WALLACE — WALLENSTEIN
nombre. « Je vous ai mis en rond, crie4-il à ses soldats — dansez maintenant si le cœur vous en dit. » Cette redoutable infanterie enfonce les rangs anglais, les Gallois commençaient à se débander, quand Edouard lance sur les Ecossais sa cavalerie qui massacre toat sur son passage. Wallace réussit à grand'peine à s'échapper. Il passe en France en 1299, et implore l'aide de Philippe le Bel qui le jette en prison, puis le relâche s'étant brouillé avec Edouard. Wallace alla, dit-on, jusqu'à Rome. Boniface VIIÏ réclama la suzeraineté de la couronne d'Ecosse (1300) ; mais le traité d'alliance entre la France et l'Angleterre, signé à Amiens en 1302, permit à Edouard de reprendre nettement l'offensive en Ecosse où Wallace était rentré et avait recommencé la lutte. Tous les barons se soumirent presque aussitôt, et la capitulation de Sterling mit fin à la guerre. Edouard proclama l'amnistie, mais Wallace refusa de l'accepter. Poursuivi à outrance, trahi par un des siens, il fut pris, jugé à Westminster et condamné à mort comme traître, homicide, félon, bandit, fut pendu, puis décapité. Sa tète fut exposée sur le pont de Londres, couronnée de laurier, par dérision. R. S.
BiBL. : De gestis G. Vallœ collecta,nea varia; Edimbourg, 1705, in-12. — Carrick, Life o/' sir W. Wallace ; Edimbourg, 1830, 2 vol. in-8. — Poème d'HENRi le Ménestrel. — Paterson, Wallace and his times, 1858, in-12. ~ Wallace the hero 'of Scotland ; Londres, 1864, 'in-8. — Blair, Gray et Henry le Ménestrel, Sir William Wallace^ the scottish hero ; Londres, 1861, in-8. — Bute, The early daysof sir W. Wallace; Paisley, 1876, in-4. — Murison, Life of sir W. Wallace, 1898.
WALLACE (Sir Richard) , dilettante anglais, né à Londres le 26 juil. 1818, mort à Paris le 20 juil. 4890. Fils naturel de Maria Fagnani, marquise d'Hertford, il porta d'abord le nom de Richard Jackson. Il passa une partie de sa vie à Paris, très répandu dans le monde artistique et formant une collection de tableaux et d'objets d'art d'une inestimable valeur. En 4870, il avait hérité de son demi-frère le marquis d'Hertford. Richard Wallace était très connu à Paris où pendant la guerre de 4870-71, il créa de ses deniers plusieurs ambulances et où il resta pendant toute la durée du siège, dépensant plus de 2 millions pour subvenir aux besoins des pauvres ; où il a fondé plusieurs institutions dont la plus populaire est celle des fontaines d'eau potable qui portent son nom. Il représenta Lisburn à la Chambre des Communes de 4873 à 4885, fut un des commissaires anglais à l'Exposition universelle de Paris de 4878, un des administrateurs du British Muséum, etc. Wallace avait épousé une Française, Julie-Amélie Castelnau, qui, à sa mort (16 févr. 4897), légua toutes les collections de son mari à l'Angleterre qui a acheté le château d'Hertford pour en faire un musée. Wallace a laissé : Un Anglais à Paris. Notes et souvenirs^ trad. par J. Hercé (Paris, 4893-94, 2 vol. in-42). R. S.
WALLACE (Alfred-Russell), naturaliste anglais, né à Ush (Monmouthshire) le 8 janv. 4822. Cet émule de Darwin fit de nombreux voyages et contribua beaucoup à établir la théorie de la sélection. Parmi ses nombreux ouvrages, citons : la Sélection naturelle. Essais (Paris, 4872, in-8) ; le Darwinisme... (Paris, 4894, in-42) ; les Miracles et le Moderne Spiritualisme (Paris, in-8), où il se montre adepte convaincu des doctrines spiritiques; The wonderful Century (Londres, 1898, in-8).
