WALPOLE ■-- WALTER
une influence des plus marquées sur l'évolution de la littérature anglaise, car de lui sont venus Walter Scott et tout le mouvement romantique. En 1768, il donnait Historic cloubts on Richard the Third et une tragédie pleine de beautés et d'inconséquences, Mysterious Mother; 'en 1773, une jolie petite comédie, Nature will prevail. Après cela, l'événement le plus important de son existence fut son amitié, qui dura jusqu'à la mort, avec deux charmantes et intelligentes jeunes filles, les misses Berry, Agnès et Mary, qu'il appelait communément ses « deux straw-herries, ses amours, ses chères deux». Il était trop dilettante pour produire une œuvre de très grande portée, mais tous ses écrits élégants, clairs, spirituels sont d'une lecture agréable et profitable. Walpole fut surtout un chroniqueur et, dans le style épistolaire, il n'a pas de rival. Citons : Anecdotes ofpainting in England (1762-71 , 4 vol.) ; Fugitive pièces in verse and prose (1758) ; Memoirs of the reigns of George II and George III (1822-45) ; Journal of the reigns oj George III (1859); Réminiscences (1805); Letters (1857-59; 9 vol.). Mary Berry a publié un recueil de Works (1798, 5 vol. in-4). R. S.
BiBL. : Warburton, Memoirs of Horace Walpole ; 1851, Z vol. — Seeley, Horace Walpole and his World, 1884. — AusTiN UoBSON, Horace Walpole, 1893. — Ma- GAULAY, Essai sur H. Walpole, da.xis Edinhurgh Review, oct. 1833. ~ Miss Berry, Joiirnals, 1865. — Pinkerton, Walpoliana.
WALP01.E (Spencer-Horatio), homme politique anglais, né le 11 sept. 1806, mort à Ealing le ^2 mai 1898. Avocat renommé, il fut élu en 1846 membre de la Chambre des communes, où il prit bientôt une grande influence. Secrétaire d'Etat à l'intérieur dans les trois cabinets Derby de 1852, iS^S et 1866, il est célèbre par le rôle qu'il joua lors de l'agitation pour la réforme parlementaire. Il était d'avis que le gouvernement n'avait pas le droit de s'opposer par la force aux meetings de la ligue populaire, mais lord Derby entraîna le cabinet à une politique opposée et il s'ensuivit force désordres à Hyde Park (1866). En 1867, la ligue décida de tenir un nouveau meeting le 6 mai, le gouvernement le lui défendit, mais la ligue passa outre, et le cabinet n'osa prendre contre elle aucune mesure répressive à la grande stupéfaction du pnhlic qui rendit fort injustement Walpole responsable de ces tergiversations. Celui-ci abandonna alors le portefeuille de l'intérieur, et, depuis 1868, se tint à peu près entièrement à l'écart de la vie politique.
WALPURGIS (Sainte), morte en 778. Abbesse de Heidenheim (près d'Eichstsett) et sœur de saint Wilibald. On la vénère comme protégeant contre la sorcellerie. Le jour de sa fête tombe le 1®^* mai, coïncidant avec la grande fête païenne du printemps et ses danses nocturnes ; il s'ensuit que, lors de la renaissance de la sorcellerie à la fin du moyen âge, la Nuit de Walpurgis (du 30 avr. au l^'' mai) acquit une sinistre renommée; on conta que les sorcières s'y assemblaient sur le mont Brocken (Blocksberg) sous la présidence du diable. C'est le sujet d'une scène fameuse du Faust (V. Goethe).
WALSALL. Ville d'Angleterre, comté urbain détaché de celui de StafForden 1878, à 12 kil. N.-O.de Birmingham j 86.440 hab, en 1901. Houille, sellerie, quincaillerie; etc.
