VOYAGEUR — VOYELLE
voyageur consistent, soit en un traitement fixe, soit en un pourcentage sur le chiffre de ses affaires ou sur celui des bénéfices réalisés par son entremise, mais, le plus ordinairement, les deux modes de paiement sont combinés. Tantôt les frais de route restent à sa charge, tantôt, et c'est le plus souvent, il est indemnisé par la maison.
Il est superflu de démontrer de quelle importance est le rôle des voyageurs pour le développement du négoce national ou international ; à une époque de concurrence comme la nôtre, il est peu d'établissements qui puissent se maintenir, si leurs représentants ne vont périodiquement stimuler et recruter la clientèle, élargir le cercle des affaires, se renseigner sur la solvabilité des correspondants et écouter leurs réclamations. En matière de commerce plus qu'en toute autre, les absents ont tort. Les agents et les amis de la France â l'étranger n'épargnent à ce sujet ni les avertissements ni les reproches aux maisons françaises, qu'ils accusent de ne pas assez multiplier leurs voyageurs, et de ne pas savoir disputer le terrain aux concurrents des autres nations.
Pendant des siècles, les marchands furent leurs propres voyageurs, si bien que voyageur et marchand étaient deux termes à peu près synonymes ; leur vie se passait sur les routes et leurs pacotilles cheminaient avec eux ; il leur fallait aller de ville en ville, fréquenter les grandes foires, rendez-vous des vendeurs et des acheteurs, aujourd'hui devenues inutiles.
J'ai été amont et avalj
Pour marchander où je pouvais^
Par long temps à pié, à cheval,
disait à la Mort l'un des défunts de la Danse macabre, au cimetière des Innocents. Si le négociant est devenu éminemment sédentaire, si, de son comptoir qu'il a tout intérêt à ne pas quitter, il peut tenir tous les fils de ses opérations, si ses marchandises ne sortent de ses magasins que pour aller directement à la clientèle, cette transformation du trafic n'a été possible que grâce aux tournées du voyageur de commerce promenant, au lieu de lourds colis, son assortiment d'échantillons et recueillant les commandes. S'il est juste de mesurer la valeur d'une profession à l'étendue des services qu'elle rend, à l'importance du rôle qu'elle joue dans la généralisation du bien-être et l'amélioration de la vie universelle, celle du voyageur de commerce a droit à toute considération. Et pourtant l'opinion publique a quelques préventions, non pas contre elle, mais contre ses représentants, dont la vie nomade n'a pas toujours été jugée avec bienveillance. Le crayon et la plume, cruels pour leur vanité, sans porter cependant la moindre atteinte à leur honorabilité professionnelle, se sont égayés à leurs dépens. L'illustre Gaudissart, de Balzac, l'Alcide Jollivet, de A. Dumas, sont d'ailleurs des types manifestement chargés. Et puis, tout cela remonte à l'époque déjà lointaine où, au lieu d'être perdu comme aujourd'hui dans le grand courant de la circulation, le représentant de commerce composait en grande partie le public des hôtelleries et des diligences. Son habitude d'être partout chez lui et de se mettre partout à l'aise faisait paraître sa personne un peu encombrante ; il s'arrogeait volontiers la royauté de la table d'hôte, dont les dîners, vu l'affluence des siens, étaient pour lui presque des repas de corps. Il y avait du moins à faire valoir en sa faveur des circonstances atténuantes : la bonne humeur, la joie de vivre, le contentement de soi-même sont des grâces d'état indispensables pour celui qui passe ses journées à aller de porte en porte, avec la résolution de ne répondre aux rebuffades que par des paroles courtoises. En Perse, les courtiers en marchandises, dit Savarydans son Dictionnaire du commerce, n'ont pas d'autre nom que celui de « grands parleurs ». Ils méritent cette appellation dans plus d'un autre pays ; mais la faconde, le talent de forcer, par un verbe irrésistible, les consignes les plus sévères et de venir à bout des plus obstinés refus, ne rentrent-ils pas dans la stratégie du métier ? Marcel Chariot.