WALLASEY. Ville d'Angleterre, comté de Chester, à l'embouchure de la Mersey ; 33.229 hab. Elle renferme les quartiers distincts de New-Brigton, Liscard et Seacombe.
WALLENBER6 (Jakob), humaniste suédois et auteur dramatique, né dans la prov. d'Ostergôtland en 1746, mort en 1778. Aumônier de la marine à la Compagnie des Indes orientales pendant plusieurs années, il a laissé, entre autres, un très amusant récit de voyage intitulé, d'après Molière, Mon Fils sur la galère de il69-8i (publié après sa mort en 4781)^ ainsi qu'un drame biblique dps }e goût français : Si4zanne (1-778), Ep 488^,
Ahnfelt a publié ses OEuvres en prose, d'après ses manuscrits. Th. C.
WALLEN8TADT. Lac de Suisse, cant. de Saint-Gall; 23 kil. q., ait. 423 m., profondeur maxima 154 m., bassin long de 20 kil., large de 4 kil., bordé au N. et au S. de hautes montagnes. Celles du côté N. sont fort escarpées et tombent à pic dans le lac; le long du côté S.-O., une ligne de chemin de fer passe à travers quatorze tunnels. — La ville de Wallenstadt (2.729 hab., en 4888), à l'E., est une place forte fédérale.
WALLENSTEIN (Albrecht-Eusebius-Wenzel von), plus exactement WALDENSTEIN, WALDSTEIN, célèbregénéral autrichien né à Hermaniè le 24 sept. 4583, assassiné à Eger le 25 fév. 4634. Il était d'une famille noble et pauvre de Bohême, dont l'ancêtre Zdenko bâtit au xin® siècle le château de Waldenstein près de Turnau. A la mort de Johann de Wallenstein la famille se divisa en deux branches ; celle d'Arnau issue de son fils Zdenko (f 4525), celle de Waldenstein issue de son fils Wilhelm (f 4557). La première, à laquelle appartint l'illustre Albrecht, s'éteignit en 4806. La seconde obtint en 4628 la dignité de comte d'Empire et en 4636 l'indigénat hongrois; elle se subdivisa en lignées de Munchengrœtz et de Dux-Leitomischl qui subsistent encore. — Les parents d' Albrecht de Wallenstein étaient de la confession utraquiste, mais demeuré orphelin, l'enfant fut remis aux jésuites qui le convertirent au catholicisme. Il fit ses études à leur collège d'Olmutz, puis à l'Université protestante d'Altdorf, voyagea aux Pays-Bas, en France, en Itahe, s'engagea dans l'armée autrichienne, servit sous Basta contre les Turcs, devint capitaine (4604) et revint en Bohême épouser une veuve déjà mûre, mais riche, Lukretia deLandeck (4606) ; elle mourut huit ans après lui, léguant ses vastes domaines de Moravie. L'héritage d'un oncle accrut encore cette fortune territoriale. En '4 64 7, Wallenstein leva à ses frais des troupes pour soutenir l'archiduc Ferdinand, futur empereur, contre les Vénitiens. Il se fit remarquer au combat de Gradiska, fut promu colonel et comte. Dans la guerre de Bohême, il fournit à l'empereur un régiment de cuirassiers, et lorsque les biens confisqués des rebelles furent vendus à des prix insignifiants aux fidèles des Habsbourg, il en acheta de grandes étendues, notamment les seigneuries de Friedland et de Rmchenberg. L'empereur le créa, en 4623, prince de Friedland, et il épousa, en 4623, Isabelle, fille de Fintluent comte de Harrach.