WALSH (Joseph-Alexis, vicomte), né au château de Sézaut (Anjou) en 1785, mort en févr. 1860. Fils d'én^igré, il fit ses études chez les jésuites, à Liège, puis rentré à Paris, sous le Consulat, fut nommé inspecteur de la librairie dans les provinces de l'Ouest. Sous la Restauration, il devint successivement commissaire du roi près la Monnaie de Nantes, puis directeur des postes à Nantes. Après 1830, il eptra dans la presse légitimiste, fut tour h à tour directeur en chef de la Gazette de Normandie, de VEcho de la jeune France, de V Encyclopédie catholique, puis écrivit dans IstMode, dans la Gazette de France ^X daqs 4* autres journaux roplistes, Èq outre, il a pu-
blié un grand nombre de romans et d'ouvrages, dans lesquels il défend ses opinions légitimistes et catholiques, et qui eurent un grand succès. Les meilleurs d'entre eux sont: Lettres vendéennes (^ï%^^) ; Lettres sur V Angleterre (1830); Tableau poétique des fêtes chrétiennes (1836); Journées mémorables de la Révolution française (1839-40) ; Souvenirs de cinquante ans (1845) ; les Paysans catholiques (1848) ; Histoires, contes et nouvelles (1849) ; Souvenirs de voyage (1856), etc.
W A L S I N - EST H E R H AZY (Louis- Joseph-Ferdinand) , général français, né à Nîmes le 18 mai 1807, mort le \^^ sept. 1857. Issu d'une famille hongroise dont plusieurs membres ont servi avec distinction dans l'armée française, il passa par l'Ecole polytechnique (1826) et l'Ecole d'application de Metz (1828). Il fut dès ses débuts envoyé en Algérie et n'en revint qu'en 1848 ayec le grade de colonel, et après avoir été cité trois fois à l'ordre de l'armée; il avait été nommé capitaine en 1840, chef d'escadron en 1841 et colonel en 1847, Général de brigade le 10 mai 1852, il fut envoyé à l'armée d'Orient en 1855. Promu général de division le i^ mars 1856 et, deux mois plus tard, inspecteur général de cavalerie , le délabrement de sa santé le força à quitter le service actif et à rentrer en France.
Un de ses frères, Jean-Louis-Mayie, né en 1804, lui survécut. Il était sorti de l'Ecole de Saint-Cyr dans l'infanterie et avait été nommé général de division le même jour que le précédent (18 mars 1856). Au moment de son passage au cadre de réserve en 1869, il était conseiller général du Gard. Il avait dans l'armée une réputation légendaire de sévérité et avait été longtemps à Lyon un des lieutenants du maréchal Castellane.
WALSINGHAM (Sir Francis), homme d'Etat anglais, né vers 1530, mort à Londres le 6 avr. 1590. Entré au Parlement en 1559, il s'y distingua pour sa connaissance approfondie des affaires étrangères. Cecil et la reine Elisabeth lui confièrent l'organisation d'un service secret qui, pour ses débuts, découvrit le complot de Ridolfi (1569). En 1570, il négocie à Paris la tolérance pour les huguenots et il y succède à Norris comme ambassadeur. H s'attache à conclure une alliance défensive entre la France et l'Angleterre (traité de Blois, 1572). Malheureusement le massacre de la Saint-Barthéîemy rend ses efforts jnnliles. Il revient en Angleterre en 1573, est nommé secrétaire d'Etat et devient avec Burghley l'un des conseillers les plus écoutés d'Elisabeth. Il s'occupa surtout des affaires étrangères. En 1578, il est envoyé en mission diplomatique aux Pays-Bas ; en 1581, il pousse de toutes ses forces à une intervention en faveqr des protestants des Pays-Bas : toutes mesures dirigées contre l'Espagne, la grande ennemie. Enfin en 1586, c'est lui qui se procure le plan de la conspiration catholique dirigée par Babington et démontre que Marie Stuart y a donné sa pleine approbation, et c'est lui encore qui se proci^re, grâce a son merveilleux système d'espionnage, les moindres détails sur l'orgapisation de la fameuse Armada. Ce fut un très grand homme d'Etat dans toute la force du terme, guère plus scr^ipuleux que sa souveraine dans le phoix de ses moyens, mais, comme elle, toujours dirigé par l'intérêt de la nation. Ses papiers officiels sont une source de renseignements historiques des plus précieux. R. S.