VOYANT (Géod.) (V. Mire).
VOYELLE. On divise les sons articulés produits par l'appareil vocal en deux catégories : les voyelles et les consonnes. Les unes et les autres dépendent de conditions particulières qui ont été l'objet de minutieuses recherches de la part des physiciens, des physiologistes et des linguistes ; on comprend en effet que c'est là un point capital pour l'étude de l'évolution des langues. On a l'habitude, dans la pratique, d'appeler wî/^//^^ les sons simples produits par une seule émission de voix, et cela peut suffire à la rigueur ; mais les voyelles ne sont ainsi qu'imparfaitement définies. Il faut ajouter la notion de timbre, qui est caractéristique* Les voyelles sont des timbres spéciaux, déterminés par la forme des vibrations laryngiennes correspondant à la forme donnée à l'appareil buccal pour l'émission de la voix. Mais il faut considérer que le son émis par le larynx peut avoir deux issues, à savoir l'ouverture même de la bouche, et les fosses nasales ; on aura par conséquent, suivant que ces dernières, pendant l'émission de la voyelle, seront fermées ou ouvertes par le jeu du voile du palais, les voyelles pures proprement dites, et les voyelles nasales ou nasalisées. Celles-ci, qui sont propres à quelques langues seulement (au français entre autres), sont exprimées dans l'écriture par les voyelles pures accompagnées, soit d'un signe diacritique, soit d'une consonne nasale. Le nombre des voyelles est indéfini : les différentes langues sont impuissantes à exprimer par récriture les innombrables variations apportées à leur timbre par les modifications des organes buccaux ; et si l'on a pu, â l'aide de signes ou de caractères spéciaux, arriver à distinguer, pour les besoins de la science, la plupart des sons voyelles propres à nos langues, il n'en saurait être de même dans l'usage journalier. Mais il est facile de constater, parmi ce grand nombre de sons voisins, des types qui sont suffisamment distincts les uns des autres, et que l'on peut alors représenter, dans l'écriture alphabétique, par des signes différents; ces types, à proprement parler, sont les voyelles. On a essayé beaucoup de classifications du système des voyelles ; elles reposent généralement sur la distinction a, î, u (pron. ou), avec les intermédiaires e entre a et i, o entre a et w. Ces sons ont été disposés sous la forme d'un triangle équilatéral dont a occupe le sommet, comme étant la voyelle la plus simple et la plus pure ; mais cette représentation a l'inconvénient de ne pas tenir compte de la forme de l'articulation et de ne pas montrer suffisamment les rapports des voyelles entre elles. On s'accorde plus généralement à disposer les voyelles sur une seule ligne, en prenant pour point de départ w, la plus sourde, pour arriver à i, la plus claire (ou inversement), a occupant le milieu, une place pour ainsi dire neutre, parce que dans sa prononciation la bouche est moyennement ouverte et la langue ne s'éloigne guère de sa position indifférente ; la série est donc u oaei. On y ajoute les deux voyelles il {u français) et ô (eu français), qui ont ceci de particulier que leur prononciation exige à la fois la position de la langue dans l'émission des voyelles sourdes et celle des lèvres dans l'émission des voyelles claires, ou inversement ; elles sont par conséquent intermédiaires l'une entre u et î, l'autre entre o et e. Le schéma du système des voyelles est donc le suivant :
Les voyelles, dans l'écriture, ne sont pas toujours exprimées par un signe simple, comme on le voit en français pour les voyelles ou et eu ; on désigne quelquefois ces graphies sous le nom de voyelles composées ; mais on n'oubliera pas qu'elles sont simples dans la prononciation. Disons enfin que les voyelles sont susceptibles d'être brèves ou longues, et que ce sont elles qui forment ordinairement le noyau de la syllabe (V. ce mot). Mondry Beaudouin.