En 4624, il soumit à l'empereur le grand projet qui a fait sa renommée, et il demanda l'autorisation de lever à ses propres frais une armée pour lui (V. Ferdinand II, Trente ans [Guerre de]. Jusqu'alors Ferdinand II avait été surtout soutenu par les troupes de la Ligue catholique de son parent le roi d'Espagne ; ses ressources pécuniaires ne lui permettaient pas d'entretenir une grande armée permanente. Wallenstein, éclairé par l'exemple de condottières, tels que Mansfeld, comprit que la guerre pouvait nourrir la guerre ; qu'on recruterait aisément des mercenaires parmi la foule d'aventuriers, des gens déclassés ou ruinés au cours des premières années de luttes, et que ces mercenaires pourraient vivre sur le pays. En mai 4625, Ferdinand II lui accorda l'autorisation de lever 20.000 hommes et l'en nomma colonel général et duc de Friedland. Wallenstein fit l'avance de la prime d'engagement, la solde et l'entretien furent levés sur le pays où il opérait. Il marcha d'abord contre Mansfeld, le vainquit au pont de Dessau (25 avr. 4626), le poursuivit par la Silésie jusqu'en Hongrie. En 4627, il occupa la Silésie où l'empereur lui donna la principauté de Sagan, puis alla se joindre à Tilly pour refouler jusqu'au N. du Jutland le roi de Danemark ; il obtint de l'empereur la mise au ban de l'empire des ducs de Mecklembourg, dont les fiefs lui furent transférés (janv. 4628) ; mais ses efforts pour s'affermir sur les rives de la Baltique échouèrent devant j^ résistpc§ ^e %alsi!-Rd?
WALLENSTEIN ^ WALLIN
A ce moment Wallenstein était à Fapogée, généralissime tout-puissant de l'empereur, il avait réuni près de 100.000 soldats ; il offrait d'établir en Allemagne une monarchie absolue analogue à celles d'Espagne et de France ; il entra alors en conflit avec le parti catholique et féodal. Les princes allemands étaient aussi irrités des allures hautaines du général impérial que de le voir traiter leurs pays comme ceux de l'ennemi, y levant des contributions de guerre, y prenant ses quartiers, sans égard pour l'autonomie territoriale qu'ils revendiquaient. Les leaders catholiques voyaient d'un mauvais œil l'indiffère ntisme religieux du condottiere, lequel s'était opposé à l'Edit de restitution de 1629, comme devant provoquer de nouveaux soulèvements. A la diète de Ratisbonne, les princes obtinrent de l'empereur qu'il congédiât Wallenstein. Celui-ci obéit et se retira dans sa résidence de Gitschin (1630). Moins de deux ans après, les foudroyantes victoires de Gustave-Adolphe brisaient la force des princes catholiques et forçaient Ferdinand II à recourir au duc de Friedland. Ce dernier, qui avait ouvert des pourparlers avec le roi de Suède, se fit prier et exigea de pleins pouvoirs. 11 les obtint en 1632 : toutes les troupes de l'Empire furent placées sons ses ordres, il avait le droit de confiscation, de négocier de sa propre autorité, de diriger à son gré l'armée et les opérations militaires. A son appel, une forte armée s'assembla en quelques semaines ; il eut peu de peine à chasser de Bohème les envahisseurs saxons, et en juil. 1632 il marcha contre Gustave-Adolphe campé devant Nuremberg et se retrancha en face de lui, àFurth. 11 évita la bataille, ne se laissa pas entamer, et au heu de suivre les Suédois dans leur mouvement vers le S. de la Bavière les rappela au N. par une attaque contre la Saxe. La bataille eut lieu à Lutzen où Gustave-Adolphe fut vainqueur, mais tué (16 nov. 1632).