WALTER (Amer de) (V. Phénol, t. XXVI, p. 627),
WALTER l'Anglais ou le Panormitain, auteur latin du XH^ siècle. Chapelain de Henri H d'Angleterre, puis précepteur du futur gendre de ce roi, Guillaume le Je^ne, roi de Sicile, il devint archevêque de Palerme. Hervieux lui a attribué — avec des raisons assez probables — un recueil de fables élé^iaques latine^ qui a joui au moyen âge d'une immense célébrité. Iniprjmé un grand nombre de fois du xv® au xvii® siècle, il était connu sous le nom àeY Anonyme de Névelet depuis l'édition donnée en 1610 par Névelet. Traduit eu français et en provençal au moyen âge, en iiuglaîs, en itgUeUi en aileman4, il hX
WALTER -^ WARCQ
même repris en prose latine. D'après Hervieux, Walter aurait composé ses fables vers 1175. Au nombre de soixante-trois, elles sont divisées en trois livres; les cinquante-huit premières sont empruntées à Romulus (V. ce nom ; dans cet article « xiii® siècle » doit être corrigé en « VIII® siècle ») et les cinq dernières proviennent d'autres sources non reconnues. On leur a souvent rattaché, dans les éditions des xv® et xvi® siècles, d'autres fables qui ne sont pas les mêmes dans toutes les éditions et qui ne peuvent être attribuées au même autenr. Très diversement appréciée par les critiques, l'œuvre de Walter n'est pas toujours dénuée d'élégance malgré sa latinité souvent barbare et ses jeux de mois puériles; elle n'offre plus guère qu'un intérêt historique. Am. Sàlmon.
BiBL. : Mythologica JEsopica in qva JEsopi fabulas grdBCo4a.tinse CCXCVII, quarum CXXXVIprodeunt. A ccedunt Bahrise fabulm etiam auctiores. Anonymi veteris Fabula latino carminé redditœ LX ex exsoletis editio-
nibus et codice ms. luci redditse opéra et studio
Isaaci Nicolai Neveleii; Francfort, 1610 et 1660. — Léop. Hervieux, les Fabulistes latins depuis le siècle d'Auguste jusqu'à la fin du moyen âge, 3 vol. in-8, 2^ édit., 1893-96 ; cf. t. I, pp.47;i-668 (étude sur Walter, ses sources, les rass. et les éditions) et t. II, pp. 316-51 (publication de 62 fables). — Pio Rajna, Frammenti di favole provenzali, dans Romania, III, 291. — Th. Wright, Latin Stories frans Manuscripts of the iS'"» and l^i"^^"^ centuries. — Wend. Fœrster, Lyoner Ysopet^ altfranzôsische Uebersetzung des XIII Jahrhunderts... mit dem kritischen Text des lateinischen Originals, sogenanntes Anonymus Neveleti (une fable de plus que Hervieux) ; Leipzig, 1882, in-8. — G. Paris, a-rticle dans le Journal des savants, 1885, p. 37,
WALTERSHAUSEN. Ville d'Allemagne, duché de Saxe- Gotha, au N. de la forêt de Thuringe ; 5,618 hab. Jouets d'enfant.
WALTHAM. Ville des Etats-Unis, Massachusetts, à 16 kil. 0. de Boston ; 18.700 hab. (en 1890). Cotonnades, horlogerie, etc.
WALT H A M HoLY Cross ou WALTHAM Abbey. Ville d'Angleterre, comté d'Essen, sur la Lea; 6.066 hab. (en 1891). Abbaye (restaurée) où fut enseveli Harold, dernier roi saxon d'Angleterre ; poudrerie.