VOYENNE - VRICNE
VOYENNE. Com. du dép. de l'Aisne, arr. de Laon, cant. de Marie ; 543 hab. Stat. du chem. de fer du Nord. VOYENNES. Com. du dép. de la Somme, arr. de Péronne, cant. de Nesle; 814 hab.
VOYER (De) (V. Argenson).
VRAC (Comm.). Les marchandises expédiées en vrac sont celles que l'on charge sur les trains ou sur les navires sans récipient, enveloppe ni emballage. Des clauses des tarifs déclinent, en général, la responsabilité des compagnies ou de l'armateur relativement aux détériorations qu'elles pourraient subir dans les manipulations du chargement et du déchargement.
VRACONNIEN (de la Vraconnaz, près Sainte-Croix [Vaud]). Nom donné par Renevier à un étage géologique intermédiaire entre l'albien et le cénomanien.
VRAIE-Croix (La). Com. du dép. du Morbihan, arr.de Vannes, cant. d'Elven ; 848 hab. Stat. de chem. de fer.
VRAI G NES. Com. du dép. de la Somme, arr. d'Amiens, cant. d'Hornoy ; 466 hab.
VRAINCOURT. Com. du dép. de la Haute-Marne, arr.de Chaumont, cant. de Vignory ; 4 29 hab. Stat. dechem . de fer.
VRAISEMBLANCE (Philos.) (V. Probabilisme).
VRAIVILLE. Com. du dép. de l'Eure, arr. de Louviers, cant. d'Amfreville-la-Campagne ; 364 hab.
VRAKHORI ou AGRINION. Ville de Grèce, prov. d'Akarnanie-et-Etolie, ch.-l. de l'éparcliie de Trikhonia» au-dessus de la plaine de l'Achéloiis à !'()., et de la rive dr. de l'Erimitza au S.-E. ; 7.430 hab. Commerce actif; chem. de fer projeté sur Missolonghi. On a confondu à tort Vrakhori avec Agrinion, dont les ruines sont à 42 kil. N.-O. (avec une enceinte pentagonale).
VRANIA. Ville de Serbie, ch.-l. du cercle de Vrania, stat. frontière contre la Turquie, au-dessus de la r. g. de la Morava Bulgare, à 400 m. d'alt. ; 44.405 hab. Stat. du chem. de fer Belgrade-Uskub. Fabr. de câbles et d'armes.
VRASVILLE. Com. du dép. de la Manche, arr. de Cherbourg, cant. de Saint-Pierre-Eglise ; 448 hab.
VRAUX. Com. du dép. de la Marne, arr. et cant. de Châlons-sur-Marne ; 324 hab.
VRAZ (Stanko), poète croate, né à Zerovec le 40 juin 4840, mort à Agram le 24 mai 4854. Il s'appelait Jakoh Fras, étudia à l'Université de Gratz, écrivit d'abord en Slovène, mais bientôt s'adonna à la renaissance littéraire de rillyrie croate, dont il devint un des plus ardents propagateurs. Il a publié un recueil de chants populaires Slovènes : Narodne pesme (4839), très précieux comme monument de cette littérature; en 4840, il publia un recueil de chants d'amour, Djulabije, puis Glasi ix> dubrave Zerovinske (4844) ; Gusle i tambura (iS4:^). De 4842 à 4845, il dirigea la revue littéraire Kolo. Ses œuvres réunies (Dje/a) parurent à Agram en 1863-64; sa Correspondance, en 4879.
VRÉCOURT. Com. du dép. des Vosges, arr. de Neufchâteau, cant. de Bulgnéville ; 640 hab.
VRED. Com. du dép. du Nord, arr. de Douai, cant. de Marchiennes; 4.527 hab.
VRtGILLE. Com. du dép. de la Haute-Saône, arr. de Gray, cant. de Marnay ; 420 hab.
VRÉGNY. Com. du dép. de l'Aisne, arr. de Soissons, cant. de Vailly ; 459 hab.