Wallenstein, resté sans rival militaire, hiverna en Bohême et se prépara à exploiter la situation à son profit personnel. Il négocia avec la Saxe, la Suède et la France qui rêvait de créer un parti moyen en Allemagne. Cependant il refusait de trahir l'empereur et déclinait l'offre de la couronne de Bohême. Il reconquit la Silésie, puis la Lusace, envahit le Brandebourg, mais sans pousser à fond la guerre. Le gouvernement autrichien lui reprochait son indocilité et l'invitait v^aipement à envoyer des secours au duc de Bavière. Finalement, l'empereur viola le pacte d'avr. 1632 en commandant directement à Aldringer, Heutenant de Walleqstein, de se placer sous les ordres du duc de Bavière et en appelant en Allemagne l'armée espagnole du duc de Feria. Le jésuite Lamormain, les ambassadeurs d'Espagne et de Bavière dirigeaient à Vienne le parti hostile à Wallenstein. Celaici échoua dans une tentative pour pénétrer en Bavière, les protestants ayant pris Batisbonne (nov. 1633), et reprit ses quartiers d'hiver en Bohême. Il reçut alors de Vienne l'ordre d'emmener ses troupes hors des pays impériaux; assemblant ses colonels, il refusa d'obéir. A une réunion tenue à son quartier général de Pilsen, Wallenstein, se plaignant des intrigues de la cour, offrit de se démettre ; ses officiers protestèrent et signèrent un vcpu lui promettant fidélité, même si l'emperenr le révoquait (12 janv. 1634). Le 24 janv,, l'empereur signa secrètement la révocation et en fit aviser les officiers dévoués à sa cause qui étaient dans l'armée de Bohême, Piccolomini, Colloredo ; ils gagnèrent des adhésions, et quand, le 20 févr., Wallenstein fit renouveler à ses lieutenants leur engagement, il dut promettre de ne rien entreprendre contre la souveraineté de l'empereur et la religion catholique. L'avant-veille, Ferdinand II avait signé la révocation officielle pour complot et délié les officiers du serment d'obéissance à leur général. Celui-ci se rendit alors à Eger, afin de pouvoir y faire sa jonction avec l'armée suédoise de Bernard de Saxe-Weimar. La garnison de Prague s'était déclaré)? pour l'empereur. î^§ colonel Pntler vipt §v§c nn régimept do drPgQPs s'upir
à Wallenstein, mais afin de le trahir. Le 24 fev., ils arrivèrent à Eger, dont le commandant Gordon et le major Leshe, tout en manifestant un dévouement apparent au général, s'entendirent avec Butler. Ils résolurent d'assassiner Wallenstein. Le soir du 25 févr., ses fidèles lieutenants, Ilow, TerzkaetKinsky, furent invités à dîner chez Gordon qui les égorgea ; un capitaine du régiment de Butler, Devereux, se rendit à la maison du bourgmestre où logeait Wallenstein et le transperça de sa pertuisane. Les corps des victimes furent portés à la cifadelle ; on enseveht Wallenstein à Gitschin, d'où, en 1785, ses restes ont été transférés à Mùnchengraetz* Ses biens furent confisqués au profit des impérialistes fidèles. La tragédie d'Eger n'a pas seulement inspiré à Schiller sa fameuse trilogie : elle a donné lieu à d'interminables débats historiques sur le degré de culpabilité morale et effective de Wallenstein. A. -M. B.
BiBL. : Ranke, Gesch. Wsillens^tein, 1875, 5® éd. — ScHMiD, Die WHllensteinlitteratur^ dans Mitt. desVereins fur Gesch. dev Deutschen in Bœhmen, 1878, 1882 et 1884, éiiumère 806 ouvrages consacrés à Wallenstein. — ïrmer, Die Verhandlungen Schweden mit Wallenstein i Leipzig, 1888-91, 3 liv. — Fœrster, JBHe/'e W allensteins ; BerWu, 1828-29, 3 vol.— G.t- deke, dans Hist. Taschenbuch, t. VlH, 1889, bon résumé.