WALTHAMSTOW. Faubourg de Londres, comté d'Essex, le long de la forêt d'Epping ; 95.125 hab.
WALTHER VON der Vogelweide, poète allemand, né en Autriche, auprès de Botzen, entre 1165 et 1170, mort à Wurtzbourg vers 1230. Elève de Reinmar l'Ancien et protégé du duc Frédéric le Cathohque, à la mort de celuici il commença à errer à travers l'Allemagne et jusqu'en France et en Italie. A Noël 1199, il suivit le roi Philippe de Hohenstaufen ou le comte Hermann de Thuringe à Magdebourg et connut vers cette époque Wolfram d'Eschenbach et Heinrich de Moringen (V. Minnesinger et Tannhàuser). On le fait figurer au légendaire tournoi de la Wartburg. Il vécut en Thuringe ou Misnie de 1203 à 1211, chanta Otton IV, puis revint aux Hohenstaufen et fut protégé et doté par Frédéric II, reçut après 1220 un lucratif bénéfice à Wurtzbourg. Il a tour à tour composé des chants d'amour et des poésies élégiaques bien plus inspirées du sentiment populaire que celles de ses contemporains, les poètes de cour. Très patriote, il a chanté la gloire de l'Allemagne et violemment combattu les prétentions du pape.^ La première bonne édition de ses poésies fut celle de Lachmann (1827), précédée d'une étude d'Uhland; citons, depuis, celle de Wilmanns (1883). La meilleure traduction est celle de Simrock (1833).
BiBL.: On trouvera la bibliographie dans le Livre de Léo, 1880. ~ WiJLMANNS, Lebenund Dichten W von der Vogelweide; Bonn, 1882. — Schœnbach, W. von der Vogelweide; Berlin, 1895, 2« édit. ~ Cf. Minnesinger.
WALTNER (Claude- Albert), graveur français, né à Paris le 24 mars 1846. Il étudia d'abord la peinture sous la direction de Gérôme, puis il suivit les leçons de Martinet et Henrîquet-Dupont. Prix de Rome en 1868, il a exposé depuis cette époque aux différents Salons. Il a gravé un grand nombre de planches d'après les maîtres, Coptes remarquables par la puissance eî U variété de
l'exécution : Portrait d'homme, Portrait d'Elisabeth Bas, la Ronde de nuit, d'après Rembrandt; Femmes d'Alger, d'après Delacroix ; Vïnfante Marguerite, d'après Velasquez ; le Christ devant Pilate, d'après Munkacsy ; la Cène, d'après Dagnan, etc.
WALY. Com. du dép. de la Meuse, arr. de Bar-Ie-I)uc, cant. de Triaucourt ; 332 hab.
WAMBA, roi visigoth (V. ce mot).
WAMBAIX. Com. du dép. du Nord, arr. de Cambrai, cant. de Cornières ; 641 hab. Stat. de chem. de fer.
WAWBERCOURT. Com. du dép. du Pas-de-Calais, arr. de Montreuil, cant. de Hesdin ; 333 hab.
WAMBEZ. Com. du dép. de l'Oise, arr. deBeauvais, cant. de Songeons ; 156 hab.
WAMBRECHIES. Com. du dép. du Nord, arr. et cant. (0.) de Lille; 4.599 hab. Stat. de chem. de fer.
WAMIN. Com. du dép. du Pas-de-Calais, arr. de Saint- Pol, cant. du Parcq ; 404 hab.
WAMPUM (Métr.) (V. Monnaie).
WANCHY-Capvâl. Com. du dép. de la Seine-Inférieure, arr. de Neufchâtel, cant. de Londinières ; 606 hab.
WAN COURT. Com. du dép. du Pas-de-Calais, arr. d'Arras, cant. de Croisilles ; 572 hab.
WANDERLEY (J.-M.), homme d'Etat (V. Cotegipe).
WANDIGNIES-IÏAMAGE. Com. du dép. du Nord, arr. de Douai, cant. de Marchiennes ; 897 hab. Stat. du chem. de fer du Nord.