VRÉLY. Com. du dép. de la Somme, arr. de Montdidier, cant. de Rosières ; 704 hab,
VRÉTOT (Le). Com. du dép. de la Manche, arr. de Valognes, cant. de Bricquebec; 783 hab.
VRIANGE. Com. du dép. du Jura, arr. de Dole, cant. de Rochefort ; 242 hab.
VRIEND (Frans et Jakob de)(V. Floris).
VRIES (Détroit de) (V. Kouriles).
VRIES (Jan Fredemân de), peintre hollandais, né à Leeuwarden en 4527, mort après 4604. Il est le plus ancien des peintres hollandais qui ont pris un Intérieur
d'église ou, plus généralement, une « architecture » comme sujet principal d'une peinture, les figures qu'il y ajoutait n'étant pour lui que de simples accessoires, même quand elles donnaient leur nom au tableau. Ses albums d'architecture sont très estimés pourra justesse de perspective et le bel arrangement de lignes des compositions qu'ils renferment. Il fut le maître d'H. van Steenwyck le Vieux. E. D.-G.
VRIES (Martin de), navigateur hollandais du xvii^ siècle. On ne connaît ni la date de sa naissance ni celle de sa mort. On sait seulement qu'en 4622 il aborda aux Indes comme matelot, à bord du Wapen van Hoorn, En 4643, il fut chargé par le conseil des Indes d'explorer la région maritime située au N. du Japon. Parti sur le Castricum, et ayant sous ses ordres le Breskens, de Vries visita les îles situées près du détroit appelé depuis détroit de laPérouse, puis Yeso, la Terre des Etats et la Terre de la Compagnie. Il eut à surmonter de nombreuses difficultés suscitées par les Japonais. Une relation de ce voyage parut en 4646 : Mémorial et observations de M, de Vries sur le voyage aux côtes de la Tartarie et du Japon (en holL, Amsterdam, in-8). Leupe a publié en 4858 le Journal de bord du Castricum (id., ibid., in-8).
BiBL. : Eekhoff, m. g. de Vries commandant au service de la compagnie des Indes (en holland.) ; Leeuwarden, 1859, in-8.
VRIES (Jérôme de), littérateur hollandais, né à Ams-^ terdam en 4776, mort à Amsterdam en 4853. H fut appelé de bonne heure aux importantes fonctions de greffier de sa ville natale, et consacra ses loisirs aux lettres et aux arts, spécialement à la numismatique. H publia un grand nombre d'ouvrages pleins d'érudition, mais ses jugements sont parfois influencés plus que de raison par ses préjugés réactionnaires. En voici les principaux : Vie d'Anaxagoras (Amsterdam, 4806, in-8) ; Eloge de Jérémie De Decker (ibid., d807, in-8) ; Histoire de la poésie néerlandaise {ibid., 1808, 2 vol. in-8) ; Hugo Gro-^ tius et Marie de Beigersbergen {ibid.,i8'^l, in-8). Tous ces ouvrages sont écrits en hollandais. Il avait également traduit en cette langue le traité de Grotius, Deveritate religionis christianœ {ibid. , 4 844) , et fondé avec Van Kampen le Hollandsch Magazyn, importante revue littéraire et historique. On lui doit aussi la continuation du grand traité numismatique de Van Loon : Description des monnaies et médailles historiques de la Hollande (enholL).
BiBL. : Biographie de J. De Vries (en holL), dans Annuaire de la Société néerlandaise de Leyde, pour 1853.
VRIES (Mathiasde), philologue hollandais, né à Haarlem en 4820, mort à Leyde le 47 août 4892. Il fut successivement professeur au gymnase de Leyde et aux Universités de Groningue et de Leyde, et s'appliqua spécialement à l'étude de la langue néerlandaise. On lui doit de savantes éditions d'auteurs du moyen âge, tels que Hooft, Boendale,Maerlant, etc., mais son œuvre maîtresse est le Grand Dictionnaire hollandais (Woordenboek der nederlansche taal; Leyde, 4864-86, 34 liv. in-8). Il préconisa en 4872 des règles orthographiques nouvelles, qui furent adoptées partons les écrivains néerlandais.
