VOLCAN — VOLLMAR
d'une cause profonde, tout à fait générale : l'énergie interne du globe. Ch. Vélain.
BiBL, (Limitée aux ouvrages généraux) : Poulet ScROPE, les Volcans et les Tremblements de terre (trad. E. Pierragi) ; Paris, 1864. — J. Schmidt, Vulka,nstudien ; Leipzig, 1874. — K. Fuchs, les Volcans et les Tremblements de terre ; Paris, 1876. — Fouqué, Santorin et ses éruptions. — Ch. Vélain, les Volcans; Paris, 1884. -- ZuRciiER et Marcollé, les Volcans et les Tremblements de terre; Paris, 1887. — J.-W. Judd., les Volcans; Londres., 1881.— Dana, Caracteristics of volcanoes; New York, 1890. — Bruneo, Schwabens 125, Vulkan-Embryonen ; Stuttgard, 1894. — Consulter également dans les traités de géographie et de géographie physique : Prestwich, Geology, 1 1 [193-216] ; Oxford, 1886. — Geikie, TextBook ofGeology [178-250] ; Londres, 1887. — A. Penck, Morph. der Erdoberflâche [408-387] ; Stuttgart, 1894. --Ed. Suess, la Face de la terre., trad. par E. de Margérie, I, [185-224] ; Paris, 1897. — De Lapparent, Géologie, 1, 4« éd. [392- 542] ; Paris, 1900. — F. Ratzel, Die Erde und das Leben, Vulhanisme [114-188] ; Leipzig, 1901.
VOLÉE (Gonstr.) (V. Escalier, t. XVI, p. 234). VOLE RIE (Vénerie) (V. Fauconnerie).
VOLESVRES. Com. du dép. de Saône-et-Loire, arr. de Charolles, cant. de Paray-le-Monial ; 495 hab.
VOLET. I. Architecture. — Assemblage de menuiserie monté sur châssis, placé soit au dehors, soit à l'intérieur des habitations et servant de défense aussi bien contre les agressions du dehors que contre les intempéries des saisons. Autrefois les volets placés à l'extérieur étaient généralement composés de deux battants ou vantaux s'adossant, lorsqu'ils étaient ouverts, sur les faces des trumeaux voisins ; mais, de nos jours, on emploie souvent, à l'extérieur, des persiennes (V. ce mot) faites de métal, de peu d'épaisseur, brisées en plusieurs feuilles et se logeant le long des tableaux des baies. Ch. L.
IL Art héraldiûue, — On nommait volet le chaperon que les chevaliers mettaient sur leur casque pour se préserver des ardeurs du soleil et dont les pointes voletaient au vent de la course. C'est cette pièce de l'habillement qui, déchiquetée et pendante après le combat, donna naissance aux lambrequins. — On appelle aussi volet le tourteau de sinople.
VOLF (Georges), philologue hongrois, né en 4843, mort en 1897. Il fit ses études à Pest et devint directeur du lycée annexe à l'Ecole normale de Budapest. Volf déploya une grande activité dans la revue Nyeluôr et rédigea la collection Nyelvemléktdr où il a édité les plus anciens manuscrits de langue hongroise, datant des xv® et XVI® siècles. Dans les dernières années de sa vie, il a donné plusieurs études importantes sur la civilisation des anciens Magyars et sur les premiers missionnaires en Hongrie.
VOLGA. Fleuve de Russie (V. ce mot).
VOLGIEN (Géol.) (V. Portlandien).
VOLGRÉ. Com. du dép. de l'Yonne, arr. de Joigny, cant. d'Aillant ; 392 hab.
VOLHYNIE (V. Volynie).
VOLIÈRE. Les volières étaient connues dans l'antiquité. A Rome, notamment, elles étaient fort en honneur et Varron, dans son traité De re rustica, consacre à leur construction et à leur aménagement une longue dissertation. Il les distingue d'ailleurs en volières d'utilité et en volières d'agrément. Au moyen âge et pendant les siècles qui suivirent, on déploya également pour les volières un certain luxe. Nombre de châtelains et de bourgeois en possédaient jusque dans leurs chambres. De nos jours, elles se composent, en général, d'une enceinte entourée d'un grillage en fil de fer. L'engouement pour les oiseaux rares est, du reste, moins grand, et on y enferme surtout des pigeons, des faisans, des perdrix, etc.