WAN EL. Com. du dép. de la Somme, arr. d'Abbeville, cant. d'Hallencourt; 156 hab.
WANGEROOG. Ile de la Frise orientale, sur la côte de la mer du Nord, dépendant de l'Oldenbourg ; longue de 8 kil. sur 1 kil. de large ; 330 hab. Plage balnéaire. Elle a perdu depuis 1700 les 7/8 de son territoire rongé par la mer.
BiBL. : OsTERLOH, Wanqeroog; Emden, 188L
WANG M AN G, usurpateur chinois (V. H an).
WANNEHAIN. Com. du dep. du Nord, arr. de Lille, cant. de Cysoing; 625 hab.
WANQUETIN. Com. du dép. du Pas-de-Calais, arr. d'Arras, cant. de Beaumetz-les-Loges ; 734 hab.
WAPITI (Zool.) (V. Cerf).
WAP P ERS (Gustave), peintre belge, né à Anvers en 1803, mort à Bruxelles en 1874. Ce peintre, d'un réel tempérament, fut pendant dix ans le chef d'une sorte de romantisme qui, pour lutter contre l'imitation des chefsd'œuvre classiques, imita, non sans les exagérer, les qualités et surtout les défauts du peintre « national » Rubens. Son meilleur ouvrage est l'Episode de la Révolution belge, du musée de Bruxelles.
WARBECK (Perkin-), aventurier anglais (V. Perkin).
WARBUR6 (Karl-Johan), historien et critique suédois, né à Goteborg le 23 nov. 1852. Etudiant à Upsal en 1870, il est reçu docteur en philosophie en 1877, après avoir déjà rempli pendant un an les fonctions de dozeyit à l'Université. En 1877, il entre à la rédaction d'un journal de Gôteberg et y passe plusieurs années. Depuis 1890 il est professeur de littérature et d'histoire de l'art à l'Ecole des hautes études de Gôteberg. Il a écrit un nombre d'études littéraires considérable, d'une information et d'un goût très sûrs. Nous ne pouvons citer ici que les principales : Holberg en Suède (1884) ; Olof Dalin, sa vie et son action (id.) ; Molière (id.) ; Anna Maria Lenngren (1887) ; Lidmr (1889) ; Karl- Auguste Ehrensvard (1893), la Poésie de Bellman en Danemark (1895) ; Histoire illustrée de la littérature suédoise (en collaboration avec H. Schùck, 1895- 97, 2 vol.), une excellente Histoire abrégée de la littérature suédoise, gui compte plusieurs éditions, et enfin, dans le domaine de l'art : Hedlinger (1890), Velasquez (1899), etc. — Il publie depuis 1896 les œuvres de V. Rydberg. Th. C.
WARCQ. Com. du dép. des Ardennes, ^rr. et cant, 4^ Mézières; 881 hab.
WARCQ — WARRANT
WARCQ. Corn, du dép. de la Meuse, arr. de Verdunsur-Meuse, cant. d'Etain ; 251 hab.
WARD (lie) (V.New-York, t. XX[V, p. 4024).
WARD (A.), femme auteur anglaise (V. Radcliffe).
WARD (Dame Herbert) (V. Piielps).
WARDRECQUES. Corn, du dép. du Pas-de-Calais, arr. de Saint-Omer, cant. d'Avre; 390 hab. Stat. du chem. de fer du Nord.
WAREMME (en flamand Borgworm). Ville de Belgique, ch.-l. d'arr. adm. de la prov. de Liège, à 25 kil. N.-N.-O. de Liège, sur le Geer, affl. de la Meuse ; 4.000 hab. Stat. du chem. de fer de Bruxelles à Cologne ; tête de ligne vers Hasselt et vers Huy. Ecole moyenne de l'Etat, collège épiscopal. Sucreries, tanneries, exploitations agricoles. VS^aremme était une des « bonnes villes » de la principauté de Liège. Elle fut détruite en 4347 par le duc de Brabant, en 4466 par Charles le Téméraire. Elle se trouve sur Tancienne chaussée romaine qui va de Tongres à Bavai. Les armes de Waremme sont : D'argent au château de gueules, maçonné de sable, à trois tours couvertes d'azur, girouettées de même.