VRIES (Hugo de), botaniste hollandais, né à Haarlem le 16 févr. 4848. Il étudia à Liège, oti il fut reçu docteur es sciences en 4870, à Heidelberget à Wurtzbourg, devint professeur à l'école « réale » d'Amsterdam en 4874, privat-dozent à Halle en 4877, professeur extraordinaire de botanique à Amsterdam en 4878, professeur ordinaire en 4880. H s'occupe surtout de physiologie végétale et a publié plusieurs ouvrages sur ce sujet ; la croissance des plantes et la théorie darwinienne ont particulièrement attiré son attention. D^ L. IIn.
VRIES (Fidès de), cantatrice française (V. Devhies).
YRIGNE-Aux-Bois. Com. du dép. des Ardennes, arr! et cant. (N.) de Sedan ; 2.889 hab. Ferronnerie et fonderies de fer et de fonte.
VRIGNE-Meuse. Com. du dép. des Ardennes, arr. de Mézières, cant. de Flize ; 458 hab. Stat. de chem. de fer.
VRIGNY — VUITRY
VRIGNY. Corn, du dép. du Loiret, arr. et cant. de Pithiviers; 632 hab.
VRIGNY. Com. du dép. de la Marne, arr. de Reims, cant. de Ville-en-Tardenois ; 249 hab.
VRIGNY. Com. du dép. de FOrne, arr. d'Argentan, cant. de Mortrée; 4.120 hab.
VRILLE. ï. Technologie. — Petit outil qui sert à percer le bois et qui se compose, en général, d'une tige en fer, ronde, emmanchée d'une poignée et munie, à sa partie inférieure, d'un pas de vis conique terminé en pointe. Lorsque le bois à percer est très dur, la tige est avantageusement remplacée par une sorte de feuille d'acier enroulée, ménageant tout au long un canal intérieur. Le bois enlevé par la vrille s'y loge et on évite de faire fendre la pièce que l'on perce. Il est toujours bon, d'ailleurs, afin de facihter la pénétration, de graisser légèrement et, pour prévenir réchauffement, de ne pas tourner trop vite. Les vrilles de grandes dimensions prennent le nom de tarières, forets, mèches, etc., et se manient au moyen de vilebrequins ou de machines spéciales.
IL Botanique. — Les plantes à vrilles s'accrochent à l'aide de longs filaments grêles à tout ce qui les entoure. Ces vrilles sont, soit des rameaux, soit des feuilles modifiées; mais l'organe est souvent si bien adapté à son but et si complètement transformé qu'il devient difficile de dire s'il est caulinaire ou foliaire. Le caractère le plus remarquable des vrilles est leur irritabilité : dès qu'elles touchent un objet, leur pointe s'infléchit pour le retenir et le mouvement d'enroulement se propage progressivement vers la base. L'irritabilité varie avec l'âge : elle est nulle sur les organes trop jeunes ou trop âgés. Elle est, en outre, au maximum près du sommet de l'organe. Certaines vrilles ne sont excitables que sur une de leurs faces, appelée face sensible. Il est à remarquer que sauvent la partie basilaire de l'organe est tordue en spirale sans entourer le support ; elle constitue alors une sjrte de ressort à boudin qui permet à la plante de résister à des coups de vent ou de porter un poids considérable (fruit des Cucurbitacées) sans rompre ses vrilles.
Nous trouvons le premier stade de développement des vrilles caulinaires chez le Muflier : dans certaines de ses variétés, les branches inférieures, courtes et pourvues de feuilles, s'enroulent autour des objets qu'elles rencontrent. Chez les Dalbergia (Papilionacées) , les jeunes branches sont volubiles et leurs feuilles ont une tendance à devenir rudimentaires ; chez les Machœrium, enfin, il y a des branches feuillues qui ne s'enroulent pas et des branches dépourvues de feuilles, qui s'enroulent. Chez les Vitacées, les vrilles sont constituées par des pédoncules floraux et peuvent même porter des fleurs et des fruits ; chez certaines espèces (Vigne-Vierge), au lieu d'être volubiles, elles présentent des disques qui pénètrent dans les anfractuosités du substratum et qui permettent à la plante de se maintenir sur des surfaces lisses.