WALLER (Edmund), poète anglais, né à Coleshill le 3 mars 1606, mort à Beaconsfield le 21 oct. 1687. Entré fort jeune au Parlement, il enleva et épousa en 1631 une riche héritière, Anne Banks, qu'il perdit en 1634. George Morley l'introduisit dans le salon littéraire de lord Falkland, où il connut la comtesse de Sunderland qu'il devait immortaliser sous le nom de Sacharissa. Parent éloigné de Cromwell, il se déclara pour la révolution, mais ses sentiments intimes l'entraînaient vers la cour et, nommé en 1643 membre de la commission chargée de négocier avec le roi, il reçut une si forte impression de l'aimable réception que lui fit Charles I^^' qu'il s'affilia à l'entreprise connue soiis le nom de « complot de Waller » qui avait pour but de gagner Londres à la cause royale. Arrêté avec ses principaux complices le 31 mai 1643, Waller s'empressa de révéler tous les détails du complot. Cette lâcheté lui valut la vie sauve. Il fut enfermé quelques mois à la Tour de Londres et condamné le 4 nov.
1644 au bannissement. Il passa le temps de son exil en France et fut amnistié en 1651. Sous la Bestauration, il redevint membre du Parlement et; fut en grande faveur auprès de Charles II et de Jacques II. Ses poèmes ont eu une réputation que la postérité n'a pas ratifiée. Son imagination est courte, sa critique mille, et il est toujours apprêté. C'est lui qui a dit que le Paradis perdu de Milton se distingue seulement par sa longueur. De nombreuses éditions de ses œuvres ont été publiées entre
1645 et 1729, la meilleure est celle de Fenton (Londres, 1729, in- i). R.S.
WALLERS. Com. du dép. du Nord, arr. et cant. (N.) de Valenciennes ; 3.669 hab. Stat. de chem. de fer.
WALLERS-Trélon. Com. du dép. du Nord, arr. d'Avesnes, cant. de Trélon ; 415 hab.
WALLICH (Nathan-Wolff, dit Nathanael), botaniste danois, né à Copenhague le 28 janv. 1787, mort à Londres le 28 avr. 1854. En 1807, il fut médecin de l'établissement de Frederiksnagor aux Indes orientales et, en 1815, devint directeur du Jardin botanique de Calcutta. De retour en Europe en 1828, il publia une série d'ouvrages sur les plantes des Indes orientales, retourna aux Indes en 1834 et revint en Europe en 1847. Son ouvrage le plus important est: Plantœ asiaticœ rariores (Londres, 1829-32, 3 vol, av. pL). D"" L. Hn.
WALLIN (Johan-Olof), poète et orateur suédois, né à Stora Tuna le 15 oct. 1779, mort à Upsal le 30 juin 1839. Son père était un pauvre sergent-major. Maladif et sans ressources pécuniaires, il fit péniblement ses études, donnant des leçons ou remplissant les fonctions de précepteur dans déneiges familles. Son exanien de magi$ter filQsçfie pas§é('t80B)i il ne putob|enir àrUmversité
WALLIN - WALPOLE
d'Upsal une chaire qu*il ambitionnait. Cependant il cultivait sans se décourager la poésie et obtint en 1805 trois récompenses de l'Académie suédoise. Se tournant alors vers la théologie, il se fit consacrer pasteur et fut nommé en 1809 chapelain de l'Ecole militaire de Karlsberg, puis, trois ans plus tard, pasteur à Stockholm. Après avoir rempli diverses fonctions pastorales, il fut élu en 1839 archevêque d'Upsal. Comme orateur et poète religieux, il occupe dans la littérature suédoise un des premiers rangs. On loue la hauteur de son inspiration et la fermeté d'un style, qui est pourtant d'une rare souplesse. Ses poésies les plus célèbres, outre ses nombreux Psaumes, sont : l'Education, Gustave lll, la Nostalgie, VAnge de la mort, Georges Washington, etc. Il a publié des discours religieux et académiques, des traductions de poètes latins et un volume à' Essais littéraires (1821). Ses Prédications (1840-41 et 1850-52, 3 vol.) ont paru après sa mort. Th. C.