WAREN. Ville du grand-duché de Mecklembourg, sur le lac Miiritz ; 8.415 hab. en 4895.
WARFUSÉE-Abancourt. Com. du dép. de la Somme, arr. d'Amiens, cant. de Corbie ; 385 hab.
WARGEMOULIN. Com. du dép. de la Marne, arr. de Sainte-Menehould, cant. de Ville-sur-Tourbe ; 77 hab.
WARGNIES. Com. du dép. de la Somme, arr. deDoullens, cant. de Domart ; 445 hab.
WARGNIES-le-Grand. Com. du dép. du Nord, arr. d'Avesnes, cant. (0.) du Quesnoy ; 982 hab. Stat. du chem. de fer du Nord.
WARGNIES-le-Petit. Com. du dép. du Nord, arr. d'iVvesnes, cant. (0.) du Quesnoy ; 764 hab. Stat. du chem. de fer du Nord.
WARHEM. Com. du dép. du Nord, arr. de Dunkerque, cant. de Hondschoote ; 2.447 hab.
WARIN ou VARIN (Jan ou Jean), graveur en médailles, sculpteur et peintre flamand, né à Liège en 4604, mort très probablement à Paris en 4672. Il inventa des procédés de frappes si remarquables que Richelieu le nomma « conducteur général des monnaies et graveur des poinçons ». Les monnaies qu'il exécuta sont de premier ordre, ainsi que ses médailles commémoratives des événements de la vie de Louis XÏII. Il devint membre de l'Académie de peinture et de sculpture en 4664. Comme sculpteur, il fit deux statues, un buste de Louis XIV, et un buste de Richelieu, en or. Félicien parle de quelques portraits peints par lui. E. D.-G.
WARLAING. Com. du dép. du Nord, arr. de Douai, cant. de Marchiennes ; 649 hab.
WARLENCOURT-Eaucourï. Com. du dép. du Pas-de- Calais, arr. d'Arras, cant. deBapaume; 488 hab.
WARLINCOURT-lès-Pas. Com. du dép. du Pas-de-Calais, arr. d'Arras, cant. du Pas ; 247 hab. Stat. du chem. de fer du Nord.
WARLOY-Baillon. Com. du dép. de la Somme, arr. d'Amiens, cant. de Corbie; 4.466 hab.
WARLUIS. Com. du dép. de l'Oise, arr. de Beauvais, cant. de Noailles; 602 hab. Stat. de chem. de fer.
WARLUS. Com. du dép. du Pas-de-Calais, arr. d'Arras, cant. de Beaumetz-les-Loges ; 270 hab.
WARLUS. Com. du dép. de la Somme, arr. d'Amiens, cant. de Molliens-Vidame ; 304 hab.
WARLUZEL. Com. du dép. du Pas-de-Calais, arr. de Saint-Pol, cant. d'Avesnes-le-Comte ; 284 hab.
WARMBRUNN. Ville de Prusse, district de Liegnitz (Silésie), sur le Zacken; 3.500 hab. Eaux thermales sulfureuses.
WARMERIVILLE. Com. du dép. de la Marne, arr. de Reims, cant. de Bourgogne ; 2.358 hab. Stat. du chem. de fer de l'Est. Filature de laines et tissage mécanique.
WARNECOURT. Com. du dép. des Ardennes, arr. et cant. de Mézières ; 492 hab.