Les vrilles foliaires sont rudimentaires chez les Fumaria, dont certaines espèces (F. capreolata) ont des feuilles à pétioles volubiles. Les Clématites nous offrent des dispositions analogues. Dans beaucoup dePapihonacées, la foliole terminale est transformée en vrille, les autres n'étant pas modifiées, mais chez Lathyrus aphaca, toute la feuille est remplacée par une vrille, et les stipules ont un limbe très développé. A l'inverse, chez les Smilax, ce sont les stipules qui ont subi la transformation. Les Cucurbitacées portent des vrilles complexes dont la base représente une courte tige ; il en part un certain nombre de minces lanières qui correspondent à autant de fleurs. Les vrilles, de même que les crampons, les crochets et les plantes volubiles, sont extrêmement fréquentes dans les régions tropicales. C'est en effet dans l'ombre humide et chaude des forêts que le type grimpant a pris naissance.
VRILLE. Rivière du dép. de la Nièvre (V. ce mot).
VRILLETTE (Entom.). On désigne sous ce nom de petits Insectes Coléoptères du genre Anobium Fabr.,dont
les principaux caractères sont : les antennes presque filiformes avec leurs trois derniers articles grêles et allongés, la tête enfoncée dans le corselet, le corps oblong, épais, très convexe. Les Vrillettes sont abondantes dans nos demeures où elles sont très nuisibles aux boiseries. Leurs larves atteignent les meubles, les livres mêmes et les criblent de petits trous. A certaines époques de l'année, ces insectes frappent à coups rapides les parois de leurs galeries, et le bruit régulier qu'ils occasionnent ainsi et que l'on perçoit aisément la nuit est regardé comme un mauvais présage par le vulgaire qui lui donne le nom d'Horloge de la mort.
VRITZ. Com. du dép. de la Loire-Inférieure, arr. d'Ancenis, cant. de Saint-Mars-la-Jaille ; 4.544 hab.
VRIZY. Com. du dép. des Ardennes, arr. et cant. de Vouziers ; 708 hab. Stat. du chem. de fer de l'Est.
VROCOURT. Com. du dép. de l'Oise, arr. deBeauvais, cant. de Songeons ; 79 hab.
VROIL. Com. du dép. de la Marne, arr. de Vitry-le- François, cant. de Heiltz-le-Maurupt ; 293 hab.
VRON. Com. du dép. de la Somme, arr. d'Abbeville, cant. de Rue ; 962 hab.
VRONCOURT. Com. du dép. de la Haute-Marne, arr. dii Chaumont, cant. deBourmont; 448 hab.
VRONCOURT. Com. du dép. de Meurthe-et-Moselle, arr. de Nancy, cant. de Vézelise ; 472 hab.
VROVILLE. Com. du dép. des Vosges, arr. et cant. de Mirecourt; 204 hab.
VRYBUR6. Ville de l'Afrique australe, capit. du Bechuanaland, ch.-l. de distr., à 200 kil. N. de Kimberley, dans la vallée du Harts (afïl. dr. du Vaal, bassin du fleuve Orange); 4.000 hab. Fondée en 4882 par les Boers venus du Transvaal comme capitale de leur république de Stellaland ; elle fut annexée par les Anglais en 4884 et devint la capitale de la nouvelle colonie. Depuis 4 894 , un chem. de fer refie Vryburg à Kimberley.
VUE. I. Physiologie (V. Vision).
IL Marine. — Vue de côte (V. Côte).
III. Ancienne procédure. — Vue et Montrée (V. Descente et Monstrée).