LUXEMBOURG
Totaux
(V. Basse-cour, Bâtiments ruraux, § Poulailler et Colombier, Canard, Coq, Dindon, Faisan, Oie, Pigeon, Pintade, Poule). J. Troude.
VO LAN DRY. Com. du dép. de Maine-et-Loire, arr. et cant. de Baugé ; 688 hab.
VOLANT. I. Mécanique. — Pojir qu'une machine soit avantageusement établie, il faut d'abord que son rendement soit le plus grand possible, c.-à-d. que les résistances passives y soient réduites à leur minimum. Il faut aussi que le récepteur et l'outil conservent les vitesses les plus appropriées à en tirer le meilleur parti possible, et, comme le travail moteur et le travail résistant ne sont pas toujours constants, leurs variations ont besoin d'être contre-balancées.^On y parvient de diverses manières, mais plus particulièrement au moyen de l'organe appelé volant. Il consiste en une roue d'un grand diamètre et, le plus souvent, en fonte, qu'on monte sur l'un des axes tournants de la machine : l'axe du moteur ou Laxe de l'opérateur, suivant que c'est l'un ou l'autre qui reçoit les efforts les plus variables. Même, quand la force motrice et la force résistante sont toutes deux variables entre des limites étendues, on fait souvent usage de deux volants, l'un placé près du moteur, l'autre près de l'opérateur. Le calcul fait voir que si l'on appelle m^ et mq le minimum et le maximum par lesquels passe la vitesse angulaire de rotation à chaque demi-tour, l'écart w^ — w^ qu'il faut limiter sera d'autant plus petit que le moment d'inertie I des pièces de la machine sera plus grand. On détermine, en partant de ce principe, le poids et les dimensions du volant. A poids égal, et, par conséquent, à égalité de frottement sur les tourillons, le volant le plus grand est, pour une machine donnée, celui qui a le plus d'action. 11 y a toutefois, eu égard aux dangers de rupture provenant de l'action de la force centrifuge, un rayon que, pour chaque valeur de la vitesse de régime, il ne faut pas dépasser. Ce rayon limite est donné par la formule
COq -4- M^
D'ailleurs, le surcroît de frottement est toujours peu considérable et les avantages que présente l'emploi d'un volant au point de vue de la douceur de marche et du bon fonctionnement de la machine font plus que compenser l'excédent de force motrice qu'il nécessite. Il constitue même un « réservoir de force », ou, plus exactement, un
réservoir de puissance vive. Si, en effet, le travail moteur l'emporte pendant quelque temps sur le travail de la résistance, la puissance vive totale de la machine augmente, mais une partie de cet excès est employé à accroître la puissance vive du volant, qui opère ainsi une sorte d'emmagasinement. Si, au contraire, c'est l'inverse qui se produit, la puissance totale diminue, mais une partie de l'excès de travail résistant est employée à ralentir le volant. L'usage du volant est des plus anciens : le rouet des fileuses en a été de tout temps muni. Dans les machines à vapeur, son application est due à Fitz-Gerald (1758). On emploie aussi dans un grand nombre de mécanismes, tels que les sonneries d'horloges et de pendules, les tournebroches automatiques, l'appareil du général Morin, le moulinet de Woltman, l'anémomètre de Combes, etc., un autre système de volants : le volant à ailettes. Il se compose de deux ou quatre bras perpendiculaires à Taxe de rotation et portant chacun à leur extrémité une aile ou ailette, ordinairement rectangulaire. Quand le système tourne, chaque ailette éprouve de la part de l'air une résistance qui croît à peu près comme le carré de la vitesse et qui empêche l'accélération indéfinie de celle-ci.
II. Jeu. — Petite boule de bois ou de liège, garnie d'un rang de plumes, qu'on lance en l'air ou qu'on se renvoie, à deux ou plusieurs joueurs, avec des raquettes.