WARNER (Susan), femme auteur américaine, née à New York en 4818, morte en 4885. Sous le pseudonyme d'Elizabeth Wetherell, elle a donné des romans et des nouvelles qui ont eu en Amérique un succès immense et qui ont été traduites pour la plupart en français, en allemand, en suédois. Citons : The wide, ivideivorld (4850) ; Queechry (4852,2 vol.) ; TheHillsofShatemuc(iSm); Melbourne îiouse (4864) ; Baisy (4868) ; A story of small beginnings (4872, 4 vol.) ; Ellen Montgomery's Book 5/i^// (1853-59, 5 vol.) ; American female patrioiism (4852). — Sa sœur Anna a aussi publié d'agréables nouvelles, sous le pseudonyme d'Amy Lothrop. Citons : Dollars and Cents (4853, 2 vol.) ; S tories of Vinegar HiU (4874, 6 vol.) ; The other Shore (4873).
WARNETON (flam. Waasten). Ville de Belgique, prov. de Flandre occidentale, arr. d'Ypres, à 64 kil. S.-S.-O. de Bruges, sur la Lys, affl. de l'Escaut; 4.000 hab. Stat. du chem. de fer d'Ostende à Armentières. Fabr. de tabac, culture de hn, fours à chaux.
WARNETON (Bas-). Com. du dép. du Nord, arr. de Lille, cant. de Quesnoy-sur-Deûle ; 208 hab. Stat. du chem. de fer du Nord.
WARNETON (Sud). Com. du dép. du Nord, arr. de Lille, cant. de Quesnoy-sur-Deûle ; 462 hab.
WARNOW. Fleuve du Mecklembourg (V. ce mot).
WARRANT. Lorsqu'une personne dépose des marchandises dans un magasin général (V. Magasin, t. XXH, p. 940), elle reçoit en échange de son dépôt, si elle le demande, un double titre : un récépissé auquel est joint un warrant. Le récépissé (V. ce mot) donne au déposant la faculté de céder à un tiers le droit de disposer de la marchandise déposée ; le warrant lui permet de constituer cette marchandise en gage sans avoir à la déplacer. Les règles relatives à la constitution des warrants et à ses conséquences sont fixées par la loi du 28 mai 4858 et par le décret du 42 mars 4859. Le warrant doit mentionner les nom, profession et domicile du déposant, la nature de la marchandise déposée avec les indications propres à en établir l'identité et la valeur, son estimation étant d'ailleurs facultative. Le warrant est un titre à ordre. Il se transmet par conséquent, comme le récépissé, par un simple endossement. Cette opération d'endossement peut se produire selon deux hypothèses. En premier lieu, il se peut que le déposant endosse le warrant et le récépissé réunis ; en ce cas, le tiers porteur se trouve purement et simplement substitué au déposant dans les droits qu'avait ce dernier en vertu de ce double titre. En second lieu, le déposant peut avoir endossé séparément le récépissé et le warrant à deux personnes différentes ; en pareil cas, le porteur du récépissé ne pourra disposer de la marchandise qu'en tenant compte du droit du porteur du warrant, c.-à-d. sous réserve que celui-ci sera désintéressé préalablement, soit par le porteur du récépissé, même avant la date d'échéance de la dette garantie par le warrant, soit par le fait de la vente de la marchandise warrantée.
L'endossement du warrant doit être daté et doit mentionner le montant de la créance en capital et intérêts, la date de l'échéance, et les nom, profession et domicile du créancier. Ces prescriptions sont obligatoires pour tous les endossements successifs ; mais la loi exige en outre pour le premier endossement qu'il soit transcrit par les soins du premier cessionnaire sur les registres du magasin général, et que cette transcription soit mentionnée sur le warrant. L'endossement du warrant séparé du récépissé équivaut à une mise en ga«e de la marchandise au profit du porteur du warrant. Ce tiers porteur, créancier gagiste, peut donc exercer un droit de rétention sur la marchandise warrantée, par l'entremise du magasin général, la faire vendre, faute de paiement de la dette à l'échéance, et exercer un privilège de faveur sur le prix de la vente. Mais le porteur d'un warrant se trouve également être un