WALLIS (îles). Archipel de Polynésie, àl'O. des Samoa, pari 78*^ long. 0. etl3«Iat. S., français depuis 1887; 96 kii. q. ; 4.000 hab. Uîle principale est Ouvéa (60 kil. q.) d'origine volcanique, fertile en café et en coton avec un bon port à Matautou ; les autres îlots de structure coralliaire sont couverts de cocotiers. Ces îles sont une dépendance administrative de la Nouvelle-Calédonie. Wallis les découvrit en 1767.
WALLIS (John), mathématicien anglais, né à Ashford (comté de Kent) le 23 nov. 1616, mort à Oxford le 28 oct. 1703. 11 entra dans les ordres, y occupa de hautes fonctions, mais se passionna surtout pour les mathématiques et, en 1649, obtint la chaire de géométrie de l'Université d'Oxford. En 1663, à la fondation de la Société royale de Londres, il en fut nommé membre. Il a été, sans contredit, avant Newton, le plus illustre des géomètres anglais. Dans son Arithmetica infmitorum (Oxford, 1655), il a étendu et^ on pourrait presque dire, créé à nouveau la doctrine des indivisibles de Cavalieri et ce sont ses découvertes qui ont préparé et, en partie, suggéré celles de Newton et de Leibniz. Dans le même ouvrage, il a donné une représentation nouvelle du nombre
TU sous la forme du produit infini cr=^' ô- ô* f* ?• 6 8 8 10 10 r, •••.... 1 ^ ^ 7* 7* q' "q"' TT Il jouissait, dautrepart, comme
cryptographe, d'une réputation universelle, Enfin, il a été l'un des créateurs de l'enseignement des sourdsmuets. Ses écrits sont très nombreux, quelques-uns théologiques et philosophiques, mais la plupart mathématiques. Ces derniers ont été réunis de son vivant sous le titre : Opéra mathematica (Oxford, 1695-99, 3 vol. in-foL). L. S.
WALLON (Anthrop. et Ling.) (V. Romanes [Langues], Belgique, France, Europe).
WALLON-Cappel. Com. du dép. du Nord, arr. et cant. (N.) d'Hazebrouck ; 696 hab.
WALLON (Henri-Alexandre) , historien français et homme politique, né à Valenciennes (Nord) le 23 déc. 1812. Ancien élève de l'Ecole normale, il fut d'abord professeur d'histoire au lycée Louis-le-Grand et au collège RoUin, puis maître de conférences à l'Ecole normale et suppléant de Guizot à la Sorbonne. Il dut à la publication qu'il venait de faire d'une histoire de l'esclavage dans l'antiquité d'être choisi comme secrétaire de la commission pour l'abolition de l'esclavage, puis d'entrer dans la vie politique en qualité de député suppléant de la Guadeloupe (1848). Le 13 mai 1849, il fut élu représentant du Nord par 92.290 voix. Mais il donna sa démission lorsque la loi du 31 mai 1850 vint restreindre le suffrage universel et reprit son cours de Sorbonne. Membre de l'Académie des inscriptions (1850), il ne reparut dans la car- ( rière politique qu'en 1871, année où il redevint député du Nord (8 févr. 1871) par 181.217 voix et siégea au centre droit. Après avoir déposé un amendement décla-
rant que « Thiers avait bien mérité de la patrie », il vota cependant contre lui le 24 mai 1873. Fondateur alors d'un groupe qui porta son nom, c'est à lui qu'on doit l'amendement qui établit la République (30 janv. 1875), et la part prépondérante qu'il prit à la rédaction des lois constitutionnelles lui mérita le surnom de Père de la Gonstitution. Ministre de l'instruction publique le 1 0 mars 1 875 , il fit voter la loi du 26 juil. de cette année sur l'enseignement. Ayant quitté le ministère le 10 mars 1876, il fît partie au Sénat, dont il avait été élu sénateur inamovible, du groupe dit