VOLKAWIERIA (Volkameria Briq.) (Bot.). Genre delà famille des Verbénacées ne renfermant qu'une espèce, le V. aculeatum Gresb., originaire de l'Amérique tropicale et cultivé dans tous les pays chauds pour la beauté de ses fleurs. C'est un arbuste armé d'épines provenant de l'induration de la base persistante des pétioles. Le fruit est une drupe à quatre sillons contenant quatre noyaux,
VOLKERINCKHOVE. Com. du dép. du Nord, arr. de Dunkerque. cant. de Wormhoudt; 835 hab.
VOLKHART (Max), peintre allemand, né à Dusseldorf le 17 oct. 1848. Elève d'Edouard von Gebhardt, il a peint, outre quelques grandes scènes historiques (Victoire du prince d'Orange sur les Espagnols à Nieuport, panorama à Rotterdam), un grand nombre de tableaux de genre, dont les sujets sont empruntés aux moeurs et coutumes des trois derniers siècles, particuhèrement dans les Pays-Bas, et se distinguent par leur minutieuse exécution : r Audience, Beaucoup de bruit pour rien, etc.
VOLKHOV. Rivière du N.-O. de la Russie (V. ce mot).
VOLKMANN (Alfred -Wilhelm), physiologiste allemand, né à Leipzig le 4®^ juil. 1801, mort à Halle le 21 avr. 1877. Il fut successivement professeur à Dorpat (1837) et à Halle (1843). Son ouvrage capital est Anatomia animalium (Leipzig, 1831-33, 2 vol.). Ses autres écrits sont relatifs au système nerveux, à l'œil et à la circulation. D^^ L. Hn.
VOLKMANN (Richard von), chirurgien allemand, né à Leipzig le 17 août 1830, fils d'Alfred Wilhelm. En 1867, il devint professeur de chirurgie et directeur de la clinique chirurgicale à HaUe. C'est un des grands chirurgiens contemporains; il a été anobli en 1885. Son ouvrage le plus important est Beitr âge zur Chirurgie (Leipzig, 1875, pL). Il a collaboré BxiHandbuch dePitha etJBillroth, et il publie, depuis 1870, Sammlung klin. Vortrâge. D^ L. Hn.
VOLKOV (Féodor-Grégoriévitch), acteur et auteur dramatique russe, né à laroslaw en 1729, mort à Saint- Pétersbourg en 1763. Fils d'un marchand, il se prit de passion pour l'art théâtral ; un grand seigneur qui le vit à laroslaw le fit venir à Saint-Pétersbourg, où il créa et organisa le théâtre de la cour, dont il fut l'un des acteurs les plus célèbres.
VOLLET (Emile- Henry- Auguste), historien religieux français, né àFrévent (Pas-de-Calais) le 24 juin 1827. Il fut répétiteur de droit à Paris, pendant dix ans. A cette première partie de sa vie se rapporte un essai sur l'autorité de la chose jugée, d'après l'ancien droit romain. — Ses études sur l'histoire du droit, qu'il considérait comme inséparable de celle de la civilisation, l'amenèrent à constater que, de tous les facteurs de la civilisation, les plus puissants sont les doctrines et les institutions religieuses; il en fit dès lors l'objet principal de ses travaux. Dans cet ordre d'idées, il donna à Y Encyclopédie des sciences religieuses des notices sur les donations, sur la francmaçonnerie, sur les investitures et sur la juridiction ecclésiastique. Mais, en somme, toute son œuvre écrite, qui résume cinquante années de travail, se trouve dans la Grande Encyclopédie, où elle est représentée par une très grande partie des articles sur la religion chrétienne. Au moyen d'une répartition méthodique des matières, il a composé les différents chapitres d'une histoire générale de l'Eglise : Histoire des doctrines : dogmes, opinions orthodoxes et hérésies ; Histoire du culte ; Histoire des institutions ecclésiastiques; Histoire du régime monastique : ordres religieux, congrégations et associations analogues ; Histoire des conciles; Histoire de la papauté et Histoire du droit canonique. Ce travail a été fait par l'auteur en se plaçant, autant que possible, au point de vue de chacune des Eglises et de chacun des partis religieux dont il s'occupait; exposant, d'après les témoignages les plus authentiques, les faits qui les concernent, pour les faire connaître et comprendre, mais sans prétendre les juger, et empruntant l'expression de leurs doctrines à leurs documents officiels ou à leurs écrivains les plus autorisés.
