l'intérêt de la sécurité et de l'ordre public, à de nombreux

Page 1