constitutionnel. Il s'abstint, lors du vote sur la dissolution de la Chambre des députés en 1 877 , puis lors de la procédure de la haute cour contre le général Boulanger, mais il défendit contre Bardoux et Ferry les intérêts des catholiques et s'opposa à la laïcisation des écoles congréganistes de Paris et au divorce, de même qu'il s'est toujours opposé aussi à la revision de la Constitution. Plus récemment, il a soutenu le projet de loi sur les universités (1896) et combattu le projet de loi sur les associations (1901) ; il est intervenu activement dans la discussion du projet de réforme de l'enseignement secondaire et a voté avec la minorité dans la réunion de la haute cour de justice de 1900 et 1901. Il a été, de 1876 à 1887, doyen de la Faculté des lettres de Paris et il est depuis 1873 secrétaire perpétuel de l'Académie des inscriptions. On lui doit un assez grand nombre d'ouvrages qui ont trait à la religion ou à l'histoire : la Sainte Bible résumée dans son histoire et dans ses enseignements (nouv. édit., 1866, 2 vol.); l'Autorité de l'Evangile (nouv. éd., 1887) ; Du Monothéisme chez les races sémitiques (1859) ; Histoire de V esclavage dans V antiquité (nouv. édit., 1879, 3 vol.); Jeanne d'Arc (nouv. éd., 1875); Richard II (1864, 2 vol.); Epitres et Evangiles (1873) ; la Terreur (1873, 2 vol.) ; Saint Louis et son temps (nouv. éd., 1887); Histoire du tribunal ré uolutionnai7'e de Paris (nouy. éd., 1880-82, 6 vol. ; 1899, 2 vol.) ; Eloges académiques (1882, 2 vol.) ; la Révolution du 3i mai et le Fédéralisme en 119S (1886, 2 vol.); les Représentants du peuple en mission (1889-90, 5 vol.). Il a beaucoup collaboré au Journal des savants. M. Barroux.
WALLSEND. Ville d'Angleterre, comté de Northumberland, sur la Tyne, à 4 kil. en aval de Newcastle; 11.257 hab. (en 1891). Fonte, produits chimiques. Elle a succédé à la ville romaine de Segedunum située à l'extrémité E. du mur d'Adrien.
WALŒUS, théologien protestant (V. Dewaele). WALPOLE (Sir Robert), comte d'Orford, homme d'Etat anglais, né à Houghton (Norfolk) en 1676, mort à Houghton le 18 mars 1745. Fils de Robert Walpole, membre du Parlement et chef des whigs à Norfolk, il suivit les cours d'Eton et de l'Université de Cambridge ; mais il ne poussa pas ses études à fond. Son père l'avait destiné à l'Eglise, mais changeant d'avis, il l'employa à l'administration de ses domaines. En 1701 , il fut élu au Parlement; après des débuts malheureux, il ne tarda pas à prendre de l'autorité dans l'assemblée et les leaders whigs l'admirent dans leurs conseils. En 1708, il était nommé secrétaire à la guerre. Très modéré, très fin, il se distinguait dans les négociations entre les partis et excellait à ramener l'entente entre les membres du cabinet. Lors du fameux procès de Sache verell, il se prononça, sans succès contre les poursuites qui, conformément à ses prévisions, amenèrent la chute des libéraux (1710). Leader de l'opposition à la Chambre des communes, il y fut violemment attaqué par les tories qui cherchèrent à prouver que le cabinet libéral avait introduit le déficit dans le budget. Walpole répondit par deux pamphlets mordants : The debts of the Nation stated and considered et The thirty ftve millions accounted for qui produisirent sur le public une impression considérable. Furieux, les tories l'accusèrent de concussion et de vénalité. Après un procès sommairement injuste, il fut condamné à l'expulsion des