VOLLMAR (Georg-Heinrich de), agitateur socialiste allemand, né à Munich le 7 mars 1850. Elevé chez les bénédictins, il entra dans les cuirassiers, ût la campagne de 1866 contre la Prusse, puis entra dans l'armée du pape. Revenu en Bavière, il prit part à la guerre de 1870 comme employé des télégraphes et fut blessé grièvement
VOLLMAR — YOLNEY
à Blois. Il étudia les doctrines socialistes et foada en 1877 la Gazette du Peuple de Dresde. En 1888, il fut condamné à un an de prison et expulsé. Yenu à Zurich, puis à Paris, il fut nommé au Reichstag par Munich et y siégea de 1881 à 1887, et de nouveau à partir de 1890 : un des chefs du groupe socialiste, il faisait opposition à l'Empire et ne cachait pas son hostilité contre la France. Son activité principale se déploie au Landtag bavarois. Il a publié : Des isolierte socialistische Staat (1880); Ueber die naecfisten Aufgaben der Soclaldemokratie (1891) ; Ueber Staatssocialismus (1892). Le journal oîi il défend ses idées est le Munchener Post.
VOLLON (Antoine), peintre français, né à Lyon le 20 avr. 1833. Elève de l'Ecole des beaux-arts de Lyon, il débuta au Salon de 1864 par un étude de nature morte : Art et Gourmandise. Il a continué dans ce genre où il s'est distingué : Intérieur de cuisine (1865) ; Hetour du marché {musée de Lyon), Poissons de m^r(1876), Coin de halle (1876), Armures (1875), Femme du Pollet (1876), Courges (1880), Pot au feu (1883), Vue du Tréport (1886), Port de Marseille (1887), Pêcheurs (1889), etc. Il a aussi peint des paysages, des aquarelles et exécuté des fusains estimés.
VOLLORE-MoNTÂGNE. Com, du dép. du Puy-de- Dôme, arr. de Thiers, cant. de Courpière; 835 hab.
VOLLORE-YiLLE. Com. du dép. du Puy-de-Dôme, arr. do Thiers, cant. de Courpière ; 2.197 hab.
VOLMÉRANGES (Benoit Pelletier-), auteur dramatique français (V. Pelletier).
VOLNAY. Com. du dép. de la Côte-d'Or, arr. et cant. de Beaune, au pied du massif de la Côte-d'Or, entre deux affluents de la Dheune; 559 hab. Yignobles réputés parmi les grands crus de la côte de Beaune. Eglise des xiii*^ et xvi® siècles.
VOLNAY. Com du dép. de la Sarthe, arr. de Saint- Calais, cant. de Bouloire; 1.103 hab.
VOLNEY (Constantin-François Châssebœiuf, comte de), écrivain et homme poh tique français, né à Craon (Maineet-Loire) le 3 févr. 1757, mort à Paris le 25 avr. 1820. Fils de l'avocat Chassebœuf, qui lui fit prendre le nom de son domaine patrimonial de Boisgirais, changé plus tard par lui-même eu celui de Volney, il se rendit à Paris, à la suite de brillantes études classiques, pour apprendre le droit, puis la médecine, qui ne le captivèrent pas longtemps, fréquenta passionnément la société philosophique du temps et, séduit par les langues et les civilisations orientales, ainsi que par l'histoire des peuples et des religions de l'antiquité, consacra le produit d'un héritage qui lui échut en 1781 à faire en Egypte et en Syrie, de 1782 à 1787, un voyage laborieux dont la relation, publiée au retour (1787, 2 vol. in-8), lui valut, par la sûreté de ses observations, la largeur de ses vues, la hardiesse de sa critique, enfin la précision élégante de son style, une grande et légitime notoriété, qu'accrurent encore ses Considérations sur la guerre des Turcs et de la Russie (1788, in-8). Ayant témoigné le désir d'aller en Corse acchmater certaines cultures des régions tropicales, il fut nommé directeur général de l'agriculture et du commerce dans cette île. Mais la Révolution, qui éclata peu après, ne lui permit pas de remplir cet emploi. Envoyé aux Etats généraux par le, tiers état de la prov. d'Anjou, il tint une place distinguée à l'Assemblée constituante, où il se fit remarquer par son dévouement aux idées nouvelles et prit une part importante aux débats relatifs aux gardes nationales, à l'organisation des départements, à la vente des domaines nationaux, au droit de paix et de guerre, etc.
Entre temps il poursuivait ses études historiques et philosophiques, publiait en 1790 un important Mémoire sur la chronologie des douze siècles antérieurs au passage de Xerxès en Grèce (Paris, in-4) et portait sa réputation au comble par le livre célèbre où, sous ce titre : les RuineSj ou méditations sur les révolutions des em-
pires (1790, iû-8), il imputait tous les malheurs de l'humanité à l'abandon par les peuples de la liberté et de la religion naturelle. Après la dissolution de l'Assemblée constituante, il se rendit en Corse, où il avait acheté un domaine, pour s'y livrer à ses entreprises agricoles. Mais les troubles de cette île l'obligèrent à la quitter au commencement de 1793 (il publia peu après un Précis de l'état actuel de la Corse). Très attaché aux principes de la Révolution et à l'idée républicaine, il écrivit la même année, avec le plus grand succès, sa Loi naturelle ou Catéchisme du citoyen français, traité de morale vraiment humaine, basée sur les données de la raison, en dehors de toute religion révélée. Son dévouement au parti de la Gironde lui valut d'être incarcéré quelque temps sous la Terreur. Remis en liberté après le 9 thermidor, il fut chargé d'un cours d'histoire à l'Ecole normale, qui venait d'être instituée par la Convention, et fut, par la solidité ingénieuse de son enseignement, le précurseur de la critique historique moderne. Un peu plus tard, l'Ecole ayant été pour un temps supprimée, il partit pour l'Amérique (1795), où il fut bien accueilli par Washington, mais où, en 1797, le nouveau président, John Adams, dont il avait critiqué les vues politiques, l'accusa d'être venu comme agent secret chargé de préparer le retour de la Louisiane à la France. Il dut retourner à Paris en 1798. Il y était à l'époque du"l 8 brumaire et, trompé comme beaucoup d'autres républicains, sur les intentions de Bonaparte, qu'il avait connu jacobin et dont, après avoir été le protecteur, il était resté l'ami, il applaudit d'abord à l'établissement du Consulat. Aussi fut-il appelé peu après au Sénat. Mais les tendances du nouveau gouvernement ne tardèrent pas à l'inquiéter. Il combattit toutes les innovations qui devaient avoir pour effet l'organisation du pouvoir absolu et le retour aux institutions du passé, particulièrement le Concordat, vota en 1804 contre l'établissement de l'Empire et donna même sa démission de sénateur, qui ne fut pas acceptée. Napoléon, qui voulait le ménager, le nomma commandeur de la Légion d'honneur en 1804, et comte de l'Empire en 1808. Mais Yolney fit constamment partie, avec Lanjuinais, Destutt de Tracy et quelques autres idéologues, du petit groupe de sénateurs qui, jusqu'en 1814, désapprouvèrent la politique impériale. Du reste, il se consacra presque exclusivement pendant cette période à ses travaux de cabinet et publia d'importants ouvrages d'observation, de critique et d'histoire, parmi lesquels nous citerons : Tableau du climat et du sol des Etats-Unis (1803, 2 vol. in-8); Supplément à V Hérodote de Larcher (1809, in-8); Recherches nouvelles sur T histoire ancienne (1814, 3 vol. in-8).
Créé pair de France par Louis XYIII (4 juin 1814), il ne se rallia pas à Napoléon pendant les Cent- Jours. Il ne prit jusqu'à sa mort qu'une part peu importante aux débats du Luxembourg, mais resta fidèle au parti libéral et demeura surtout très attaché à ses convictions philosophiques, comme il le prouva, peu avant sa fin, par sa spirituelle et ironique Histoire de Samuel, inventeur du sacre des rois (1816, in-8). A cette époque, comme précédemmeût, du reste, il consacra une bonne partie de son temps à d'ingénieuses études sur les langues orientales, qui étaient à ses yeux une des ressources les plus précieuses dont pussent disposer les philosophes et les historiens. Dès 1795 il avait publié une très curieuse Méthode pour apprendre les langues arabe, persane et turque avec les caractères européens (in-8). Plus tard, il avait écrit un Rapport sur les vocabulaires comparés des peuples de toute la terre, du professeur P allas (1805, iiî-8). Sous la Restauration, il donna encore son A //?/ia/?^î européen appliqué aux langues asiatiques (1819, in-8) ; son Hébreu simplifié (1819, in-8) ; son Discours sur r étude philosophique des langues (1819, iu-8) et sa Lettre au comte Lanjuinais sur T antiquité de l'alphabet phénicien (1819, in-8). Il laissa de plus en mourant des Vues nouvelles sur l'organisation des langues